Comment produire et acheter Français ?
Thème de cet article : Produire et acheter français : une nécessité?
Le titre du sujet suggère l'idée qu'il faudrait peut-être que le consommateur choisisse d'acheter Français, non pas par intérêt personnel, mais dans le but de participer à la défense de l'appareil productif national. En d'autre termes, le consommateur devrait être un consommateur militant, un conso-acteur, et non plus un simple consommateur. Et ce changement d'attitude devrait permettre de résoudre un certain nombre de problèmes, comme la réduction de notre déficit commercial et de notre déficit public par des mécanismes que tout économiste amateur connaît et qu'il est inutile de détailler.
C'est en tout cas l'objet du présent débat.
Notre société en général et notre économie basée en grande partie sur la consommation en particulier repose sur une théorie du datant du siècle dernier : l'individu sert son intérêt particulier, et ce faisant, il servira l'intérêt général. C'est là le point de vue d'un certain Adam SMITH, repris par Friedman, sur lequel repose en grande partie notre économie. Un point de vue contesté et contestable, certes, mais pas entièrement faux : un entrepreneur cherche à s'enrichir, mais, ce faisant, développe une activité, créé des emplois.
La consommation n'échappe pas à cette règle.
Le consommateur répond à un besoin ou à une envie, il fait ce faisant tourner l'économie. Il cherche les meilleurs rapport qualité/prix, permettant d'éliminer les vendeurs non compétitifs, et contribuant à l'établissement de prix d'équilibre.
L'acceptation de la théorie selon laquelle les intérêts individuels se coordonnent spontanément pour servir l'intérêt général justifie l'individualisme, et l'acceptation par la société toute entière du fait que chacun est libre de consommer ce que bon lui semble. Et nous pouvons le vérifier tous les jours : personne ne vous taxe de profiteur ou de mauvais citoyen parce que vous achetez telle ou telle marque. Si c'était dans le rayon, c'est bien que j'ai le droit de l'acheter, n'est-ce pas ?
Que cela vous plaise ou non, cette théorie fait partie des fondations du modèle économique occidental. Fondation bancale ou fondation du futur, mais fondation tout de même.
La reconfiguration économique du monde, avec une Chine qui produit à bas prix, inonde le marché occidental avec des produits à bas prix, provoquant la destruction massive d'emplois, semble remettre en cause, au moins en partie, cette conception des choses. En cherchant son intérêt particulier, à savoir les prix les plus bas, le consommateur a contribué aux destructions d'emplois. Il a donc finalement oeuvré contre l'intérêt général.
Si l'on reformule le sujet du débat, "produire et acheter Français, une nécessité ?", il est suggéré aux consommateurs et aux industriels de renoncer à leur intérêt particulier direct pour contribuer à la défense de l'intérêt collectif. En d'autre termes, Adam SMITH et Milton Friedmann, bye bye.
Si il est tout à fait permis de ne pas être Friedmanien, il n'en est pas moins intellectuellement malhonnête de balayer sans autre forme de procès la pensée d'un prix Nobel d'économie. Je ne le ferai pas sans avoir pris la peine d'imaginer ce que nous aurait répondu Milton Friedmann si il était encore parmi nous.
Friedmann nous dirait probablement : "le marché va s'auto-réguler !"
Certes, encore faut-il savoir comment... J'ai bien quelques éléments, mais de là à prétendre que cela suffira à faire repartir l'économie occidentale, il y a un pas que je ne franchirais pas. Voici tout de même ce qui peut nous faire penser que la tendance à la délocalisation ne peut pas se poursuivre indéfiniment.
A ma connaissance, peu de gens contestent que l'augmentation des prix du pétrole suit une tendance lourde depuis l'après-guerre, et que cette tendance ne peut que se poursuivre. Les autres matières premières semblent suivre.
On peut toujours entrer dans l'éternel débat sur la date d'épuisement des réserves mondiales de tel ou tel matériau. Reste-t-il 10, 20 ou 100 ans de pétrole ? Impossible à dire. Cela dépend de la consommation future, des découvertes de gisements à venir. Des données qui ne sont pas à notre disposition.
