La donation est l'acte par lequel une personne (le "donateur") se dépouille gracieusement d'un ou plusieurs biens au profit d'un ou plusieurs bénéficiaires désignés ("donataire(s)"). La donation peut être faite entre époux, entre membres d'une même famille ou entre personnes sans lien de parenté. Son effet est souvent immédiat ("donation entre vifs") mais la donation peut également ne produire ses effets qu'au décès du donateur ("donation à cause de mort"). Donations entre vifs Il existe ainsi trois types de donations entre vifs :
Donations à cause de mort Le panel des donations à cause de mort s'est accru depuis le 1er janvier 2007. Il comporte :
Clauses Le donateur peut opérer un démembrement de propriété en se réservant l'usufruit du ou des biens qu'il donne. Une clause de réversion de l'usufruit au profit de son conjoint survivant peut également être insérée dans l'acte. Le donateur peut aussi imposer toutes sortes d'obligations aux donataires, qui, si elles ne sont pas respectées, peuvent entraîner la révocation de la donation. En effet, de manière générale, une donation entre vifs est irrévocable et définitive en dehors des trois cas suivants :
Traitement successoral La dévolution légale est une très forte limite à l'extension du champ des donations. L'ensemble des donations (excepté la donation au dernier vivant) doit en effet être réintroduit dans l'actif successoral afin de calculer les parts réservées par la loi à certains héritiers. C'est la "réunion fictive" des donations, réalisée dans tous les cas, sauf si le donataire est l'unique héritier réservataire. La valeur du bien donné (évaluation au jour du décès d'après l'état au jour de la donation) est ajoutée à l'actif net successoral. La somme obtenue correspond à la masse successorale à compter de laquelle sont calculées la réserve et la quotité disponible. Dans le cas où les parts réservées ne pourraient être assurées (somme des donations supérieure à la quotité disponible), il y a "réduction" des donations et versement consécutif d'une soulte par le donataire aux héritiers lésés. Par exception, seul le donataire qui n'était pas héritier présomptif au moment de la donation échappe à cette "indemnité de rapport". Néanmoins, depuis le 1er janvier 2007, tout héritier présomptif peut renoncer par avance à demander la réduction des donations qui empiéteraient sur sa part réservataire. Ce "pacte successoral" ("RAAR") doit indiquer l'identité de la personne au profit de laquelle la donation visée est faite. Parts de chaque héritier donataire La donation en avancement de part successorale est déduite de la part de l'héritier. La donation hors part successorale s'ajoute à la part de l'héritier.
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