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« Alice et le maire », un conte rohmérien dans l'arène politique
Le Monde18/05/2019 à 03:04

Fabrice Luchini campe un maire socialiste de Lyon, rincé par trente ans de mandat et réveillé par une jeune normalienne jouée par Anaïs Demoustier. Un film lucide et subtil.

Quinzaine des réalisateurs On ne prétendra pas que la légendaire pusillanimité du cinéma français à l'égard de la représentation de la chose politique ait disparu. Du moins la trouve-t-on désormais écornée, de loin en loin, par d'excellents films. Le meilleur exemple reste, à cet égard, L'exercice de l'Etat (2011) de Pierre Schoeller. On lui adjoint sine die Alice et le maire de Nicolas Pariser, qui partage avec lui, sans jamais verser dans la naïveté, une vraie croyance dans le monde qu'il filme, ainsi qu'une bienfaisante suspension de l'aigreur ordinaire qui conduit sans coup férir à la disqualification du sujet.

Nicolas Pariser, 44 ans, ex-critique de cinéma, s'était déjà essayé avec talent dans son premier long-métrage, Le Grand jeu (2015), à la peinture romanesque d'une entreprise de déstabilisation du milieu gauchiste par une officine d'Etat.

Quittant le terrain de cette fantaisie du complot à la Jacques Rivette, le cinéaste se rapproche aujourd'hui d'Eric Rohmer - lequel avait signé, en 1993, L'arbre, le maire, et la médiathèque avec Fabrice Luchini - pour une petite leçon de morale politique, écologique et existentielle.

Luchini donc. Et la preuve ici réitérée de son immense talent, qui consiste pour partie à se défaire quand il le faut de lui-même, ce qui n'est pas une mince affaire. Il campe Paul Théraneau, maire socialiste de Lyon, à peu près rincé après trente ans de mandat, non encore tombé dans le cynisme, mais tournant à vide, en pilotage automatique.

Coa...

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