1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

2006-2015, la décennie noire de l'industrie française

Reuters14/02/2018 à 19:22

2006-2015, LA DÉCENNIE NOIRE DE L'INDUSTRIE FRANÇAISE

PARIS (Reuters) - Quelque 27.300 établissements en moins, 530.000 emplois de perdus, l'Insee dresse mercredi dans une étude le bilan d'une décennie noire (2006-2015) pour l'industrie manufacturière française dont les maux, déjà apparents au début de la période, ont été exacerbés par la crise de 2008-2009.

Presque tous les secteurs d'activité ont été frappés, surtout le textile, le bois-papier-imprimerie, la sidérurgie ainsi que l'automobile. Seuls l'agroalimentaire et l'aéronautique ont résisté au repli général.

En décembre 2015, l'industrie manufacturière française comptait 123.300 établissements employeurs et 2,7 millions de salariés, soit respectivement 18% et 16% de moins qu'en 2006.

Sur la seule année 2009, au plus fort de la crise, elle a perdu 184.000 salariés.

Elle est le secteur qui a le plus souffert sur la période, loin devant la construction (9% d'établissements et 7% de salariés en moins sur 10 ans) et a été dépassée depuis 2009 par le commerce comme premier employeur du privé.

Par activité, les industries textiles et de l'habillement, un secteur composé pour l'essentiel de PME, ont perdu 35% de leurs effectifs entre 2006 et 2015, le bois-papier-imprimerie et le raffinage 26% et 27% respectivement chacun.

Autres secteurs sinistrés, la sidérurgie comme l'automobile ont vu leurs effectifs fondre de 28%.

A l'inverse, l'agroalimentaire, aujourd'hui le premier secteur de l'industrie manufacturière, a accusé une baisse très limitée (-0,4%) du nombre de ses salariés alors que la construction aéronautique et spatiale a enregistré une hausse de 24% des siens.

Par zones géographiques, le recul a été général sur le territoire national mais les zones d'emploi les plus touchées ont été le bassin parisien, le nord, l'est et le centre de la France.

L'OPTIMISME EST REVENU EN 2017

En 2015, l'industrie manufacturière ne représente plus de la moitié des salariés des secteurs marchands que dans neuf bassins d'emploi : Sablé-sur-Sarthe et La Ferté-Bernard (Sarthe), Segré (Maine-et-Loire), Issoudun (Indre), Ambert et Thiers (Puy-de-Dôme), Saint-Claude (Jura), Oyonnax (Ain), La Vallée de l'Arve (Haute-Savoie).

L'Insee rappelle que l'emploi salarié dans l'industrie est en repli depuis 1975 et que la part de l'industrie manufacturière dans la valeur ajoutée de l'ensemble de l'économie a été divisée par deux entre 1970 et 2014 et ce pour plusieurs raisons structurelles : gains de productivité, externalisation vers les services, concurrence étrangère accrue, délocalisations ou encore la déformation de la demande au profit des services.

Des statistiques parmi les plus récentes pourraient laisser penser que la situation a cessé de se dégrader.

Pour la première fois depuis 2009, les ouvertures de sites industriels ont été nettement plus nombreuses que les fermetures en France sur les huit premiers mois de 2017, même si le nombre d'emplois moyen des nouveaux établissements est en baisse, selon une étude publiée en septembre dernier.

Les chiffres de l'emploi salarié diffusés mardi par l'Insee montrent que, pour la première fois depuis le début des années 2000, l'industrie n'a quasiment pas détruit de postes au quatrième trimestre 2017 avec un solde négatif limité à -400.

Les enquêtes de conjoncture traduisent de plus un climat des affaires euphorique dans l'industrie, à son meilleur niveau depuis dix ans et avec des intentions d'embauche en hausse.

(Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

15 commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • PtiMinet
    15 février07:21

    Article intéressant qui permet de mettre en perspective. Comme d'habitude, il manque une analyse des causes (protection sociale, mais aussi productivité) et des pistes pour s'améliorer. Espérons que cela permette une prise de conscience. Mais sans analyse, nous n'aurons que des recherches de boucs émissaires (les fainéants, les taxes, les politiques, l'immigration ...) sans intérêt.

    Signaler un abus

  • rizriz
    15 février06:27

    Les 35 h en effet puis trop de taxes système social santé, retraite , chômage , public trop coûteux où est le minsitère de l'industrie si ce n'était un éphémère pathétique minis du red prod , aucune politique industrielle digne de ce nom, et l'euro rappelons que nous avons tjs dévalué / à l'Allemagne historiquement on va mourir à petit feu, lentement mais sûrement .

    Signaler un abus

  • M5441845
    15 février04:43

    L'effet des 35H a joué a plein. Merci Mme Aubry

    Signaler un abus

  • sibile
    14 février22:34

    la France n'est plus compétitive depuis bien longtemps

    Signaler un abus

  • gamma87
    14 février22:31

    toujours regarder les chiffres complet dispo sur pole emploi.org ;) tout est transparent, sauf que les journalistes n'en foutent pas une rame et vomissent seulement la catégorie A.avec 30% d'abattement forfaitaire sur leurs impots au passage.

    Signaler un abus

Voir plus de commentaires

Signaler le commentaire

Fermer

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.