ETF ET OPCVM : Sélectivité sur les Emergents...
"Prudence et Sélectivité sur les Emergents" (Dorval Finance)
Les perspectives boursières des pays émergents restent attractives à moyen terme mais la nécessaire phase d'ajustement doit inciter à la prudence en ce début d'année estime Sophie Chauvellier, gérante de fonds de fonds chez Dorval Finance.
Après une très forte année de rebond en 2009, la performance des marchés émergents en 2010 a été plus modérée à près de 25% en euros, dont +10% en devises locales.
Plusieurs constats simposent :
- une part significative des gains pour le porteur dactifs émergents en zone euro résulte en réalité de lappréciation du dollar par rapport à leuro ;
- la décote relative des marchés émergents vis-à-vis des pays développés à quasiment disparu alors quelle était de 30% pendant la crise ;
- une nette discrimination sest créée au sein des zones et des pays, caractérisée par une surperformance des petits pays tels que la Thaïlande, le Chili ou la Turquie et une sous-performance marquée de grands-pays tels que la Brésil et la Chine ;
- les flux de capitaux privés internationaux à destination des marchés émergents (actions et taux) continuent de progresser à plus de 700 milliards de dollars en 2010.
Lactualité des pays émergents est dorénavant dominée par les problématiques de surchauffe et de résurgence des tensions inflationnistes, à lexception notable des pays de lEst, après deux années de forte reprise économique. La réponse des autorités monétaires est donc logiquement celle dun resserrement, que ce soit via des hausses de taux, ou une limitation des octrois de prêts par les banques afin de ne pas attirer davantage dentrée de capitaux spéculatifs.
A ce titre, la Chine est aujourdhui au centre des interrogations au regard de son rôle moteur sur léchiquier économique international. Linflation a progressé rapidement ces derniers mois pour atteindre 5.1% en glissement annuel en novembre sur fond de hausse des prix des matières premières, notamment agricoles, mais aussi des salaires et devrait atteindre son pic au printemps 2011. Les autorités monétaires, qui ont annoncé leur deuxième hausse de taux le jour de Noël, devraient poursuivre leur phase de resserrement monétaire début 2011.
Ce contexte de retrait de liquidités pèsera encore sur la performance des actifs chinois mais également sur ceux des pays dans sa mouvance, dont le Brésil et un certain nombre de pays dAsie du Sud-Est.
Lamélioration des perspectives économiques américaines, si elle devait se confirmer dans les mois à venir, plaide en faveur dune surperformance relative des pays dont les économies lui sont liées tels que le Mexique, la Corée, Taiwan, voire la Russie (via le pétrole).
De même, lEurope de lEst, encore très décotée, pourrait bénéficier dune amélioration de la demande en provenance de lEurope.
Cette année, outre les risques liés à la mise en place de politiques monétaires plus contraignantes, la zone reste sensible boursièrement à lévolution de la donne internationale, et ce dautant plus quelle ne présente plus de décote de valorisation.
Loptimisme reste de mise sur les perspectives de la zone à moyen terme. Nous pensons toutefois que la nécessaire phase dajustement que traversent les pays émergents justifie davantage de prudence en ce début dannée. La conjonction du resserrement des conditions monétaires dans ces pays, de lappréciation de leurs devises, de la hausse de la structure de coûts des entreprises locales, limitera dans un premier temps le potentiel de révision en hausse des résultats attendus, même si la croissance économique restera forte. Nous continuerons donc à être très sélectifs dans notre allocation Pays Emergents cette année.
redaction@boursorama.fr
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ?
Connectez-vous
Pas encore membre ?
Devenez membre gratuitement
21 réponses
07 janvier 2011 •12:25l'europe de l'Est reste le dernier bastion des émergents encore prenable - sa décote est notoire, et au prochain coup de grisou sur l'économie asiatique, les capitaux risquent d'affluer sur cette région, notamment la Russie
- 07 janvier 2011 •14:48
(NEWSManagers.com) - Dans le contexte d'une croissance économique mondiale dynamique (4,2% selon les estimations du FMI) mais marquée par de fortes disparités, la société de gestion Dorval Finance anticipe pour 2011 un glissement des opportunités d'investissement des taux vers les actions, ainsi qu'un rééquilibrage des pays émergents vers les pays développés, dont l'Europe aujourd'hui très décotée.
L'équipe de gestion anticipe une poursuite de la remontée des taux longs, partant de niveaux historiquement bas. Ce mouvement, traduisant une tendance économique meilleure qu'anticipé dans les pays développés, devrait conduire à une réduction de la prime de risque sur les actions et favoriser une réallocation des investissements vers cette classe d'actifs.
En termes de choix géographique, Dorval préconise un rééquilibrage en faveur des pays développés. Le potentiel de révision en hausse des anticipations de croissance ainsi que la forte décote de valorisation conduit à favoriser les actions européennes, hors secteur bancaire dont les perspectives sont dégradées et peu visibles.
Au sein de la zone, les gérants privilégient les entreprises exportatrices qui devraient continuer à bénéficier de la demande en provenance des pays émergents, notamment sur les secteurs des biens d'équipement, du luxe et de la consommation premium.
Un des thèmes centraux de 2011 sera en effet celui du retour des entreprises au travers des investissements et des fusions-acquisitions. Les sociétés ont un niveau de génération de cash historiquement élevé qui soutiendra à la fois les biens d'équipement et les fusions-acquisitions internationales qui devraient se maintenir à un haut niveau, voire s'accélérer.
Sur les marchés émergents, Dorval Finance conserve en revanche une position prudente en 2011 principalement pour des raisons de valorisation. La conjonction du resserrement des conditions monétaires dans ces pays, de l'appréciation de leurs devises, de la hausse de la structure de coûts des entreprises locales, limitera dans un premier temps le potentiel de révision en hausse des résultats attendus, même si la croissance économique restera forte. - 07 janvier 2011 •15:16
Tout n'est pas si rose pour les pays émergents
Par gp le vendredi, janvier 7 2011, 10:29 -
Lannée 2011 débute et tous les investisseurs ont les yeux rivés sur leur rétroviseur. Sans surprise, les bourses émergentes affichent les gains annuels les plus spectaculaires :
+61,29% (en euro) pour le MSCI Thaïlande, +51,68% pour le MSCI Chili ou encore +41,71% pour le MSCI Malaysie.
Même sils savent que « les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs », certains épargnants nhésiteront pourtant pas à prendre pied sur ces marchés exotiques. Au risque, malheureusement pour eux, de sexposer à une possible déconvenue.
Si les professionnels de la gestion ont depuis plusieurs années les yeux de Chimène pour les bourses émergentes, ce début dannée 2011 tranche avec la confiance généralement affichée.
Chantre de la gestion patrimoniale et par conséquent investisseur prudent et averti, Louis Bert, le président de Dorval Finance, est lun des tout premiers à lancer un signal de prudence sur ces bourses lointaines. Daprès lui, la décote entre bourses des pays développés et marchés émergents a aujourdhui disparu. Etant donné la qualité de certaines entreprises cotées en Occident, il nest pas exclu quun certain nombre dinvestisseurs internationaux reviennent dans cette partie du monde.
Ce revirement lui semble dautant plus probable que les pays émergents sont aujourdhui à la croisée des chemins. Selon les derniers chiffres publiés, leur rythme de croissance économique a fléchi au cours du quatrième trimestre 2010. En cause ici, la fin du cycle de restockage des entreprises à travers le monde et la fragile santé des Etats-Unis et de lEurope.
