L'euro : une vraie calamité !
Thème de cet article : Faut-il sauver l'Euro à tout prix ?
Lorsque je réfléchi sur l’euro et les raisons de notre faillite, j’ai des réponses du style :
« L'industrie automobile est l'équivalent de l'industrie sidérurgique des années 80, nous avons une surcapacité de production au niveau européen »
Ou encore :
« En quoi nos voitures françaises sont elles mieux que les chinoises, brésiliennes, ou indiennes ? A l'évidence pas suffisamment pour justifier nos différence de prix... »
Il ne s’agit pas de savoir si nos voitures sont meilleures que celles des chinois, ni de considérer si notre industrie est en surcapacité ou non, mais il s’agit de comprendre pourquoi Nissan a créé des usines en Angleterre et non en France, alors que ces usines travaillent à 80% pour l’exportation (ce ne sont donc pas des voitures destinées aux anglais).
Il s’agit de comprendre aussi pourquoi Peugeot ferme une usine en France et en créé au Brésil.
Pour l’Angleterre, c’est simple à comprendre : les anglais ont dévalué leur livre de 30%, et ils font tourner la planche à billets. Les conséquences sont que l’ouvrier anglais est plus compétitif que l’ouvrier français et que l’Angleterre emprunte sur les marchés à des taux aussi bas que les taux allemands. Nissan choisit donc l’Angleterre plutôt que la France.
Pour le Brésil, c’est aussi simple à comprendre : ils taxent à 30% les véhicules construits en dehors du Mercosur. Cette taxation se fait dans le cadre de l’OMC (petite précision pour ceux qui pensent que nous ne pourrions pas, à cause de l’OMC, taxer certains produits importés si nous le souhaitions). Peugeot choisit donc le Brésil plutôt que la France.
Pourquoi ne faisons-nous pas pareil ?
L’économie est une guerre, il faut se battre avec ses armes.
Les anglais et les brésiliens ont gardé leur souveraineté et leur monnaie et ils en usent pour défendre leurs intérêts, et c’est de bonne guerre.
Et nous que faisons-nous ?
Il faudrait nous battre aussi pour que Nissan choisisse la France plutôt que l’Angleterre, et que Peugeot choisisse la France plutôt que le Brésil.
Mais nous ne pouvons pas nous battre. Pourquoi ? Parce que nous n’avons plus nos armes économiques : nous n’avons plus notre souveraineté, nous n’avons plus de monnaie (elle appartient aux allemands), et nous sommes là, comme des c… à attendre que Merkel nous donne l’autorisation lorsque nous voulons bouger un petit doigt !!!
Et elle ne donne cette autorisation, de bouger un petit doigt, que si c’est dans l’intérêt des allemands (pas l’intérêt des français, non, l’intérêt des allemands, uniquement l’intérêt des allemands !!).
Vous trouvez ça intelligent ?
La France en faillite, c’est quand même bien de notre faute.
- r.edavni il y a 11 mois
Ce sont les Allemands qui paient le plus, sans eux le reste de l'Europe serait en faillite ! Un peu de respect pour des gens qui travaillent et qui vont sauver la Grèce de leur mer.de.
- gepadtun il y a 11 mois
La récession mondiale est donc due à l'euro selon ton raisonnement. Même au Royaume uni, aux US en Australie etc..
Ca ne serait pas parce qu'on a prêté trop de thunes à des pékins pour acheter des parpaings (et des voitures) par hasard ? - M7650121 il y a 11 mois
Ce rassemblement c'est l'UPR dirigé par l'inspecteur général des finance Francois Asselineau, depuis 2007 il s'appuis sur des prix Nobel d'eco (Stiglitz, Krugman et le seul francais M.Allais) pour dire que les premiers à sortir de l'union monétaire seront ceux qui s'en sortirons le mieux. Il existe un moyen légal de se tirer, c'est l'article 50 du TFUE qui en donne les modalités, il y a donc une façon juridiquement propre de se défaire de l'empire.
- M7650121 il y a 11 mois
C'est pour ça que le seul parti qui propose vraiment une solution élégante pour sortir de l'EU soit completement banni des média.
- lvidalen il y a 11 mois
L'Europe en 2012, c'est comme l'Algérie en 1958 : il faut en sortir mais la classe politique n'ose pas et ne sait pas comment faire... Jusqu'à la crise finale où la solution s'imposera d'elle - même et où un leader se détachera du lot pour mener l'opération.
- M3462735 il y a 11 mois
@gdumas1, si je vous comprend il me reste plus qu'à me faire hara kiri! Pourquoi continuer à faire des enfants si nous sommes incapable de leur donner un avenir? Les allemands l'ont bien compris puisqu'ils se font hara kiri par leur démographie. Si l'exemple à suivre est l'Allemagne alors il va falloir qu'on passe par la case vasectomie car nos femmes pondent trop! :)
- gdumas1 il y a 11 mois
Cette comparaison est pertinente car elle nous parle de notre compétitivité à environnement similaire, sans aller se chercher des excuses de l'autre côté de la Manche ou de l'Atlantique. Et là, le verdict est sans appel: nous sommes seuls à blâmer pour notre faillite.
- gdumas1 il y a 11 mois
L'exemple de l'automobile me semble assez mal choisi pour tout dire, surtout lorsqu'on parle de l'Angleterre qui a quasiment détruit tout son tissu industriel. Je préfère prendre l'exemple allemand, où des travailleurs utilisant la même monnaie que nous réussissent à fabriquer des voitures qui se vendent dans le monde entier, avec des gains de parts de marché régulières.
- M3462735 il y a 11 mois
Nos politiques vont être confronter au paradoxe du faire et durer. Si je fais je mécontente et ne suis pas réélu, si je ne fais pas j'amplifie la crise et le mécontentement pour ne pas être réélu. Nous sommes donc une séquence politique perdante à tous les coups! C'est dommage que la droite ne l'est pas compris au moins elle aurait eu une utilité historique.