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ETF ET OPCVM : Sébastien Korchia et Mathieu Bruckmülle

07 sept. 2011 09:27

Mardi 6 septembre 2011 :

Hayek avait raison : la monnaie européenne unique est une folie pure.

Grèce : taux des obligations à un an : 88,485 %. Record historique battu.

http://www.bloomberg.com/apps/quote...

Grèce : taux des obligations à 2 ans : 52,314 %. Record historique battu.

Grèce : taux des obligations à 10 ans : 19,815 %. Record historique battu.

- Mathieu Bruckmüller : Comment expliquez-vous la déroute des banques en Bourse ?

- Sébastien Korchia, gérant actions chez Meeschaert : La semaine dernière, une mission d’évaluation composée du FMI, de l’Union Européenne et de la BCE qui s’était rendue en Grèce pour superviser la mise en place de leur plan d’austérité a claqué la porte.

Le marché se dit que le FMI pourrait arrêter de renflouer la Grèce. Pour preuve, le taux d’intérêt des obligations grecques à un an a atteint hier les 80%. A deux ans, il est à 49%. De tels chiffres suggèrent que les investisseurs parient sur un défaut quasi-certain du pays. Si cela se produit, c’est la fin de la partie.

La Grèce sera en faillite et les obligations grecques ne vaudront plus rien. En conséquence, les banques européennes qui détiennent en partie de la dette grecque (dont la Société Générale, BNP Paribas et BPCE) subiront des pertes conséquentes.

Elles devront donc être recapitalisées jusqu’à 200 milliards d’euros si l’on en croit le FMI. Seul hic: faire une augmentation massive de capital en période de chute des marchés boursiers n’est pas très opportun, surtout si toutes les banques se livrent de concert à cet exercice.

- Mathieu Bruckmüller : Quelle est la solution pour enrayer cette spirale à la baisse ?

- Sébastien Korchia : La décision est politique. La question qui se pose est : ne faut-il pas laisser sortir la Grèce de l’euro pour qu’elle puisse procéder à une dévaluation massive afin de s’en sortir ?

Pour le marché, la solution serait que les sommes consacrées au sauvetage de la Grèce soient désormais dédiées à la recapitalisation des banques européennes. Bref, laisser la Grèce faire faillite et créer un plan de sauvetage pour les institutions financières. C’est la seule solution pour arrêter l’hémorragie.
Car au final, une chute en dominos des banques serait beaucoup plus grave que la faillite de la Grèce.

5 réponses

  • 07 septembre 2011 12:56

    fin du mondiste...


  • 07 septembre 2011 13:21

    qui s'écroule ;)


  • 07 septembre 2011 13:59

    croissance de l'après-guerre qui s'effondre...la mondialisation y aura bien contribué de façon indirecte...

    on va revenir aux fondamentaux ---> un modèle de croissance autofinancé...


  • 07 septembre 2011 15:30

    ---> les politiques n'ont tjrs pas pris la mesure des efforts nécessaires..

    - A LIRE -

    « Il faut nationaliser les banques pour 3 ou 4 ans. Il n’y a pas d’autre solution. Et il faut leur interdire les activités de marché »

    Quelle est la responsabilité des banques dans la crise ? Faut-il les sanctionner ?

    La responsabilité revient à la fois aux hommes politiques et aux banques. Aux politiques parce qu’ils n’ont pas su ou pas voulu contrôler les banques. Aux banques parce qu’elles ne se sont pas imposées elles-mêmes des limites. La crise de 2008 constituait l’opportunité de changer de mentalité. On ne l’a pas saisie. C’est comme si, après un infarctus, le malade avait continué à manger encore plus gras et à faire encore moins d’efforts ! On a donné de l’argent aux banques sans contrepartie, sans fixer de limites à la spéculation. Par exemple, on a donné aux banques un chèque en blanc pour acheter de la dette souveraine sans provisionner les pertes possibles.

    Quelle est la solution ?

    Il faut nationaliser les banques pour 3 ou 4 ans. Il n’y a pas d’autre solution. Et il faut leur interdire les activités de marché. Il n’y a pas de raison pour que les banques spéculent. Elles sont là pour encaisser les dépôts et distribuer du crédit. La spéculation doit être réservée aux fonds spéculatifs…

    Les banques sont-elles prêtes à accepter cela ?

    Les banques ne sont prêtes à rien. Pour nous, les contribuables, le jeu, c’est pile on perd et face elles gagnent ! La collusion entre le monde financier et le monde politique est tel qu’on ne sait plus qui prend les décisions. Le sauvetage de la Grèce se discute-t-il à Bercy ou dans le bureau du patron de la BNP ? Il faut un signe fort pour que la confiance revienne. Les banques vont devoir se recapitaliser, comme le dit Christine Lagarde. Les banques centrales mettent de l’argent dans les banques mais cet argent est détourné vers les marchés financiers. Pendant ce temps, on est déjà dans une économie de guerre, de guerre financière. C’est pourquoi l’or flambe.

    Pourquoi la Société Générale apparaît-elle comme la plus exposée, en France ?

    Parce qu’elle est fragilisée par des affaires à répétition et qu’elle est la plus impliquée sur les marchés financiers.

    Votre pronostic pour les mois qui viennent ?

    Très sombre si le pouvoir politique ne prend pas des décisions fortes. Pas des décisions comme relever la TVA sur les parcs à thèmes. De vraies décisions. Le pouvoir ne doit pas capituler face aux banques.

    Propos recueillis par Ludovic BASSAN

    est républicain de ce jour


  • 07 septembre 2011 16:33

    une recapitalisation des banques, la décision politique doit être comprise des électeurs. Ils seraient un peu aidé par le fait que le dernier renflouage ai rapporté 2B€ mais surtout, il faut avoir le budget...
    Il faudrait mettre combien?


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