1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Espagne : début du procès historique des dirigeants indépendantistes catalans
AFP12/02/2019 à 16:26

De droite à gauche, en partant du 1er rang: les dirigeants indépendantistes catalans Oriol Junqueras, Raul Romeva, Joaquim Forn, Jordi Sanchez, Jordi Turull, Josep Rull, Jordi Cuixart, Carme Forcadell, Dolors Bassa, Carles Mundo, Santi Vila et Meritxel Borras comparaissent devant la Cour suprême à Barcelone, le 12 février 2019 ( POOL/AFP / Emilio Naranjo )

Le procès historique de douze dirigeants indépendantistes catalans pour la tentative de sécession d'octobre 2017 s'est ouvert mardi à Madrid, alors que la question catalane enflamme toujours autant les esprits en Espagne.

Au centre de la majestueuse salle de la Cour suprême, la plus haute instance judiciaire espagnole, les accusés assis sur quatre rangées de banquettes font face aux sept juges.

Retransmis en direct et suivi par plus de 600 journalistes espagnols et étrangers sont accrédités, ce procès doit durer environ trois mois. Le verdict ne devrait pas être rendu avant juillet. Des centaines de personnes vont y témoigner, dont l'ancien chef de gouvernement conservateur Mariano Rajoy.

L'ex-président catalan Carles Puigdemont donne une conférence de presse à Berlin, le 12 février 2019 ( AFP / Odd ANDERSEN )

Grand absent, l'ex-président catalan Carles Puigdemont, qui a fui en Belgique pour échapper aux poursuites, a qualifié ce procès de "mascarade" devant la presse à Berlin et jugé qu'il serait un "test de résistance pour la démocratie espagnole".

"C'est un procès politique" que "nous devons convertir en boomerang contre l'Etat" espagnol, a abondé à Madrid Elisenda Paluzie, présidente de la puissante association séparatiste ANC, qui a convoqué avec d'autres organisations une manifestation à 19H00 (18H00 GMT) à Barcelone.

Les forces de l'ordre catalanes dispersent des étudiants bloquant une rue à Barcelone pour protester contre le procès des dirigeants indépendantistes, le 12 février 2019 ( AFP / LLUIS GENE )

En signe de protestation, des militants radicaux indépendantistes ont coupé temporairement plusieurs routes à l'aube, dont l'autoroute AP-7 entre Gérone et Barcelone.

En l'absence de Puigdemont, le principal protagoniste du procès est son ancien vice-président Oriol Junqueras, contre lequel le parquet a réclamé 25 ans de prison.

Des peines allant de 7 à 17 ans ont été requises contre les onze autres accusés, dont l'ancienne présidente du parlement catalan, plusieurs "ministres" régionaux et les responsables des puissantes associations indépendantistes ANC et Omnium Cultural.

Neuf accusés, dont Junqueras, sont poursuivis pour rébellion et sont en détention provisoire, pour certains depuis plus d'un an.

- Un soulèvement violent ? -

Après avoir organisé le 1er octobre 2017 un référendum d'autodétermination interdit par la justice, les séparatistes avaient proclamé le 27 octobre une république catalane indépendante, déclenchant la plus grave crise politique que l'Espagne ait connue depuis la fin du franquisme.

Y-a t'il eu alors violence ? La question sera au centre du procès, le chef d'accusation contesté de rébellion supposant un soulèvement violent.

D'anciens ministres du gouvernement Puigdemont manifestent à Bruxelles, en soutien aux 12 dirigeants indépendantistes catalans jugés à Barcelone, le 12 février 2019 ( AFP / JOHN THYS )

Le parquet le soutient mais les indépendantistes affirment eux que la seule violence a été celle des policiers le jour du référendum, dont les images ont fait le tour du monde.

Les juristes sont divisés, au point que le représentant des intérêts de l'État au procès n'accuse les prévenus que de sédition et réclame des peines de 12 ans au maximum.

"Le jugement qui commence montrera la vérité au monde" entier, a écrit sur Twitter Oriol Junqueras.

Son avocat Andreu Van den Eynde a estimé devant le tribunal que cette affaire portait "atteinte à la dissidence politique" et dénoncé "l'usage abusif de la détention provisoire" ainsi que les violations présumées des droits fondamentaux des accusés.

- Risque politique pour Sanchez -

Près d'un an et demi après les faits, la question catalane reste un brûlot politique en Espagne.

Dimanche, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Madrid à l'appel de la droite et de l'extrême droite du parti Vox contre le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez, accusé de "haute trahison" pour avoir dialogué avec les indépendantistes.

"On va se les faire!", a dit cette formation sur Twitter, se disant décidée à "combattre le séparatisme putschiste depuis la Cour suprême".

Pedro Sanchez est arrivé au pouvoir en juin, grâce au soutien des indépendantistes, avec la ferme volonté de reprendre le dialogue. Mais les discussions se sont vite transformées en dialogue de sourds avant d'être rompues vendredi.

Dans ce contexte, les indépendantistes, sans lesquels M. Sanchez n'a pas de majorité, sont prêts à bloquer le budget mercredi. "Ce gouvernement ne cédera au chantage de personne", a insisté la ministre du Budget, Maria Jesus Montero, alors qu'un rejet du budget pourrait ouvrir la voie à des élections anticipées.

3 commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • F0710107
    12 février11:26

    ils se sont juste opposés aux lois fondamentales de leur république avec une remise en question unilatérale ... Les catalans ne sont qu'une minorité dans leur pays ...

    Signaler un abus

  • mlcbnb
    12 février10:06

    en R.B., lorsque des bourgmestres ne sont pas nommés pour des raisons linguistiques, certains politiciens parlent de déni de démocratie.curieux que les politiciens européens n'essayent pas de solutionner tous les problèmes "démocratie pour certains ou pas pour d'autres", puisque l'Europe se dit être championne de la démocratie.bien d'accord ce procès n'a pas de raison d'être, et ne va qu'attiser les tensions

    Signaler un abus

  • aiki41
    12 février07:07

    Ces indépendantistes qu'ont ils fait ? Monté des barricades, pris les armes pour prendre le pouvoir ? Non, ils ont manifesté dans les rues et se sont imposés par les élections (sans pour cela être vraiment majoritaires). Donc condamnés pour s'être exprimés, ils se sont simplement opposés au pouvoir en place et à l'UE qui soutient le pouvoir en place. Écosse : référendum pour l'indépendance ; l'UE : si le oui l'emporte les écossais seront bannis et des sanctions tomberont.

    Signaler un abus

Signaler le commentaire

Fermer

Les Risques en Bourse

Fermer