A cela vient sajouter un problème de taille pour ces tigres du nouveau monde, celui de linflation. Le redémarrage de lactivité économique a notamment eu pour conséquence une hausse des cours des matières premières.
Cette inflation importée conduit dores et déjà les gouvernements des pays émergents à durcir leur politique monétaire. Pis encore, elle les place face à un dilemme.
Avec cette nouvelle donne, ils ne peuvent désormais plus mener une politique monétaire indépendante tout en maintenant une libre circulation des capitaux et un taux de change fixe. A terme, il leur faudra choisir entre laisser leur monnaie sapprécier ou maintenir leur arrimage au dollar. La seconde solution revenant à laisser senvoler les prix.
Particulièrement délicat, le pilotage de la politique monétaire sera donc suivi de très près par les investisseurs internationaux, notamment en Chine, au Brésil et dans les pays dAsie du Sud-Est.
Après tout en effet, lun des possibles effets pervers de la politique monétaire expansionniste américaine pourrait être une poursuite de la hausse du prix des matières premières dans un contexte de ralentissement de la croissance des pays émergents. Dans ce scenario pessimiste, la stagflation serait tout proche...
Non, vraiment, lannée 2011 ne sannonce pas comme la plus facile pour les placements dans les pays émergents. - 08 janvier 2011 •18:03
2010, la belle année des sicav
Les sicav investies sur les pays émergents ont notamment affiché d'excellents résultats, avec une hausse moyenne de plus de 27%.
En 2010, les sicav ont réservé de bonnes surprises aux épargnants. Les fonds investis en actions françaises, par exemple, ont rapporté 7,5% en moyenne et ceux dédiés à la zone euro, 4,69%, selon Europerformance*. D'autres affichent des résultats plus spectaculaires encore. Ainsi, les fonds spécialisés sur les petites et moyennes valeurs françaises ont bondi de 19% (20,91% pour ceux qui investissent sur la zone euro). «Beaucoup de ces entreprises sont très bien positionnées pour profiter du dynamisme des pays étrangers, émergents notamment. Elles ont fait de très beaux parcours boursiers», souligne Alain Zeitouni, chez Barclays Wealth Managers. Succès aussi pour les fonds «actions américaines». Ils ont gagné plus de 24% (et même plus de 34% pour ceux dédiés aux petites capitalisations).«A la performance du marché américain s'est ajouté un effet de change positif pour les investisseurs européens, avec l'appréciation du dollar face à l'euro», note Alain Zeitouni. La palme revient aux marchés émergents. Les sicav investies sur ces pays ont affiché en moyenne une hausse de plus de 27%. Déception en revanche pour les sicav obligataires. Victimes de la remontée des taux d'intérêt, celles investies en obligations de la zone euro terminent l'année en petite forme (+1,46%).
*Performances au 24 décembre. - 11 janvier 2011 •10:39
Carmignac renforce son expertise sur les marchés émergents :
(NEWSManagers.com) -
Carmignac Gestion a annoncé le 5 janvier le recrutement début janvier d'Alan Gao en qualité d'analyste Asie, spécialisé sur la Chine en particulier. Avant de rejoindre la société de gestion de la Place Vendôme, Alan Gao était analyste crédit au sein de la société de gestion alternative CQS, où il couvrait l' ensemble des marchés asiatiques, actions et obligations.
Avec l' arrivée d' Alan Gao, Carmignac Gestion poursuit le renforcement de son équipe actions émergentes, désormais composée de quatre personnes, sous la responsabilité de Simon Pickard. Au sein de l' équipe, Xavier Hovasse, analyste sur les marchés d' Amérique latine, d' Afrique et du Moyen&" 8208;Orient, co&" 8208;gérera également le fonds Carmignac Emerging Discovery avec Simon Pickard. David Park, jusqu' ici analyste Asie, se concentrera sur l' Inde, la Corée et les marchés d' Asie du Sud&" 8208;Est.
L' équipe actions européennes est renforcée en parallèle. Jordan Cvetanovski cède la co-gestion du fonds Carmignac Emerging Discovery et se concentre sur la gamme actions européennes avec la gestion du fonds Euro Entrepreneurs et la cogestion du fonds Carmignac Grande Europe, auquel Samir Essafri contribue depuis son arrivée en novembre.
info NEWSManagers - 13 janvier 2011 •08:21
Montée en puissance des marchés émergents (HSBC Global AM) :
(AOF / Funds) - "La crise mondiale devrait consacrer la transition d'un monde dominé par les économies du G7 vers une réalité d'après-crise marquée par la montée en puissance des marchés émergents. S'il est vrai que la croissance mondiale devrait atteindre des niveaux inférieurs à ceux d'avant la crise, on devrait constater des disparités entre les taux de croissance", relève Philip Poole de HSBC Global AM.
"La plupart des pays d'Asie ainsi qu'une partie de l'Amérique du Sud devraient continuer à exceller, grâce à des situations démographiques relativement favorables et à de solides bilans qui leur confèrent la flexibilité nécessaire pour accroître leur endettement, au lieu de le réduire. Les prévisions de croissance des marchés développés pourraient en revanche décevoir. L'endettement élevé des secteurs publics et privés, une croissance démographique médiocre, le financement insuffisant des systèmes de retraite laissent présager une croissance économique anémique."
"Ce nouveau monde imposera également des défis aux marchés émergents et, si l'écart de croissance avec les pays développés devait se maintenir, exigera de leur part la mise en place d'un nouveau modèle de croissance davantage ciblé sur la croissance intérieure, en particulier la consommation. De nombreux pays disposent toujours d'une certaine marge de manoeuvre pour accroître leurs investissements de manière efficace. Ce dernier trait devrait déterminer le niveau futur de la demande intérieure d'un certain nombre de nations émergentes, l'Inde, la Russie et l'Indonésie constituant à cet égard de bons exemples."
"Dans la plupart des pays d'Asie, le découplage vis-à-vis de la baisse d'activité des pays développés devrait à terme exiger des changements structurels afin de doper la consommation intérieure. D'autre part, les politiques visant à réduire l'épargne et à stimuler la consommation des ménages requièrent habituellement une longue période de gestation."
"Des économies comme la Chine sont actuellement en train de prendre des mesures pour accomplir cette transition, et si la croissance de la Chine dépasse celle de ses partenaires commerciaux, l'excédent de sa balance commerciale devrait finir par se rétrécir en termes de pourcentage du PIB. Ce processus devrait toutefois prendre du temps. Dans ce monde en changement, les marchés risquent d'être volatiles et les cycles économiques plus courts qu'à l'accoutumée, d'autant que les dirigeants politiques ont moins de marge de manoeuvre pour les ajuster et les allonger."
"L'avenir devrait continuer d'être marqué par une alternance entre les poussées d'aversion au risque et d'appétit pour le risque. La prévision de ces cycles d'investissement devrait constituer un aspect de plus en plus important de la gestion de fortune. Globalement, si cette mutation structurelle annoncée de l'économie mondiale devrait favoriser les économies émergentes, elle devrait également faire apparaître des gagnants et des perdants aussi bien dans le bloc des pays émergents que dans celui des pays développés. Les stratégies d'investissement qui en résulteront devront donc englober les deux."
"Du point de vue des actions, la tendance au fléchissement de la croissance devrait être associée au ralentissement de la croissance des bénéfices. Toutefois, on devrait constater des différences importantes entre la performance des marchés émergents et celle des marchés développés. Le désendettement mis en place dans les pays développés devrait être lourd de conséquences pour les sociétés qui y sont implantées."
