1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

A Mossoul, un attentat fait ressurgir les vieux démons

AFP09/11/2018 à 14:36

Des Irakiens inspectent le 9 novembre 2018 les dégâts causés par un attentat à la voiture piégée la veille à Mossoul, le premier à frapper cette ville du nord irakien depuis sa libération en juillet 2017 des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ( AFP / Zaid AL-OBEIDI )

"Avec la libération de Mossoul, on se disait que la sécurité était rétablie et, là, on revient au pire". Mossaab redoute comme d'autres Irakiens à Mossoul un retour de la terreur après un attentat meurtrier, le premier depuis le départ des jihadistes.

L'explosion jeudi soir d'une voiture piégée devant le célèbre restaurant Abou Leïla dans l'ouest de Mossoul, la grande ville du nord de l'Irak, a tué trois personnes et blessé 12, selon des sources médicales.

Pour les hommes politiques locaux comme pour les habitants, qui ont passé trois ans sous la férule du groupe jihadiste Etat islamique (EI), cet attentat est la preuve que la sécurité est encore fragile et que les cellules clandestines de l'EI n'ont pas dit leur dernier mot.

Mossaab, l'un des employés du restaurant, a été blessé dans l'attaque, comme en témoigne le pansement qui lui barre encore le front.

Evoquant les victimes, cet Irakien de 25 ans assure à l'AFP que certaines pourvoyaient seules aux besoins de leur famille. "Qui va les aider maintenant?", s'interroge-t-il.

- "Pas réussi à protéger Mossoul" -

Garée près de l'établissement, la voiture de Mossaab, qui refuse de donner son nom de famille, n'est plus qu'une carcasse carbonisée, comme tous les autres véhicules alentour.

"Cela faisait quatre ans que j'économisais pour l'acheter et elle s'est envolée en un clin d'oeil", se désole-t-il.

Pour Khoudeir Ali, 38 ans, venu en voisin sur les lieux de l'attaque où s'activaient vendredi des équipes de nettoyage, les responsables, ce sont les hommes politiques qui "n'ont pas réussi à protéger la ville".

Des forces de sécurité irakiennes présentes le 9 novembre 2018 devant le restaurant près duquel une voiture piégée a explosé la veille faisant trois morts ( AFP / Zaid AL-OBEIDI )

Le 10 juillet 2017, les autorités irakiennes ont annoncé en grandes pompes la libération de Mossoul du joug de l'EI qui a occupé la ville pendant trois ans. En décembre de la même année, elles ont proclamé avoir vaincu l'EI en le chassant de tous les centres urbains d'Irak.

Le groupe ultraradical conserve toutefois des cellules clandestines, notamment dans les zones montagneuses ou désertiques et le long de la frontière poreuse avec la Syrie, comme à l'ouest de Mossoul.

Il a revendiqué plusieurs attentats meurtriers en Irak. Aucun groupe n'a jusqu'ici clamé la responsabilité de celui de jeudi mais le commandement militaire irakien l'a qualifié de "terroriste", faisant indirectement référence à l'EI.

- "Corruption" -

"Tout ce que les responsables veulent ce sont des postes importants, ils nous ont dit: 'l'EI est fini', mais on a quand même eu une voiture piégée qui a visé des gens innocents", s'énerve Khoudeir Ali.

Les élus de Mossoul, de leur côté, accusent les forces de sécurité d'avoir failli. Alors qu'en soirée les responsables politiques du pays multipliaient les communiqués de condoléances, le député de Mossoul Ahmed al-Jarba y a ajouté une liste de doléances.

"Les raisons principales des actes terroristes sont la multiplication des centres de décision militaires", a-t-il dit. "Le commandement militaire (décide) d'un côté et le Hachd al-Chaabi de l'autre".

De plus, M. Jarba, comme d'autres responsables et habitants, a de nouveau mis en avant la "corruption", d'être derrière les failles de sécurité.

Les forces de sécurité annoncent très régulièrement l'arrestation de jihadistes présumés, des saisies d'armes ou d'argent et la découverte de tunnels ou de caches à Mossoul et dans l'ensemble de la province de Ninive.

0 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Signaler le commentaire

Fermer

Les Risques en Bourse

Fermer