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Amazonie : dans l'Etat de Rondônia, des colonnes de fumée à perte de vue
AFP25/08/2019 à 19:27

Des volutes de fumée s'échappent d'arbres de la forêt amazonienne, le 24 août 2019 près de Boca do Acre, dans l'ouest du Brésil ( AFP / LULA SAMPAIO )

Des colonnes de fumée s'élèvent à perte de vue dans l'Etat brésilien de Rondônia, de grandes parcelles de terre n'ont plus un arbre et l'air est très lourd de l'odeur de brûlé : une partie de la forêt amazonienne se consume.

Des squelettes d'arbres calcinés fument encore parfois dans ces paysages de désolation que l'on retrouve dans de nombreuses régions du "poumon de la planète", ont constaté des journalistes de l'AFP au cours d'un survol de l'Etat de Rondônia.

Dans cet Etat frontalier de la Bolivie qui est l'un des plus touchés par les incendies incontrôlables, les habitants se plaignent d'avoir du mal à respirer avec la présence de ces gros nuages chargés de carbone.

"Cela fait 20 ans que j'habite ici et j'ai vu beaucoup d'incendies", dit Welis da Claiana, une habitante de 25 ans interrogée par l'AFP dans la capitale Porto Velho, "mais je n'ai jamais rien vu de tel".

"La fumée affecte 100% de notre vie quotidienne. On se lève le matin fatigués de respirer tout (ça)".

Cette femme explique que la fumée a poussé l'aéroport local à annuler certains vols. La compagnie de location de voitures pour laquelle elle travaille est menacée. 

"La visibilité (est) horrible", dit-elle, blâmant les grands prioritaires terriens, "personne ne peut plus rien faire".

Quand les flammes se sont rapprochées de sa maison, elle s'est calfeutrée. Mais elle a emmené d'urgence à l'hôpital sa fille qui avait des problèmes respiratoires. L'un de ses collègues a dû être hospitalisé pour la même raison.

Non loin de cette ville d'un demi-million d'habitants, le feu est en train de ravager de grands pans de terres victimes de la déforestation pour laisser la place à la culture du soja ou à l'élevage de bovins, des exportations-clés du Brésil.

Vue aérienne de secteurs brûlés de la forêt amazonienne, près de Porto Velho, le 24 août 2019 dans le nord-ouest du Brésil ( AFPAFP / CARLOS FABAL )

En dépit des colonnes noirâtres de fumée qui s'élèvent et limitent sérieusement la visibilité, on peut apercevoir des murs de flammes orange et brique qui progressent au sol.

Parfois, un seul arbre resté debout au milieu d'un paysage de cendres, mais totalement calciné, témoigne de la destruction en marche dans la plus grande forêt tropicale de la planète.

- La nuit en plein jour -

Près de la localité d'Abuna, ce sont des centaines d'arbres qui se dressent encore mais tous sont brûlés, dans un paysage sinistre aux couleurs grise et marron.

Certains, de plusieurs dizaines de mètres de hauteur, ont gardé leur feuillage alors que le sol est en feu. Mais ils sont blessés et finiront par mourir.

Ailleurs, dans l'Etat d'Acre, frontalier du Pérou, des images fournies par Greenpeace montrent un camion transportant d'immenses troncs d'arbres sur une route en terre, au milieu d'une zone calcinée.

Quand les troncs des arbres de 30 mètres sont emportés, le reste de la végétation est brûlé sur place et les incendies se propagent très vite pendant la saison sèche qui va durer jusqu'en octobre.

Dans la seule journée de samedi, 1.130 nouveaux foyers ont été enregistrés au Brésil, dont un peu plus de la moitié en Amazonie, selon l'Institut national de recherche spatiale (INPE).

"Cela s'aggrave d'année en année", dit à l'AFP Eliana Amorim à Porto Velho, "mais la prise de conscience n'augmente pas, elle", ajoute-t-elle, dénonçant la déforestation.

Des problèmes sanitaires, surtout respiratoires, ont été signalés dans diverses villes du Brésil ces derniers jours, en liaison avec les tonnes de carbone relâchées dans l'atmosphère par les incendies.

Et même Sao Paulo, la plus grande métropole brésilienne pourtant située à près de 2.000 kilomètres au sud de l'Amazonie, a vu la nuit tomber en plein jour lundi dernier.

amj-cf-pt/bds 

2 commentaires

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  • annelion
    26 août16:53

    Oui il faut et d'urgence prendre des mesures.La toute première devra être la limitation de la population

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