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Bridgestone va fermer à Béthune, une "trahison" pour le gouvernement
AFP16/09/2020 à 18:44

Des employés réunis devant l'usine Bridgestone de Béthune (Pas-de-Calais), le 16 septembre 2020 après l'annonce de sa prochaine fermeture ( AFP / DENIS CHARLET )

Le Japonais Bridgestone a annoncé mercredi la fermeture à l'horizon 2021 de son usine de Béthune (Pas-de-Calais) employant 863 personnes dans la fabrication de pneumatiques pour voitures, une "trahison" pour le gouvernement et le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, qui entend "forcer" le groupe à définir un nouveau projet industriel.

"Des problèmes de marché structurels nous amènent à prendre des mesures structurelles pour préserver la viabilité des opérations de l'entreprise", a déclaré à l'AFP Laurent Dartoux, président et directeur général de Bridgestone Europe Afrique et Moyen-Orient.

Invoquant une surcapacité de production en Europe et la concurrence des marques asiatiques à bas coûts, le groupe assure vouloir limiter au maximum le nombre de licenciements grâce à des mesures de préretraite, de reclassement interne ou externe des salariés et la recherche d'un repreneur pour le site.

Bridgestone a informé les salariés qu'il envisageait "la cessation totale et définitive de l'activité de l'usine" lors d'une réunion extraordinaire du comité social et économique (CSE) dans la matinée. La fermeture pourrait intervenir à partir du "deuxième trimestre 2021".

Le gouvernement et Xavier Bertrand ont dénoncé de concert "la brutalité" de l'annonce. Dans un communiqué commun, fait rare, "ils en contestent" aussi "la pertinence et les fondements" et demandent que soient "analysés en détail l'ensemble des scénarios alternatifs" à cette fermeture.

- Chair de poule -

Devant l'usine située dans la zone industrielle de cette ville du Bassin minier, c'est la douche froide.

"On pensait à une réorganisation mais pas à une fermeture", lâche Christophe Bouttmy, délégué syndical Sud.

Stéphane Rumeau (FO) en a la chair de poule. "J'ai passé 27 ans ici, je suis entré comme intérimaire (...) Ca fait l'effet d'une bombe." 

L'entrée de l'usine Bridgestone à Béthune (Pas-de-Calais) le 16 septembre 2020 ( AFP / DENIS CHARLET )

"Cela fait plus d'un an qu'il n'y a plus beaucoup de travail, on sentait la chose arriver", constate Stéphane Lesix, secrétaire CFDT du CSE, racontant l'assèchement des investissements ces dernières années.

Bridgestone se dit "pleinement conscient des conséquences sociales d'un tel projet et s'engage à mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires pour définir un plan d'accompagnement adapté à chaque employé".

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a dénoncé "une trahison de la confiance" placée dans Bridgestone, qui doit "assumer ses responsabilités plutôt que de chercher des prétextes".

- "Assassinat prémédité" -

A l'issue d'une réunion sur le site avec les représentants du personnel et d'autres élus locaux, Xavier Bertrand a, lui, fustigé un "assassinat prémédité" mais également souligné une "possibilité de changer la donne" : "on doit tout faire pour forcer, je dis bien forcer, Bridgestone, à envisager un autre plan industriel", a-t-il insisté.

Si le groupe est prêt à "discuter d'un projet d'investissement sur ce site", l'Etat et les collectivités mettront alors de l'argent sur la table, a-t-il assuré.

"Est-ce qu'on a affaire à des industriels ou à des financiers ?" s'est interrogé le président de région. "Si ce sont des +financiers+ qui ne souhaitent pas investir, cela va leur coûter beaucoup plus cher de fermer le site et ça va prendre des années", a-t-il menacé.

Une réunion devrait, "dans les jours qui viennent", confronter gouvernement, direction de Bridgestone, représentants du personnel et élus.

"Chaque jour, des annonces sociales terribles, dans une quasi-indifférence. Le Covid-19 ne doit être ni un paravent, ni un prétexte à la crise économique", a dénoncé la présidente du RN, Marine Le Pen, députée du Pas-de-Calais.

Fabien Roussel le 8 février 2019 à Cherbourg ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )

"L'Etat doit prendre la main et entrer au capital", a réclamé le numéro un du PCF Fabien Roussel, natif de Béthune, atendu jeudi sur place.

Cette annonce intervient un an après la décision du concurrent français Michelin de fermer son usine de La Roche-sur-Yon (619 emplois).

Elle constitue un nouveau gros coup dur pour les Hauts-de-France, déjà fortement éprouvés par la fermeture de deux importants sites de fabrication de pneus: Continental dans l'Oise (683 salariés en 2010) et Goodyear à Amiens-Nord (1.143 salariés en 2014).

Bridgestone revendique le premier rang mondial sur le marché du pneumatique. L'usine de Béthune, qui produit des pneus pour l'automobile sous les marques Bridgestone et Firestone, connaît des difficultés de longue date. Elle est "la moins performante" parmi la dizaine d'usines du groupe en Europe, affirme la direction.

Comme Michelin, Bridgestone invoque la concurrence croissante des marques asiatiques à bas coûts, notamment chinoises. Et le marché automobile européen a chuté de près de 40% au premier semestre, frappé par les conséquences de la pandémie de Covid-19.

aro-bj-frd/eb

21 commentaires

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  • NYORKER
    16 septembre20:59

    Ma Clio en Turquie, Twingo en Slovénie, Kadjar en Espagne et celles qui ne se vendent pas en France ! Mes Citroën ou Peugeot en Slovaquie ou en Espagne ou en Chine bientôt. Y'a que nos hommes et femmes politiques qui sont du crû qui gardent leurs emplois et privilèges à vie et recyclés quand ils ne sont plus élus dans les 3000 agences bidons

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