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FEATURE-Aux Pays-Bas, la tentation de l'extrême droite

Reuters03/03/2017 à 14:13
    * Le PVV de Wilders espère gagner les législatives du 15 
mars 
    * L'économie se porte bien mais l'immigration inquiète 
    * L'identité nationale au coeur des préoccupations 
 
    par Toby Sterling 
    VOLENDAM, Pays-Bas, 3 mars (Reuters) - Sur la côte des 
Pays-Bas, le petit village de pêcheurs de Volendam n'a pas 
vraiment l'air d'un foyer de mécontentement: ordonné, prospère, 
sans délinquant ni chômage.  
    Un tiers de ses électeurs voteront pourtant probablement en 
faveur du Parti pour la liberté (PVV), le parti nationaliste 
anti-immigrants de Geert Wilders, lors des élections 
législatives du 15 mars. 
    L'attrait suscité par le PVV souligne un paradoxe qui 
bouscule le statu quo dans les démocraties occidentales et 
fragilise l'Union européenne: une partie des électeurs se 
détournent des partis traditionnels et plébiscitent des 
formations anti-élites en période de relatif confort économique. 
    L'exemple néerlandais est particulièrement frappant. 
L'économie du pays a affiché la meilleure croissance de la zone 
euro cette année et sa population figure constamment en tête des 
classements mondiaux sur le bonheur ou le bien-être matériel. 
    Mais, explique l'universitaire Sarah de Lange, spécialiste 
de l'extrême droite en Europe, cette hostilité vis-à-vis de la 
classe politique traditionnelle est "avant tout liée à la 
culture et à l'identité, moins à l'économie".  
    Elle fait écho au vote protestataire exprimé par les 
Britanniques lors du référendum de juin dernier sur le Brexit ou 
par les Américains lors de l'élection de Donald Trump à la 
présidence en novembre.  
    Le scrutin néerlandais du 15 mars constituera sans doute un 
nouveau temps fort pour cette vague nationaliste, même si 
Wilders n'obtient pas suffisamment de suffrages pour gouverner.  
    Les derniers sondages prédisent que le PVV fera plus que 
doubler ses sièges au Parlement et comptera 26 élus, soit 
presque autant que les conservateurs de l'actuel Premier 
ministre Mark Rutte, qui passeraient de 41 à 27 élus.  
    Le Parti travailliste, partenaire de la coalition au 
pouvoir, plongerait de 38 à 14 élus.  
     
    LES "PROBLÈMES DES GRANDES VILLES" 
    Ces formations centristes excluent cependant toute alliance 
avec Wilders, qui devrait donc rester dans l'opposition. 
    Mais le chef du PVV, qui dénonce des années de politique 
selon lui trop libérale sur l'immigration extra-occidentale, a 
déjà réussi à pousser les partis traditionnels à adopter des 
positions proches de la droite dure sur ce thème. 
    Les immigrants non-occidentaux représentaient 12,1% de la 
population néerlandaise en 2015 contre 7,5% en 1996, selon 
l'institut national des statistiques CBS. Environ 5% des 17 
millions de Néerlandais sont aujourd'hui musulmans.  
    "Imaginez le chaos que ce serait dans le zoo si on laissait 
toutes les cages ouvertes. Eh bien c'est ce qui se passe 
aujourd'hui en Europe", lâche Willem Veerman, un retraité, quand 
on lui demande pourquoi il adhère au programme anti-islam et 
anti-européen de Geert Wilders.  
    Dans un pays pourtant connu pour sa tolérance, l'immigration 
est devenue le thème central des élections quels que soient le 
niveau de revenu des circonscriptions ou le nombre d'immigrés.  
    A Volendam, village de la classe moyenne, les immigrés 
non-occidentaux, invisibles, forment 2% de la population de 
8.000 habitants, le taux de chômage est à 3%, la délinquance 
quasiment nulle et le prix médian d'un logement s'élève à 
325.000 euros.  
    Selon Sarah de Lange, le ressentiment contre les immigrés 
dans des communes comme Volendam est entretenu par la crainte 
d'importer les "problèmes des grandes villes". Amsterdam, la 
plus grande ville du pays, réputée pour son cosmopolitisme, est 
à une demi-heure de route.  
    Nissewaard, autre bastion du PVV, est beaucoup plus mixte et 
moins prospère. Quatorze pour cent des 85.000 habitants sont 
étrangers, le chômage atteint 5,9% et le prix médian d'un 
logement y descend à 189.000 euros. Le parti d'extrême droite y 
a raflé 25% des voix en 2015 lors des élections régionales.  
    Mattijn van de Stroop, 45 ans, se dit favorable à Wilders 
parce que ce dernier promet de ramener à 65 ans l'âge de départ 
à la retraite, qui vient d'être relevé à 67. Une autre raison, 
ce sont les "Marocains". "Les autres partis ne font pas 
grand-chose alors que Wilders tient bon", dit-il. 
     
