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Banque d'Angleterre: Les divergences sur la hausse des taux mises au jour
Reuters21/11/2017 à 13:36

BANQUE D'ANGLETERRE: LES DIVERGENCES SUR LA HAUSSE DES TAUX MISES AU JOUR

LONDRES (Reuters) - Des responsables de la Banque d'Angleterre (BoE) ont exposé leurs divergences mardi au sujet de la hausse des taux opérée par la banque centrale au tout début du mois, la première depuis une dizaine d'années, alors même qu'ils ont la difficile tâche de déterminer à quel moment un chômage bas est susceptible d'avoir des répercussions inflationnistes.

Quatre des neuf membres du Comité de politique monétaire (MPC) se sont adressés à des parlementaires, presque trois semaines après que la BoE eut décidé par sept voix contre deux de porter son taux d'intervention de 0,25% à 0,50%.

Bon nombre d'économistes ont jugé cette hausse prématurée en raison d'une faible hausse des salaires en Grande-Bretagne et du contexte très incertain lié au Brexit.

Gertjan Vlieghe, membre externe du MPC, a expliqué qu'il avait finalement décidé d'appuyer la hausse de taux parce que les entreprises semblent avoir du mal à recruter et que les salariés ont davantage l'espoir de trouver mieux ailleurs s'ils quittent leur emploi.

"Si on attend que tous les signes concourent à valider la décision, alors on risque presque à coup sûr d'être toujours en retard", a-t-il dit.

Michael Saunders, un autre membre du MPC qui a voté pour la hausse, pense qu'il ne faudra pas que le taux de chômage baisse encore beaucoup avant qu'il ait des répercussions inflationnistes.

"Je considère qu'il est tout à fait possible que le taux de chômage d'équilibre soit un peu en deçà de notre estimation de 4,5% mais vraiment un peu", a déclaré Saunders.

Jon Cunliffe, un vice-gouverneur de la BOE qui a voté contre la hausse, a dit qu'il partageait globalement les conclusions du MPC sur l'économie en général mais il a observé que les responsables de l'institut d'émission avaient des seuils de tolérance différents quant à une inflation qui dépasse l'objectif voulu.

Il a mis en avant des pressions inflationnistes internes faibles, des anticipations inflationnistes évoluant autour de leurs moyennes historiques, et souligné aussi que rien ne montrait qu'un sterling affaibli se traduise par une croissance salariale notable, l'un des fameux effets dits de second tour.

"Cela fait qu'il est possible d'attendre qu'il soit certain que les revalorisations salariales réagissent au taux de chômage conformément à nos prévisions avant de resserrer le crédit", a-t-il expliqué.

(David Milliken et Andry Bruce, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Joanny)

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