Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Votre compte a été clôturé.

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Pour des raisons de sécurité et pour continuer à accéder à votre espace membre, nous vous remercions de bien vouloir valider votre compte membre en cliquant sur le lien suivant : Je valide mon compte membre
Vous allez recevoir un email à l'adresse indiquée lorsque vous aviez créé votre compte.
Cliquez ensuite sur le lien présent dans le mail. Vous pourrez alors de nouveau accéder à votre compte membre.
Si vous n'avez pas reçu cet email, contactez-nous

Un email de confirmation vient de vous être adressé.

Mot de passe oublié ?

Bénéficiez gratuitement de fonctionnalités et de services additionnels. Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Colombie: un botaniste confiné par la pandémie dans son jardin tropical
AFP08/07/2020 à 08:08

Le botaniste Alberto Gomez dans son jardin botanique à Quindio, le 6 juillet 2020 ( AFPAFP / Adriana RUIZ )

D'une forêt luxuriante surgit la chevelure blanche d'Alberto Gomez. Quand la pandémie s'est déclarée, ce passionné de botanique s'est confiné dans le jardin qu'il a créé en Colombie, pays dont la biodiversité est l'une des plus riches de la planète.

Sans les trente employés qui l'accompagnent habituellement et loin de sa famille, installée à Bogota, cet homme de 72 ans se bat pour préserver l'Eden qu'il a fait naître il y a plus de quarante ans. Le nouveau coronavirus l'a contraint à fermer.

"Je vis ici, dans ce jardin botanique du Quindio, depuis le mois de mars parce la pandémie m'a bloqué ici", a-t-il expliqué à l'AFP, parmi les 600 espèces de plantes endémiques plantées sur quatorze hectares.

Vue du jardin botanique à Quindio, le 6 juillet 2020 créé par Alberto Gomez ( AFPAFP / Adriana RUIZ )

Lorsque la Colombie est entrée en confinement le 25 mars pour contenir la propagation du Covid-19, ce parc situé à Calarca, dans le département caféier du Quindio (ouest), a vu s'évaporer sa principale source de revenus: le tourisme qui y attire 600.000 visiteurs par an.

Depuis, Alberto tient à la fois les rôles de jardinier, gardien, domestique, administrateur et "dictateur", dit-il en riant, "parce qu'ici pas une seule feuille ne bouge sans mon consentement".

Pour continuer à payer les salaires des employés, il a frappé aux portes des banques, en vain. Puis il a eu recours au "crédit à taux d'usure" et a lancé un appel au secours sur les réseaux sociaux.

"J'ai mis au monde ce jardin", rappelle cet homme contraint par la crise sanitaire à trouver des solutions de survie. "Nous nous réinventons, comme on dit maintenant", dit-il avec humour.

- SOS pour un Eden -

Avocat de profession, Alberto s'est converti en "jardinbotaniste" lorsqu'il a commencé à s'intéresser aux plantes. Il avait à peine 20 ans. Le droit lui permettra de gagner sa vie, tout en développant ce centre de conservation écologique.

"J'ai peu à peu plongé dans un monde fascinant", explique-t-il.

Le botaniste Alberto Gomez s'occupe le 6 juillet 2020 de son jardin botanique à Quindio, où il est confiné depuis le mois de mars ( AFPAFP / Adriana RUIZ )

Orchidées, plantes grasses, aquatiques ou médicinales, un musée de palmes, un zoo d'insectes, une immense serre de papillons, une bibliothèque, un cinéma, etc. composent ce jardin.

A la faveur de l'accord de paix signé en 2016 avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), la part des "visiteurs étrangers est passé de 5% à 20%", mais "la quarantaine a ruiné le tourisme international, national et local", déplore-t-il.

Alberto a lancé une campagne intitulée "SOS por el Jardin Botanico del Quindio" (SOS pour le Jardin botanique du Quindio): dans une vidéo, il invite à acheter des arbres, à parrainer des plantes ou des zones de ce paradis de la biodiversité, et à financer des projets par des dons.

Sur un terrain voisin, les employés ont planté plus de 70.000 plantes de 37 espèces endémiques et, avec le produit de leurs ventes, il a pu payer leurs salaires de mai et de juin.

Son but est de sauver d'une fermeture définitive ce lieu qui survit "en plein chaos de la déforestation, de la dégradation des écosystèmes, du réchauffement mondial et de l'extinction des espèces", explique-t-il.

- Eviter la "destruction écologique" -

Le jardin botanique de Alberto Gomez à Quindio, le 6 juillet 2020 ( AFPAFP / Adriana RUIZ )

Alors que le jour se lève à peine, vers 5h30 du matin, Alberto s'éveille au chant des oiseaux.

A l'aube "débute la symphonie et avec cette symphonie, je me lève", dit-il. La Colombie est le pays le plus "bio-divers" du monde après le Brésil, et le premier pour la variété de ses oiseaux, dont le jardin compte 176 espèces.

Après un rapide petit-déjeuner, il prend soin des bassins où poussent les plantes aquatiques. Selon lui, "il n'y a rien de mieux pour apaiser l'esprit".

Le reste de la journée, il développe ses projets et cherche des financements pour le parc, qui croît à l'"état sauvage" faute de suffisamment d'entretien depuis plus de cent jours.

Président de l'association Red Nacional de Jardines Botanicos de Colombia (Réseau national des jardins botaniques de Colombie), Alberto se sent investi d'une responsabilité importante.

"Il faut d'extrême urgence sauver la Colombie de la destruction écologique (...) nous ne pouvons attendre nos enfants, nous devons le faire nous, maintenant!"

Des tortues dans le jardin botanique de Alberto Gomez à Quindio, le 6 juillet 2020 ( AFPAFP / Adriana RUIZ )

Vers 21h30, il termine sa journée de travail par un café. "Durant cette pandémie, tous les jours sont les mêmes pour moi. Il n'y a pas de différence entre un dimanche et un lundi."

Son esprit fourmille de projets éducatifs, de plans pour un second livre, de l'envie d'apprendre le français. "La seule chose interdite dans ce jardin, c'est d'arrêter de rêver", lance le botaniste.

stg-lv/raa/jss/fpp/elm

0 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Signaler le commentaire

Fermer

Les Risques en Bourse

Fermer