Toujours est-il que le baril est à 90$ actuellement. Il y a encore 10 ans, on parlait de choc pétrolier quand le baril montait à 40$. Aujourd'hui, on parlerait de chute vertigineuse des cours, si le baril revenait à ce même montant. D'ici à 2020, la norme, ce sera 150 ou 200$ le baril.
La conséquence de cela, c'est que le coût du transport va augmenter. Il est aujourd'hui rentable de fabriquer des chemises en Chine et les importer par bateau, quitte à en faire venir d'urgence par avion pour éviter la rupture de stock consécutive à un problème logistique quelconque.
Cela n'est rentable que parce que le coût du transport est encore raisonnable. Mais c'est de moins en moins le cas. Déjà à l'heure actuelle, un phénomène apparaît -timidement- : les relocalisations. Si il reste plus intéressant de produire ailleurs, il est désormais couteux de résoudre les problèmes logistique avec des avions cargo, d'où l'utilité de disposer d'unités de production en Europe.
L'autre point qui peut nous faire espérer une auto-régulation, c'est la faible augmentation, voire la baisse des salaires en occident. Les salaires en France n'augmentent pas, si on les pondère par l'inflation. Même en Allemagne, ils stagnent. En Chine et en Europe de l'est, ils augmentent. Viendra donc bien un moment où l'avantage de ces pays sera perdu. Ceci étant, l'histoire ne dit pas encore quand, ni combien de milliards de dollars et d'euros le gouvernement Chinois aura dans ses coffres à ce moment là... Sans doute assez pour garder pendant longtemps un avantage décisif.
L'auto-régulation, si tant est qu'elle arrive un jour, risque fort de prendre des décennies. Voila une perspective bien peu réjouissante, qui pose une question : faut-il s'accrocher aux théories Fiedmanniennes, et attendre une -hypothétique ?- auto-régulation, ou les remettre en cause ? Dans ce second cas, comment ?
Comme déjà expliqué, le titre de l'article propose implicitement la conversion des consommateurs en conso-acteurs ou consommateurs militants, selon la terminologie que vous préférez. Comme toute action militante, la consommation militante nécessite un investissement volontaire de la part de celui qui la pratique. Un investissement à plusieurs points de vue :
> Investissement financier : le consommateur-militant accepte de payer plus cher ce qu'il achète, le made in France étant souvent plus cher.
> Investissement en temps : le consommateur-militant doit se renseigner sur la provenance de produit.
Pas ailleurs, l'investissement ne peut être que volontaire, puisque à moins de remettre en cause les principes de libre concurrence, chacun reste libre d'acheter Français ou pas.
Dans ces conditions, il est à craindre que le mouvement "made in France" ne fasse pas long feu. Peut-être faîtes-vous partie des gens qui peuvent se permettre d'acheter 10 ou 20% plus cher sans que cela n'ait de conséquences sur votre niveau de vie. Tant mieux pour vous, et, rassurez-vous, je ne vous parlerais pas des pauvres RMIstes ou SMICards qui ne parviennent pas à boucler les fins de mois. Parlons simplement des salariés qui gagnent entre 1500 et 2500€/mois, qui pourraient, certes, payer plus cher pour du made in France, mais qui devrait pour cela se priver de certains loisirs, des vacances, acheter une voiture plus modeste...
Ces salariés-là peuvent-ils faire l'effort d'acheter Français ? Oui, probablement.
Le feront-ils ? Pour la plupart, non, certainement pas, pas au quotidien.
Dans le discours, ils défendront le made in France corps et âme. Dans la pratique, quand il faudra choisir entre le made in France et les vacances au ski... D'autant moins que dans une société individualiste comme celle-ci, rien ne vous empêche d'aller unilatéralement acheter du made in China, et de laisser les autres faire l'effort. Pour couronner le tout, il n'y a pas, en France, d'associations de consommateurs puissantes, comme c'est le cas aux USA.
Vous l'aurez compris, la conso-action, la consommation militante, je n'y crois pas vraiment.