"Pour faire chuter les déficits du secteur public, il faudrait réduire à montant égal les flux financiers du secteur public, dans la mesure où la somme des flux financiers totaux des deux secteurs doit être égale à zéro. Les conséquences pour les actions semblent se traduire par une baisse des multiples moyens dans les pays développés. Les valorisations des marchés émergents devraient surperformer aussi bien leurs valorisations historiques que celles des marchés développés."
"La redistribution des cartes de l'économie mondiale devrait provoquer un renforcement de la consommation des marchés émergents. Les investisseurs doivent identifier dans le monde entier les secteurs et les sociétés les plus/les moins performantes du fait de cette tendance et orienter le biais de leurs portefeuilles de manière à surpondérer/sous-pondérer (vente) en conséquence."
"Compte tenu du ralentissement annoncé de la croissance mondiale, les rendements réels mondiaux devraient également baisser. Toutefois, les primes de risque des prêts aux entreprises de qualité et des marchés émergents devraient se rapprocher de celles des obligations d'État de pays développés de manière à refléter les différences de fondamentaux sous-jacents. Pendant les prochaines années au moins, les pays développés devraient être soumis à un risque déflationniste et les marchés émergents à un risque inflationniste, en raison notamment des liquidités générées par les politiques monétaires (QE) mises en place dans les pays développés."
"Il est recommandé aux investisseurs de se prémunir contre l'inflation par le biais d'obligations indexées sur l'inflation tant qu'elles sont encore abordables. Avec le déplacement du centre de gravité du monde, les devises des marchés émergents devraient s'apprécier en termes réels par rapport à celles des pays développés. Les investisseurs doivent cibler les devises de carry trade qui sont fondamentalement sous évaluées (PPA), en particulier lorsque l'intervention est limitée ou inexistante et lorsque les banques centrales sont connues pour lutter contre l'inflation."
"Parmi les devises candidates à une appréciation à long terme, on retiendra : le yuan chinois (CNY), la roupie indienne (INR), la roupie indonésienne (IDR), le won coréen (KRW), le real brésilien (BRL), le peso chilien (CLP) et le peso mexicain (MXN). Certaines devises de marchés développés pourraient également offrir des opportunités. Le dollar australien (AUD) devrait prendre de la valeur par rapport au USD/EUR compte tenu d'un écart de taux d'intérêt positif et de la position de sa banque centrale qui n'est pas intervenue pour empêcher l'appréciation de sa devise."
"Les prises de positions sur les matières premières devraient afficher une performance satisfaisante dans ce contexte. Les cours devraient être soutenus par la forte demande en provenance des économies émergentes à croissance rapide et à forte démographie. Dans le secteur des hard commodities (métaux et hydrocarbures), l'offre sur le court terme devrait être limitée par l'impact des reports de projets d'investissement pendant la crise financière. Cette situation devrait donner lieu à un regain de vigueur de l'activité de fusion-acquisition."
"La politique monétaire accommodante adoptée par les pays développés devrait conduire à une dépréciation de leurs devises, en particulier du dollar américain, et donner lieu à une pression inflationniste dans les économies émergentes. Ces deux phénomènes devraient soutenir la demande de l'or et des métaux précieux plus généralement. Le filon des matières premières pourrait être exploité par l'intermédiaire d'une exposition directe aux matières premières ou à des titres de ce secteur. En raison de ses valorisations, la Russie reste le marché d'actions privilégié des BRIC pour exploiter les hard commodities." - 14 janvier 2011 •08:48
On ne présente plus Marc Renaud. Depuis des années, le gérant de Mandarine Valeur porte haut les couleurs de la gestion Value. Cette recherche permanente de dossiers décotés a, du reste, porté ses fruits en 2010, Mandarine Valeur clôturant l'exercice sur un gain de 13,25 %. Fort de cette bonne performance, Marc Renaud aborde 2011 plutôt confiant et avec l'esprit contrariant qui a fait sa réputation. A l'heure où les bancaires ont bien de la peine à séduire, il continue à en faire son principal pari de gestion. Rencontre avec un gérant de convictions.
On ne présente plus Marc Renaud. Le gérant de Mandarine Valeur et président fondateur de Mandarine Gestion est depuis longtemps sur la place de Paris l'un des hérauts reconnus et admirés de la gestion Value. Et l'année 2010 ne l'a pas vu déroger à sa recherche systématique d'entreprises décotées. Avec, du reste, un certain bonheur : Mandarine Valeur a enregistré un gain de 13,25 % l'an passé. Fort de cette bonne performance, Marc Renaud aborde 2011 plutôt confiant et avec l'esprit contrariant qui a fait sa réputation. A l'heure où les bancaires ont bien de la peine à s'extraire de la nasse où la crise financière les a enfermées, le patron de Mandarine Gestion continue, bien que le marché lui ait donné tort à ce sujet l'an passé, d'en faire son principal pari d'investissement. Rencontre avec un gérant de convictions, à qui la langue de bois est inconnue.
Marc Renaud, à l'heure où les affres de la crise de la dette souveraine resurgissent, avec leur cortège d'inquiétudes sur le devenir des groupes bancaires, vous campez sur vos positions et continuez à faire des banques votre principal pari de gestion, puisqu'elles composent environ 20 % du portefeuille de Mandarine Valeur. Est-ce bien raisonnable ?
En 2010, et notamment en fin d'année, tout ce qui se trouvait exposé aux émergents -les secteurs du luxe et des biens d'investissement- a soutenu et porté les marchés actions de manière caricaturale. Pour ma part, je considère qu'en bourse, quand une idée d'investissement est connue de tous et validée par tous, elle n'est plus bon marché. En revanche, ce qui est très décrié est généralement donné. Or, aujourd'hui, ce sont les banques qui suscitent le plus de réticence. Ma conviction est qu'il arrive toujours un jour un jour où le marché prend conscience des sous-évaluations très fortes et les corrige.
Donc, si en 2009 il fallait jouer, comme je l'ai fait, du LVMH ou du Schneider Electric qui offraient de vraies sous-évaluations, aujourd'hui ce n'est plus le cas, et, je leur préfère un BNP Paribas.
Mais comment jouez-vous les bancaires ?
On n'est pas obligé de faire des bêtises pour prendre ce pari en investissant par exemple dans Anglo Irish Bank ou Piraeus Bank. Nous savons par expérience que lors de toutes les crises, même dans des secteurs maltraités, émergent des vainqueurs. Ce sont ceux du secteur bancaire que je mets en portefeuille. Des groupes tels que BNP Paribas, HSBC, Deutsche Bank ou Santander que l'on achète aujourd'hui pour rien du tout.
Prenons le cas de cette dernière. Santander, l'une des meilleures banques d'Europe, se retrouve sous pression parce qu'elle est espagnole bien qu'elle ne réalise que 30 % de ses profits en Espagne. Elle ne vaut plus que 0,8 fois sa valeur d'actif, un ratio qu'on ne voit qu'une fois tous les dix ans. J'en profite.
Tout comme je tire parti de la sous-évaluation de l'italien Intesa Sanpaolo, un titre sans doute un peu ennuyeux mais qui ne se paie que 0,6 fois sa valeur d'actif.
Le secteur bancaire est certes décoté, mais ne manque-t-il pas cependant cruellement de catalyseurs positifs en ce moment ?
