1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Derrière les feux en Amazonie, l'appétit mondial pour le boeuf et le soja brésilien
AFP24/08/2019 à 19:37

Photo aérienne de la forêt amazonienne en proie aux flammes à environ 65 km de Porto Velho dans le nord du Brésil le 23 août 2019 ( AFP / Carl DE SOUZA )

De la viande bovine et du soja OGM, achetés goulûment dans le monde entier: voilà les activités agricoles qui rongent l'Amazonie et, selon tous les chercheurs, expliquent la dramatique multiplication des incendies.

LE BOEUF 

"L'élevage bovin extensif est le principal facteur de déforestation de l'Amazonie. Un peu plus de 65% des terres déboisées en Amazonie sont aujourd'hui occupées par des pâturages", explique Romulo Batista, chercheur chez Greenpeace.

Le Brésil est le premier exportateur mondial de boeuf. Ses exportations de viande bovine ont atteint en 2018 le record de 1,64 millions de tonnes (source: Association des industries exportatrices de viande au Brésil). Les principaux marchés sont la Chine, suivie de l'Egypte, puis de l'Union européenne.

Comparaison des produits agricoles soumis à des quotas et compris dans l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur selon un document de la Commission européenne ( AFP / )

Derrière cette première place, un peu plus de vingt ans de croissance plus que spectaculaire. Entre 1997 et 2016, par exemple, le pays a tout simplement multiplié par 10 ses exportations de viande bovine (en poids comme en valeur). 

Le marché est dominé par trois mastodontes: JBS, Minerva et Marfrig.

LE SOJA

Les activités agricoles occupent quant à elles près de 6,5% de la surface déboisée.

Déjà premier exportateur mondial de soja devant les Etats-Unis, le Brésil a exporté un record de 83,3 millions de tonnes en 2018, soit 22,2% de plus qu'en 2017, selon le ministère brésilien de l'Economie. 

Cette performance s'explique surtout par l'appétit de la Chine, premier client du soja brésilien, majoritairement OGM: la guerre commerciale qui oppose Pékin et Washington depuis près d'un an a conduit l'Empire du Milieu à acheter davantage au Brésil pour nourrir son bétail. 

Les exportations de soja brésilien vers la Chine ont fait un bond de près de 30% l'an dernier.

Le soja était l'une des principales cultures à grignoter du terrain sur la forêt amazonienne. Mais depuis un moratoire entré en vigueur en 2006, "moins de 2% du soja planté en Amazonie provient de zones déboisées après 2008", précise M. Batista.

L'Europe aussi achète du soja brésilien, qui y sert surtout à l'alimentation animale, selon Greenpeace. L'ONG avait dénoncé en juin une "addiction" européenne à ces exportations de soja venus d'Amérique du sud, utilisées en particulier pour les élevages industriels de volaille et porc.

Principale production céréalière du Brésil, le soja a connu une incroyable ascension dans les années 1970, avec la migration de producteurs du sud vers le centre-ouest du Brésil, le développement de nouvelles techniques de culture et l'usage de pesticides. 

mje/aue/tup/lpt

19 commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • qleraz
    25 août11:23

    Que font la FNSEA et la FDJA au lieu de quémander ?

    Signaler un abus

Voir plus de commentaires

Signaler le commentaire

Fermer

Les Risques en Bourse

Fermer