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Berger et Martinez apportent leur soutien aux "Territoires zéro chômeur de longue durée"
information fournie par AFP29/09/2021 à 17:32

Les deux secrétaires nationaux des deux principaux syndicats français, Laurent Berger (CFDT) et Philippe Martinez (CGT), ont apporté leur soutien à l'initiative Territoires zéro chômeur longue durée (TZCLD) mercredi à Paris, affirmant à l'unisson leur attachement à la "dignité par le travail".

L'initiative lancée début 2016 par l'ancien député socialiste Laurent Grandguillaume et menée aujourd'hui dans dix "territoires" doit être étendue prochainement à au moins 50 autres, après l'adoption le 30 novembre 2020 d'une proposition de loi de la majorité présidentielle.

L'idée des "TZCLD" est de mobiliser les sommes destinées à l'indemnisation du chômage pour financer des entreprises à but d'emploi (EBE) qui recrutent en CDI des chômeurs de longue durée, payés au Smic pour des activités utiles socialement et non concurrentes des emplois existants.

Après une visite dans les locaux de l'EBE 13 Avenir, M. Berger a dit vouloir apporter "un soutien clair et massif" à une "formidable innovation". "La question de la dignité au travail, de la dignité par le travail est essentielle", a-t-il souligné.

"On est convaincu que le travail c'est essentiel dans la vie. (...) Outre l'aspect +pouvoir vivre de son salaire+ c'est aussi du lien social", a renchéri M. Martinez. Ce dernier a souhaité que ces entreprises soient davantage aidées par exemple via "l'obtention de marchés publics".

Les deux syndicats travaillent par ailleurs à l'élaboration d'une "couverture collective" pour les quelque 1.000 salariés des EBE.

"Il y a des sujets sociaux qui sont posés à ces entreprises à but d'emploi : des questions de formation, d'évolution des métiers et des carrières, de salaires, de représentation collective, de droit syndical", a dit M. Berger.

"Dans les premières expériences il y a du bon et du moins bon (...). Le moins bon, c'est quelques expériences où la reconnaissance du fait syndical n'est pas terrible", a taclé M. Martinez. L'objectif serait d'élaborer un "texte qui serve de tronc commun pour l'ensemble de ces entreprises".

Interrogé sur le sens de ce déplacement commun sur le terrain - une première - M. Berger a souligné le "respect" mutuel entre lui et M. Martinez.

"On a souvent échangé sur la notion de travail. Là il se trouvait qu'on avait une invitation et qu'on avait une approche commune sur la façon de traiter les choses. On n'a aucune raison de ne pas le faire ensemble", a-t-il expliqué.

Leur dernière rencontre avait eu lieu en juillet au siège de la CGT.

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