Le raisonnement se transpose quasiment à l'identique aux entreprises qui vendent : produire Français, c'est sacrifier le chiffre d'affaires et/ou sacrifier ses marges. Là encore, des "petits malins" iront produire en Chine et vendront aux petits malins qui préfèrent garder leur niveau de vie. Les dindons de la farce seront les consommateurs militants.
Le marché ne va donc pas spontanément vers une production/consommation locale (en tout cas pas à court terme), par conséquent, pour produire et acheter Français, il faut une intervention de l'état.
La solution historique, intuitive, ce sont les droits de douane. Aujourd'hui, elle est impossible à mettre directement en oeuvre, mondialisation et directives européennes oblige, mais le gouvernement précédent voulait le faire indirectement, avec sa TVA sociale. Taxer tous les produits et baisser les charges sociales, le but est clair : plus de taxes sur les produits importés, moins sur le made in France, il s'agit bien là d'une mesure protectionniste. Seul problème : plus de TVA => hausse des prix => coût de la vie plus élevé => hausse de salaires nécessaire. Ce dernier maillon de la chaîne n'aurait peut-être pas été complété, d'où l'opposition rencontrée par la réforme qui, tout bien considéré, est en effet discutable.
Mais ce principe d'action consistant à contourner les lois sur le libre échange pourrait permettre de remettre le protectionnisme au goût du jour. Les possibilités étant en effet infinies : taxe sur le transport aérien pour raisons écologiques, embargo sur les chaussures made in Vietnam au motif qu'elles sont fabriquées par des enfants, taxe sur les voitures de luxe (qui frapperont naturellement Audi, BMW, et pas PSA et Renault). La réhabilitation du protectionnisme n'est qu'une question de volonté, contourner Maastrich n'étant pas forcément très compliqué. La situation serait moins simple si la fiscalité était la seule solution. Mais il y en a une autre : les barrières à l'entrée, le protectionnisme à la Chinoise.
Avez-vous déjà essayé d'exporter en Chine ?
Je vous assure, c'est un cauchemar.
Il y a d'abord les droits de douane, comme partout dans le monde sauf en union européenne. Ils ne sont à mon avis pas plus élevés qu'ailleurs, ou alors pas de beaucoup. Mais une fois les droits de douanes payés, les ennuis ne font que commencer. La marchandise va d'abord être bloquée dans un port en attendant que d'innombrables démarches administratives soient terminées. Il faudra probablement verser des pots de vin un peu partout rien que pour pouvoir faire sortir la marchandise du port. Et ensuite, il faudra encore arroser les autorités locales pour pouvoir s'implanter quelque part. Un véritable parcours du combattant que bien des exportateurs évitent en nouant des partenariats avec les Chinois. L'ennui, c'est qu'il faut partager la marge.
Bien évidement, le gouvernement Chinois est conscient de l'existence des barrières à l'entrée, du fait que la corruption en est une. C'est la raison pour laquelle la lutte contre la corruption en
Chine n'est pas une priorité. Plus de corruption voudrait dire aussi augmentation des importations. Ce qui pourrait être vu comme un fléau est devenu la plus formidable barrière protectionniste. On peut dire au G20 à Ju Jin Tao qu'il doit baisser/supprimer tel ou tel droit de douane si il veut que le made in China entre lui aussi librement en Europe et USA. Mais comment voulez-vous lui dire qu'il doit baisser la corruption pour bénéficier d'une réduction de droits de douanes en occident ?
Ce qui marche en Chine peut fonctionner ici, pas exactement de la même manière, certes, mais on peut installer des barrières à l'entrée. Je n'envisage pas sérieusement d'instaurer un système corrompu, mais par contre, je vois très bien un renforcement des contrôles dans les ports marchands, avec mise sous scellé régulière. Autant de contraintes qui augmenteront le coût final des produits importés. Avoir des chemises à 1€, c'est bien joli, mais si elles restent bloquées au Havre pendant 6 mois, croyez-vous que les consommateurs vont attendre que les douanes aient fini de contrôler les tissus pour faire les soldes ? Aucune chance.
