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ENCADRE-L'armée française face au ballet aérien russe

Reuters10/02/2017 à 11:40
    * Quatre passages de bombardiers russes au large des côtes 
    * Les Russes veulent montrer ce dont ils sont capables 
    * Ces vols présentent un risque pour les avions civils 
 
    par Marine Pennetier 
    BASE AÉRIENNE DE LYON-MONT VERDUN, Rhône, 10 février 
(Reuters) - I l est 07h00 jeudi 9 février 2017 quand une ligne 
apparaît sur la fenêtre du chat de discussions "Otan" projetée 
sur le mur de la salle du centre de commandement des opérations 
aériennes françaises de Lyon Mont-Verdun (Rhône).  
    Près de 4.000 km plus au Nord, six avions russes sont 
repérés à proximité des côtes norvégiennes où ils sont 
interceptés par l'armée de l'air nationale.  
    Quatre des six avions repartent en Russie mais deux 
chasseurs bombardiers russes Tu-160 Blackjack poursuivent leur 
vol en direction du Royaume-Uni dont ils longeront les côtes, 
puis celles de la France et de l'Espagne avant de regagner la 
Russie.  
    Informés minute par minute de l'avancée des chasseurs 
russes, les militaires français dépêcheront sur place trois 
avions de chasse au total pour escorter les deux bombardiers 
avant de passer le relais aux F18 Espagnols  .   
    Réelle menace ou simple démonstration de force? S'il n'est 
pas inédit, ce nouveau vol au large des côtes françaises - le 
quatrième en deux ans - a contribué à raviver le parfum de 
Guerre froide qui flotte depuis l'annexion de la Crimée par la 
Russie et l'engagement des forces russes en Syrie.  
    "On détecte les avions russes relativement tôt puisque nous 
sommes intégrés dans la structure otanienne", explique le 
général de brigade aérienne Pascal Delerce, commandant de la 
brigade aérienne opérations du Commandement de la défense 
aérienne et des opérations aériennes (CDAOA).  
    "On sait au moins cinq ou six heures avant qu'ils sont 
susceptibles de longer les côtes françaises ce qui permet 
d'adapter notre dispositif", ajoute-t-il, évoquant les huit 
avions de chasse et cinq hélicoptères mobilisables 24h/24 et 
capables de décoller en quelques minutes seulement.      
     
    TROIS INCURSIONS EN DEUX ANS 
    Sur la base de Lyon-Mont Verdun, coeur de la défense 
aérienne française situé à 120 mètres sous terre, le ciel 
français est scruté en permanence par les contrôleurs militaires 
qui disposent de données en temps réel provenant de radars 
civils et militaires répartis sur l'ensemble du territoire. 
 L5N1FS1ZM   
    En l'espace de deux ans, quatre incursions russes ont été 
repérées au large des côtes françaises. Le 28 janvier 2015, deux 
Mirage 2000 et un Rafale français avaient décollé pour 
intercepter deux TU 95 Bear signalés au dessus de la Manche.  
    Un an plus tard, le 17 février 2016, ce sont deux Blackjack 
russes qui sont escortés par deux avions de chasse français. Le 
22 septembre, quatre avions de chasse français sont mobilisés 
pour intercepter deux Tu160 Blackjack.  
    Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait alors 
ironisé sur la présence "un peu intempestive de chasseurs russes 
venus se promener pour des raisons que j'ignore" à proximité des 
côtes françaises.      
    Contrairement à Londres, où l'ambassadeur russe a été 
convoqué pour demander des explications, la France semble pour 
l'heure privilégier la carte de l'apaisement, refusant de parler 
de "menace" et préférant évoquer des "nuisances". 
    "La Russie est un grand pays qui veut exister militairement 
et qui a besoin de s'affirmer militairement, elle le fait en 
Syrie et elle le fait aussi par d'autres moyens", souligne le 
colonel Philippe Adam, chef du centre national des opérations 
aériennes (CNOA) à Lyon.  
    "Ils montrent qu'ils en sont capables, qu'ils ont le niveau 
et qu'ils se sont entraînés pour ça et c'est sans doute un des 
messages qu'ils cherchent à nous faire passer en venant nous 
voir", ajoute-t-il.  
    A chaque incursion, les chasseurs russes empruntent une 
trajectoire différente, poussant parfois jusqu'à Gibraltar avant 
de faire demi-tour ou effectuant "un tour complet" - de 
Saint-Petersbourg en passant par la Scandinavie, l'ouest de 
l'Irlande, Gibraltar, la Syrie avant de rentrer en Russie par la 
mer Caspienne.  
     
    RISQUES POUR L'AVIATION CIVILE  
    Depuis le début de leurs exercices au large des côtes 
britanniques, baltes et norvégiennes, les armées européennes ont 
observé une progression des vols russes qui ont gagné en 
précision.   
    "Lors des premiers vols qu'ils ont fait en Baltique, on 
voyait des erreurs de navigation flagrantes, ils pénétraient 
dans les espaces nationaux, on voit bien que maintenant ils ne 
le font plus", souligne un officier français.   
    Au-delà du message passé sur leur force militaire, "il ne 
faut pas être naïfs, ils font du renseignement", poursuit-il. 
"Ils n'émettent absolument pas, c'est silence radio, ils sont en 
émission en tout cas très limitée. Leurs avions sont plein 
d'antennes, ils enregistrent, ils écoutent."  
    Et ils ne s'en cachent pas. Après une virée au large des 
côtes britanniques en février 2015, la télévision russe a 
diffusé des images d'avions de chasse de l'Otan, comme une 
réponse aux exercices militaires de l'Alliance dans l'est de 
l'Europe qui suscitent l'ire de Moscou.      
    Un jeu de rapports de force qui n'est toutefois pas sans 
danger, souligne l'armée française.  
    "Ils sont dangereux parce qu'ils passent au travers des 
voies aériennes sans être signalés et les civils ne les voient 
pas", explique le colonel Adam. "Un des enjeux principaux pour 
lesquels on les rassemble, c'est qu'on met un chasseur que les 
civils voient. S'ils voient le chasseur, ils savent qu'à côté il 
y a deux bombardiers russes et ça permet au trafic civil de les 
éviter".  
 
 (Edité par Yves Clarisse) 
 

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