Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté

Entretien "républicain" entre Macron et Estrosi à Marseille
information fournie par Reuters01/04/2017 à 14:25

ENTRETIEN ENTRE MACRON ET ESTROSI

ENTRETIEN ENTRE MACRON ET ESTROSI

MARSEILLE (Reuters) - Christian Estrosi, président Les Républicains de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca), a reçu samedi Emmanuel Macron dans son bureau du Conseil régional à Marseille, une rencontre placée sous le signe de "l'accueil républicain".

Le candidat d'En Marche ! à l'élection présidentielle, qui avait sollicité cet entretien, doit tenir un meeting en début d'après-midi à Marseille.

"Nous sommes responsables, soucieux de l'intérêt général de la France", a déclaré Christian Estrosi à la presse aux côtés d'Emmanuel Macron. "Les républicains de cette région n'auraient pas compris qu'à l'occasion de cette visite à Marseille je ne le reçoive pas".

Christian Estrosi avait demandé le 5 mars au principal candidat de la droite, François Fillon, de retirer sa candidature et de renoncer au rassemblement organisé ce jour-là place du Trocadéro à Paris.

Le président de la région Paca, ancien disciple de Nicolas Sarkozy, a été hué lors du meeting du candidat LR, vendredi soir à Toulon (Var).

Lors des élections régionales de 2015, le député des Alpes-de-Haute-Provence, Christophe Castaner, aujourd'hui représentant d'Emmanuel Macron dans la région, avait retiré la liste du Parti socialiste qu'il conduisait et appelé à voter pour Christian Estrosi pour faire barrage au Front national.

Un geste évoqué par Emmanuel Macron aux côtés de Christian Estrosi.

"Les républicains se reconnaissent dans cela : savoir où sont les vrais dangers pour la République et où sont les vrais ennemis", a-t-il dit. "Il y en a parfois qui le perdent de vue dans la période que nous vivons. Nous, non".

Cette rencontre a été désapprouvée par Annie Genevard, porte-parole de François Fillon.

"Emmanuel Macron cherche à braconner sur les terres de la droite mais il n'est pas le candidat de la droite. Il veut le faire croire, pour pouvoir rallier des voix qui lui seraient utiles pour accéder au second tour, mais nous ne sommes pas dupes", a-t-elle déclaré sur BFM TV.

Sur la même antenne, le vice-président du Front national, Florian Filippot, a jugé que cet entretien était le signe de "tractations évidentes à l'UMPS".

(Marc Leras, édité par Elizabeth Pineau)

7 commentaires

  • 01 avril21:43

    aura t'on ENFIN l'alternance avec FILLON???