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Archéologie en mer: sur la piste de la Cordelière et du Regent, l'énigme de "Sud Minou 1"
AFP12/01/2019 à 10:33

Michel L'Hour, directeur du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm) lors d'une campagne de fouilles sous-marines, le 29 juin 2018 au large de Brest pour retrouver deux bateaux la Cordelière et le Régent ( AFP/Archives / Fred TANNEAU )

Une troisième épave, baptisée "Sud Minou 1", s'est invitée dans la campagne de fouilles sous-marines menées depuis 2018 au large de Brest pour rechercher la Cordelière et le Régent, deux des plus gros navires de l'époque, coulés dans une bataille navale au XVIe siècle.

"Nous avons peut-être trouvé mieux que la Cordelière et le Regent mais nous ne sommes pas encore capables de l'apprécier. Peut-être 2019 nous le révélera-t-il", a résumé Michel L'Hour, directeur du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm), lors d'une conférence de presse vendredi à Rennes.

La Cordelière, plus gros navire de la flotte bretonne sous Anne de Bretagne, et le Regent, fleuron de la marine anglaise sous Henri VIII, ont coulé en 1512 dans ce secteur après une âpre bataille qui s'est soldée par près de 2.000 morts, a-t-il rappelé.

La première campagne de fouilles à l'été 2018 n'a pu repérer ces deux navires mais elle a permis de découvrir une troisième épave en bois, brièvement repérée en 1975 mais non identifiée et oubliée depuis, celle d'"un très ancien navire commercial qui pourrait avoir sombré entre les XIVe et XVe siècle", a expliqué l'archéologue.

Un chercheur examine les données fournies par un sonar, le 29 juin 2018, au large de Brest lors d'une campagne de fouilles sous-marines pour rechercher les épaves de la Cordelière et du Regent, deux navires coulés au XVIe siècle ( AFP/Archives / Fred TANNEAU )

Il s'agit d'un navire de "plus de 30m de long et plus de 20m de large, construit à clins (par recouvrement des bordées, ndlr) et non armé". Lors d'une plongée en 2018, une poterie y a été découverte, datant a priori du "XIVe, XVe ou XVIe siècle", a précisé M. L'Hour.

Malheureusement, jusqu'à présent, aucun spécialiste européen en céramique n'a pu déterminer l'origine de cette pièce, ce qui laisse à penser qu'elle provient d'une zone géographiquement "extrêmement limitée" de production, a-t-il estimé. "A moins qu'il ne s'agisse d'une +pièce rapportée+", tombée ultérieurement dans l'épave sans lien avec elle, a-t-il évoqué.

- "Un jalon extrêmement important" -

Avec cette épave, "on est devant un jalon extrêmement important de la construction navale à cette période", a insisté M. L'Hour. Mais les recherches dans ce cas sont confrontées à une double difficulté: sa profondeur (entre 46 et 52m, selon les marées) et des courants exceptionnellement puissants.

Malgré les indices recueillis sur le site de cette dernière épave, baptisée "Sud Minou 1" en référence aux fortifications et au phare du même nom à l'entrée du goulet de Brest non loin desquels elle a été localisée, ce navire conserve jusqu'à présent son mystère que la prochaine campagne de fouille cherchera à élucider.

Deux chantiers seront à l'ordre du jour de cette campagne, prévue dans la deuxième quinzaine de juin pour environ trois à quatre semaines: "la poursuite de la recherche de la Cordelière et du Regent, ainsi que l'analyse et l'expertise de la troisième épave dont nous essaierons de déterminer la chronologie", a indiqué l'archéologue.

"Nous avons toujours pensé que ces deux navires seraient au-delà des 20m" de profondeur. Obstacle supplémentaire, ces épaves pourraient être ensevelies sous des mètres de sédiments, et réapparaître à la surface des fonds par périodes, tant les déplacements des bancs de sable sont importants dans ce secteur.

Cette année, "nous bénéficierons de nouveaux équipements encore plus performants qui nous permettront d'aller plus vite dans nos recherches", a fait valoir M. L'Hour. Il a souligné l'importance des apports d'institutions publiques (Ifremer, Shom, etc...) et de sociétés privées ainsi que des innovations stimulées par ces recherches, tant dans les domaines scientifiques qu'académiques.

La zone de recherche s'étend sur 27 km2 dans laquelle a été délimitée une zone restreinte de 10,4 km2. En 2018, 6 km2 ont été explorés mais, pour M. L'Hour, "sans +Sud Minou 1+", on aurait fait une dizaine de km2". La campagne de fouilles, menée en partenariat avec la région Bretagne, est prévue sur trois ans. "On s'est donné trois ans et on s'est donné les moyens pour trouver dans les trois ans", a-t-il ajouté, confiant.

8 commentaires

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  • brun3686
    14 janvier19:25

    même pas. juste un citoyen qui respecte l'histoire de son pays et accepte qu'une partie de ses impôts y soit consacrée. chacun son point de vue, mais arretez de penser que la culture, c'est pour les riches.

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  • g.cado
    14 janvier06:31

    @brun3686 : fonctionnaire retournez au musée...

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  • brun3686
    13 janvier21:00

    Ah pardon point Goodwin atteint un peu vite.

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  • brun3686
    13 janvier20:59

    Ouais, on oublie le passé, y compris les camps, les tranchées, les guerres de religion....

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  • g.cado
    13 janvier19:49

    @brun3686Un pays qui a 2200 milliards de dettes doit d'abord se tourner vers l'avenir. L'histoire elle est déjà connue. On n'a pas d'argent à gaspiller pour satisfaire l'égo des 2 ou 3 archéologues.

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