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Budget italien: la tension monte entre Rome et Bruxelles, le FMI inquiet

AFP09/11/2018 à 07:20

Le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis à Bruxelles, le 20 juin 2018 ( AFP/Archives / JOHN THYS )

Le gouvernement italien a fustigé jeudi les prévisions économiques de la Commission européenne, bien plus pessimistes que les siennes, une tension attisée par le FMI, qui craint que la bataille du budget de l'Italie n'ébranle la zone euro.

"Nos projections diffèrent quelque peu de celles du gouvernement" italien, a euphémisé le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, au moment d'évoquer en conférence de presse la vision de Bruxelles pour l'Italie, qui pourrait se résumer ainsi: croissance modérée, déficit aggravé et dette au plus haut.

"Les prévisions de la Commission (...) découlent d'une analyse non attentive et partielle" du budget italien, lui a répondu dans la foulée le ministre italien des Finances, Giovanni Tria, accusant Bruxelles de "défaillance technique".

Dans ses prévisions d'automne, l'exécutif européen estime que le déficit de l'Italie atteindra 2,9% de son produit intérieur brut (PIB) l'an prochain, puis 3,1% en 2020, soit bien au-delà des prévisions de Rome, qui table sur 2,4% en 2019 et 2,1% l'année suivante.

Or le déficit public italien était déjà considéré comme largement en dehors des clous européens par la Commission, garante des règles budgétaires dans la zone euro, ce qui l'avait conduite le 23 octobre à rejeter le budget 2019 de la coalition populiste, formée de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème).

Dans ses prévisions de jeudi, elle franchit donc un pas supplémentaire en jugeant le dérapage italien encore plus grave qu'annoncé et largement insuffisant pour réduire l'énorme dette du pays, qui devrait, selon elle, se stabiliser autour de 131% du PIB au cours des deux prochaines années.

De gauche à droite: Luigi Di Maio, dirigeant du Mouvement 5 étoiles, Giuseppe Conte, président du Conseil, Matteo Salvini, leader de la Ligue et Giovanni Tria, ministre de l'Economie et des Finances, le 15 octobre 2018 à Rome ( AFP/Archives / Filippo MONTEFORTE )

L'Italie a jusqu'au 13 novembre pour présenter un budget révisé à l'UE, sans quoi elle s'expose à l'ouverture d'une "procédure pour déficit excessif", susceptible d'aboutir à des sanctions financières.

Lundi, les ministres des Finances de la zone euro (l'Eurogroupe) avaient, sans succès, pressé M. Tria de revenir sur son projet de budget. Le budget "ne change pas", avait-il rétorqué.

- Bras de fer -

"L'Italie n'est pas du tout un problème pour les pays de la zone euro, mais contribuera à la croissance de tout le continent", a renchéri jeudi le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte.

L'inflexibilité italienne fait craindre, outre ce bras de fer avec la Commission, des turbulences du marché - pas encore constatées - voire un retour d'une crise de la dette.

Prévisions économiques en Europe ( AFP / )

Le Fonds monétaire international (FMI) a prévenu jeudi que les pays "aux fondamentaux macroéconomiques plus fragiles" sont davantage exposés au risque d'un relèvement des taux d'intérêt pesant sur le cours des devises, y compris l'Italie, dont les taux d'emprunt sont à leur plus "haut niveau depuis quatre ans".

Le FMI estime que la priorité devrait être donnée à des "mesures qui réduisent les déficits budgétaires en vue d'atteindre leur objectif de moyen terme et de faire diminuer la dette".

Le président de l'Eurogroupe, le Portugais Mario Centeno, doit se rendre vendredi à Rome pour y rencontrer M. Tria.

"Le dialogue est toujours la bonne méthode et je le poursuivrai", a lancé Pierre Moscovici, disant espérer aboutir à "un compromis" avec Rome.

Le budget italien a été bâti sur une prévision de croissance très optimiste de 1,5% en 2019, alors que la Commission a anticipé jeudi une croissance de 1,2% pour l'an prochain, puis 1,3% en 2020.

"Nos prévisions de croissance (sont) plus prudentes et nos prévisions en matière de dépenses plus élevées" que celles de Rome, a résumé M. Moscovici pour expliquer l'écart constaté sur le déficit.

En ce qui concerne l'ensemble de la zone euro, Bruxelles a maintenu sa prévision de croissance pour 2018 à 2,1%, mais légèrement revu à la baisse celle pour 2019, à 1,9%, contre 2,0% lors de sa dernière évaluation en juillet. La croissance devrait continuer de ralentir en 2020, pour atteindre 1,7%.

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, et le ministre italien des Finances, Giovanni Tria, à Bruxelles le 5 novembre 2018 ( AFP/Archives / Emmanuel DUNAND )

"L'incertitude et les risques, tant externes qu'internes, progressent et commencent à peser sur le rythme de l'activité économique", a souligné le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, cité dans un communiqué.

Parmi ces risques: les tensions commerciales, les prix du pétrole mais aussi "la perspective d'un ralentissement de l'amélioration du marché du travail", ainsi que le Brexit.

15 commentaires

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  • nirams
    08 novembre20:39

    dehors le moscomeme pas capable de se raserembaucher par pitié au club med de bruxelles

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  • M1903733
    08 novembre18:42

    Avec la commission européenne il faut toujours dire amen. Quelle jolie démocratie imposée

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  • M7097610
    08 novembre18:22

    le FMI n'a jamais été aussi nul depuis Lagarde. Il prédisait le chaos en angleterre si le brexit l'emportait...or l'economie britannique n'a jamais été aussi forte, le chômage si bas depuis 1960 ! Le FMI est totalement décrédibilisé.

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  • homlib
    08 novembre18:07

    Le FMI inquiet! Il prospère sur le dos des peuples dont le pays est en crise.

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  • M7097610
    08 novembre18:03

    L'Italie est la seconde économie industrielle de l'UE, l'une des premières au monde. Les petits fonctionnaires grassement payés de Bruxelles ont tort de considérer ce pays et ce peuple comme la Grèce. Il leur en cuira... Si l'Islande a survécu à la faillite des banques en 2008, que dire de l'économie italienne ! Elle ressuscitera .

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