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Au Venezuela, 800% d'inflation et chute de 19% du PIB en 2016
Reuters20/01/2017 à 23:24

    par Corina Pons 
    CARACAS, 20 janvier (Reuters) - Les prix à la consommation 
au Venezuela ont bondi de 800% en 2016 tandis que le produit 
intérieur brut (PIB) s'effondrait de 18,6% selon des chiffres 
provisoires établis par la banque centrale que Reuters a pu se 
procurer.  
    Il s'agit de la plus forte contraction de l'économie du pays 
depuis 13 ans et de l'inflation la plus élevée jamais 
enregistrée.  
    La chute des cours du baril a renvoyé le Venezuela, membre 
de l'Opep et ex-économie pétrolière florissante, à ses pires 
souvenirs de l'époque de la fin de l'URSS, avec des pénuries 
récurrentes de produits de base et une raréfaction des devises 
étrangères qui handicape l'ensemble de l'économie. 
    Le président Nicolas Maduro et son gouvernement expliquent 
cette situation par une "guerre économique" menée par leurs 
adversaires politiques avec le soutien des Etats-Unis. 
    La banque centrale, elle, a cessé de publier des 
statistiques mensuelles et trimestrielles.  
    Le secteur pétrolier, qui est pratiquement l'unique source 
de devises du pays, a vu son activité baisser de 12,7% l'an 
dernier selon un extrait d'un document rassemblant les 
statistiques 2016 que Reuters a pu consulter. Dans le secteur 
non-pétrolier, la contraction a atteint 19,5%. 
    Ces chiffres peuvent encore être corrigés avant d'être 
validés par le conseil d'administration de la banque centrale, 
a-t-on précisé de source directement informé de la procédure. 
     
    "CE CHIFFRE EST COMPLÈTEMENT FOU", DIT LE VICE-PRÉSIDENT 
    Le vice-président Ramon Lobo a émis des doutes sur la 
véracité du chiffre de l'inflation publié par Reuters, mais il 
s'est refusé à en donner un autre.  
    "Attendons que la banque centrale l'annonce, mais ce chiffre 
est complètement fou", a-t-il dit à des journalistes, tout en 
reconnaissant que l'économie était confrontée à une situation 
"difficile". 
    En 2015, le PIB vénézuélien s'était contracté de 5,7% et 
l'inflation avait été de 180,9%, toujours selon la banque 
centrale. 
    Pour Nicolas Maduro, l'inflation est la conséquence d'une 
manipulation spéculative des prix par des capitalistes sans 
scrupules, mais il assure les travailleurs ont vu leur situation 
s'améliorer en 2016 grâce à la hausse de 454% au total du 
salaire minimum.  
    "En un an, nous avons relevé à cinq reprises le salaire 
minimum et je dis aujourd'hui que (ces hausses) sont bien 
supérieures à l'inflation de 2016", a-t-il déclaré lors d'une 
conférence de presse en début de semaine, sans préciser 
l'ampleur de la hausse des prix. 
    Le contrôle des changes très strict imposé par Caracas 
empêche les entreprises de s'approvisionner en dollars, ce qui 
freine les importations et provoque des pénuries de matières 
premières, de pièces détachées et donc de produits finis. 
    La crainte de voir le Venezuela faire défaut sur sa dette 
extérieure s'est par ailleurs traduite par une envolée des 
rendements de ses obligations, les investisseurs exigeant en 
moyenne 21 points de pourcentage de plus que pour les emprunts 
du Trésor américain de même échéance.  
    Maduro a démenti des rumeurs de défaut de la compagnie 
pétrolière publique PDVSA sur sa dette. 
       
 
 (Marc Angrand pour le service français) 
 

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