Bangladesh : l'ex-Première ministre Zia en soins intensifs
information fournie par AFP 29/11/2025 à 15:19

Des personnes et des journalistes rassemblés devant l'hôpital Evercare où l'ancienne Première ministre Khaleda Zia est en soins intensifs, le 29 novembre 2025 à Dacca, au Bangladesh ( AFP / MUNIR UZ ZAMAN )

L'ex-Première ministre du Bangladesh Khaleda Zia a été admise aux soins intensifs d'un hôpital de Dacca samedi, ses proches et soutiens politiques demandant aux citoyens de prier pour son prompt rétablissement.

Mme Zia, 80 ans, a été hospitalisée le 23 novembre pour une infection pulmonaire. Un membre de son parti avait qualifié vendredi son état de "très critique".

"Khaleda Zia est en soins intensifs et les consultations de médecins sont en cours", a déclaré Ahmed Azam Khan, du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), à la presse devant l'hôpital samedi.

Selon le quotidien en anglais The Daily Star, l'ex-Première ministre a des "problèmes cardiaques, des affections du foie et des reins, du diabète, des problèmes pulmonaires, de l'arthrose et des affections oculaires".

Khaleda Zia, qui a exercé trois mandats de Premier ministre, a été emprisonnée pour corruption en 2018 sous le gouvernement de sa rivale Sheikh Hasina, qui lui a interdit de quitter le pays pour suivre un traitement médical.

Elle a été libérée l'an dernier, peu après le renvoi de Mme Hasina. Malgré son état de santé, elle a déclaré son intention de mener à nouveau campagne.

Des personnes prient pour le rétablissement de l'ancienne Première ministre Khaleda Zia devant l'hôpital Evercare où elle est en soins intensifs, le 29 novembre 2025 à Dacca, au Bangladesh ( AFP / Munir UZ ZAMAN )

Son fils aîné, Tarique Rahman, 60 ans, basé à Londres depuis 2008, a demandé au peuple bangladais de "continuer ses prières pour son prompt rétablissement", dans un message publié sur X.

Le chef du gouvernement par intérim Muhammad Yunus a déclaré pour sa part dans un communiqué que Khaleda Zia était "une source de grande inspiration pour la nation dans cette période de transition vers la démocratie", et estimé que son "rétablissement est très important pour le pays".