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CORR-France-Le PS espère sauver les meubles aux élections régionales

Reuters06/10/2015 à 16:23

(Bien noter que Jean-Yves le Drian est actuellement 3e sur la liste du Morbihan, et non tête de liste, § 8) * Le PS croit en ses chances dans quatre régions sur treize * Le FN pourrait remporter au moins une région * Verts et extrême gauche clés du second tour par Elizabeth Pineau et Emmanuel Jarry PARIS, 6 octobre (Reuters) - Le Parti socialiste espère garder le contrôle de quatre régions aux élections régionales des 6 et 13 décembre malgré les divisions de la gauche dans une France recomposée où le Front national paraît en mesure de faire un bon résultat. Après deux quasi grands chelems aux précédents scrutins, la gauche sait qu'il lui sera difficile de faire un bon score dans un contexte de défiance vis-à-vis du gouvernement socialiste, qui a réduit le nombre de régions métropolitaines de 22 à 13. Le PS veut voir dans les sondages et les retours du terrain un espoir de conserver l'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, le Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, la Bretagne, et peut-être, l'Ile-de-France, soit un peu moins d'un tiers des départements. "Quand on sait que la droite au pouvoir n'avait réussi à garder qu'une seule région en 2010, nos perspectives pour 2015 ne sont pas mauvaises", dit Juliette Méadel, porte-parole du PS. Mais rien n'est acquis, si l'on en juge notamment par les dernières enquêtes d'opinion en Ile-de-France, qui donnent une légère d'avance à la liste de droite menée par Valérie Pécresse. Selon un sondage Odoxa pour BFM TV et Le Parisien dimanche, l'ancienne ministre recueillerait au second tour 41% des voix, contre 38% pour celle du président de l'Assemblée Claude Bartolone et 21% pour le Front national dans cette région ancrée à gauche depuis 17 ans, la plus peuplée et la plus riche. En Aquitaine, le PS compte sur l'enracinement d'Alain Rousset, notamment dans les milieux économiques. En Bretagne, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, actuellement troisième sur la liste du Morbihan, reste très apprécié "en tant qu'enfant du pays qui a réussi à Paris", sourit un de ses collègues du gouvernement. RÉFÉRENDUM AU PS "Il peut y avoir des gens qui transcendent les clivages politiques. Alain Rousset et Jean-Yves Le Drian, qui incarnent une région, peuvent retourner une situation", déclarait récemment à des journalistes le maire de Lyon, Gérard Collomb. La droite semble bien placée en Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Provence-Alpes-Côte d'Azur ou Centre-Val de Loire. Le FN serait quant à lui en mesure de remporter le Nord-Pas-de-Calais-Picardie où sa présidente, Marine Le Pen, est tête de liste. Partout, l'extrême droite est annoncée très haut, provoquant des triangulaires dans toutes les régions. "Le FN est dans une dynamique électorale depuis 2012 à toutes les élections. Même quand il recule, il recule moins que les autres formations politiques, il se maintient mieux, il mobilise mieux son électorat. Donc, on ne voit pas quels sont les éléments qui inverseraient totalement les choses", reconnaît Christophe Borgel, secrétaire national du PS pour les élections. Pour contenir des divisions mortifères en partie à l'origine de la perte de moitié des départements de gauche aux élections départementales du printemps, le PS organise un référendum du 16 au 18 octobre pour tenter de rassembler son camp. Militants et sympathisants du PS sont invités à répondre, sur internet notamment, à la question : "Face à la droite et l'extrême droite, souhaitez-vous l'unité de la gauche et des écologistes aux élections régionales ?" "Nous pensons que le bilan de la gauche et des écologistes dans les régions est positif et doit être défendu", a expliqué le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis. "TOUT FAIRE" CONTRE LE FN Mais la gauche de la gauche, où monte la contestation, propose un contre-référendum avec la question : "Face à la droite et l'extrême droite, souhaitez-vous que le gouvernement tienne ses engagements et mène une politique de gauche ?" Lors de sa conférence de presse du 7 septembre, François Hollande a averti : "La dispersion, c'est la disparition." Des proches du chef de l'Etat le disent d'ailleurs favorable à un large remaniement post-régionales pour rassembler son camp en vue de l'élection présidentielle de 2017. Il faut "tout faire pour empêcher le Front national de gagner", a déclaré pour sa part le Premier ministre, Manuel Valls, sur France 2 le 24 septembre, sans aller jusqu'à parler de "front républicain" face à l'extrême droite. La division, c'est "faire disparaître la gauche du débat électoral", analyse Christophe Borgel, selon qui commentateurs et électeurs considéreront alors que la gauche ne peut de toute façon pas l'emporter, ce qui conduira une partie des électeurs à voter utile à droite pour battre le FN et une autre partie à se dire que "ce n'est pas la peine de se déplacer" "Nous mènerons la bataille de l'unité jusqu'au bout et ce sont les électeurs qui trancheront", ajoute-t-il. L'attitude des Verts et du Front de gauche, déterminés à faire cavalier seul au premier tour, sera déterminante. Il y a peu de chance à ce stade que la création par des transfuges d'Europe-Ecologie Les Verts d'un nouveau parti, Ecologistes!, décidé à s'allier dès le premier tour au PS, suffise à bousculer le rapport des forces.( ID:nL5N1121MJ ) (Edité par Yves Clarisse)

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