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Croissance et dette publique : la Cour des comptes remet en cause la stratégie du gouvernement
Boursorama avec Media Services30/06/2020 à 12:27

Alors que le gouvernement compte sur la croissance pour réduire la dette de l'État, qui a explosé en raison de la crise sanitaire, la Cour des comptes esime qu'il ne doit pas attendre pour programmer "dans la durée" l'effort de désendettement des finances publiques.

(Photo d'illustration) ( AFP / LUDOVIC MARIN )

Face à la "tempête économique" déclenchée par l'épidémie de Covid-19, Le gouvernement s'attend cette année à une récession historique de -11%, avec un gonflement de la dette publique à près de 121% du produit intérieur brut (PIB). "Nous nous sommes endettés, mais nous nous sommes endettés à bon escient pour sauver notre économie", a jugé le ministre de l'Économie Bruno Le Maire en présentant lundi 29 juin le troisième budget de crise. 

"Mais cette dette Covid, nous devrons la rembourser. Nous la rembourserons par la croissance, pas par les impôts" , a-t-il indiqué, tablant sur un rebond de l'économie l'an prochain. La reprise de l'activité doit amener particuliers et entreprises à accroître leurs revenus, dépenser davantage et payer plus d'impôts . De plus, lorsque la croissance est supérieure aux taux d'intérêt, cela réduit mécaniquement la dette.

Une stratégie incertaine selon la Cour des comptes, qui a alerté mardi mardi sur la menace pour la France d'une dette publique qui ne serait pas maîtrisée, appelant à un effort "dans la durée" pour la réduire "à un rythme adapté" une fois l'économie française repartie.

"Le rééquilibrage spontané des comptes publics, ne sera, selon toute vraisemblance, que très partiel : sans action de redressement, le déficit risque d'être durablement très élevé (...). La trajectoire de la dette ne serait alors pas maîtrisée", préviennent les Sages de rue Cambon dans leur rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiques.

Une trajectoire de désendettement "au plus tard" au printemps

Pour la Cour, "il ne faut pas tout attendre" de la croissance, car même le scénario le plus optimiste d'une reprise rapide ne permettra pas à la France de retrouver son niveau d'endettement d'avant crise d'ici à 2030.

Et celui-ci, avoisinant les 100% du PIB était déjà jugé préoccupant avant la crise par la Cour, qui enfonce le clou dans ce rapport. "La France n'a pas abordé cette crise avec des finances publiques restaurées", note-t-elle pointant une "fatigue budgétaire" récurrente des différents gouvernements qui ont peu réduit la dépense publique et le déficit.

Mais la Cour ne défend pas un serrage de vis immédiat : l'effort "ne doit pas être trop brutal pour ne pas casser la reprise mais il doit être poursuivi avec constance pour obtenir des résultats tangibles", estime-t-elle. Elle appelle ainsi le gouvernement à définir une trajectoire de désendettement dans la future loi de programmation des finances publiques "au plus tard" au printemps prochain.

Cela permettrait aussi à la France de montrer à Bruxelles sa bonne volonté, dans la perspective d'une levée de la mise en suspens des règles budgétaires européennes.

Risque de "soutenabilité"

Cette trajectoire devra notamment prévoir un "examen en profondeur" des dépenses publiques, pour privilégier les dépenses d'investissement, notamment dans la transition écologique et la santé, en parallèle d'un "effort accru de maîtrise des autres dépenses", juge la Cour.

Par ailleurs, "si de nouvelles baisses de prélèvements devaient être envisagées (...) elles devraient s'accompagner de hausses d'autres prélèvements ou de suppressions de niches ou trouver leur contrepartie dans un effort encore accru de maîtrise de la dépense", prévient-elle.

Le gouvernement prévoit par exemple de diminuer les impôts de production qui pèsent sur les entreprises dans le cadre de son plan de relance attendu à la rentrée.

Pour la Cour, les mesures de ce plan devront être "temporaires" et ciblées, sans financement par un surcroît d'endettement.

Les conditions de taux d'intérêt bas sont "favorables" à de telles décisions, plaide-t-elle, alors qu'il y a un risque sur la "soutenabilité" de la dette en cas de remontée des taux, ainsi que d'aggravation de l'écart avec les autres pays de la zone euro, en particulier l'Allemagne, dont l'endettement avoisinait les 60% du PIB fin 2019.

Dans cette hypothèse, "si elle n'avait pas entre-temps diminué son endettement public rapporté au PIB, la France se retrouverait dans une situation très difficile", avec le risque d'une envolée encore plus massive de sa dette et de difficultés pour la financer, alerte la Cour.

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