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Elections en RDC: Kabila et Tshisekedi sur le point de cohabiter, Fayulu conteste tout
AFP12/01/2019 à 21:43

L'opposant Felix Tshisekedi après la proclamation provisoire de son élection à la présidentielle, le 10 janvier 2019 à Kinshasa, en RDC ( AFP / Caroline Thirion )

Sur le papier, les élections congolaises continuent de livrer des résultats hors normes: la République démocratique du Congo s'achemine vers une cohabitation sans précédent entre un président issu de l'opposition et le pouvoir sortant qui garde la majorité au parlement.

Donné perdant, l'opposant Martin Fayulu, ne croit pas en ce scénario. Il dénonce des fraudes dans les résultats et accuse le président de la Commission électorale (Céni) d'avoir "violé la loi électorale". Il a formalisé samedi le dépôt de son recours devant la Cour constitutionnelle.

Deux jours après avoir proclamé la victoire historique d'un opposant, Félix Tshisekedi, à l'élection présidentielle à un tour, la Céni a donné les résultats des législatives qui reconduisent à l'Assemblée nationale la majorité favorable au président sortant Joseph Kabila.

Le Premier ministre de M. Tshisekedi devra être choisi parmi les forces fidèles à son prédécesseur. Le chef du gouvernement doit être issu de la majorité parlementaire.

- "Totalement complice" -

Le perdant Martin Fayulu demande à la Cour constitutionnelle "l'annulation des résultats proclamant Félix Tshisekedi président de la République", a indiqué son avocat.

"J'ai plus de 61% des voix par rapport aux autres, qui ont 18% chacun. A eux deux ils ne font pas 40%", a dit M. Fayulu à l'AFP. Il accuse M. Kabila d'avoir orchestré un "putsch électoral" avec M. Tshisekedi, "totalement complice".

Des partisans de l'opposant congolais Martin Fayulu manifestent contre les résultats de l'élection présidentielle, le 11 janvier 2019 à Kinshasa, en RDC ( AFP / John WESSELS )

Trois fois retardées, les élections ont eu lieu le 30 décembre pour désigner le successeur du président Kabila, au pouvoir depuis 18 ans.

A la présidentielle à un tour, M. Tshisekedi est arrivé en tête avec 38,57% des voix, devant Martin Fayulu (34,8%), très loin devant le dauphin de M. Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary (23%), selon les résultats provisoires de la Céni.

A l'Assemblée, les forces favorables au président sortant Kabila au sein de la coalition Front commun pour le Congo (FCC) ont obtenu "près de 350 sièges", a indiqué le porte-parole du gouvernement.

Le FCC dépasse donc largement le seuil de la majorité (250 + 1 voix).

La Céni n'a donné le nom que de 485 députés, car les élections de 15 d'entre eux ont été reportées dans trois régions (Beni, Butembo et Yumbi).

L'opposant congolais Martin Fayulu (c) salue la foule de ses partisans lors d'une manifestation contre les résultats de l'élection présidentielle, le 11 janvier 2019 à Kinshasa, en RDC ( AFP / John WESSELS )

A l'intérieur du FCC, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de M. Kabila obtient une cinquantaine de sièges, d'après un comptage de l'AFP.

La coalition Cap pour le changement (Cach) de Félix Tshisekedi obtient une cinquantaine d'élus, entre l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) de M. Tshisekedi et l'Union pour la nation congolaise (UNC) de son allié, Vital Kamerhe.

La coalition Lamuka de M. Fayulu obtiendrait davantage de sièges que celle de M. Tshisekedi (80 députés). M. Fayulu entend contester tous les scrutins devant la Cour constitutionnelle.

Ces résultats peuvent encore s'affiner. Mais M. Kabila gardera le contrôle de l'Assemblée où ses amis étaient déjà majoritaires. Il doit lui-même devenir sénateur à vie, aux termes de la Constitution.

La police se met en place face à une manifestation organisée par les partisans du candidat Fayulu qui contestent les résultats de l'élection présidentielle, le 11 janvier 2019 à Kinshasa ( AFP / John WESSELS )

"Le président proclamé élu sera le président de la RD Congo, avec tous les pouvoirs pour appliquer son programme", a promis M. Kabila dans un entretien à l'hebdomadaire Jeune Afrique donné avant la proclamation des résultats.

- "Partenaire" -

"Si M. Tshisekedi devient le président, c'est sur un strapontin qu'il va s'asseoir. Il sera le faire-valoir de Kabila qui continuera à tirer les ficelles", accuse de son côté Martin Fayulu.

"M. Tshisekedi et le président discutent depuis 2015 !", a ajouté l'opposant.

Les partisans de MM. Kabila et Tshisekedi n'avaient pas démenti leur "rapprochement" ces derniers jours.

"Je rends hommage au président Joseph Kabila. Aujourd'hui, nous ne devons plus le considérer comme un adversaire mais plutôt comme un partenaire de l'alternance démocratique dans notre pays", a déclaré M. Tshisekedi.

Un accord existerait entre les deux camps, selon une source congolaise et une source étrangère. Cet accord garantirait à M. Kabila un droit de regard sur des postes stratégiques (défense, finances, gouverneur de la Banque centrale), selon une source congolaise.

"La révocation ou la permutation des commandants des grandes unités de l'armée et de la police ne peuvent s'opérer sans l'avis de Kabila", a ajouté cette source à l'AFP.

Enfin, le président Kabila resterait dans l'actuel palais présidentiel et le nouveau président devrait habiter dans l'actuelle résidence réservée au Premier ministre. Un observateur étranger a fait état de la même information.

Les élections congolaises sont suivies de près à l'étranger où de nombreuses voix appellent toutes les parties à la retenue.

Environ 120 personnes, sympathisantes de M. Fayulu, ont été arrêtées samedi à Kasenga (sud-est), selon plusieurs sources au sein de la société civile.

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