Faites le plein dénergie à bas prix avec Séchilienne-Sidec
Par Denis Sarget, le 30 mars 2010
Voilà une action qui pourrait rebondir. Après un pic en 2007 à 62 euros, le cours de Séchilienne-Sidec est à la peine. Le titre a baissé au cours dune année 2009 pourtant marquée par un rebond des marchés, et son parcours en 2010 est franchement calamiteux, avec déjà une chute de près de 20% depuis le début de lannée.
Séchilienne-Sidec a cependant de quoi séduire. Ce producteur français délectricité exploite des centrales thermiques de moyenne puissance, situées dans les départements doutre-mer (Antilles et Réunion) ainsi quà lîle Maurice.
La société, indépendante, se présente également comme une valeur verte, car elle sest largement diversifiée dans les énergies renouvelables. Leader de la filière biomasse, lentreprise produit ainsi de lélectricité à partir de la bagasse, matière issue de la canne à sucre. Elle exploite également des parcs éoliens en France métropolitaine et des installations dénergie photovoltaïque en Europe et dans les DOM.
En cette période de crise, Séchilienne-Sidec disposait donc, a priori, dun profil des plus rassurants, alliant sécurité et croissance. Lénergie reste un bien de première nécessité, et les besoins en la matière ne peuvent que croître au cours des prochaines années. De plus, les préoccupations écologiques deviennent primordiales. Face aux ressources fossiles polluantes, les énergies renouvelables, dont la société sest fait une spécialité, sont largement aidées par les pouvoirs publics et disposent dun potentiel de croissance important.
Mais, rapporte Le Revenu, cette excellente image a été, ces derniers temps, quelque peu ternie par des incidents à répétition dans les centrales du groupe.
La liste de ces dysfonctionnements est longue : de nombreuses pannes ont eu lieu dans différentes unités de production, outre-mer, et des grèves ont éclaté à la Guadeloupe et à la Réunion, provoquant larrêt momentané de certaines centrales. Des conditions de vent peu favorables ont également perturbé la productivité des installations éoliennes. Surtout, le coût du charbon a baissé ; or, les tarifs de lélectricité de Séchilienne-Sidec sont précisément, par contrat, indexés sur le prix de cette matière fossile.
Dans ces conditions, il nest guère étonnant que, en 2009, le chiffre daffaires (244 millions deuros) ait baissé de 20%. Les résultats financiers, non encore publiés, ne seront, estime à juste titre Le Revenu, sûrement pas très bons. Le confortable bénéfice net de 2008 (61 millions deuros) devrait se retrouver sérieusement raboté. Mais lhebdomadaire, qui recommande la valeur à lachat, estime que la sanction des marchés est trop sévère. Cette avalanche de mauvaises nouvelles, qui ont plombé le cours de laction, ne devrait, en principe, pas se reproduire et les comptes, après une année 2009 difficile, devraient safficher en net redressement à lavenir. La valorisation actuelle de la société ne reflète pas le retour à une activité redevenue normale, et encore moins ses excellentes perspectives. Séchilienne-Sidec disposait, au 31 décembre 2009, dune solide capacité de production installée de 601 MW. Plus de 10% de ce montant concernait lexploitation des activités éolienne et photovoltaïque, en très forte augmentation, avec une progression marquée du parc existant.
De nouvelles capacités de production sont en cours de construction. La société ne manque pas de dynamisme. De 2004 à 2008, le chiffre daffaires a ainsi été multiplié pratiquement par six !
Le cours relativement modique de Séchilienne-Sidec paraît une bonne opportunité pour se placer sur cette entreprise davenir