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CORRECTION OFFICIELLE-360.000 canards de plus seront abattus dans les Landes

Reuters21/02/2017 à 19:17
 (Le ministère de l'Agriculture a révisé à la baisse, de 600.000 
à 350.000, le nombre de canards à abattre) 
    BORDEAUX, 21 février (Reuters) - Le ministère de 
l'Agriculture a annoncé mardi que 360.000 canards 
supplémentaires seraient abattus dans les élevages du Sud-Ouest, 
les plus touchés par la grippe aviaire. 
    Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, avait 
déclaré auparavant sur France Bleu Gascogne que les 600.000 
canards encore vivants dans la région seraient abattus mais ses 
services ont dit que la décision était seulement d'étendre la 
zone d'abattage autour des foyers, d'où le nombre plus réduit. 
    Stéphane Le Foll a confirmé cette annonce mardi après-midi 
devant les professionnels de la filière avicole réunis à la 
Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Mont-de-Marsan. 
    Il a souligné sur France Bleu que cet abattage massif était 
nécessaire "pour faire action de prophylaxie de manière générale 
et pouvoir bâtir ensuite une reprise de la production dans des 
délais qui vont être affinés avec l'ensemble des 
professionnels", précisant que cela allait prendre "plusieurs 
semaines." 
     La semaine dernière le président du Conseil départemental 
des Landes, Henri Emmanuelli, s'est prononcé pour un nouveau 
vide sanitaire consistant à abattre la totalité des cheptels 
pour pouvoir fixer une date de reprise de la production, comme 
cela avait été le cas lors de la précédente épizootie. 
    Jeudi, à l'issue d'un conseil d'administration du CIFOG 
(Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras) qui se 
tenait à Mérignac, près de Bordeaux, les professionnels du 
secteur ont également demandé au gouvernement de renforcer la 
stratégie de lutte contre le virus apparu en novembre 2016. 
     
    L'ÉTAT PROMET UNE AIDE AUX ÉLEVEURS 
    Stéphane Le Foll a estimé que de "gros progrès" avaient été 
effectués depuis la crise de 2016, tout en reconnaissant qu'il 
en reste à faire pour "améliorer de manière très sensible la 
situation des biosécurités dans le transport des animaux". 
    Selon le plus récent bilan du ministère daté du 20 février, 
306 foyers ont été repérés dans des élevages depuis le début de 
l'épizootie. Le département des Landes, où est produit environ 
25% du foie gras français, est le plus touché par le virus H5N8 
avec 151 cas, devant le Gers (94) et les Hautes-Pyrénées (25). 
Par ailleurs 28 cas ont été découverts dans la faune sauvage 
dont 7 dans le Gers et autant dans l'Ain. 
     Dans un entretien paru dans le journal Sud-Ouest mardi 
matin, le ministre précise que l'État viendrait en aide à cette 
filière aux éleveurs touchés et que l'objectif de paiement des 
indemnités de 2016 est fixée au mois d'avril.  
     Dans un communiqué, le CIFOG a estimé les pertes immédiates 
liées à l'épizootie pour l'ensemble de la filière "à plus de 210 
millions d'euros auxquels s'ajoutent les coûts d'investissement 
et de mise en oeuvre des nouvelles règles de production qui 
auront un impact majeur sur les volumes disponibles". 
     Le CIFOG a chiffré à 8,2 millions le nombre de canards gras 
perdus pour la production française de foie gras dont plus d'1,9 
million d'animaux concernés par le plan d'abattage décidé par 
l'État, 1,3 million de canards décimés dans les exploitations 
touchées par le virus et 5 millions d'animaux "qui ne peuvent 
pas être mis en production depuis le début de l'épizootie". 
     La France, premier pays producteur de foie gras dans le 
monde, n'est pas le seul pays touché par le virus H5N8. Le CIFOG 
a recensé plus de 1.000 foyers dans les élevages et l'avifaune 
dans l'ensemble des pays européens. 
 
 (Claude Canellas, avec Sybille de La Hamaide, édité par Yves 
Clarisse) 
 

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