Je dois concéder que pour l'heure, mon investissement repose plus sur un catalyseur négatif (la sous-évaluation) que positif (les perspectives de croissance). Mais les banques en bonne santé offrent sans doute les décotes les plus intéressantes aujourd'hui en bourse.
Vous avez donc surpondéré les banques. Elles pèsent, nous l'avons dit, 20 % de votre portefeuille contre 14 % dans l'Euro Stoxx 600, votre indice de référence. Irez-vous plus loin dans l'exposition au secteur bancaire si la décote s'amplifie suite à de nouveaux accès d'angoisse du marché liés à la crise de la zone euro ?
Je prends des paris mais j'évite de faire n'importe quoi. Je n'ai pas l'intention de transformer Mandarine Valeur en Mandarine Banque. Ayant déjà une belle exposition au secteur bancaire, je me retiens donc d'acheter des banques, même si j'en ai encore envie. Je n'irai donc pas guère au-delà des 20 % que je détiens déjà. J'ai beau avoir une conviction je n'ai pas de certitude. Je ne vais pas faire 40 % de banques, ce ne serait pas raisonnable.
J'ajouterai en outre que si l'on peut parfois reprocher à un gérant Value d'aller sur des dossiers contestés, on ne peut pas dans ce cas précis m'adresser un tel grief. Car, si je suis à contre-courant du marché avec les banques, je compense le fait de prendre une position contrariante sur ce secteur en allant chercher de la qualité. C'est d'ailleurs un de mes principes de gestion : « Quand il y a des belles pas chères, ce n'est pas la peine de s'embêter ». En mars 2009, j'achetais sans état d'âme Roche et LVMH parce qu'elles rentraient dans mon radar. Aujourd'hui, elles sont trop chères, je ne le fais plus. Aujourd'hui, avec les banques, je prétends que je peux sans déroger à mes règles de sous-évaluation aller chercher les meilleures. Je ne m'en prive donc pas.
Marc Renaud, quel potentiel d'appréciation visez-vous avec les bancaires que vous avez dans Mandarine Valeur ?
Il y a trois ans, on nous expliquait que les banques gagneraient toujours 25 % de rendement des capitaux propres et qu'elles devaient se payer 2,5 fois la valeur d'actif. La bourse est ainsi faite, qu'elle ne place jamais le curseur au bon endroit. Aujourd'hui, on paie les banques 0,6 à 0,8 fois la « book value ». Quand on n'accepte de payer une entreprise que sous sa valeur d'actif, on postule qu'elle va détruire de la valeur dans les prochaines années. Moi, je ne crois pas que BNP Paribas, HSBC ou encore Deutsche Bank détruiront de la valeur dans les trois années qui viennent. J'estime néanmoins qu'on ne les paiera plus 2,5 fois la valeur d'actif, un niveau de valorisation qui était excessif voire débile. Mais leur potentiel de réappréciation est cependant significatif : que l'on paie BNP Paribas 1,2 ou 1,3 fois la « book value », autrement dit le prix que l'on paie pour une entreprise qui crée de la richesse, est plus qu'envisageable. Et passer de 0,8 à 1,3 fois la valeur d'actif représenterait un gain de 50 % et signifierait pour BNP Paribas de revenir aux alentours de 75 euros. Et cela j'y crois. - 09 février 2011 •12:22
à ne plus rien comprendre....Pat
Newsmanagers le 09/02/2011 à 12:00Les marchés émergents, oui, mais pas seulement... :
(NEWSManagers.com) - Les marchés émergents restent le poumon de l' économie mondiale mais de nombreuses interrogations subsistent sur la pérennité du dynamisme asiatique, notamment chinois, qui pourrait être remis en cause par un durcissement trop brutal des politiques monétaires. Ce thème a été longuement débattu, le 2 février à Zurich à l' occasion du rendez-vous annuel des professionnels de la gestion, la plupart du temps devant des salles combles et très attentives.
Selon Guido Stiel, gérant de portefeuille senior sur les actions émergentes chez Allianz Global Investors-RCM, les marchés émergents vont continuer, et pour longtemps, de jouer les premiers rôles, mais ce sont les BRIC qu' il faut privilégier. " Jouer les marchés émergents, c' est bien, mais jouer les BRIC, c' est mieux. Les BRIC devraient surperformer les autres marchés émergents en 2011" , a lancé Guido Stiel qui préfère les valeurs bien capitalisées et qui ne voit de risque de bulle sur le marché immobilier chinois. En raison d' abord du périmètre de ce marché qui ne se limite pas à Pékin et Shanghai. Si ces deux villes ont pu connaître des exagérations, les prix immobiliers dans l' ensemble de la Chine augmentent en moyenne de 8% à 9% par an. Ensuite parce que la spéculation est encore marginale. Les Chinois acquérant de l' immobilier sont souvent des primo-accèdants qui payent en cash (un tiers à hauteur de 100%, un autre tiers à 50%, seul le dernier tiers se finançant avec un crédit de plus de 50% du total).
Sam Hecht, gérant de portefeuille chez BlackRock et responsable de l' équipe chargée des actions émergentes européennes, estime pour sa part que dans l' histoire des émergents, " c' est plutôt la fin du début que le début de la fin" . Parmi les BRIC, c' est surtout le " R" qu' il met en avant. Le marché russe est extrêmement bon marché, insiste-t-il, et " la suspicion à l' égard de ce marché ne peut pas tomber beaucoup plus bas. Les responsables politiques s' efforcent de changer cette perception" . Et de citer encore une fiscalité très favorable, l' impact très positif de la hausse des matières premières et le rapprochement avec la Chine.
Mais les BRIC ne sont pas forcément l' alpha et l' oméga des marchés émergents. Selon Carlos von Hardenberg, senior executive director, vice president chez Templeton Asset Management, ce sont plutôt les marchés frontières qui devraient focaliser l' attention des investisseurs. Leur potentiel de croissance est celui des marchés émergents à la fin des années 80. La capitalisation boursière de ces marchés ne représente que 2% de la capitalisation boursière mondiale contre 31% pour les marchés émergents. Ces marchés sont encore totalement négligés par les analystes alors qu' ils offrent d' ores et déjà des marchés liquides, riches d' un large éventail de sociétés. Parmi ses choix, le Vietnam, l' Ukraine la Roumanie, ou encore le Nigeria.
Et c' est justement l' Afrique que cherche à promouvoir Jean-Pierre Gerber, spécialiste produit senior chez Bellevue Asset Management. " On ne peut plus ignorer l' Afrique" , estime Jean-Pierre Gerber qui évoque pèle-mêle le levier des matières premières, les réformes économiques, la libéralisation et les privatisations. " Et la corruption est un vrai problème mais pas plus grave que dans les autres pays émergents" , affirme-t-il. A vous de choisir?
info NEWSManagers - 09 février 2011 •18:43
File assez perso (y a que vous qui preniez la parole....), mais plein de posts & d'interviews intéressants.
Merci !
10 février 2011 •21:45File perso, certes, mais très intéressante, c'est ce qui fait l'intérêt de ce forum.
Merci donc- 12 février 2011 •12:37
La tribune.fr 11/02/2011
La liquidité mondiale progressant toujours aussi vite, de nouvelles bulles se formeront. Pour l'éviter, il faudrait que la liquidité reste sous cette forme, et ne serve pas à acheter des actifs à rendement plus élevé. C'est très peu probable.
