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BCE-Les opposants au QE se sont exprimé clairement en décembre
Reuters12/01/2017 à 15:59

 (Actualisé avec précisions et contexte) 
    FRANCFORT, 12 janvier (Reuters) - Les opposants au programme 
d'assouplissement quantitatif (QE) de la Banque centrale 
européenne (BCE) ont clairement exprimé leurs désaccord lors de 
la réunion de politique monétaire de décembre, au terme de 
laquelle l'institut d'émission a prolongé ses rachats d'actifs 
en dépit d'une amélioration de la conjoncture, montre le compte 
rendu des débats publié jeudi. 
    L'inflation de la zone euro augmente, en raison surtout de 
la stabilisation des prix pétroliers, ce qui pousse certains, en 
Allemagne surtout, à réclamer l'allègement d'un programme dont 
le montant global atteint désormais 2.300 milliards d'euros. 
    Rare témoignage d'une confrontation ouverte au sein de la 
BCE, le compte rendu de la réunion du Conseil des gouverneurs 
des 7 et 8 décembre montre que "quelques membres" ont rejeté les 
deux propositions présentées en vue de poursuivre les rachats 
obligataires au-delà de mars 2017. 
    "Tout en saluant la réduction des achats et d'autres 
éléments des propositions, un petit nombre de membres du 
Conseil, dont le scepticisme général vis-à-vis de l'APP (le 
programme d'achats d'actifs) et en particulier vis-à-vis des 
achats de dette publique est bien connu, n'ont soutenu aucune 
des deux options proposées", lit-on dans le compte rendu. 
    Le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, membre 
emblématique du clan des "faucons" du conseil, a publiquement 
exprimé son scepticisme sur l'opportunité de la poursuite des 
achats d'obligations, qu'il considère comme une mesure 
d'urgence. 
    Mais la BCE ne devrait pas changer de cap de sitôt face à 
des risques multiples, parmi lesquels les échéances électorales 
dans plusieurs grands pays de la zone euro et le début des 
négociations sur la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union. 
    Le risque politique a d'ailleurs été évoqué lors de la 
réunion de décembre, tout comme la volatilité du marché 
obligataire, montre le compte rendu. Mais les membres du Conseil 
des gouverneurs ont aussi dressé la liste des facteurs positifs 
potentiels pour la zone euro, dont l'augmentation des dépenses 
publiques promise par le président élu américain, Donald Trump 
et envisagée par certains dans la zone euro elle-même. 
     
    "UNE APPROCHE FERME" 
    "Dans ce contexte, on a insisté sur le fait que, dans un 
environnement aussi incertain et volatil, il était plus 
judicieux pour la politique monétaire d'adopter une approche 
ferme qui protège les conditions financières dans la zone euro 
au cours de la période à venir et permette à la reprise de  
s'installer et de se renforcer", explique le document publié 
jeudi. 
    Le directoire de la BCE a proposé de poursuivre les achats 
soit jusqu'en décembre au rythme de 60 milliards d'euros 
mensuels soit jusqu'en septembre à raison de 80 milliards 
d'euros par mois. C'est la première proposition qui a été 
retenue.   
    Ce choix a été interprété par certains économistes comme un 
premier pas vers l'abandon progressif du QE, une idée que Mario 
Draghi, le président de la BCE, a rapidement écartée.  
    De fait, le compte rendu précise que le montant mensuel des 
achats de titres pourrait être de nouveau porté à 80 milliards, 
voire au-delà, en cas de dégradation marquée des perspectives 
économiques et des conditions financières.  
    Le Conseil des gouverneurs doit se réunir de nouveau la 
semaine prochaine mais aucune modification de la politique 
monétaire n'est attendue. 
    Les voix favorables à une évolution pourraient toutefois de 
nouveau se faire entendre en utilisant comme argument la 
remontée de l'inflation, estimée à 1,1% sur un an en décembre, 
un plus haut de trois ans. 
    Ce bond étant dû principalement à la hausse des cours du 
pétrole, Yves Mersch, l'un des membres du directoire, a déclaré 
la semaine dernière qu'il était trop tôt pour crier victoire sur 
le front de l'inflation.   
     
 
 (Francesco Canepa et Andreas Framke, Marc Angrand pour le 
service français, édité par Wilfrid Exbrayat) 
 

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