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Européennes: Philippe s'affiche au Havre avec Hayer... en attendant la suite
information fournie par AFP 03/06/2024 à 20:20

L'ancien Premier ministre, maire du Havre et président d'Horizons, Edouard Philippe, lors d'un meeting de campagne pour les élections européennes, le 5 avril 2024 à Besançon ( AFP / ARNAUD FINISTRE )

L'ancien Premier ministre, maire du Havre et président d'Horizons, Edouard Philippe, lors d'un meeting de campagne pour les élections européennes, le 5 avril 2024 à Besançon ( AFP / ARNAUD FINISTRE )

Édouard Philippe a reçu Valérie Hayer, la tête de liste de la majorité, lundi au Havre pour entamer l'ultime semaine de la campagne des élections européennes, alors que l'après-9 juin est déjà dans toutes les têtes au sein de la macronie.

L'ancien Premier ministre n'était pas à Aubervilliers samedi pour le dernier "meeting national" de la campagne. Édouard Philippe était, comme l'a relevé le journal Marianne, à Madrid pour la réunion annuelle du groupe Bilderberg, le très discret club des dirigeants mondiaux. Le maire du Havre y avait déjà participé en 2023, comme l'actuel Premier ministre, Gabriel Attal.

Une absence diversement appréciée dans le camp Macron. "Édouard Philippe a décidé qu'il ne faisait pas campagne et qu'il faisait campagne pour lui", jugeait récemment un cadre de la majorité. Voire. L'ancien Premier ministre a donné plusieurs réunions publiques, invitant Valérie Hayer à Besançon dans un séminaire de cadres Horizons, ou encore à Bayonne, à Vitré (Ille-et-Vilaine) et à Bernay (Eure) avec le ministre des Armées Sébastien Lecornu.

Sa présence en position non-éligible sur la liste de Mme Hayer, "c'est une forme de conviction. Nos destins sont liés, on est sur la même ligne. Ce score, par définition, sera celui de toute la majorité", assure le ministre et secrétaire général d'Horizons, Christophe Béchu.

La visite au Havre a duré quelques heures: un banquet rassemblant une petite centaine de personnes, puis une rapide déambulation dans un centre-ville relativement désert. Les deux dirigeants ont ensuite visité l'usine Renault de Sandouville.

"Valérie Hayer n'a aucun conseil à me demander. Elle est cheffe de file, elle connaît ses dossiers, elle a beaucoup d'énergie, beaucoup d'enthousiasme. (...) Je suis très heureux de voir qu'elle continue à y croire", a déclaré le maire du Havre, alors que la campagne de la candidate patine dans les sondages.

Avant d'ajouter: "qu'est-ce que ça veut dire, continuer à y croire ? Qu'elle croit en l'Europe, qu'elle croit, et moi avec elle, que la France est plus forte si l'Europe fonctionne bien. Et je dirais même que la France sera plus forte si l'Europe est encore plus ambitieuse".

Les deux dirigeants n'ont pas coupé aux questions sur l'arrivée impromptue de Gabriel Attal à un échange auquel participait Mme Hayer à la maison de la Radio, critiquée par les oppositions. "Vous commentez des éléments de forme", a balayé la tête de liste, qui a évoqué la "chance d'avoir le Premier ministre à [s]es côtés".

Agacement plus perceptible chez Édouard Philippe évoquant "des discussions accessoires" face aux enjeux de ces européennes.

- "Injustement traité" -

Edouard Philippe (G), Gabriel Attal (C) et Valérie Hayer (D) en meeting pour les élections européennes à Paris, le 7 mai 2024 ( AFP / Thomas SAMSON )

Edouard Philippe (G), Gabriel Attal (C) et Valérie Hayer (D) en meeting pour les élections européennes à Paris, le 7 mai 2024 ( AFP / Thomas SAMSON )

Les deux dirigeants tiendront ensemble le dernier meeting de la campagne jeudi à Nice, ville de Christian Estrosi, vice-président du parti Horizons.

Quid de l'après-9 juin ? Alors que les sondages sont en berne, que le camp présidentiel s'interroge sur la suite du quinquennat, Édouard Philippe est particulièrement scruté. Son interview du 26 mai sur LCI n'est pas passée inaperçue, notamment ses critiques feutrées sur la gestion du dossier néo-calédonien. "Édouard a dit le dixième de ce qu'il pensait", glisse un de ses soutiens.

M. Philippe a également répété qu'il n'avait "pas changé d'avis" sur la nécessité d'une coalition avec Les Républicains (LR), prônée dès les législatives de 2022.

"Cette interview n’était pas habile, alors qu’on est dans une campagne électorale très, très difficile. Plus vous donnez l’impression que vous avez un agenda personnel, plus ça vous est reproché", juge une ministre.

Depuis 2022, les petits accrochages sont nombreux entre Renaissance et son allié "loyal mais libre". Une députée Horizons juge le parti "injustement traité" en dépit de sa "loyauté". "Il va falloir réaffirmer un certain nombre de choses, mais il y a un temps pour tout", prévient-elle.

Cap sur 2027 dès l'été 2024 ? Horizons tiendra son Congrès début décembre. Et commencera à déployer sa stratégie, qui passera par les élections municipales de 2026. "On a une grande ambition pour ces municipales. On a commencé à les préparer", glisse un cadre du parti.

Jusqu'à la rupture avec Emmanuel Macron ? "Ce qui est sûr, c'est la colère que suscite le président dans une partie de l'opinion. Tout candidat en 2027 aura besoin de se distinguer de lui", juge un député Renaissance.

1 commentaire

  • 04 juin 07:25

    Monsieur 80 km/h va bientôt apprendre à passer la marche arrière


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