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Espagne: non-lieu dans une affaire d'espionnage pour le patron d'Iberdrola
information fournie par AFP23/06/2022 à 14:10

Le groupe énergétique espagnol Iberdrola a annoncé lundi la vente de ses parcs éoliens terrestres en France pour un montant de 350 millions d'euros, plus un paiement conditionnel de 50 millions d'euros. ( AFP /  )

Le groupe énergétique espagnol Iberdrola a annoncé lundi la vente de ses parcs éoliens terrestres en France pour un montant de 350 millions d'euros, plus un paiement conditionnel de 50 millions d'euros. ( AFP / )

La justice espagnole a annoncé jeudi avoir rendu un non-lieu dans l'enquête visant le président du groupe énergétique Iberdrola, mis en cause dans un vaste scandale d'espionnage entre grandes entreprises impliquant un ex-policier sulfureux.

Ignacio Sanchez Galan, l'un des patrons les plus puissants d'Espagne, avait été inculpé en juin 2021 pour "corruption active", "atteinte à la vie privée" et "falsification de documents".

Il lui était reproché d'avoir engagé à la fin des années 2000 l'ancien policier José Manuel Villarejo pour espionner deux autres patrons, dont Florentino Pérez, numéro un du groupe de construction ACS et président du Real Madrid, qu'il soupçonnait de vouloir monter au capital d'Iberdrola.

L'enquête s'étendait également à un contrat passé avec l'ex-fonctionnaire afin de surveiller les activités de certains habitants du village andalou d'Arcos de la Frontera, opposés à la construction d'une centrale électrique par Iberdrola.

Après un an d'enquête, le magistrat en charge de l'affaire a jugé "prescrits" les délits pour lesquels M. Galan était poursuivi, a indiqué dans un communiqué le tribunal de l'Audience nationale.

Les éléments réunis ont en effet montré que "la participation de M. Sanchez Galan aux faits visés par l'enquête" s'est arrêtée en 2009, et non en 2017, comme cela avait été initialement envisagé, explique le communiqué.

Le délai de prescription pour ce type de délits étant de dix ans, le juge a estimé qu'il n'y avait "pas d'autre choix" que de prononcer un non-lieu pour le patron d'Iberdrola, ainsi que pour deux autres hauts dirigeants de l'entreprise inculpés pour les mêmes motifs, ajoute-t-il.

Mis en cause dans de nombreuses affaires impliquant l'élite espagnole et qualifié de "maître-chanteur" par le chef du gouvernement Pedro Sanchez, José Manuel Villarejo, 70 ans, est accusé d'avoir profité de ses fonctions pour enregistrer à leur insu des centaines de personnalités et monter des campagnes de discrédit pour le compte de prestigieux clients.

Les agissements de cet ex-policier ont mis en délicatesse l'ancien roi Juan Carlos et éclaboussé plusieurs grands noms de l'Ibex 35, l'indice vedette de la Bourse de Madrid, mais aussi des magistrats et des politiciens, à l'image de l'ex-ministre de l'Intérieur conservateur de Mariano Rajoy, Jorge Fernandez Diaz, ou de l'ancienne ministre socialiste de la Justice, Dolores Delgado.

L'ancien gradé, qui a passé plus de trois ans en détention provisoire avant d'être remis en liberté en mars 2021, est jugé depuis huit mois dans un autre volet de ce dossier tentaculaire.

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