Trump dit mener les "derniers efforts" en vue d'un accord avec l'Iran information fournie par AFP 09/06/2026 à 13:02
Le président américain Donald Trump a affirmé mardi que la diplomatie américaine menait les "derniers efforts" en vue de la conclusion d'un accord avec l'Iran, malgré la poursuite des frappes israéliennes au Liban.
"Nous sommes dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord", a-t-il assuré, évoquant un délai de "deux à trois jours" pour qu'il soit conclu.
Après 100 jours de guerre et l'entrée en vigueur le 8 avril d'un fragile cessez-le-feu, les explosions et alertes avaient de nouveau retenti à Téhéran et Tel-Aviv dimanche et lundi.
Les attaques ont tué deux militaires de la défense aérienne iranienne selon la télévision d'Etat, et fait 15 blessés dans le pays.
Donald Trump, qui cherche une sortie à ce conflit impopulaire aux Etats-Unis à l'approche des élections de mi-mandat, avait exhorté l'Iran et Israël à cesser "immédiatement" les hostilités.
Téhéran a d'abord annoncé l'arrêt de son opération militaire contre Israël, qui l'a ensuite imité. "A l'heure actuelle, les hostilités sur ce front ont cessé", a confirmé lundi soir le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
Signe d'accalmie, le principal aéroport international de Téhéran a annoncé tôt mardi un "retour à la normale" de ses conditions d'exploitation, au lendemain de la réouverture de l'espace aérien du pays, partiellement fermé entre dimanche et lundi.
En moins de 24 heures, l'Iran a tiré une trentaine de missiles contre Israël selon un responsable militaire israélien, en réponse à une frappe israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, dans laquelle deux personnes sont mortes et 20 ont été blessées.
Si les forces armées iraniennes ont annoncé "la cessation de l'opération" lundi à la mi-journée, elles ont également prévenu qu'en cas "de poursuite de l'agression et des hostilités, y compris dans le sud du Liban, des actions bien plus sévères et répressives qu'auparavant (seraient) entreprises".
Téhéran continue d'exiger que le Liban fasse partie d'un accord pour mettre fin à la guerre avec Israël et les Etats-Unis entamée le 28 février, ce que rejette Washington, qui souhaite aborder le dossier libanais dans un second temps.
"Lourde frappe" sur Tyr
Au Liban, la ville millénaire libanaise de Tyr a été visée mardi par une "lourde frappe" après un appel israélien à évacuer, selon l'agence nationale d'information libanaise (ANI).
Pour la première fois depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, le 2 mars, l'appel à évacuer concernait toute la ville, y compris le quartier chrétien où des habitants de Tyr et de localités voisines s'étaient réfugiés. Les riverains ont fui en masse, a constaté un correspondant de l'AFP sur place.
Lundi déjà, des frappes israéliennes avaient visé une quinzaine de localités dont Tyr, faisant 14 tués et plus d'une vingtaine de blessés, selon le gouvernement et la Croix-Rouge.
Le Hezbollah avait, lui, revendiqué de nouvelles attaques contre des forces israéliennes dans le sud du Liban - qui n'ont pas fait de blessés selon l'armée israélienne.
Le chef de l'armée libanaise, Rodolphe Haykal a discuté mardi de "la situation sécuritaire régionale" avec Asim Munir, son homologue au Pakistan - principal pays médiateur dans les pourparlers visant à mettre durablement fin à la guerre.
Selon son Premier ministre Shehbaz Sharif, un accord américano-iranien pour mettre fin à la guerre était "sur le point d'être conclu", lorsque de nouveaux combats entre l'Iran et Israël ont éclaté dimanche.
Alimentant les craintes d'une nouvelle extension du conflit, l'armée israélienne a annoncé tôt mardi avoir intercepté une "cible aérienne suspecte en provenance du Yémen", moins de 24 heures après que les rebelles houthis installés dans ce pays et alliés de l'Iran ont revendiqué une attaque contre Israël et décrété une interdiction de navigation israélienne en mer Rouge, autre voie maritime stratégique.
Dans ce contexte, les prix du pétrole, qui ont flambé ces dernières semaines en raison du blocage du détroit d'Ormuz, ont connu une accalmie après les propos de Donald Trump : en fin de matinée, le prix du baril de Brent de la mer du Nord perdait 2,33%, à 92,05 dollars.