DR
DR DR
Quels sont les candidats vraisemblables pour ces nouvelles bulles ? Si on extrapole les tendances récentes, on voit qu'il s'agit déjà de certaines matières premières, de certains marchés immobiliers ; et que des bulles devraient apparaître dans le futur sur d'autres matières premières et sur les actions des pays émergents. La croissance très rapide de la liquidité condamne le monde à voir réapparaître des bulles spéculatives sur les prix des actifs : les agents économiques (banques, autres agents économiques) reçoivent des liquidités en quantité excessive, et s'en servent pour acheter des actifs ayant des rendements plus élevés (ce qui inclut le crédit dans le cas des banques).
C'est ainsi qu'on a déjà vu dans le passé différentes bulles. La bulle sur les actions à la fin des années 1990 était liée d'une part à des achats d'actions par les investisseurs, d'autre part à des acquisitions d'entreprises des nouvelles technologies par d'autres entreprises, d'où la hausse de l'endettement des sociétés. La bulle sur l'immobilier de 2002 à 2007 aux États-Unis, au Royaume-Uni, dans la zone euro en dehors de l'Allemagne, ainsi que celle sur les actifs liés au crédit immobilier (actifs liés à la titrisation), a été associée à l'excès d'endettement des ménages. La bulle sur les prix des matières premières et sur les actions des pays émergents au second semestre 2007 et au premier semestre 2008 était due à la conviction, à cette époque, que la crise des subprimes ne s'étendrait pas aux pays émergents (thèse dite du « decoupling »).
La liquidité mondiale continuant à progresser, il est certain qu'il y aura de nouvelles bulles. Où se trouveront-elles ? On voit dès aujourd'hui à nouveau des hausses anormales des prix de certaines matières premières. Il s'agit d'abord des métaux précieux, en particulier de l'or, qui servent de valeurs refuges lorsqu'il y a excès de liquidité. Il s'agit aussi de certains métaux non précieux, dont les hausses de prix depuis l'été 2010 ne peuvent pas être attribuées à la demande physique de ces métaux, qui ralentit. Cela concerne particulièrement le cuivre, l'étain, le sucre, le blé, le maïs, le coton, le café... Il s'agit de certaines matières premières agricoles et textiles, pour lesquelles il faut reconnaître qu'il y a aussi des problèmes d'insuffisance de récoltes. On observe également le redémarrage déjà aujourd'hui des bulles sur les prix de l'immobilier dans quelques pays où le crédit progresse ou recommence à progresser, comme par exemple à Hong Kong, en Chine ou en France.
À l'avenir, le plus probable est que des bulles vont apparaître sur les marchés d'actions des pays émergents. Sauf lors des périodes de forte aversion pour le risque (après la faillite de Lehman, lors de la crise grecque en mai 2010, en novembre 2010 avec les inquiétudes sur l'Irlande), l'excès de liquidité dans les pays de l'OCDE conduit à des flux de capitaux très importants vers les pays émergents, qui se portent surtout sur les actions. Cela explique la hausse forte des cours boursiers dans les pays émergents en 2007, au début de 2008, et depuis l'été 2010.
Les niveaux encore faibles (14 à 18) des PER sur les marchés boursiers des pays émergents montrent qu'il ne s'agit pas encore d'une bulle, mais, si la création monétaire se poursuit dans les pays de l'OCDE et si les capitaux continuent à se diriger vers les pays émergents, il y aura bien, à terme, une bulle.
Empêcher ce phénomène nécessiterait de freiner la liquidité mondiale, ce qui est impossible aujourd'hui avec la volonté farouche des Américains de doper leur économie. - 12 février 2011 •13:38
Une bulle dans les émergents ?
Marcus Svedberg*
Le risque nest pas général, car les flux ont été inégalement répartis entre les marchés et les divers secteurs dactivités
Les liens
* La transparence profite à tous
Publicité
En 2010, les mouvements de capitaux vers les marchés émergents ont battu un nouveau record: plus de 140 milliards de dollars, dépassant le précédent record (2009) denviron 50%. Limportance de ces flux a poussé à la hausse les valorisations, conduisant ainsi les actions des marchés émergents à séchanger à des valeurs assez proches de la moyenne des marchés développés. Sur la base de cette tendance, qui devrait se renforcer en 2011, on peut se demander sil existe un risque de bulle sur les économies émergentes. La réponse est oui, mais ce nest pas nécessairement un risque général ou immédiat.
Ce nest pas un risque général, car les flux ont été inégalement répartis entre les marchés et les divers secteurs dactivités, rendant ainsi les valorisations plutôt divergentes.
Au cours des trois dernières années, bien que les mouvements de capitaux vers les pays émergents aient été forts et se soient accélérés au cours des deux dernières années, les flux vers les actions émergentes, en particulier vers la zone EMEA, nont pas été excessifs.
La disparité entre les destinations a eu un impact évident sur les valorisations. Bien que les prix des actions des marchés émergents se négocient à un niveau proche de celui des marchés développés (le ratio cours/bénéfice des émergents est de 11,2% pour lannée prochaine, en comparaison avec le ratio de 12,4% des pays du G7), il existe dimportantes exceptions. Les actions russes et celles de la zone EMEA en général semblent être les moins chères, contrairement aux actions indiennes qui, elles, sont plutôt chères après lafflux de capitaux vers lAsie.
Le risque de bulle nest pas un risque immédiat car la croissance bénéficie dun effet de base favorable. Même si les flux ont augmenté dernièrement, les marchés des obligations et actions des pays émergents sont toujours petits, tant en termes absolus que relatifs. Les émergents pèsent environ un tiers de léconomie mondiale, mais représentent seulement un quart du marché des actions et moins de 10% du marché obligataire mondial. De plus, la plupart des investisseurs sont sous-pondérés sur cette zone dinvestissement. - 15 février 2011 •14:44
|
AOF le 15/02/2011 à 12:34Divergences au sein des émergents (CPR AM) :
(AOF / Funds) - "Les pays émergents ont globalement affiché en 2010 de très bons résultats : le PIB a progressé en moyenne de 7,1% en 2010, selon le FMI. Les perspectives pour 2011 restent très bien orientées (+6,4%, contre +2,2% pour les pays avancés). Les fondamentaux sont globalement sains. Mais il y a des différences, tous les pays n'étant pas au même point du cycle : on peut différencier les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) des autres", écrit CPR AM.
"Les premiers ont eu une croissance de l'ordre de 8,8% en 2010, et ont commencé (à l'exception de la Russie) à relever leur taux directeurs un peu avant les autres. L'Asie croît à un rythme proche de 9%, alors que l'Amérique latine voit son PIB progresser de 5% en moyenne et l'Europe centrale de 3,5%. Toutefois certaines divergences apparaissent."
"Ainsi en Turquie et en Pologne la demande intérieure est relativement dynamique, alors qu'en Asie hors Chine, la demande extérieure tire la croissance. Comment diagnostique-t-on une surchauffe ? Habituellement on parle de surchauffe lorsque la croissance dépasse durablement le potentiel. Evaluer ce potentiel de croissance est difficile. Plusieurs pays ont vraisemblablement comblé l'output gap creusé lors de la crise et présentent quelques caractéristiques de surchauffe."
"Ainsi en Chine, on évalue communément la croissance potentielle autour de 8%. Avec +10,4% en 2010 on est nettement au-dessus, sachant qu'en 2009, le point bas, le PIB a crû de 8,9%. Au Brésil ou en Inde, la situation présente vraisemblablement un risque, qui se traduit par l'apparition de tensions inflationnistes. Mais il n'y a pas encore de saturation des capacités de production : en Inde par exemple la population rurale représente plus de 60% de la population totale."