    "PARASITISME" 
    Les mesures d'austérité du gouvernement Rutte, en frappant 
davantage les classes à revenus modestes que les plus riches, 
ont également entamé la popularité des partis du centre. 
L'économie néerlandaise est aujourd'hui florissante mais elle a 
stagné de 2008 à 2014 et le gouvernement a taillé dans les 
dépenses de santé ou pour les personnes âgées afin de rester 
dans les clous budgétaires de l'UE.  
    "Ce que les gens disent souvent, c'est: 'Je vais bien mais 
les choses ne vont pas bien dans le pays'," déclare Julia van 
Rijn, pasteur de l'Eglise protestante. "Jusqu'à présent, chaque 
génération avait progressé davantage que la précédente. Mais les 
gens ont le sentiment d'une stagnation, et ils ont peur pour 
leurs enfants." 
    Si la majorité des Néerlandais ont un regard positif sur 
leur situation personnelle, sept sur dix sont pessimistes sur 
leur pays dans son ensemble. 
    "Il y a la perception d'une menace contre l'identité, les 
valeurs et le mode de vie néerlandais, qui seraient érodés par 
l'immigration", explique Sarah de Lange.  
    Carla Dekker, électrice PVV à Hendrik-Ido-Ambacht, en 
banlieue de Rotterdam, dit n'avoir rien contre les réfugiés mais 
s'opposer aux migrants économiques qui touchent des prestations 
sociales, "une sorte de parasitisme" selon elle.  
    Le récent durcissement des autres partis sur les questions 
touchant à l'immigration - le parti conservateur a publié une 
lettre à la nation sommant les immigrés de "se conformer ou de 
rentrer chez eux" - ne la convainc pas.  
    Ces formations, dit-elle, ne se sont jamais attaquées à ces 
problèmes alors qu'elles en avaient largement le temps et 
n'acceptent toujours pas le rejet massif par les électeurs 
néerlandais des projets de renforcement de l'intégration 
européenne lors des référendums de 2005 et 2016. 
    "On a besoin d'un nouveau souffle. Si Wilders arrive premier 
et qu'ils l'excluent du gouvernement, je ne sais pas. Je ne suis 
pas loin de penser qu'il y aura une rébellion." 
 
 (Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 

5 commentaires

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  • delapor4
    03 mars17:31

    La réponse à vos questions, bernm et Aston54, est aussi simple que taboue. Ce sont les Juifs. Les nations, les peuples, leur prospérité et leurs civilisations doivent être détruits pour que ceux-ci puissent commander à la terre entière. Les USA et d'autres qui travaillent pour eux en croyant travailler pour eux-mêmes seront cocus à la fin. Et, comme le "prophétise" Jacques Attali, la capitale du monde sera Jérusalem; et j'ajoute : dans un monde d'esclaves. (cf. "temps de l'antéchrist")

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  • Aston54
    03 mars16:32

    Ce mélanges des peuples n'est réclamé (par certains) que dans les pays occidentaux (dans quel(s) but(s)?) car partout ailleurs dans le monde, vous êtes le bienvenu pour quelques jours de vacances (et les devises qui vont avec) mais essayez donc de vous y installer... cela est impossible ou a tous le moins vous n'êtes pas un individu comme les autres du fait de votre statut d'étranger et des lois qui vous sont spécifiques!!!!

    Signaler un abus

  • bernm
    03 mars15:29

    Qui a decrete que le melange des peuples etait une chose souhaitable?Pourquoi vouloir avoir des peuples distincts, mais echangeant et se respectant n'est il pas une toute aussi bonne chose?

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  • franck8
    03 mars15:25

    L'extrême droite a marqué l'histoire de la façon la plus sinistre. Il faut à tout prix éviter son arrivée au pouvoir.

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  • delapor4
    03 mars14:58

    Ne pas voter pour l'extrême droite est complètement ringard.

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