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Cannes: un cinéma français qui gagne en influence

Reuters27/05/2013 à 01:36

"LA VIE D'ADÈLE" EN OR

CANNES (Reuters) - En distinguant "La vie d'Adèle - chapitre 1 & 2", le jury de Cannes prend acte de l'émergence d'une cinématographie française qui tend à s'imposer davantage sur la scène mondiale, et pas seulement par ses multiples coproductions.

La présence française en compétition était forte: pas moins de cinq films, face à autant de longs métrages américains, représentant à eux seuls la moitié des films en lice.

La Palme d'or du long métrage du cinéaste Abdellatif Kechiche fait suite à celle remportée cinq ans plus tôt par "Entre les murs", de Laurent Cantet.

Sous le charme, le jury du 66e Festival, et particulièrement son président Steven Spielberg, a pris une décision exceptionnelle en associant à la réussite du film son duo d'actrices, Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos.

Mais entre la palme de Laurent Cantet et celle de Maurice Pialat, 21 ans s'était écoulés. Qui plus est "La vie d'Adèle" et "Entre les murs" sont des oeuvres en définitive beaucoup plus consensuelles que "Sous le soleil de Satan".

"Amour", long métrage du cinéaste autrichien Michael Haneke, avait reçu le trophée suprême en 2012 mais c'était aussi une production hexagonale avec deux acteurs français dans les rôles titres - Emmanuelle Riva et Jean-Louis Trintignant - et dont la contribution avait été là encore soulignée par le jury présidé alors par Nanni Moretti.

Un bonheur n'arrivant jamais seul, Bérénice Béjo, femme et mère tourmentée sous la caméra incisive du maître iranien Asghar Farhadi, ajoute à son César de 2012 pour "The Artist", un Prix d'interprétation féminine.

Au point que certains sur la Croisette la voient bien partie pour briguer un Oscar, espérant la voir suivre les traces de Jean Dujardin, Oscar précisément pour "The Artist" en 2012, et de Marion Cotillard, distinguée en 2008 pour "La Môme".

"UNE BELLE RÉUSSITE"

L'actrice française apparaissait cette année à la fois dans "The Immigrant", film de James Gray en compétition mais reparti bredouille, et "Blood Ties" (hors compétition), de l'acteur-réalisateur Guillaume Canet, parti tenter l'aventure américaine comme Arnaud Desplechin, dont le film "Jimmy P., psychothérapie d'un Indien des plaines" est pareillement un oublié du palmarès.

Quant au film de clôture "Zulu", il a été réalisé par le Français Jérôme Salle ("Largo Winch 1 et 2") en Afrique du Sud avec pour acteurs principaux l'Américain Forest Whitaker et l'Anglais Orlando Bloom.

La présence française s'exprime aussi par les différents mécanismes de soutien apportés non seulement au cinéma national mais aussi à d'autres cinématographies et par son implication sans équivalent dans les coproductions.

Le Centre National du Cinéma a ainsi soutenu 25 longs métrages montrés sur la Croisette cette année, entre la Sélection officielle du Festival, la Quinzaine des Réalisateurs et la Semaine de la Critique.

Enfin, sur les 20 films en compétition, 12 étaient des coproductions françaises, une participation que le président du CNC Eric Garandeau a jugé tout bonnement "historique".

Abdellatif Kechiche pour sa part a tenu à dédier son film à une jeunesse française éprise de liberté et à une jeunesse tunisienne qui a fait la révolution pour la saisir à bras le corps.

"Je vais tout faire pour que ce film puisse être montré en Tunisie mais ailleurs aussi", a-t-il dit lors de la conférence de presse des lauréats, prenant acte du fait que certaines scènes très intimes pouvaient poser problème dans certains pays, y compris des pays démocratiques.

Des réserves dont le jury du 66e Festival a fait fi. "Pour moi, ce film est une très belle histoire d'amour et cela nous (au jury) a donné l'impression d'être privilégiés au lieu d'être gênés", a déclaré Steven Spielberg, lors de la conférence de presse du jury donnée après le palmarès.

Le réalisateur américain, qui n'a goûté à la compétition cannoise qu'une seule fois avec "Sugarland Express" (1974), a cependant admis que "La vie d'Adèle" pouvait ne pas être accepté partout. Mais il estime néanmoins qu'il aura "un très large public et connaîtra une belle réussite aux Etats-Unis".

PRIVILÈGE DOUTEUX

Le palmarès du 66e Festival de Cannes, riche en oeuvres mettant en avant les amours homosexuelles, est tombé le jour même où se déroulait à Paris une ultime manifestation contre le "mariage pour tous". (voir )

Mais il ne faut pas voir dans le choix du jury une quelconque motivation politique liée à l'actualité française de la légalisation du mariage homosexuel, ont affirmé plusieurs de ses membres.

"Ce n'est pas la politique qui a influencé nos décisions, c'est le film et cela est vrai pour tous les autres films", a tranché Steven Spielberg.

"Nous avons voulu remettre des prix au cinéma, c'est-à-dire à des films, et pas des prix politiques", a renchéri le cinéaste roumain Cristian Mungiu, Palme d'or en 2007 pour "Quatre mois, trois semaines et deux jours".

Les autres heureux du Palmarès sont les frères Joel et Ethan Coen qui repartent avec le Grand Prix pour "Inside Llewyn Davis". Ils étaient pour la huitième fois en compétition, en quête d'une seconde Palme d'or après celle de "Barton Fink".

Pour sa première apparition dans la compétition, le Mexicain Amat Escalante repart avec le Prix de la Mise en scène. Le Prix du Jury échoit au cinéaste japonais Hirokazu Kore-Eda, qui se demandait si son film "Tel père, tel fils" "pourrait passer les frontières", de par son thème intime et familial.

Le Prix du scénario distingue le cinéaste chinois Jia Zhang-ke. "Depuis quelques années, la Chine a beaucoup changé et mes films montrent la vie des gens ordinaires; c'est précisément cela qui a intéressé le Festival et la presse internationale", a-t-il dit en conférence de presse.

L'acteur américain Bruce Dern repart avec le Prix d'interprétation masculine pour sa prestation dans "Nebraska", du réalisateur américain Alexander Payne.

Tout palmarès comporte ses oubliés. Cette année, ce privilège douteux échoit au réalisateur italien Paolo Sorrentino et son magnifique "La Grande Belleza".

Wilfrid Exbrayat pour le service français

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