"Certains pays ont des déficits courants en hausse, creusés par l'accélération des importations, qui témoigne d'une demande intérieure soutenue (Turquie, Inde...). Ainsi des signes de surchauffe apparaissent dans certains pays. Mais le diagnostic est loin d'être homogène et globalement les petits pays sont encore loin de cette situation."
"S'il est prématuré de parler de surchauffe, on constate tout de même une accélération de l'inflation depuis le milieu de 2010, à cause du renchérissement des matières premières. Bien sûr l'accroissement de la demande en matières premières traduit la vigueur de l'activité, notamment dans les émergents, mais pas seulement. Il n'est en effet pas exclu qu'une partie des excès de liquidités, du fait en particulier de la politique de la Réserve fédérale entraîne un mouvement spéculatif sur certains actifs, dont les matières premières."
"Cette hausse s'est répercutée sur les prix de l'alimentation (grosse part de la consommation des ménages), entraînant une remontée assez générale des indices de prix. En moyenne, l'inflation sous-jacente reste pour le moment contenue. Toutefois il existe des exceptions et certains pays comme le Brésil ou l'Inde font face à de réelles tensions."
"L'écart de taux d'intérêt avec les US d'une part, les perspectives de croissance dynamique d'autre part, alimentent des flux massifs de capitaux privés vers les émergents. Ils ont atteint 908 milliards de dollars en 2010 soit 50% de plus qu'en 2009. Ce qui explique les tensions sur les devises. Afin de limiter l'inflation, les pays sont tentés de relever leur taux d'intérêt, ce qui accroît encore l'écart de taux."
"Cependant, la Turquie a choisi une autre voie : la banque centrale continue d'abaisser son taux directeur, ce qui limite la pression haussière sur sa monnaie ; en revanche elle annonce vouloir augmenter le taux de réserves obligatoires pour freiner le crédit. Certains pays préfèrent restreindre les flux de capitaux. D'autres songent à resserrer leur politique budgétaire pour que l'ajustement ne repose pas que sur la politique monétaire." - 15 février 2011 •16:23
merci pour toutes ces infos...
- 16 février 2011 •09:08
Aoftrading, 15/02/2011 17:07:00
(AOF / Funds) - "30% des profits des sociétés européennes proviennent désormais des marchés émergents. Si le thème de la contribution à la croissance des marchés émergents est de plus en plus documenté, celui de lorigine des profits lest beaucoup moins. Il apparaît pourtant que ces marchés sont significativement plus profitables que la moyenne. Un message fort, compte tenu de leur rapide montée en puissance", note Amundi.
"Linflation reste un problème majeur, et notamment linflation alimentaire qui dépasse 10% dans quelques pays de référence. Le monde émergent est multidimensionnel, avec dun côté des pays à divergences économiques et politiques monétaires indépendantes (par rapport aux pays avancés) et de lautre, ceux dont le cycle économique est lié aux pays avancés. Une autre dimension est relative au niveau de linflation."
Le gestionnaire conseille de "préférer les pays émergents à excédents courants, comme lAsie et certains pays dAmérique latine". "La remontée des taux et le niveau de linflation imposent une pause tactique sur ces marchés."
COPYRIGHT 2011 Agence Option Finance (AOF) - Tous droits de reproduction réservés par AOF. AOF collecte ses données auprès des sources quelle considère les plus sûres. Toutefois, le lecteur reste seul responsable de leur interprétation et de lutilisation des informations mises à sa disposition. Ainsi le lecteur devra tenir AOF et ses contributeurs indemnes de toute réclamation résultant de cette utilisation. Agence Option Finance (AOF) est une marque du groupe Option Finance - 02 mars 2011 •08:53
|
AOF le 01/03/2011 à 17:422011 : l'embellie de l'appétit du risque profitera encore aux émergents
(AOF / Funds) - "Après une année 2010 globalement positive, l'environnement nous paraît toujours favorable. Les marchés se sont nettement redressés l'année passée et leur attention s'est tournée de plus en plus vers la viabilité potentielle de la reprise des économies mondiales. Les performances des économies et des titres ont attiré des investissements croissants sur les marchés actions, en particulier ceux des pays émergents (et cette tendance devrait vraisemblablement se poursuivre)", note Franklin Templeton Investments.
"Cependant, la croissance a été déformée par les mesures considérables prises par les pays développés pour relancer leurs économies, au moyen de plans d'assouplissement quantitatif et d'autres outils non conventionnels. Un volume disproportionné d'argent frais a été injecté dans les économies occidentales via des politiques monétaires accommodantes, avant d'être investi sur des marchés émergents à plus forte croissance, phénomène qui pourrait entraîner une surchauffe et peser sur les perspectives économiques de ces pays."
"Selon nous, les marchés internationaux devraient afficher des performances solides cette année, et tout particulièrement certains marchés développés comme les Etats-Unis. Soutenue par des politiques monétaires et budgétaires expansionnistes, la reprise américaine accélère progressivement et s'accompagne d'une hausse rapide des bénéfices des entreprises ; en revanche, les créations d'emplois restent comparativement faibles."
"Parallèlement, nous pensons que certains marchés émergents devraient continuer à bien se comporter en 2011, grâce à une activité économique soutenue et à des taux d'intérêt très inférieurs au potentiel de croissance dans de nombreux pays, en particulier en Asie. Après avoir procédé à des injections massives de capitaux et de crédit, certains Etats devraient continuer à subir des tensions inflationnistes et une hausse des prix des actifs. Cependant, nous estimons que la majeure partie des capitaux injectés dans ces économies sont utilisés de manière productive. Les autorités des grands marchés émergents devraient donc adopter de nouvelles priorités et centrer leur attention sur la maîtrise de l'inflation et de leur économie (après avoir tout mis en oeuvre pour préserver leur croissance)."
"A la différence des Etats-Unis, du Japon ou de la zone euro, de nombreux pays enregistrant une croissance rapide ont déjà commencé à remonter leurs taux d'intérêt et nous sommes attentifs à cette tendance, qui pourrait s'étendre à d'autres Etats. L'accroissement de l'appétit pour le risque observé ces derniers mois s'accompagne d'une hausse des investissements sur les marchés actions. Il semblerait donc que le climat d'aversion au risque, caractérisé par des investissements importants dans les produits de taux et des décollectes sur les marchés actions, commence à s'inverser."
"Compte tenu de la montée des inquiétudes entourant les mesures monétaires et budgétaires restrictives dans les pays émergents, la majorité de ces capitaux ont été investis dans les actions des marchés développés ; cela dit, nous pensons que l'embellie globale de l'appétit pour le risque continuera à bénéficier aux marchés émergents."
"En 2011, la part des actions émergentes dans les investissements en actions internationales devrait diminuer par rapport aux années précédentes, mais le montant de ces placements pourrait rester très similaire en valeur absolue. Les écarts de valorisation entre pays émergents et développés se sont resserrés ces dernières années, mais il ne faut pas oublier qu'à long terme, les économies émergentes devraient se développer plus vite que les pays industrialisés."
trés volatile.... à plus - 02 mars 2011 •17:23
Un point d'entrée sur les actions des émergents se dessine au S1 :
(AOF / Funds) - "La période récente a été marquée par l'onde de choc des révolutions dans le monde arabe, et plus particulièrement des évènements violents en Libye. Le pétrole a grimpé à l'annonce de l'arrêt des livraisons du pétrole libyen. Les marchés actions ont corrigé et l'on a observé une fuite vers la qualité sur les marchés obligataires et les traditionnelles devises refuges (franc suisse et yen) ont progressé. Les actions se sont ensuite reprises à partir de vendredi dernier", note François Merle de Métropole Gestion.