Tout ceci pour expliquer que le protectionnisme, on peut y revenir, malgré Maastricht, malgré le FMI et malgré l'Europe. Si les moyens directs sont illégaux, les moyens détournés sont légion. C'est une question de volonté, une question de choix, c'est une décision que nous pouvons prendre ou non.
Reste à savoir si c'est une bonne idée d'opter pour le protectionnisme.
Faut-il revenir sur les principes du libre échange, qui est devenu cette dernière décennie l'un des piliers de l'économie Européenne ?
Il ne faut pas tomber dans la phobie des importations. Tous les produits importés ne sont pas des produits à bas prix qui déciment notre système industriel. Nous importons des matières premières, du matériel qui nous sert à produire nous-mêmes d'autres biens... que nous allons ré-exporter !
Rétablir les barrières à l'importation dans un monde où les économies sont interdépendantes, c'est perturber gravement le fonctionnement d'un mécanisme économique. J'écrivais plus haut, quand j'expliquais qu'il était possible de créer une barrière en gênant les importateurs avec des contrôles, qu'il était bien beau d'acheter des chemises à 1€ si c'était pour qu'elles restent bloquées au Havre en pleine période de solde.
Il est bien évident que si on adopte ce type de stratégie, l'entreprise qui aura acheté un composant électronique à Singapour sera également bloquée dans son travail, et ne pourra livrer à temps son client Américain. Peut-être me direz-vous qu'elle peut s'épargner ces ennuis en achetant Français. Encore faut-il que le composant électronique en question existe en France. Autant acheter des chemises made in France est possible, autant acheter un composant électronique un peu particulier en France est impossible.
Le rétablissement de barrières à nos frontières n'est donc pas la solution miracle à tous les problèmes, c'est même une solution qui risque de créer plus de problèmes que cela n'en résoudra. Du moins si la barrière n'est pas sélective.
Mettre en place une barrière sélective efficace et qui protège réellement les intérêts nationaux serait relativement compliqué. Quel type de marchandise doit être frappé et comment ? Une première solution serait de s'attaquer aux produits finis uniquement. Reste à définir ce qu'est un produit fini. On peut aussi s'attaquer à tout ce que l'on produit ou pourrait produire en France. L'ennui principal étant que comme les droits de douanes sont interdits par l'Europe, le protectionnisme doit se faire par des moyens détournés qui ne permettent pas de manière simple de décider d'augmenter le prix de tel produit de tant et pas tel autre, comme le permettaient nos défunts droits de douanes.
Il est à craindre que ce système soit compliqué à mettre en place et devienne une usine à gaz de plus dans l'appareil public. Difficile à contrôler et à faire évoluer, notre machine protectionniste risquerait d'être un gouffre financier. Même en admettant que l'on parvienne à la rendre efficace, je suis sceptique quand au bien-fondé de ce type de machinerie.
Si l'on choisit de ne pas mettre de barrières à l'importation, il faut trouver une autre solution pour produire et acheter Français. Je n'ai pas de solution radicale, mais deux pistes qui peuvent permettre de venir en aide au made in France.
1/ La banque publique.
Une proposition de l'actuel président. L'énorme inconvénient d'un système bancaire entièrement privé étant que rien ni personne ne décide de financer telle ou telle industrie, tel ou tel secteur.
Une banque privée, comme toute entreprise privée, cherche à faire des bénéfices. Ce n'est pas un organisme de charité, ni un organisme publique. Une banque prête si elle estime que c'est financièrement intéressant, et on ne peut pas lui en tenir rigueur. La conséquence, ce fut le crédit crunch de 2008-2009. Des entreprises saines financièrement ont coulé par centaines parce qu'elles n'ont pas eu un prêt relais, un financement de fond de roulement... Si la banque d'état avait été là, ce phénomène n'aurait pas eu lieu, car elle aurait décidé que telle entreprise est saine, et doit par conséquent être financée, au besoin par l'état, qui devient une sorte de prêteur en dernier ressort pour toute entreprise.
2/ La vente directe.
