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2022: Montebourg veut traduire en correctionnelle les imams appelant à "désobéir à la loi"
information fournie par AFP25/09/2021 à 17:55

L'ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg, candidat à l'élection présidentielle, à la fête de la Rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), le 25 septembre 2021  ( AFP / JEFF PACHOUD )

L'ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg, candidat à l'élection présidentielle, à la fête de la Rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), le 25 septembre 2021 ( AFP / JEFF PACHOUD )

Le candidat à la présidentielle Arnaud Montebourg a plaidé samedi pour "traduire en correctionnelle" les imams et "prédicateurs" qui appellent à désobéir à la loi française, tout en fustigeant le "télévangéliste" Eric Zemmour pour ses positions sur l'islam. 

"Nous n'accepterons jamais que l'islamisme politique impose à notre pays sa conception éducative et obscurantiste du monde, sa conception des relations entre les femmes et les hommes qui mettent en cause la neutralité du service public", a-t-il affirmé dans son discours à la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse. 

"Aujourd'hui, ce sont certains imams, heureusement très minoritaires, qui appellent à désobéir à la loi, des prédicateurs et individus qui intimident les femmes qui ne portent pas le voile à la convenance des hommes, qui doivent être traduits en correctionnelle", a affirmé l'ancien ministre.

L'ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg, candidat à l'élection présidentielle, arrive à la fête de la Rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), le 25 septembre 2021  ( AFP / JEFF PACHOUD )

L'ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg, candidat à l'élection présidentielle, arrive à la fête de la Rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), le 25 septembre 2021 ( AFP / JEFF PACHOUD )

"C'est dans la loi de 1905" sur la séparation de l'église et de l'Etat, pourquoi ne l'applique-t-on pas ?", s'est-il interrogé, promettant de "combattre pied à pied l'islamisme politique parce qu'il faudra le démanteler".

Dans son discours, il s'en est pris également à Eric Zemmour, qu'il a présenté sous les huées du public comme "un extrémiste à la mode, un télévangéliste qui bénéficie à l'année d'heures de télévision gratuites", pour sa proposition de "débaptiser les prénoms de consonance et d'origine étrangère".  

Rappelant que sa mère s'appelle Leïla, il a dénoncé cette volonté de "tri collectif d'une nouvelle administration +zemmourienne+ qui serait chargée de débaptiser ceux qu'elle juge arbitrairement comme bons ou mauvais Français". 

arz/grd/swi

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