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Attentats-Les enfants de plus en plus utilisés comme kamikazes

Reuters 23/08/2016 à 03:45
    par Patrick Markey 
    ISTANBUL, 23 août (Reuters) - Quand la police l'a épinglé 
dimanche dans une rue de Kirkouk, dans le nord de l'Irak, 
l'adolescent semblait apeuré. En lui retirant sa chemise, les 
policiers ont découvert une bombe de deux kilos enroulée autour 
de son corps maigrelet. 
    La veille à Gaziantep en Turquie, un autre jeune se faisait 
exploser au milieu des invités d'un mariage, a annoncé le 
président turc, faisant 51 morts, dont beaucoup d'enfants.  
    Si cette information devait être confirmée, ce serait la 
première fois qu'un enfant est utilisé comme bombe humaine en 
Turquie. Cette pratique s'est répandue dans un certain nombre de 
pays. Elle est notamment utilisée au Nigeria par Boko Haram. 
    En Afghanistan, les taliban ont recours depuis longtemps aux 
enfants. Un adolescent à bicyclette a explosé au quartier 
général de l'Otan à Kaboul en 2012, tuant six personnes. Deux 
ans plus tard, un autre adolescent s'est fait sauter au centre 
culturel français de la capitale afghane. 
    L'utilisation de mineurs par l'Etat islamique et d'autre 
groupes djihadistes est décrite comme étant de plus en plus 
fréquente par les spécialistes de ces phénomènes, soit pour 
regarnir leurs rangs décimés par la guerre, soit pour garder les 
adultes pour les combats sur le terrain ou tout simplement pour 
tromper la vigilance des forces de l'ordre. 
    En Afrique, Boko Haram repère les enfants déplacés ou de 
très jeunes filles qu'il kidnappe pour ensuite les transformer 
en kamikazes. En Irak et en Syrie, l'EI enrôle les enfants des 
villes conquises ou alors recrute des familles et endoctrine 
leurs enfants dans ses écoles ou ses camps. 
    L'Etat islamique en particulier sélectionne ses recrues 
mineures pour ses "Lionceaux du califat". Sur les réseaux 
sociaux, le groupe sunnite fondamentaliste publie des photos et 
des vidéos d'enfants en train d'être formés et endoctrinés en 
vue de mener des attentats ou des exécutions. 
     
    A LEUR INSU 
    "Le recrutement d'enfants dans la région est en 
augmentation", commente Juliette Touma, porte-parole de 
l'Unicef. "Les enfants jouent un rôle de plus en plus actif. Ils 
reçoivent une formation à l'utilisation des armes lourdes, à la 
gestion des points de passage sur les lignes de front. Ils sont 
utilisés comme tireurs embusqués et dans des cas extrêmes comme 
kamikazes." 
    On sait peu de choses sur le kamikaze du mariage à 
Gaziantep. Aucune revendication n'a été faite. Selon les 
déclarations faites dimanche par le président turc Recep Tayyip 
Erdogan, il aurait entre 12 et 14 ans et l'Etat islamique serait 
sans doute l'instigateur. Le Premier ministre turc Binali 
Yildirim s'est montré plus prudent lundi.  
    Il a estimé qu'il était trop tôt pour se prononcer sur 
l'auteur de l'attentat bien que, selon les forces de l'ordre, 
des témoins aient dit que le kamikaze était un enfant. 
    Les enquêteurs devront aussi déterminer si les 
commanditaires ont placé les explosifs sur le suspect à son insu 
et ont ensuite actionner le dispositif à distance. 
    Ce procédé a été utilisé en Irak, où des enfants et des 
adultes déficients mentaux ont été transformés en kamikazes à 
leur insu et envoyés sur des marchés ou des barrages avant que 
le matériel explosif placé sur eux ne soit actionné à distance. 
    Lors de l'attentat manqué de Kirkouk dimanche, on voit le 
garçon pleurer et crier sur les photos et sur les images des 
télévisions irakiennes alors qu'il est appréhendé par les forces 
de sécurité irakiennes près d'un bâtiment du ministère de 
l'Intérieur. 
    Selon les forces de l'ordre, le garçon est âgé de 16 ans. La 
presse affirme qu'il est beaucoup plus jeune. Il est de Mossoul, 
la zone urbaine la plus importante encore sous le contrôle de 
l'EI et que les forces irakiennes et kurdes ont entrepris de 
libérer avec l'appui des frappes aériennes américaines. 
     
    GUERRE PSYCHOLOGIQUE 
    D'après Hicham al Hachimi, qui conseille le gouvernement 
irakien sur l'Etat islamique, le mouvement a réactivé cette 
année sa Brigade des jeunesses du Ciel, après ses pertes sur le 
champ de bataille en Syrie et en Irak. 
    "Les adolescents sont plus faciles à recruter pour des 
missions suicide, particulièrement dans les moments de 
souffrance ou de désespoir quand ils ont perdu ceux qu'ils 
aiment", souligne Hicham al Hachimi. "Par ailleurs, ils attirent 
moins l'attention et moins les soupçons que les hommes adultes." 
    Des enfants recrutés par l'EI ayant réussi à s'échapper de 
son fief de Rakka en Syrie ont raconté comment on leur avait 
appris le maniement des armes et comment actionner une ceinture 
d'explosifs. 
    Selon une étude sur la propagande de l'EI à destination des 
enfants et des jeunes "martyrs" réalisée en février pour le 
Centre antiterroriste de l'académie militaire de West Point aux 
Etats-Unis, les attentats suicide impliquant des enfants ont été 
multipliés par trois entre janvier 2015 et janvier 2016. 
    "Ils représentent une forme efficace d'arme de guerre 
psychologique pour projeter la force, percer les défenses et 
semer la peur dans les coeurs des soldats ennemis", lit-on dans 
l'étude. "L'Etat islamique mobilise les enfants et les jeunes à 
un rythme alarmant." 
    Les attentats commis par des kamikazes enfants dans le 
nord-est du Nigeria, bastion de la secte Boko Haram, et au 
Cameroun, au Niger et au Tchad voisins ont quadruplé entre 2014 
et 2016, selon un rapport de l'Unicef publié en avril. 
    Une jeune Nigérianne de 12 ans appréhendée en mars dernier 
avec des explosifs au Cameroun a raconté à la police qu'elle 
avait été enlevée par Boko Haram après l'arrivée du groupe dans 
son village l'année précédente. 
    Selon le rapport de l'Unicef, près des deux tiers des 
enfants kamikazes répertoriés étaient des filles. Sur les six 
premiers mois de l'année, l'Unicef dit avoir noté 38 attentats 
perpétrés par des kamikazes mineurs en Afrique de l'Ouest. 
 
 (Avec Maher Chmaytelli à Bagdad, Dasha Afanasieva et Orhan 
Coksun à Ankara; Danielle Rouquié pour le service français) 
 

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