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Château Pékin, les Chinois au secours du vignoble bordelais

Reuters05/03/2012 à 16:39

par Marion Douet

CAPIAN, Gironde (Reuters) - Jin Shan Zhang, un richissime entrepreneur chinois passionné par le vin, vient

d'acquérir le Château du Grand Moueys, une perle architecturale du XVIIIe siècle en plein coeur des vignobles: si ce

nouveau type d'acheteur reste atypique, il se multiplie.

En trois ans, une quinzaine de ses compatriotes l'ont précédé. En achetant des domaines dans le Bordelais, ils

viennent chercher à la source le précieux liquide, rouge ou blanc, dont la consommation explose en Chine. Et veulent

développer en prime un tourisme de luxe pour leurs compatriotes.

En quelques années, la Chine est devenue le premier importateur de Bordeaux. En 2011, les exportations vers ce

pays ont bondi de 110% en volume.

"Pour les Chinois, le Bordelais c'est un paradis du vin pour la boisson mais aussi pour l'image : la France, le terroir,

les châteaux", explique Li Lijuan, une jeune chinoise chargée du domaine en l'absence de Jin Shan Zhang, rentré au

pays.

Jin Shan Zhang, qui a fait fortune dans l'alcool de fruit, possède aujourd'hui plusieurs filiales, dont une agence de

voyages, et maîtrise les réseaux de distribution sur place, autant de ponts pour lier ses activités en France et en Chine.

"Nous allons exporter au moins 80% de la production en Chine. Et faire plus de blanc liquoreux, les Chinois adorent

ça parce que c'est très sucré", explique la jeune femme.

Elle vit aujourd'hui seule dans les 1.500 m2 du château néo-gothique qui trône au milieu des vignes. Entre ces vieux

murs, fondés selon la légende par un Templier, les touristes chinois disposeront dès l'été 2013 d'un hôtel très haut de

gamme.

Autour des 50 hectares de vignes noires vont pousser des jardins à la française, des terrains de tennis, un golf et ...

un restaurant chinois de luxe.

UN CHÂTEAU SANS CHÂTEAU : INCONCEVABLE

Sur les 11.000 châteaux disséminés le long de la Garonne, entre quinze et vingt ont été vendus à des investisseurs

chinois et le double serait en cours de négociation.

Pour les analystes du secteur, ce chiffre anecdotique ne doit pas cacher une tendance de fond : ces investissements

vont se multiplier, même si la Chine se place aujourd'hui parmi les dix premiers producteurs mondiaux.

"C'est une vague qui se prépare depuis des années. Il va y en avoir de plus en plus", analyse Philippe Hermant,

associé chargé du vin chez Transcapital, société spécialisée en fusions-acquisitions dans l'agro-alimentaire.

"Ils viennent s'approvisionner directement car le marché est énorme. De la même manière qu'en Afrique où ils sont

allés chercher des matières premières."

Le Bordelais fait figure de précurseur, note Damien Mounet, de SquareViti, filiale du Crédit Agricole chargée des

transactions de vignobles. Pour lui, les premiers signes de diversification se font déjà sentir : un château vient d'être

acheté par des Chinois en Bourgogne.

A Bordeaux, ces nouveaux acheteurs boudent les grands crus classés et visent des appellations intermédiaires,

essentiellement dans la région de Libourne et dans l'Entre-deux-Mers. Ces propriétés se négocieraient en moyenne à 5

millions d'euros, contre 20 fois plus pour un grand cru.

"Les grands crus coûtent environ 800.000 euros l'hectare, ils ne comprennent pas ce prix, c'est impensable pour

eux", note un exploitant qui vient de céder sa propriété près de Libourne.

Et avec de grands crus, ils ne pourraient pas tout exporter en Chine ni profiter d'un retour sur investissement aussi

rapide, ajoute-t-il.

En 2008, Latour-Laguens fut le tout premier château acheté par un groupe chinois, la Longhai International.

Surplombant 30 hectares de vignes du haut de sa colline, le donjon d'allure médiévale de Latour-Laguens a été

déterminant dans le choix des acheteurs. Si l'appellation n'est pas centrale, acheter un "Château sans château" est

inconcevable.

"Ils vendent avant tout un vin estampillé Bordeaux car l'appellation n'a pas beaucoup de sens là-bas", estime Jean-

Baptiste Soula, l'oenologue de Latour-Laguens, qui fut aussi gérant d'une société de conseil.

"Par contre, sans ces belles pierres il n'y aurait jamais eu ces investissements ici. Dans des domaines comme celui-

là, le château, c'est environ 50% du prix de vente."

Derrière les épais murs en pierre des dépendances, les chais en inox sont aujourd'hui flambant neufs et les

nouvelles barriques découpées dans le meilleur chêne ont été achetées aux artisans locaux.

"Ils ont investi pour donner le meilleur du terroir mais jamais ils ne m'ont demandé d'adapter le vin au supposé goût

des consommateurs chinois", assure l'oenologue. Les méthodes de travail et l'équipe de techniciens sont restées les

mêmes.

OENO-TOURISME DE LUXE

Dans les villages des alentours, on salue l'investissement dans le vignoble et dans ce patrimoine qui, sans le secours

de riches passionnés, tomberait à l'abandon. La maison des Grandet jouxte l'un de ces bijoux vendu il y a quelques

mois.

"Ça faisait jaser parce qu'on ne voyait personne visiter. Au final, on l'a tous appris dans Sud-Ouest. C'est bien, il vaut

mieux ça plutôt que ça tombe à l'abandon", soulignent-t-ils.

Des milliers de domaines seraient à vendre dans la région, les propriétés modestes faisant notamment les frais d'une

"économie du Bordeaux" à deux vitesses. Dans ce contexte, les investisseurs chinois font figure de sauveurs, à

condition de correspondre à leurs critères.

"J'ai une belle bâtisse en pierre mais ça ne suffit pas, ils veulent de vrais châteaux pour faire venir des gens, la

propriété c'est un accessoire", explique un vigneron de 69 ans qui souhaiterait partir à la retraite. Il n'a reçu que deux

visites, des Chinois, car hormis eux les acheteurs sont rares.

Comme au Château Grand Moueys, il n'a pas échappé aux investisseurs chinois que le tourisme, notamment haut de

gamme, de leurs compatriotes connaît une forte progression en France. Pour eux, l'oeno-tourisme bordelais sera la

prochaine destination à la mode.

"On est au début d'un flux qui va être extrêmement important", note Pierre Goguet, président de la Chambre de

commerce et d'industrie (CCI) de Bordeaux, précisant que le tourisme en provenance d'Asie a déjà progressé de 40%

en 201. Bordeaux va devoir se préparer à cette nouvelle manne.

"Nous y réfléchissons beaucoup car il y a un vrai problème d'infrastructures. Le plus bel hôtel de Bordeaux, face au

Grand Opéra, n'est pas assez luxueux, ça ne leur plaît pas du tout", explique-t-il.

La chaîne de luxe Mandarin Oriental, qui vient d'ouvrir un palace à Paris, réfléchirait selon lui à s'implanter dans la

région.

Mais les investisseurs n'oublient pas leur pays : un village inspiré de Saint-Emilion est presque achevée à Dalian, la

grande ville balnéaire du nord de la Chine.

Dans ce "parc à thème" qui doit ouvrir en 2012, on trouvera 20 millions de bouteilles de vin pour distraire les papilles

et des villas vendues un million d'euros surplombant d'immenses coteaux verdoyants de vignes.

Edité par Muriel Boselli et Yves Clarisse


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