"En Chine, lors d'un chat sur internet, le premier ministre Wen Jiabao a rappelé que le dossier de la hausse des prix des produits alimentaires et du logement est devenu prioritaire. Il a assuré que le gouvernement s'efforçait de lutter contre la corruption. Il a évoqué le contrôle de l'augmentation des prix et la question de la réévaluation du yuan."
"En Irlande, l'opposition a gagné les élections législatives et exige une renégociation du plan de sauvetage international dont elle juge certaines clauses punitives. Elle propose une modification dans le sauvetage des banques irlandaises en demandant aux détenteurs d'obligations de supporter une partie des pertes. L'économie américaine continue de surprendre agréablement, l'indice économique de Citigroup est au plus haut depuis 2008."
"Plusieurs questions nous ont été posées à propos de la hausse du pétrole pour l'activité économique et les actifs risqués. Pour que l'impact de la hausse du prix du pétrole sur le PIB réel mondial soit significatif, il est nécessaire que le prix du baril s'installe durablement au-dessus des 100 dollars. Il est donc tôt pour intégrer un tel scénario. De plus, les pertes de production en Libye sont facilement compensables par les autres pays producteurs qui ne souhaitent pas un scénario d'envolée du prix du baril."
"Un point plus certain est que cette embardée du prix du pétrole n'arrange pas l'inflation en Chine et dans la plupart des émergents. Elle va probablement les forcer à encore durcir les politiques monétaires. Pour la Chine, cela se traduit déjà par un recours à des armes plus conventionnelles (hausse des taux directeurs et hausse inavouée du yuan). Cette inflexion pourrait rassurer les marchés financiers qui étaient sceptiques jusqu'ici."
"Pour l'Inde, la situation est plus critique car ces armes conventionnelles ont largement été utilisées et de nouvelles séquences de resserrement peuvent faire redouter un atterrissage brutal de la croissance."
"Ces fissures dans le bel unanimisme positif sur les émergents exprimé en fin d'année dernière nous confortent plutôt dans l'idée qu'un point d'entrée sur les actions de cette zone se dessine au cours du premier semestre 2011. Déjà, les ratios de valorisation des actions chinoises (avec un PER 2011 de 11X) nous semblent revenus sur des niveaux convenables et nous ont amené à initier un début deposition sur les actions domestiques chinoises (A shares)."
"Les craintes suscitées par les évènements dans le monde arabe ne doivent pas faire perdre de vue les réalités positives de ce début d'année : l'excellente santé des sociétés cotées, une reprise de plus en plus vigoureuse aux Etats-Unis ainsi que des conditions monétaires toujours accommodantes dans les pays développés. Les résultats du quatrième trimestre ont à nouveau dépassé le consensus. Les perspectives 2011 sont renforcées. Le cash détenu par les sociétés du S&P500 dépasse le trillion de dollars (le millier de milliards !). Le taux d'exposition aux actions de Métropole Convictions Patrimoine est maintenu aux alentours de 55%."
---vous en pensez quoi...? - 17 mars 2011 •16:32
GEM : favoriser les pays contrôlant l'inflation (Barings)
(AOF / Funds) - "Les actions des marchés émergents ont chuté en février en raison des tensions au Moyen-Orient. Les craintes grandissantes concernant l'inflation dans les pays émergents et la rotation au profit des actions des pays développés ont un impact négatif sur cette catégorie d'actifs. Les matières premières ont enregistré des rendements positifs, le prix du pétrole brut augmentant de manière significative malgré une baisse du billet vert", notent les gérants du fonds GEM de Barings.
"Les pays émergents d'Asie ont nettement sous-performé la catégorie des actions émergentes mondiales, la région EMOA surperformant grâce à la Russie fortement dynamisée par la hausse des cours du pétrole brut."
"Notre opinion et notre stratégie de gestion du portefeuille restent globalement inchangées par rapport à janvier. Nous avons maintenu notre exposition à une reprise de la croissance mondiale et avons privilégié les pays des marchés émergents dont les banques centrales sont selon nous capables de contrôler les pressions inflationnistes. Nous avons réduit notre pondération sur le Pérou en raison de la hausse des valorisations et avons fermé certaines positions dont les résultats étaient décevants au profit de titres qui pourraient selon nous générer des bénéfices supérieurs aux prévisions sur les douze prochains mois."
"Les valorisations nous semblent intéressantes sur l'ensemble des marchés boursiers émergents. Nous restons orientés vers la croissance et la qualité et le portefeuille continue à privilégier les grandes capitalisations. Nous pensons que les fondamentaux des actions et des pays émergents restent satisfaisants avec des bilans solides et une bonne croissance que le marché semble sous-estimer. Le portefeuille garde une approche pro-croissance et nous pensons qu'il est bien placé pour bénéficier de la croissance mondiale et comme des pays émergents." - 19 mars 2011 •10:49
BNPP IP réduit la surpondération des actions européennes vs américaines :
(AOF / Funds) - "Le violent séisme et l'important tsunami qui ont frappé le Japon et conduit à la déclaration de l'état d'urgence nucléaire ont fortement perturbé les marchés. Toutefois, il est encore difficile de se prononcer sur les conséquences que ces événements pourraient avoir sur l'économie et les marchés financiers à l'avenir. Pour l'heure, la situation nous semble trop instable et incertaine pour justifier l'apport de changements à nos recommandations et allocations", notait vendredi Joost van Leenders de BNPP IP.
"Une grande partie des infrastructures industrielles du Japon ont été endommagées, plusieurs centrales ont été fermées et de nombreux habitants ont été évacués. Les régions directement touchées représentent 4% du PIB national."
"Un fort recul du PIB semble probable, ce qui pourrait faire entrer le Japon en récession technique. Sachant que les catastrophes de ce type sont généralement suivies d'un processus de reconstruction, leur impact tend à être de courte durée. Selon nous, l'économie japonaise devrait reprendre de la vitesse plus tard dans l'année et le PIB à moyen terme ne devrait pas être sensiblement affecté. Nous n'anticipons pas de répercussions importantes sur d'autres pays."
"La Chine et la Corée du Sud pourraient pâtir d'une perturbation des approvisionnements et d'une baisse des exportations. Cependant, les pays asiatiques pourraient également bénéficier d'une réorientation des échanges commerciaux dans leur direction. L'engagement de la reconstruction pourrait bénéficier aux exportateurs de matières premières. Les liens commerciaux avec l'Europe sont limités et il est improbable que les Etats-Unis subissent une forte perturbation."
"Ces événements ont profondément affecté les marchés financiers. Les actions japonaises se sont effondrées et leurs cours pourraient encore reculer. Toutefois, si la situation au sein des centrales nucléaires était maîtrisée et s'il était possible de remettre assez rapidement en service certaines installations, la Bourse japonaise pourrait rebondir."
"Les dirigeants de la zone euro ont surpris les marchés en parvenant à un accord pour répondre à la crise des dettes souveraines et éviter de nouveaux problèmes à l'avenir. Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et, à compter de 2013, le Mécanisme européen de stabilité (MES), seront portés à 500 milliards d'euros. Le MES pourra intervenir sur le marché primaire pour acheter des obligations des pays de la zone euro présentant une dette soutenable, en cas de difficulté. En contrepartie de privatisations visant à réduire la dette, les taux d'intérêt des prêts du FESF à la Grèce seront réduits de 100 points de base et l'échéance de ces prêts sera allongée à sept ans et demi."
