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FEATURE-En Turquie, un groupe textile parie sur le Sud-Est kurde
Reuters03/04/2017 à 12:23

    par Daren Butler et Humeyra Pamuk 
    DIYARBAKIR, Turquie, 3 avril (Reuters) - Dans le Sud-Est 
kurde de la Turquie, en proie depuis des décennies à un conflit 
autonomiste, le groupe textile Iskur, fournisseur de Zara, 
Adidas et autres Nike, annonce son intention d'ouvrir trois 
usines en profitant des aides publiques annoncées l'an dernier. 
    Le gouvernement turc a annoncé en septembre 2016 un plan 
d'investissement de 2,5 milliards d'euros pour construire des 
usines, des logements, des hôpitaux et des stades dans la 
région, espérant s'attirer, avec la perspective d'une relance 
économique, les bonnes grâces de la population en prévision du 
référendum constitutionnel du 16 avril prochain. 
    Le groupe Iskur considère son investissement, chiffré à plus 
de 90 millions d'euros pour ses trois usines, comme un exemple 
que suivront d'autres sociétés qui viendront s'implanter dans la 
région pour profiter à la fois des salaires plus bas pratiqués 
dans la région et des incitations de l'Etat. 
    Pas effrayé par l'insurrection menée dans la région depuis 
plus de 30 ans par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), 
le groupe Iskur exploite depuis 2014 une usine qui emploie un 
peu plus de 300 personnes aux abords de Diyarbakir, la grande 
ville de plus de 1,5 million d'habitants préfecture de la 
région. Peu d'autres ont suivi. 
    Iskur a interrompu ses projets d'expansion en 2015 quand les 
combats ont violemment repris entre le PKK et l'armée turque, 
pour les reprendre après l'annonce du plan gouvernemental, 
indique Ekrem Kul, le directeur de l'usine. Les trois nouvelles 
usines devraient employer plus de 2.000 personnes.  
    Un optimisme rare dans cette région où, selon les Nations 
unies, la flambée de violence entre juillet 2015 et décembre 
2016 a fait environ 2.000 morts, 500.000 déplacés et des dégâts 
considérables. 
     
    FERMER BOUTIQUE 
    Les investissements promis par le gouvernement en septembre 
dernier ont pour l'heure été concentrés sur la reconstruction 
des bâtiments endommagés par le conflit, a déclaré samedi le 
ministre de l'Urbanisation, Mehmet Ozhaseki. 
    Alican Ebedinoglu, président d'une des associations de 
commençants de Diyarbakir, se montre sceptique. 
    "Chaque (...) gouvernement a promis des lois d'incitation à 
l'investissement dans la région. Mais sans la paix et la 
tranquillité, des incitations ne signifient pas grand chose. 
S'il y avait la paix, la région n'aurait pas besoin de beaucoup 
d'incitations", fait-il valoir. 
    Les combats liés à la dernière flambée de violence ont 
entraîné la fermeture de 500 entreprises, explique-t-il. En 
outre, les commerçants ont été contraints de fermer boutique 
pendant plusieurs semaines, parfois pendant plusieurs mois, ce 
qui a entraîné des dettes et des difficultés à payer les loyers. 
    "Le gouvernement a dit qu'il voulait donner des prêts à taux 
zéro, mais c'est une fiction", dit-il. "Il n'est pas possible de 
trouver 100 personnes ici à qui les banques voudraient prêter 
sauf à effacer leurs antécédents en matière de crédit."     
    La zone industrielle où est implantée l'usine du groupe 
Iskur est à 20 kilomètres au nord de Diyarbakir, loin des 
combats, mais elle a quand même souffert. 
    "Cela a affecté la capacité de notre personnel à venir 
travailler facilement, leur état psychologique, leur 
productivité. Nous avons connu des jours difficiles", raconte 
Ekrem Kul. 
    Les salariés continuent de s'inquiéter, comme le raconte 
l'un d'entre eux, Ramazan Yildriz. 
    "Nous avons peur quand nous rentrons chez nous le soir, nous 
avons peur quand nous allons au travail", dit-il. Nous nous 
demandons s'il y aura des problèmes ou des accrochages sur la 
route." 
 
 (Danielle Rouquié pour le service français) 
 

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