1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Dans « La Griffe du temps », Judith Lyon-Caen se fait ­l'archéologue textuelle d'une nouvelle de Barbey d'Aurevilly
Le Monde16/02/2019 à 06:00

La spécialiste d'histoire et de littérature propose une lecture audacieuse de « La Vengeance d'une femme », une nouvelle des « Diaboliques » (1874).

La Griffe du temps. Ce que l'histoire peut dire de la littérature, de Judith Lyon-Caen, Gallimard, « NRF essais », 300 p., 22 €.

Histoire et littérature : une fois encore, une variation sur les thèmes obsédants de la nature « littéraire » de l'écriture historique et de la fiction comme connaissance vraie du passé ? Non. Dans La Griffe du temps, ­Judith Lyon-Caen, directrice d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, préfère une autre forme : le contrepoint, exécuté à partir d'un texte qu'elle ­republie et lit en compagnie de ses lecteurs.

Ce texte paru en 1874, « La Vengeance d'une femme », est la ­dernière des six Diaboliques, de Jules Barbey d'Aurevilly (1808-1889). Il conte la terrible expérience d'un dandy flâneur et ­libertin, Robert de Tressignies, qui rencontre sur un boulevard parisien une femme d'une « souveraine beauté », qu'il prend pour une prostituée. En fait, elle est une duchesse dont le mari, un grand d'Espagne, a fait assassiner l'homme qu'elle aimait d'un amour « tout à la fois brûlant et chaste ». Pour déshonorer le meurtrier, la duchesse est devenue une « fille à cent sous ». Sa ­vengeance éclate lorsque l'ambassadeur d'Espagne apprend que, emportée par la syphilis, elle a été enterrée à l'église de la Salpêtrière. Sur le catafalque, les mots infâmes, « fille repentie », suivaient son titre et son nom, à jamais souillés.

Méti­culeuse « lecture rapprochée » Judith Lyon-Caen mène avec une érudite élégance l'analyse de cette nouvelle, s...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr

0 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Signaler le commentaire

Fermer

Les Risques en Bourse

Fermer