|
|
Le
cas des indépendants non agricoles Le
cas des exploitants agricolesJusqu'à la loi du 11.02.94, dite "loi Madelin", les indépendants étaient dans une situation moins favorable que celle des salariés car ils ne pouvaient déduire de leur revenu imposable que :
La loi Madelin a partiellement modifié cette situation en alignant la position des indépendants non agricoles sur celle des salariés en matière fiscale. Cette loi n'est pas applicable aux exploitants agricoles. Cependant, ils bénéficient également d'un régime complémentaire de retraite facultatif accompagné d'une fiscalité également avantageuse. |
|||||||||||||||||
|
Le cas des indépendants non agricoles
Sont concernées les professions suivantes : les artisans,
commerçants et industriels, les membres des professions libérales,
ainsi que leur conjoint collaborateur.
Outre les cotisations aux régimes obligatoires, ces personnes peuvent déduire de leur bénéfice imposable, sous certaines conditions et dans certaines limites :
REMARQUE : ces cotisations étaient auparavant considérées comme une dépenses personnelle, librement acceptée par l'intéressé, donc non déductibles. Plusieurs conditions doivent impérativement être réunies :
Concernant les contrats de retraite complémentaire, ne sont déductibles que les primes des contrats offrant des prestations sous forme de rente viagère :
La contre-assurance décès est destinée à garantir le versement d'une rente viagère ou d'un capital correspondant au montant des primes versées par l'assuré, au profit du conjoint survivant, de ses enfants ou d'un tiers, en cas de décès de l'assuré. Dans cette hypothèse, la cotisation afférente à la contre-assurance décès n'est pas déductible. L'organisme de retraite ou d'assurance doit ventiler la part déductible et la part non déductible lors de l'adhésion au contrat et à chaque nouvel appel de prime ou cotisation.
(1) Sont également pris en compte les cotisations de retraite
complémentaire obligatoire pour la fraction excédant le
minimum obligatoire et, le cas échéant, l'abondement versé
sur un PERCO (plan d'épargne retraite collectif). Ces limites s'appliquent au montant total des primes et cotisations versées par l'indépendant et, le cas échéant, son conjoint collaborateur. Toutes les cotisations versées au titre des contrats qui ne remplissent pas ces conditions, ne sont pas déductibles. Sont notamment concernés les contrats :
REMARQUE : au plan social, les cotisations versées au titre des contrats de retraite et de prévoyance facultatives sont considérées comme un simple emploi de revenus et sont soumises en tant que tel aux charges sociales. Par exception, les cotisations versées au régime facultatif de retraite complémentaire des commerçants sont déductibles de l'assiette des cotisations d'assurance-vieillesse, d'allocations familiales et d'assurance maladie-maternité des non-salariés non agricoles. A titre transitoire et s'ils sont plus favorables, les anciens plafonds de déduction restent applicables jusqu'à l'imposition des revenus de 2010 aux versements effectués sur des contrats Madelin déjà souscrits au 25.09.2003.
(1) Plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 34 308 € pour 2009.
|
|||||||||||||||||
|
Le cas des exploitants agricoles
Outre les cotisations obligatoires, sont déductibles :
Les cotisations versées par le chef d'exploitation agricole au titre de certains contrats d'assurance de groupe souscrits en vue de la constitution d'une retraite complémentaire sont déductibles des bénéfices imposables à hauteur de la limite la plus élevée :
A titre transitoire et s'il est plus favorable, l'ancien plafond de déduction reste applicable jusqu'à l'imposition des revenus de 2010 aux versements effectués sur des contrats déjà souscrits au 25.09.2003, soit 7 % d'une somme égale à 3 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (plafond annuel de la Sécurité sociale = 34 308 € pour 2009). Ne sont pas déductibles toutes les autres cotisations facultatives versées notamment pour :
|
|||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||