BULLETIN DU MATIN: 20 mai 2011 20/05/2011 07:57
Les Bourses européennes devraient ouvrir en légère hausse
DJ Eurostoxx 50 2.890,60 points +0,81%
CAC 40 4.027,74 points +1,25%
DAX 30 7.358,23 points +0,75%
FTSE 100 5.955,99 points +0,55%
SMI 6.557,95 points +0,35%
AEX 350,84 points +0,50%
BEL 20 2.717,02 points +0,60%
IBEX 35 10.376,80 points +0,32%
DJIA 12.605,32 points +0,36%
Nasdaq 2.823,31 points +0,30%
S&P 500 1.343,60 points +0,22%
Nikkei 225 9.612,35 points -0,09% (en séance)
Cours de change à 06h50
Variation par rapport au cours à 23h50
USD/JPY 81,63 0,00%
EUR/USD 1,4316 +0,06%
EUR/JPY 116,91 +0,12%
ACTIONS
Les marchés d'actions européens devraient ouvrir en légère hausse vendredi, les investisseurs adoptant une approche plus favorable au risque.
IG Markets voit le FTSE ouvrir en hausse de 18 points, à 5.974 points, tandis que le DAX devrait gagner 25 points, à 7.383 points, et le CAC 2 points, à 4.030 points.
La hausse de l'appétit pour le risque est liée à plusieurs facteurs, notamment un phénomène d'achats à bon compte après les pertes enregistrées depuis le début du mois, la vigueur des cours des matières premières et le succès de l'introduction en Bourse de Glencore, explique Joshua Raymond, stratégiste chez City Index.
Les contrats à terme américains s'inscrivent en légère hausse vendredi. Wall Street a clôturé dans le vert pour la deuxième séance consécutive jeudi, sous l'effet de l'optimisme généré par la forte progression du titre LinkedIn lors de son premier jour de cotation.
Les investisseurs estiment que l'envolée du titre est un signe positif pour les introductions en Bourse à venir. LinkedIn a bondi de 109% jeudi, à 94,25 dollars.
OBLIGATIONS
Bunds et Gilts pourraient présenter un tableau contrasté vendredi à l'ouverture, alors que les investisseurs se demandent si la crise de la dette de la zone euro s'est suffisamment calmée pour qu'ils puissent réduire leurs positions sur le marché des emprunts d'Etat.
Nomura s'interroge sur la pérennité de l'actuelle hausse des marchés obligataires et s'attend à ce que le Bund à dix ans affiche un rendement de 3,40% au cours des trois prochains mois. Bien que la baisse récente des cours des matières premières justifie une diminution des anticipations d'inflation, une amélioration de l'économie de la zone euro permettrait à la Banque centrale européenne de resserrer davantage sa politique monétaire, note la banque. Cependant, les Etats périphériques de la région restent une source importante de volatilité et les rendements des Bunds pourraient être sous pression jusqu'à ce qu'un plan plus complet pour la Grèce soit annoncé, précise Nomura.
La BCE a averti qu'elle pourrait cesser d'apporter des fonds aux banques grecques en cas de restructuration de la dette du pays, ce qui marque une escalade de ce qui n'était auparavant que des différends en coulisse avec les gouvernements de la zone euro sur le meilleur moyen de résoudre la crise budgétaire grecque.
Par ailleurs, le fonds d'urgence de la zone euro devrait reporter sa prochaine émission obligataire pour le plan de sauvetage accordé à l'Irlande par l'Union européenne et le Fonds monétaire international jusqu'à ce que l'impasse sur le taux d'intérêt des prêts irlandais soit résolue, rapporte vendredi le journal Irish Times, en citant des sources anonymes.
Les obligations d'Etat américaines évoluent peu vendredi. Jeudi, la parution d'un trio d'indicateurs économiques moroses a progressivement dissipé l'effet négatif sur le marché obligataire des chiffres favorables des inscriptions au chômage, permettant aux emprunts d'Etat américains d'opérer une reprise tardive.
Selon Thomas di Galoma, qui dirige le département emprunts d'Etat de Oppenheimer & Co., "le marché a besoin de se consolider un peu après le vaste mouvement de hausse des prix qui a fait tomber les rendements".
Les adjudications de titres du Trésor prévues la semaine prochaine devraient commencer à peser sur les obligations d'Etat américaines lundi. Le Trésor américain a annoncé jeudi matin qu'il émettrait 99 milliards de dollars de titres à deux, cinq et sept ans la semaine prochaine.
CHANGES
Les principales paires de devises évoluent peu vendredi, alors que le marché porte son attention sur les différentiels de taux d'intérêt.
La morosité des statistiques américaines continue de plaider en faveur d'une politique monétaire ultra-accommodante aux Etats-Unis, ce qui pèse sur le dollar au profit de devises présentant des perspectives de taux plus attrayantes.
Selon Douglas Borthwick, directeur général de Faros Trading, la Réserve fédérale pourrait, dans ce contexte, ne pas relever ses taux avant 2012, voire même 2013.
Gertrude Tumpel-Gugerell, membre du directoire de la Banque centrale européenne, a déclaré jeudi que la banque centrale devait abandonner ses mesures non conventionnelles de politique monétaire à mesure que les conditions financières s'améliorent, signalant ainsi des hausses de taux à venir.
Les craintes liées à la dette souveraine limitent actuellement la hausse de l'euro à 1,43 dollar, explique Omer Esiner, analyste en chef pour les marchés chez Commonwealth Foreign Exchange, mais la monnaie unique devrait trouver un support à 1,40 dollar.
PETROLE
Les cours pétroliers ont rebondi vendredi pendant la séance en Asie, soutenus par des achats à bon compte après la forte baisse de jeudi, notent des analystes.
Vers 7h00, le contrat de référence de New York, sur le brut léger doux pour livraison en juillet, affichait une hausse de 30 cents, à 99,23 dollars le baril. A 6h00, le contrat sur le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet gagnait 13 cents, à 111,55 dollars.
Le brut a chuté jeudi après un avertissement de l'Agence internationale de l'énergie sur l'éventuel impact de la hausse des cours du pétrole sur la croissance économique mondiale. L'AIE a appelé les pays producteurs de pétrole à résoudre ce problème en augmentant leur production.