1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Australie et France signent leur colossal contrat pour 12 sous-marins
AFP11/02/2019 à 15:22

Photo du département de la Défense australien du Premier ministre australien Scott Morrison (c) avec le ministre de la Défense Christopher Pyne (g) et la ministre française de la Défense Florence Parly, le 11 février 2019 saluant la signature d'un contrat ( AUSTRALIA DEPARTMENT OF DEFENCE/AFP / Jay CRONAN )

Canberra et Paris ont formellement signé lundi leur "partenariat stratégique" impliquant un colossal contrat de 50 milliards de dollars australiens (35,42 milliards de dollars américains) pour la construction de 12 sous-marins destinés à la marine australienne, censé refléter les ambitions de l'Australie dans le Pacifique.

Le Premier ministre australien Scott Morrison a salué un "plan très ambitieux" lors d'une cérémonie à Canberra en présence de la ministre française des Armées, Florence Parly. Il a rappelé qu'il s'agissait là du "plus important investissement consenti en matière de défense en temps de paix par l'Australie".

Naval Group (ex-DCNS) avait été choisi en 2016 pour la livraison de ces 12 sous-marins nouvelle génération, remportant au terme d'années de négociations ce "contrat du siècle" qui est la pierre angulaire de ce partenariat franco-australien.

Le groupe naval est chargé de la conception et de la construction des douze navires et du chantier naval. Celle du premier bateau débutera avec la prochaine décennie, pour une première livraison en 2030.

Le contrat va créer environ 2.800 emplois en Australie, selon le Premier ministre de l'Etat d'Australie-Méridionale Steven Marshall, et occuper 500 personnes en France.

Certains critiques déplorent le fait qu'il ait tardé à être conclu car les eaux au nord et à l'est de l'Australie sont déjà le théâtre d'une âpre bataille d'influence entre les Etats-Unis, la Chine et les puissances régionales.

- "Beaucoup de confiance" -

Pékin a des prétentions territoriales sur l'essentiel de la mer de Chine méridionale, une zone de navigation vitale pour le commerce mondial.

Et la marine chinoise entend projeter l'influence du pays bien au-delà de ces eaux, et notamment dans le Pacifique Sud et Ouest, où l'Australie fut longtemps l'acteur dominant.

Les îles du Pacifique sont petites et moins vitales pour le fret maritime que la mer de Chine méridionale, mais leurs zones économiques constituent une vaste proportion des ressources maritimes mondiales.

Les spécialistes australiens des questions militaires espèrent que ces sous-marins permettront à l'Australie d'opposer une force de dissuasion crédible en cas d'action hostile.

"Il faut beaucoup de confiance de la part de l'Australie pour parier sur la France, et beaucoup de confiance de la part de la France pour partager avec l'Australie des compétences qui sont tellement au coeur de notre souveraineté, de notre autonomie stratégique et qui résultent d'investissements immenses pendant des décennies", a déclaré Mme Parly lors de la cérémonie devant le ministère australien de la Défense à Canberra.

Un sous-marin de classe Barracuda, à Cherbourg-Octeville (France),le 9 juillet 2017 ( AFP/Archives / CHARLY TRIBALLEAU )

Les futurs sous-marins australiens, de classe Barracuda de la Marine nationale, remplaceront les actuels Collins d'ancienne génération. Ils seront construits à Adélaïde (sud).

Mme Parly a salué la conclusion du partenariat à long terme, balayant les critiques relatives à la longueur des négociations.

"Derrière ces masses d'acier sombre, derrière ces bêtes sans yeux", a-t-elle dit, il y a une amitié, une communauté d'intérêts, une vision et un attachement commun au multilatéralisme.

Le PDG de Naval Group Hervé Guillou a affirmé que l'Australie avait choisi le sous-marin français pour son endurance, sa portée et sa supériorité acoustique.

"Nous avons aujourd'hui une offre aux Pays-Bas", a-t-il dit, en espérant que le succès australien soit un tremplin. "Cela nous donne aussi de la crédibilité pour d'autres offres pour de plus petits sous-marins comme en Inde, en Pologne, au Brésil et ainsi de suite."

Le Shortfin Barracuda Block 1A ( AFP / Nicholas MC ANALLY, Paz PIZARRO )

M. Guillou a confirmé que le premier sous-marin devrait entrer en service au début des années 2030, et le dernier au début des années 2040, pour un décommissionnement probable au début des années 2080.

Il a aussi indiqué que la création d'une coentreprise annoncée en octobre avec l'Italien Fincantieri devrait permettre aux deux groupes de se renforcer face à la concurrence.

"Si nous regardons les évolutions du marché, nous avons besoin que les acteurs européens s'unissent face aux nouveaux géants du marché, comme CSCC en Chine, OSK en Russie", a-t-il expliqué. "Nous devons prendre l'initiative pour nous renforcer avant les autres."

8 commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • M7403983
    11 février22:10

    Bon, soit !. Mais occuper 500 postes en France avec ce contrat, ce n'est tout de même pas la mer à boire. Enfin façon de parler pour des sous-marin ...

    Signaler un abus

  • m1234592
    11 février17:52

    j'espère que l'on ne cerra pas des effets très négatifs de la vente à perte par bidochon-macron de la filière turbine de Alsthom à GE. ....

    Signaler un abus

  • m1234592
    11 février17:47

    C'est un contrat initié ^par les équipes de Sarkozi et mis sous l'étouffoir par les équipes de bidochon.

    Signaler un abus

  • kozlow67
    11 février16:45

    gstorti.; ils n'auraient pas signé , tu aurais dit quoi???..; les jamaiscontent sont de sortie !

    Signaler un abus

  • p.cat1
    11 février16:11

    Je croyais naïvement que les Aussies étaient contre le nucléaire et la propulsion de la Classe Barracudea ( Suffren ) est .... je vous laisse deviner !

    Signaler un abus

Voir plus de commentaires

Signaler le commentaire

Fermer

Les Risques en Bourse

Fermer