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Covid: La "Coop des masques" bretonne menacée de dépôt de bilan
information fournie par AFP20/09/2021 à 13:23

La "Coop des masques", née fin 2020 dans les Côtes-d'Armor sur les cendres de la dernière usine française de masques, est menacée de dépôt de bilan en raison notamment de la concurrence asiatique, alerte lundi le président du conseil d'administration Guy Hascoët.

L'usine installée à Grâces, près de Guingamp, emploie 23 salariés et produit 75.000 masques chirurgicaux et 60.000 masques FFP2 par jour. Faute de commandes suffisantes, elle a lancé jeudi une opération de déstockage pour refaire en urgence sa trésorerie, avec des prix allant de -30% à -50%.

"L'objectif est d'écouler un stock de quelque 6 millions de masques, d'une valeur d'un million d'euros. On a besoin de tout, à la fois de grands comptes nationaux et aussi de tous les petits, des communes qui prennent un carton, des professionnels de santé. Cinq cents cartons, c'est un million de masques", souligne auprès de l'AFP M. Hascoët, ancien secrétaire d'État à l'Économie solidaire et pilote du projet.

"Aujourd'hui, en France, tout le monde a des problèmes et les usines fonctionnent en régime très bas. Au premier semestre, 97% des achats français de masques se sont faits vers l'Asie. Il y a un discours de relocalisation mais des tas d'acteurs ont repris leurs habitudes d'avant, en allant chercher le petit prix à l'autre bout du monde", ajoute-t-il. La différence de prix entre un masque fabriqué en France et en Asie est de l'ordre de "4 centimes d'euros".

Le projet de SCIC (société coopérative d'intérêt collectif) avait démarré en mars 2020 à l'initiative d'un petit groupe d'anciens salariés de l'usine Spérian de Plaintel (Côtes-d'Armor), à une trentaine de kilomètres, fermée dans l'indifférence générale par le groupe américain Honeywell en 2018.

Selon M. Hascoët, certains acteurs qui avaient promis d'acheter des masques à la coopérative ne se sont "finalement pas engagés", tandis que d'autres ont surstocké des masques par crainte de ne pas en trouver et n'ont donc pas de besoin immédiat.

"C'est une course vitale, il faut sortir rapidement 2 millions de masques du stock. On a contacté toutes les communes bretonnes, toutes les entreprises. On n'est pas un cas à part, car trois entreprises dans d'autres régions ont déposé le bilan", souligne Guy Hascoët.

3 commentaires

  • 20 septembre15:28

    symbole de l'absence de droits de douane consequente envers les pays asiatique mais par contre les politiques savent taxer un maximun les français.