Mon impression est que la vente directe se développe un peu depuis quelques années. Vraisemblablement sous l'impulsion de paysans pratiquant l'agriculture biologique. Hélas, bien souvent, le but est purement marketing. Cependant, la vente directe peut avoir une pertinence économique. Tout simplement parce que chaque intermédiaire prend une marge, qui sert à financer la gestion et le transport des marchandises. L'équation actuelle est celle-ci :
Prix de sortie d'usine en Chine + coût du transport Chine-France + coût de mise en vente
- noaction il y a 5 mois
ceux qui pensent ainsi , ont oublié que la France a voté au parlement (l'UMP) le traité européen ! ! ils faut donc consommer EUROPEEN ! un referendum sur le mariage pour tous et pas sur..... ce traité.... Illogique ! !
- pylenoir il y a 10 mois
J'ajoute : 2 719 mots sur 229 lignes, 17 058 caractères et auquel on ne peut répondre qu'en 500 caractères...
Un article ne devrait pas dépasser 1000 caractères cela obligerait les participants à faire un effort préalable de réflexion, de synthèse et d'information (Internet est là pour celà aussi).
- pylenoir il y a 10 mois
il n'y a pas de débat : voilà une aimable forumeur qui nous balance 2 719 mots sur 229 lignes et auquel on ne peut répondre qu'en 500 caractères.
Le nombre de sujets abordés, la méconnaissance évidente, excusable, de nombre de règles de base de fonctionnement des économies sont tels que c'est une éducation à faire.
Toute situation complexe ne peut avoir une solution simple ... cela se saurait n'en déplaise aux bonimenteurs doctrinaires de gauche.
- frenchto il y a 10 mois
pour produire Français il faut en être fiers comme les Japonais ou les Allemands et on a du chemin à faire. Il faut aussi s'en donner les moyens en réduisant les charges sociales en les basculant vers la TVA. C'est tout un programme. Mais on n'a pas de stratégie
- M3462735 il y a 10 mois
Vous me semblez un peu perdu dans vos réflexions. Dans ce cas je ne peux que vous conseillez de lire l'ouvrage d'Alain Soral "Comprendre l'empire", cela vous aidera à interpréter la dynamique actuelle qui n'est pas le fruit du hasard. Bonne lecture à vous.
- mariusb il y a 10 mois
Déjà oui : identifier les conducteurs est un problème. Pour moi, il n'y a pas vraiment de conducteur qui dispose des clef pour agir. Le système est fait de telle manière que personne ne le contrôle.
Et pour la question des motivations, c'est encore un autre problème : ceux qui peuvent avoir une certaine influence sur le cours des choses n'ont pas forcément intérêt à œuvrer. Ils cherchent à obtenir des promotions, garder leur planque... - M3462735 il y a 10 mois
Je ne vous donnerai pas ma réponse car y répondre par vous même participe à votre processus d'appropriation intellectuel. Néanmoins la démarche consiste à identifier le conducteur car ce n'est pas trivial et ensuite comprendre ses motivations.
J'accepte que ma réponse peut me faire passer pour un uluberlu néanmoins comprendre nécessite un effort et peu de personnes sont prêtes à le faire. Nous sommes trop habitué au "fast food" de la pensée. A vous de décider bien amicalement. - M3462735 il y a 10 mois
Si nous sommes passagers d'un véhicule qui fonce dans un mur, alors votre approche consiste à crier par la fenêtre qu'il faut tourner pour l'éviter. Moi je cherche à comprendre pourquoi le conducteur ne voit pas le mur ou pire qu'il voit le voit mais ne fait rien! Je sais que mon approche est un peu atypique mais il me semble que c'est la seule qui est un sens, le reste c'est de la discussion de salon objet de ce forum! L'autisme consiste à refuser d'interroger le conducteur.
- mariusb il y a 10 mois
Nous sommes deux forumeurs qui discutons le soir sur boursorama donc, non, je ne crois pas que ce que nous pensons change grand chose aux faits et aux croyances des uns et des autres... Mais en quoi est-ce de l'autisme de ma part ?