"Toutefois, le FESF et le MES ne sont pas habilités à acquérir des obligations d'Etat sur le marché secondaire, ce qui limite la flexibilité requise en période de crise financière. L'évaluation du caractère soutenable de la dette et l'arrivée à un accord sur un plan d'austérité budgétaire pourraient également prendre trop de temps pour assurer une mise à disposition effective de l'aide financière au moment de la crise. L'Irlande n'a pas obtenu d'assouplissement de ses modalités d'emprunt, compte tenu de son refus de relever son faible taux d'imposition des sociétés."
"Dans l'ensemble, nous pensons que ces initiatives constituent un pas dans la bonne direction, mais la mise en application des lignes directrices en matière de mesures budgétaires ou de compétitivité n'est pas acquise. Selon nous, la Grèce pourrait toujours être contrainte de restructurer à terme sa dette et le Portugal reste susceptible de solliciter des prêts auprès du FESF."
"Le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) a laissé les taux américains inchangés. Selon nous, la Fed devrait mener à bien le QE2. Son programme d'achat de 600 milliards de dollars de bons du Trésor d'ici à la fin du deuxième trimestre a eu un réel impact sur les marchés d'actions, apportant un soutien à l'économie par le biais d'effets de richesse positifs. Compte tenu de la perception par la Fed d'une reprise reposant sur un socle plus solide, de l'amélioration du marché de l'emploi et de la hausse passagère de l'inflation, nous n'anticipons pas de relèvement des taux aux Etats-Unis cette année."
"Nous avons modifié l'allocation géographique dans notre portefeuille stratégique. Nous avons réduit la surpondération des actions européennes par rapport aux actions américaines, ce qui nous conduit à une position neutre sur l'Europe et les Etats-Unis. Un éventuel relèvement des taux de la BCE aurait un impact direct sur les économies périphériques les plus fragiles et exacerberait les problèmes dans ces pays ; il aurait également des répercussions sur le secteur bancaire européen, qui est nettement plus important que son équivalent américain. Par ailleurs, les marchés sont devenus moins optimistes à l'égard des prochains tests de résistance des banques européennes et les spreads de risque des obligations périphériques sont restés élevés en dépit de l'accord sur la dette souveraine."
"Nous avons renforcé la surpondération des actions émergentes. Il existe certaines craintes d'inflation, mais nous pensons que ces dernières sont dans une large mesure intégrées dans les cours. La croissance des économies émergentes reste robuste et les actions ainsi que les devises des pays émergents ne nous semblent pas chères. Les sorties de capitaux des marchés émergents ont été en partie à l'origine de la récente sous-performance et nous pensons que ce mouvement est pratiquement achevé." - 22 mars 2011 •11:47
Emergents : sous-performance atypique dans un environnement haussier
(AOF / Funds) - Selon Batterymarch Financial Management, filiale de Legg Mason, "la sous-performance actuelle des marchés émergents par rapport aux marchés développés est atypique dans un environnement de marché haussier, puisque ce phénomène ne s'est produit qu'une fois au cours des vingt dernières années (en l'occurrence en 1996). Batterymarch est convaincu que le déclin intervenu ces derniers mois constitue une excellente opportunité d'acquérir des titres prometteurs à des cours intéressants".
"Les marchés émergents ont bénéficié d'investissements considérables ces dernières années, dont près de 100 milliards de dollars en 2010. Or, depuis début 2011, ils sous-performent les marchés développés. Alors que les pays développés continuent de profiter des mesures de relance de l'économie, les pays émergents sont confrontés aux inquiétudes relatives à l'inflation et au durcissement des politiques monétaires. L'inflation cyclique augmente en effet dans ces derniers pays, essentiellement du fait de la flambée des prix des denrées alimentaires et de l'énergie au cours des six derniers mois."
"Batterymarch prévoit toutefois que cette période d'inflation ne sera que temporaire. Malgré l'augmentation des salaires dans les pays émergents, l'inflation de base, excluant le prix des denrées alimentaires et celui de l'énergie, reste bien maîtrisée dans la plupart de ces pays. En Inde, en Chine, au Brésil et dans d'autres pays émergents, l'Etat et les autorités de tutelle ont déjà énergiquement durci leurs politiques budgétaires et monétaires. La révision à la baisse des estimations de croissance du PIB chinois semble indiquer que ces mesures tendent effectivement à prévenir une surchauffe de l'économie."
"Les facteurs structurels de long terme qui ont favorisé les marchés émergents par rapport aux marchés développés sont intacts et l'inversement actuelle des performances, imputable à des facteurs cycliques, sera relativement brève. On commence d'ailleurs à percevoir les signes d'un possible redressement", explique Claudio Brocado, gérant senior.
Batterymarch rappelle que "l'indice MSCI India a été corrigé d'environ 20% entre le plus haut, atteint le 10 novembre 2010, et le plus bas du 10 février 2011. Bien qu'il soit prématuré d'affirmer que le marché indien ait touché le fond, les experts considèrent qu'une correction de marché haussier est généralement de l'ordre de 15% à 20%, ce qui correspond à celle observée récemment. Le marché d'actions indien a également progressé de 7,8% entre le 10 février et le 11 mars, ce qui pourrait avoir une plus vaste portée, l'Inde et la Chine faisant généralement figure d'indicateurs avancés".
Claudio Brocado signale que "les analystes ont commencé à revoir à la hausse leurs estimations de résultats concernant les actions des marchés émergents et que les valorisations de celles-ci sont devenues depuis quelques mois encore plus attractives au regard de celles des marchés développés. Selon Batterymarch, les sociétés sensibles à la demande domestique et au développement des infrastructures restent particulièrement intéressantes". - 22 mars 2011 •14:00
Signaler le message
FermerQui a recommandé ce message ?
Fermer21 réponses
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ?
Connectez-vous
Pas encore membre ?
Devenez membre gratuitement
Mes listes
Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste
valeur |
dernier |
var. |
|---|---|---|
| 8 274,22 | +0,91% | |
| 92,54 | -1,67% | |
| 0,259 | -3,00% | |
| 53,4 | -1,84% | |
| 157,05 | +0,38% |
L'ensemble des analyses et/ou recommandations présentes sur le forum BOURSORAMA sont uniquement élaborées par les membres qui en sont émetteurs.
Agissant exclusivement en qualité de canal de diffusion, BOURSORAMA n'a participé en aucune manière à leur élaboration ni exercé aucun pouvoir discrétionnaire quant à leur sélection. Les informations contenues dans ces analyses et/ou recommandations ont été retranscrites "en l'état", sans déclaration ni garantie d'aucune sorte. Les opinions ou estimations qui y sont exprimées sont celles de leurs auteurs et ne sauraient refléter le point de vue de BOURSORAMA. Sous réserves des lois applicables, ni l'information contenue, ni les analyses qui y sont exprimées ne sauraient engager la responsabilité BOURSORAMA.
Les badges
FermerPages les plus populaires
- Accueil Bourse
- Tous les cours boursiers
- Cours CAC 40
- Indices boursiers internationaux
- Palmarès Bourse
- Cours du Pétrole (Brent)
- Convertisseur de devises
- Convertisseur dollar / euro
- Convertisseur euro / dollar
- Convertisseur livres / euro
- Convertisseur franc suisse / euro
