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Bombardements et combats à Gaza, Biden accuse le Hamas de bloquer un plan de trêve
information fournie par AFP 13/06/2024 à 22:00

Un char de l'armée israélienne prend position dans une zone de la frontière sud d'Israël avec la bande de Gaza, le 13 juin 2024 ( AFP / JACK GUEZ )

Un char de l'armée israélienne prend position dans une zone de la frontière sud d'Israël avec la bande de Gaza, le 13 juin 2024 ( AFP / JACK GUEZ )

L'armée israélienne a mené jeudi de nouveaux bombardements meurtriers sur la bande de Gaza assiégée et livré des combats au Hamas à Rafah, le président américain Joe Biden accusant le mouvement islamiste palestinien d'être le "principal obstacle" à un accord de cessez-le-feu.

La guerre, entrée dans son 9e mois, ne connaît pas de répit. Et le front nord d'Israël avec le Liban a connu une nouvelle flambée de violences, l'armée israélienne menaçant de répondre "avec force" aux attaques du Hezbollah libanais qui a tiré des dizaines de projectiles contre des cibles militaires israéliennes.

Un plan de trêve à Gaza annoncé le 31 mai par Joe Biden, principal allié d'Israël, n'a toujours pas été appliqué, le gouvernement israélien et le mouvement islamiste palestinien Hamas campant sur leurs positions intangibles.

Des colonnes de fumée s'élèvent après un incendie dans un champ provoqué par la chute de roquettes lancées depuis le sud du Liban près de Katzrin, sur le plateau du Golan occupé par Israël, le 13 juin 2024 ( AFP / Jalaa MAREY )

Des colonnes de fumée s'élèvent après un incendie dans un champ provoqué par la chute de roquettes lancées depuis le sud du Liban près de Katzrin, sur le plateau du Golan occupé par Israël, le 13 juin 2024 ( AFP / Jalaa MAREY )

"Qu'avons-nous gagné de cette guerre à part tueries, destructions, extermination et famine?" s'exclame Oum Chadi, une Palestinienne de 50 ans, en pressant le Hamas de "mettre un terme à la guerre immédiatement, sans chercher à contrôler et diriger Gaza".

Alors que les espoirs d'un cessez-le-feu ont été régulièrement déçus, des habitants de Gaza, comme Oum Chadi, critiquent le Hamas et réclament une trêve à l'heure où le territoire palestinien dévasté est en proie à une crise humanitaire majeure avec une menace de famine.

Des étudiants appellent le gouvernement israélien à un cessez-le-feu et à obtenir la libération des otages retenus à Gaza, lors d'une manifestation devant le Parlement à Jérusalem, le 13 juin 2024 ( AFP / Menahem Kahana )

Des étudiants appellent le gouvernement israélien à un cessez-le-feu et à obtenir la libération des otages retenus à Gaza, lors d'une manifestation devant le Parlement à Jérusalem, le 13 juin 2024 ( AFP / Menahem Kahana )

A Jérusalem, des étudiants brandissant des photos d'Israéliens enlevés lors de l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre contre Israël et retenus à Gaza, ont eux aussi appelé le gouvernement de Benjamin Netanyahu à arrêter la guerre et à ramener les otages à la maison lors d'une manifestation devant le Parlement.

Mais M. Netanyahu a maintes fois dit sa détermination à poursuivre la guerre jusqu'à la défaite du Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007 et considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne.

- "Nuit très violente" -

Une fillette palestinienne aux genoux bandés tient un morceau de pâte contre sa poitrine dans une rue de Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 13 juin 2024 ( AFP / Bashar TALEB )

Une fillette palestinienne aux genoux bandés tient un morceau de pâte contre sa poitrine dans une rue de Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 13 juin 2024 ( AFP / Bashar TALEB )

Jeudi, des tirs d'artillerie nourris et des frappes aériennes ont visé plusieurs secteurs, notamment Rafah dans le sud de la bande de Gaza, selon des correspondants de l'AFP sur place.

La branche armée du Hamas a affirmé être engagée dans des combats de rue dans l'ouest de Rafah où des témoins ont signalé des tirs d'hélicoptères Apache. D'autres ont décrit "une nuit très violente" dans la ville.

L'armée a fait état "d'opérations ciblées" à Rafah, où ses soldats ont "éliminé plusieurs terroristes dans des combats rapprochés".

Des enfants font la queue avec des récipients pour recevoir de la nourriture dans une cuisine gérée par l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), dans le camp de Jabalia dans le nord de la bande de Gaza, le 13 juin 2024 ( AFP / Omar AL-QATTAA )

Des enfants font la queue avec des récipients pour recevoir de la nourriture dans une cuisine gérée par l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), dans le camp de Jabalia dans le nord de la bande de Gaza, le 13 juin 2024 ( AFP / Omar AL-QATTAA )

Israël avait présenté son offensive terrestre lancée le 7 mai à Rafah comme indispensable pour éliminer le Hamas, mais les combats ont repris ces dernières semaines dans plusieurs autres régions de Gaza, notamment dans le centre où trois corps ont été retrouvés dans une maison bombardée selon la Défense civile.

