1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Coupe du monde de rugby 2019 : la paire Ford-Farell, incarnation du « Ishin-Denshin »
Le Monde18/10/2019 à 18:21

L'ancien joueur de rugby Aristide Barraud analyse la complicité forte et intuitive qui unit les joueurs anglais Georges Ford et Owen Farell, dans la chronique qu'il tient pour « Le Monde » au fil de la compétition.

« Ovale-Levant » J'ai commencé le rugby avec un ami rencontré à l'école primaire. On était en CE2, on s'est chauffés ensemble à la rentrée 1999 et au premier entraînement, on était mordus. On jouait dans la rue, dans le parc au milieu de sa cité, sur les quais de la gare Massy-Palaiseau et pendant la récré. On passait notre vie ensemble et on oubliait souvent nos cahiers mais jamais le ballon qu'on se partageait. Il dormait chez moi ou moi chez lui, souvent dans le même lit et le ballon au milieu. Les cheveux rasés, on nous appelait « crânes d'œuf », comme Saitama dans One Punch Man, mais sur le terrain, c'est nous qui cassions les coquilles. Je connaissais toutes ses feintes, ses appels et ses déplacements, on se faisait des passes sans se regarder. On a enchaîné les saisons, on gagnait les tournois. Je le rendais meilleur en courant pour lui, je devenais plus fort quand il jouait pour moi.

On regardait rarement les matchs à la télé. On ne pensait qu'à courir dehors, un ballon dans les mains. Mais France-Angleterre était notre rendez-vous préféré, on aimait Jonny Wilkinson et Fred Michalak. Le temps a passé et, ces dernières années, je me suis tenu éloigné du rugby. Malgré ça, je regarde attentivement les matchs de l'Angleterre, j'attendais depuis longtemps le crunch du week-end dernier. Peut-être suis-je comme un junkie, à la recherche de la sensation des premières doses : du bonheur des premières victoires, de l'amitié entre deux petits gars que tout oppose. Et si mes idoles de jeunesse ont pris leur retraite, je continue à aimer le XV de la Rose. La paire Ford - Farrell reflète mon enfance, les courses endiablées et les passes jusqu'à l'overdose.

... Retrouvez cet article sur LeMonde.fr

0 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Signaler le commentaire

Fermer

Les Risques en Bourse

Fermer