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ETF ET OPCVM : MARCHES FRONTIERES

08 janv. 2012 07:22

Cercle Finance, Agefi , Bloomberg NE, Reuters 01.12

Face à la croissance atone des grands pays industrialisés et au ralentissement de l'activité des BRIC, les marchés frontières devraient constituer un îlot de performances dans les années à venir.

La croissance de ces pays en développement, qui comptent notamment le Koweit, le Nigéria ou l'Argentine, devrait se maintenir autour de 7-8% en moyenne au cours des années qui viennent.

A titre de comparaison, le FMI ne table que sur une prévision de croissance de 1,9% pour les pays avancés en 2012.

« C'est un univers encore inexploré, exclu des écrans radar » a déclaré Rami Sidani, responsable de la gestion Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) chez Schroders. D'après le gérant, les marchés frontières représentent aujourd'hui la même opportunité d'investissement que la Russie, la Chine ou l'Inde il y a 10 ou 15 ans.

Il en est de même en matière d’obligations. « Les machés émergents de nouvelle génération continueront de susciter l'intérêt des investisseurs par leur rendement élevé et le rythme soutenu de leur croissance » souligne Joyce Chang, directeur mondial de la recherche sur les marchés émergents et le crédit de JP Morgan. «Nous pensons que les pays de l'indice NEXGEM ont le potentiel de surpasser l'indice EMBI Global Diversified en 2012, offrant des retours sur investissement à deux chiffres adossés au rendement actuel élevé de 8 % pour les pays de l'indice NEXGEM, des prévisions de croissance plus favorable comparée aux principales économies des marchés émergents et développés, et des conditions techniques favorables à un positionnement moins risqué des investisseurs, » ajoute Chang.

Lancé récemment, NEXGEM (J.P. Morgan Next Generation Markets Index), premier indice des marchés de valeurs à revenu fixe de nouvelle génération, suit les obligations gouvernementales libellées en dollars émises par les marchés frontières. C’est un référentiel de valeurs à revenu fixe qui renseigne sur l'exposition aux économies des marchés émergents, moins liquides, plus étroites et à notation de qualité inférieure.

Il suit étroitement la méthodologie de l'indice EMBI Global Diversified de J.P. Morgan, qui est le référentiel le plus largement utilisé par les investisseurs dans les obligations gouvernementales des marchés émergents libellées en dollars. « NEXGEM sélectionne dans ce référentiel les pays répondant à nos critères pour être qualifiés de marchés de nouvelle génération. » précise Joyce Chang. A ce jour il compte 18 pays couvrant l'Afrique subsaharienne, l'Amérique centrale, les Caraïbes, le Moyen-Orient, l'Europe et l'Asie : Biélorussie, Bélize, République Dominicaine, Équateur, Égypte, Salvador, Gabon, Géorgie, Ghana, Irak, Côte d'Ivoire, Jamaïque, Jordanie, Nigéria, Pakistan, Sénégal, Sri Lanka et Vietnam. Le nombre de pays bénéficiant du label « marché de nouvelle génération » augmentera certainement au fur et à mesure de l'intérêt des investisseurs cherchant à diversifier leur portefeuille et à augmenter leur rendement. NEXGEM sert de pisteur pour ces marchés.

Les économies 'frontières' se caractérisent, par des taux de croissance élevés mais des marchés financiers sous-développés.

Elles incluent aussi bien le Bangladesh et le Kenya, deux des pays les plus pauvres de la planète, que le Qatar, le pays présentant le PIB par habitant le plus élevé au monde.

Grâce à sa stratégie de diversification destinée à capitaliser sur son succès dans le gaz naturel, le Qatar affiche aujourd'hui le taux de croissance économique le plus élevé du monde, à environ +12%.

Plus généralement, les pays du Moyen-Orient ont entamé une stratégie de diversification visant à développer le secteur des services et créer des emplois, ce que l'industrie pétrolière n'avait pas réussi à faire au cours des dernières décennies, souligne Rami Sidani.

Pour ce qui concerne l'Asie, Schroders recommande de privilégier une approche centrée sur les dynamiques démographiques et les coûts de la main d'oeuvre, particulièrement bas dans des pays comme le Sri Lanka ou le Bangladesh.

En Afrique, la société d'investissement prône la stratégie d'investissement dite 'BBC' consistant à investir essentiellement dans les secteurs des banques, des brasseries et du ciment.

S'il reconnaît que les niveaux de valorisation des marchés boursiers frontières sont très bon marché, Schroders met également en avant des risques politiques ou liés à la corruption.

« Pour afficher de tels niveaux de rendement, il faut accepter un certain niveau de risque » a concédé Rami Sidani.

La publication du CFA Institute, Frontier Market Equity Investing: Finding the Winners of the Future (Investir dans les marchés «frontières»: trouver les gagnants du futur), défend l'idée qu'investir dans ces marchés ne présente pas plus de risque que d'investir dans la plupart des marchés considérés comme émergents. Selon cette étude, les valorisations y sont plus intéressantes et donc les possibilités de retour sur investissement plus importantes.

Cette dernière publication de la Research Foundation exhorte les investisseurs à ne pas sous-estimer le potentiel des marchés frontières. Depuis le début des années 1990, nombre des pays concernés ont vu leur économie totalement restructurée et sont devenus, d'un point de vue économique, davantage émergents que stagnants. Les marchés frontières offrent aux investisseurs la possibilité d'identifier les valeurs à fort potentiel, jusqu'ici ignorées par la communauté traditionnelle des investisseurs. Ce ne sont pas de simples marchés boursiers lointains: ils représentent plus de 1,2 milliard de personnes, une capitalisation boursière totale de 270 milliards de dollars et une liquidité quotidienne de 388 millions.