La guerre a été déclenchée le 7 octobre par l'attaque lancée par le Hamas depuis Gaza dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort de 1.194 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Des étudiants appellent le gouvernement israélien à un cessez-le-feu et à obtenir la libération des otages retenus à Gaza, lors d'une manifestation devant le Parlement à Jérusalem, le 13 juin 2024 ( AFP / Menahem Kahana )

Des étudiants appellent le gouvernement israélien à un cessez-le-feu et à obtenir la libération des otages retenus à Gaza, lors d'une manifestation devant le Parlement à Jérusalem, le 13 juin 2024 ( AFP / Menahem Kahana )

Sur 251 personnes enlevées, 116 sont toujours retenues en otages à Gaza, dont 41 sont mortes, selon l'armée.

En riposte, l'armée israélienne a lancé une offensive de grande envergure à Gaza qui a fait 37.232 morts dont 30 ces dernières 24 heures, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.

- "Principal obstacle" -

Après plus de huit mois de guerre, les Etats-Unis s'efforcent d'obtenir un accord basé sur le plan annoncé par Joe Biden qui prévoit, dans une première phase, un cessez-le-feu de six semaines accompagné d'un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza, de la libération de certains otages retenus à Gaza et de la libération de Palestiniens emprisonnés par Israël.

M. Biden a présenté ce plan comme émanant d'Israël. Mais M. Netanyahu l'a jugé incomplet en réaffirmant la détermination de son gouvernement à détruire le Hamas et de libérer tous les otages.

De son côté, le Hamas a transmis aux pays médiateurs une première réponse qui n'a pas été divulguée. Selon une source proche des discussions, elle contient des "amendements" au plan, incluant "un calendrier pour un cessez-le-feu permanent et le retrait total des troupes israéliennes de Gaza". Des exigences qu'Israël a toujours rejetées.

Le système de défense aérienne israélien Iron Dome intercepte des roquettes tirées depuis la bande de Gaza, près du kibboutz de Kfar Aza, le 13 juin 2024 ( AFP / JACK GUEZ )

Le système de défense aérienne israélien Iron Dome intercepte des roquettes tirées depuis la bande de Gaza, près du kibboutz de Kfar Aza, le 13 juin 2024 ( AFP / JACK GUEZ )

Le secrétaire d'Etat Antony Blinken a déclaré mercredi à Doha, dernière étape d'une énième tournée au Moyen-Orient depuis le 7 octobre, que "certains changements" réclamés par le Hamas étaient "réalisables, d'autres pas".

En marge du sommet du G7 en Italie, M. Biden a accusé le Hamas de bloquer tout accord de trêve. "J'ai soumis une proposition approuvée par le Conseil de sécurité, par le G7, par les Israéliens, et le principal obstacle à ce stade est le Hamas qui refuse de signer, même s'ils ont proposé quelque chose de similaire", a-t-il dit.

Les dirigeants du G7 ont plus tôt appelé le Hamas à "donner l'accord nécessaire" pour la mise en oeuvre de cette proposition.

- Roquettes sur Israël -

Sur le front nord d'Israël, les échanges de tirs transfrontaliers entre le Hezbollah, un allié du Hamas, et l'armée israélienne se sont multipliés.

Des secouristes et des pompiers libanais éteignent un incendie provoqué par une frappe israélienne dans une forêt de la ville de Marjayoun, dans le sud du Liban, le 13 juin 2024 ( AFP / RABIH DAHER )

Des secouristes et des pompiers libanais éteignent un incendie provoqué par une frappe israélienne dans une forêt de la ville de Marjayoun, dans le sud du Liban, le 13 juin 2024 ( AFP / RABIH DAHER )

Jeudi, le Hezbollah a lancé des attaques "avec des roquettes et des drones" contre plusieurs positions militaires dans le nord d'Israël et sur le Golan syrien occupé par Israël. Deux soldats israéliens ont été blessés par un projectile tombé à Manara près de la frontière libanaise, selon l'armée.

Le mouvement libanais a intensifié ses attaques depuis la mort d'un de ses commandants tué mardi dans une frappe israélienne dans le sud du Liban.

7 commentaires

  • 14 juin 01:13

    Pendant que l on fait une epuration ethnique à Gaza et en Cisjordanie..on nous explique que la France est la terre à tout le monde que l on ne peut refuser personne, meme ceux qui n aiment pas la republique, on attribue meme des quotas..comme si le migrant etait une marchandise.. alors meme qu Israel refuse le retour des palestiniens qu elle a chassé..en plus il parait que l on a les memes valeurs qu Israel qui est un regime d apartheid.. on dit tout et son contraire .


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