Le protectionnisme ? La fausse bonne idée !
Thème de cet article : Commerce mondial : faut-il réhabiliter le protectionnisme?
Le protectionnisme consiste à "protéger" l'industrie nationale en érigeant des barrières à l'entrée sur le marché domestique (droits de douanes, normes diverses, TVA ciblée etc.) pour les produits étrangers concurrents. Les mesures protectionnistes peuvent être justifiées lorsqu'il s'agit de favoriser l'émergence d'une industrie nationale nouvelle par exemple (telle est, à l'origine, la justification principale du "concept" de protectionnisme). Mais ces mesures ne peuvent qu'être limitées dans le temps et -surtout- ne concerner que certains secteurs, produits ou services. Leur généralisation est donc une aberration. Le protectionnisme tous azimuts ne produira rien de bien : inflation, baisse des transferts de technologie, réduction des salaires, diminution des investissements, obsolescence industrielle etc. Aucune économie ne peut fonctionner sans une large circulation (entre les industries et entre les pays) des biens, des services, des personnes et des capitaux. : le protectionnisme (même à faible "dose") est une fausse bonne idée, historiquement datée, inadaptée aux réalités économiques du XXIème siècle. La France, et l'Europe, n'ont pas besoin de protectionnisme : elles ont besoin de croissance et d'emploi. Or, le protectionnisme consistant à renchérir le prix relatif des biens et services étrangers sur le marché domestique aura l'effet inverse. Il produira, à terme, une baisse de compétitivité de l'économie nationale, une diminution de la production nationale, une hausse du chômage et constituera une obstacle à la création de nouvelles industries et à l'extension des marchés.