Nous méritons mieux qu'une gesticulation estivale.
Thème de cet article : Plan social chez PSA Peugeot Citroën : l'Etat doit-il intervenir ?
L'automobile n'est pas un produit ordinaire pour deux raisons majeures :
d'une part elle comporte une forte pression fiscale en valeur qu'elle soit directe TVA, frais d'immatriculation ou indirecte notamment par le biais des aides bonus, primes à la casse ou des pénalités malus, sans oublier la manne financière des PV, des péages et de la taxation sur les carburants.
Sur ce plan la présence et la pression de l'état et forte et permanente.
D'autre part la distribution des véhicules neufs fait l'objet d'un règlement d'exemption de l'Europe qui accorde aux concessionnaires des droits et devoirs spécifiques.
Ces deux points démontrent que l'état est en permanence "au contact" de l'automobile.
Depuis 30 ans de nombreuses commissions parlementaires ont été mises en place sur le devenir de l'industrie automobile.
Enfin il faut se rappeler que le plan d'aides financières dispensé par la France à Renault et Peugeot lors de la crise financière (simultanément aux banques) prévoyait une interdiction de fermer toute usine.
Ce qui est en cause aujourd'hui est donc une résultante de la politique de l'état et d'un changement d'orientation.
Le ministre du redressement productif s'agite et dénonce une erreur de stratégie. La belle affaire quelle stratégie propose t-il ? de quelles compétences est-il entouré ? Pourquoi accable t-il un groupe dont l'erreur majeure aura été depuis les années 80 de privilégier les investissements en France et une résistance à la délocalisation.
Quand aux véhicules électriques dont le gouvernement met en avant un prétendu avenir il suffit de constater la faiblesse récurrente des immatriculations pour se convaincre. Dans ce domaine on ne devrait pas oublier non plus l'expérience de La Rochelle à la fin des années 80 ou Renault Peugeot et EDF s'étaient associés à grand renfort d'investissement dans une expérience qui a montré ses limites. Depuis les consommateurs ont toujours été attentifs à la faiblesse de l'autonomie des batteries. Sur ce point l'évolution de la technologie en 15 ans et plus que laborieuse.
En résumé si la question de l'intervention de l'état ne ne pose pas puisqu'il intervient en permanence en pas seulement en France, c'est sur la forme et le fond que l'on devrait s'attendre à une véritable coopération intelligente plutôt qu'a des imprécations, des coups de mentons et autres postures protestataires.
La fiscalité, la place de l'automobile au cœur des villes, la politique de transport sont des sujets de fond qui impactent les français au quotidien. Nous méritons mieux qu'une gesticulation estivale.
- dgui2 il y a 10 mois
De plus: les prêts accordés par l'Etat lors de la crise de 2008 ayant été remboursés, ne peut-on pas considérer que l'interdiction de fermer une usine devient caduque ???
- M3645620 il y a 10 mois
c est vrai, mais vous ne parlez pas non plus des aspects négatifs de cette industrie qui justifient largement la fiscalité en place
