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Cahuzac dit avoir ouvert un compte en Suisse pour financer Rocard

Reuters05/09/2016 à 19:55
    * Cahuzac révèle un financement occulte de Rocard 
    * Ce dernier n'en savait rien, assure-t-il 
    * Il refuse de donner les noms des "commanditaires" 
    * Les versements personnels n'ont commencé qu'en 2000 
 
 (Actualisé avec détails, autres citations) 
    par Chine Labbé 
    PARIS, 5 septembre (Reuters) - Le premier compte en Suisse 
ouvert par Jérôme Cahuzac n'a pas servi à cacher ses avoirs mais 
à financer de manière occulte l'activité politique de l'ancien 
Premier ministre Michel Rocard en 1992-1993, après sa démission, 
a déclaré lundi l'ancien ministre du Budget devant le tribunal 
correctionnel de Paris. 
    Ces "révélations" de l'homme au centre du plus important 
scandale du quinquennat de François Hollande, jugé à Paris pour 
fraude fiscale et blanchiment, ont surpris le tribunal, qui l'a 
assailli de questions. 
    Devant les juges, il avait en effet reconnu l'existence de 
son compte caché à l'étranger, tout en assurant l'avoir 
approvisionné exclusivement avec des revenus tirés de ses 
activités de chirurgien et d'une mission de conseil auprès d'un 
laboratoire pharmaceutique. 
    "Après mes aveux, j'ai décidé de tout prendre sur moi, pour 
ne pas faire de mal" à Michel Rocard notamment, a déclaré lundi 
Jérôme Cahuzac à la barre.  
    "J'ai beaucoup hésité à dire ce qu'il en était ou à m'en 
tenir à la version de l'instruction. Si je me suis décidé à vous 
en parler, c'est qu'en conscience, je ne crois pas que ça nuira 
à son héritage politique. Ses amis ont fait comme tout le monde, 
parce qu'on ne pouvait pas faire autrement", a-t-il ajouté, se 
disant "persuadé" que l'ex-Premier ministre "ignorait tout". 
    Ce financement occulte provenait de laboratoires 
pharmaceutiques, a indiqué l'ancien ministre. 
    Jérôme Cahuzac dit s'être vu confier pour mission, au 
printemps 1992, de trouver de l'argent auprès de dirigeants de 
l'industrie pharmaceutique pour financer l'activité de son 
mentor, qu'il avait suivi au pouvoir en intégrant le cabinet de 
son ministre de la Santé Claude Evin, puis hors du pouvoir, 
après sa démission.   
    "Il m'est alors dit que la seule façon d'aider ne peut être 
que de manière occulte et parallèle", a-t-il expliqué lundi. 
     
    CAHUZAC REFUSE DE DONNER DES NOMS 
    De retour dans les bureaux de Michel Rocard, où il rapporte 
les propos des industriels, Jérôme Cahuzac raconte qu'on lui 
répond, en substance, "pourquoi pas, mais pas en France." 
    "Puisque ça ne doit pas se faire en France, je demande à 
(l'avocat) Philippe Péninque d'ouvrir un compte en Suisse", 
poursuit Jérôme Cahuzac, ajoutant qu'à l'époque, le financement 
occulte était "la règle", dans tous les partis.  
    L'ouverture de ce compte, auprès de la banque suisse UBS, 
"c'était du financement politique pour un homme dont j'espérais 
qu'il aurait un destin national", explique encore l'ancien 
ministre, qui dit l'avoir fait par "militantisme sincère". 
    Interrogé par le président du tribunal sur les hommes 
politiques, proches de Michel Rocard, qui lui ont donné le feu 
vert pour se lancer dans ce financement occulte, Jérôme Cahuzac 
a refusé lundi de donner des noms, riant parfois devant 
l'insistance du président, qui lui a demandé s'ils avaient 
toujours des responsabilités politiques.  
    Certaines de ces "personnalités politiques" ont "progressé", 
s'est-il contenté d'indiquer. Y avait-il un commanditaire qui 
coordonnait tout cela, lui demande le président? Pas vraiment 
sous-entend l'ancien ministre : "C'était un bazar dont vous 
n'avez pas idée". 
    Ce financement de l'ex-Premier ministre (1988 à 1991), 
décédé le 2 juillet dernier, a duré en tout et pour tout sept 
mois, de novembre 1992 à mai 1993, assure Jérôme Cahuzac.  
    Puis il a pris fin en 1993, après la "déroute des 
législatives", raconte-t-il à la barre. 
    Jérôme Cahuzac dit s'être alors tourné vers "la ou les 
personnes" qui lui avaient demandé de gérer ce financement 
occulte, pour savoir que faire de ces fonds, qui "ne lui 
appartiennent pas".  
    "Tu ne bouges pas, on te dira", lui répondent-elles. "On ne 
m'a jamais dit". 
     
    UNE VIE "RUINÉE" 
    Jérôme Cahuzac ouvre alors un nouveau compte à son nom où il 
aurait transféré les fonds. 
    Les versements sur ce compte -entre-temps transféré dans une 
autre banque- reprendront en 2000-2001. Cette fois-ci, les fonds 
correspondent bien à des revenus de son activité de chirurgien 
esthétique, perçus auprès de certains patients étrangers dans sa 
clinique spécialisée en implants capillaires, indique-t-il. 
    La trajectoire de Jérôme Cahuzac, incarnation d'une rigueur 
de gauche à la carrière fulgurante, a volé en éclats en décembre 
2012, avec les premières révélations sur son compte caché. 
    Des mois durant, le ministre nie alors tout compte à 
l'étranger. "Je n'ai pas, je n'ai jamais eu de compte à 
l'étranger", dit-il devant l'Assemblée nationale.  
    Une déclaration qui, "en une minute cinq", "ruine dix ans de 
travail, et ma vie avec", résumera-t-il lundi.  
    Ce n'est que fin mars 2013 que Jérôme Cahuzac a fini par 
démissionner, et reconnu les faits dans une lettre à ses juges, 
avant de passer aux aveux publics, mais partiels, quelques jours 
plus tard sur son blog. 
    "Ma grande erreur, ça a été d'ouvrir le compte", pas de 
devenir ministre du Budget, a déclaré lundi Jérôme Cahuzac. 
C'est "l'erreur fondatrice".  
    Le procès de l'ex-ministre du Budget est prévu jusqu'au 15 
septembre. Le jugement devrait alors être mis en délibéré.  
    Jérôme Cahuzac, poursuivi aux côtés de son ex-femme et de 
trois autres prévenus, risque jusqu'à sept ans de prison et un 
million d'euros d'amende. 
 
 (Edité par Yves Clarisse) 
 

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