1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Bourgi est l'"ami" qui a offert deux costumes à Fillon
Reuters17/03/2017 à 17:30

BOURGI EST L'"AMI" QUI A OFFERT DEUX COSTUMES À FILLON

PARIS (Reuters) - L'"ami" qui a offert deux costumes à François Fillon en février pour une valeur de 13.000 euros est Robert Bourgi, pilier controversé de la "Françafrique" et ancien conseiller occulte, notamment, de Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, a-t-on confirmé vendredi de source judiciaire.

Selon Le Monde, qui a révélé l'information, les enquêteurs sont en possession de documents attestant que l'avocat franco-libanais avait commandé deux costumes le 7 décembre chez un tailleur de luxe parisien pour le vainqueur de la primaire de la droite et du centre.

Les vêtements ont été réglés le 20 février au profit du candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle.

"Un ami m'a offert des costumes en février. Et alors?", avait confirmé aux Echos François Fillon, après que Le Journal du Dimanche eut dévoilé l'information, sans nommer le mécène.

Contacté par mail, Robert Bourgi, qui avait auparavant démenti dans la presse être le mystérieux donateur, a répondu à Reuters : "Je ne ferai aucun commentaire et donne priorité aux juges s'ils venaient à m'interroger."

Le parquet national financier (PNF) a délivré aux juges d'instruction chargés de l'enquête sur la famille Fillon un réquisitoire supplétif contre X pour "trafic d'influence" afin de prendre en compte ce cadeau vestimentaire, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

François Fillon a été mis en examen mardi pour détournement de fonds publics, notamment, dans l'enquête sur les emplois présumés fictifs dont son épouse et deux de ses enfants auraient bénéficié. Le "trafic d'influence" ne figurait pas parmi les chefs retenus.

Né en 1945 au Sénégal dans une famille libanaise, Robert Bourgi est considéré comme l'héritier de Jacques Foccart, figure de la "Françafrique", mélange de clientélisme, d'affairisme et de diplomatie parallèle qui a régi des décennies durant les relations entre Paris et ses ex-colonies africaines.

"DISCRÉTION"

Egalement conseiller occulte et intermédiaire de plusieurs ministres de droite, il était notamment proche des anciens président gabonais, sénagalais et congolais Omar Bongo, Abdoulaye Wade et Denis Sassou-Nguesso.

On lui prête un rôle décisif dans l'éviction, en 2008, du secrétaire d'Etat à la Coopération de Nicolas Sarkozy Jean-Marie Bockel, qui avait souhaité la fin de la "Françafrique".

Il est réputé proche de Claude Guéant, ancien secrétaire général de l'Elysée et ministre de l'Intérieur à l'époque de Nicolas Sarkozy, qui l'a décoré de la Légion d'honneur le 27 septembre 2007, quelque mois après le début de son quinquennat.

Le chef de l'Etat avait alors salué un "grand serviteur de l'Etat" et un "défenseur infatigable" de la France.

Il avait dit pouvoir "continuer à compter sur (sa) participation à la politique étrangère de la France, avec efficacité et discrétion".

Une discrétion dont Robert Bourgi est sorti en 2011 : il a notamment raconté dans un livre et des interviews avoir remis des "mallettes" d'argent liquide venant de dirigeants africains à Jacques Chirac quand il était maire de Paris, puis à l'Elysée, en présence de son collaborateur, puis ministre, Dominique de Villepin. Ce qui a valu à l'époque à l'avocat d'être poursuivi en diffamation par l'ancien chef de l'Etat.

Dans une interview accordée le 11 septembre 2011 à Europe 1, Robert Bourgi avait admis ne pas avoir de preuves de ses allégations, qu'il avait toutefois réitérées. "C'est ma conscience qui m'a dicté le devoir de parler", avait-il alors expliqué. "Je veux une France propre à droite et à gauche."

(Simon Carraud et Emmanuel Jarry, édité par Sophie Louet)

30 commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • vazi
    18 mars16:45

    sibile tu n'est pas un juge il me semble, donc tes ragots que dilue les sites de fillongate n'ont que l'intérêt que tu leurs accordent. Donc je ne comprend rien a tes propos dégénérés, simple non ! Et en premier lieu on condamne ce qu'a fait fillonfamille ensuite on verra bien ce que les autres ont fait et la justice procédera aux exécutions nécessaires

    Signaler un abus

  • sibile
    18 mars16:16

    L'ancien ministre de l'Economie "a payé un meeting 400 000 euros", a dénoncé sur Radio Classique Aurélie Filippetti ; "Aucun candidat à la primaire de la gauche ni même à la primaire de la droite n'aurait pu se payer un tel meeting", "Des fonds privés, s'ils mettent autant d'argent pour financer un meeting, c'est qu'ils en attendent quelque chose."

    Signaler un abus

  • Neova
    18 mars15:24

    Bourgi peut accuser sans preuves par sens du devoir... et c'est un avocat qui parle. On aura tout vu avec cette droite en pleine dérive !

    Signaler un abus

  • vazi
    18 mars15:23

    au moins avec ce loustic qui à la tête de dodo la saumure on peut remarquer que ses connaissances sont d'une grandes qualités !!!!

    Signaler un abus

  • sibile
    18 mars12:27

    Madame Macron se promène dans des robes de grands couturiers....cette gauche caviar qui ose faire la leçon aux autres est écoeurante

    Signaler un abus

Voir plus de commentaires

Signaler le commentaire

Fermer

Les Risques en Bourse

Fermer