Si les marchés émergents en dollars se sont effondrés de 20 % en 2011, les marchés frontières se sont eux mieux tenus. Les marchés émergents ont été affectées par une succession de facteurs négatifs : d'abord, une montée de l'inflation, conduisant à des hausses de taux. Ces resserrements associés à un environnement international dégradé ont pesé sur la croissance. La montée de l'aversion au risque a contribué à accélérer le mouvement. Les investisseurs sont sortis massivement des émergents : les fonds BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) ont enregistré des sorties de 15 milliards de dollars en 2011 selon EPFR. Toutes les grandes zones géographiques - Asie, Amérique latine, Afrique et Europe de l'Est - ont perdu autour de 20 % en quasiment un an.

A l'inverse dans les marchés frontières on trouve plusieurs places en hausse comme l'Indonésie, le Qatar, la Jamaïque etc, la baisse globale de l’ensemble de ces marchés est de l’ordre de 10% est les valorisations sont attractive comme le souligne Mark Mobius, président de Templeton Emerging Markets Group et gérant du Templeton Frontier Markets Fund.

Ce dernier s’intéresse pour 2012 en premier lieu à l’Argentine (secteurs privilégiés : banques, énergies), dont il relève que le P/E est de seulement 6,9 actuellement, de même au Vietnam (consommation) dont la valorisation est également faible, au Kazakhstan (énergies), au Nigéria (banques) dont la croissance est de l’ordre de 8% par an ces 10 dernières années avec une population de 150 millions d’habitants et au Kenya (télécoms), centre d’attraction en Afrique pour la Chine et l‘Inde avec une forte présence de l‘Onu à Nairobi. Il privilégie généralement les infrastructures et les énergies renouvelables, faisant remarquer que dans beaucoup de pays africains notamment l’électricité est encore trop souvent produite à partir de générateurs diesel qui ne sont en rien compétitifs pour les industries, d’autant plus avec la réduction des subventions ce qui laisse entrevoir un plus fort potentiel encore d’amélioration des économies de ces derniers par l’utilisation croissante des nouvelles technologies désormais compétitives avec la chute des prix. Plusieurs pays africains sont à 20 % de taux de pénétration de l’électricité au niveau de la population, il existe bel et bien un énorme besoin à couvrir. L’Afrique subsaharienne n’exploite en outre que 7% de son potentiel hydraulique. La classe moyenne (un PNB de plus 5 000 dollars par habitant) en Afrique représente 70 millions de consommateurs. En 2015, ce nombre devrait dépasser celui de la classe moyenne de l’Inde. Le niveau d’endettement pour la plupart des pays africains se trouve entre seulement 20 et 40 % du PIB, contre plus de 100 % pour les États-Unis. Sur les 22 bourses du continent africain par ailleurs, seules quatre (Johannesburg, Egyptian Stock Exchange, Casablanca Stock Exchange et Stock Exchange of Mauritius) font partie de la Fédération mondiale des Bourses (WFE), qui compte 52 membres et représente 90 % de la capitalisation boursière mondiale. Partant de ce constat, la 15e réunion de l’ASEA (African Securities Exchanges Association) qui s’est tenue récemment s’est fixée plusieurs objectifs à même de réhabiliter les bourses africaines : il s’agit de proposer des solutions concrètes afin de doter ces marchés des derniers mécanismes et pratiques en la matière et les adapter aux changements récurrents de la finance mondiale. De même créer des leviers de financement pour les entreprises africaines afin d’attirer les investisseurs étrangers et contribuer à la hausse des IDE (Investissement directs à l’étranger) à destination de l’Afrique.

Selon Mark Mobius les marchés frontières devraient être moins volatils en 2012 et ils sont intéressants car la main d'oeuvre plus jeune est plus rapide à former que pour les Bric en phase de vieillissement. « Ils sont en 2012 dans la position des Bric en 92 » Il attire l’attention sur le fait que la Chine, le Brésil et la Russie en particulier investissent de plus en plus fortement dans ces marchés frontières.

Le FTSE a classé dans les marchés frontières les pays suivants:

Argentine
Bahreïn
Bangladesh
Botswana
Bulgarie
Côte d'Ivoire
Croatie
Chypre
Estonie
Ghana
Jordanie
Kenya
Lituanie
Macédoine
Malte
Maurice
Nigeria
Oman
Qatar
Roumanie
Serbie
Slovaquie
Slovénie
Sri Lanka
Tunisie
Ukraine
Venezuela
Viêt Nam

Sondage Gallup International Association décembre 2011 :

Pays les plus optimistes : Nigéria, Vietnam, Ghana

Pays les plus pessimistes : France, Irlande, Autriche


FONDS :

- Templeton Frontier Markets
Fund

LU0390137031

http://www.franklintempleton.fr/pdf/funds/fdata/1019_fr_ fr.pdf

- Schroder International Selection Fund Frontier Markets
Equity

LU0562314715

http://www.schroders.com/staticfiles/Schroders/Funds/S chroder%20ISF/Frontier%20Markets%20Equity/English/SISF-Frontier-Markets-Equity-C -Acc-FMR-UKEN.pdf

- HSBC GIF Frontier Markets Fund

HSBC Global Asset Management, leader de la gestion d’actif sur les marchés émergents avec plus de 139,3 milliards $ sous gestion a lancé le fonds UCITS « long only », « HSBC GIF Frontier Markets Fund » afin de permettre aux investisseurs institutionnels une exposition sur les marchés boursiers « New Frontiers ». Ce fond, issu de la transformation du fonds HSBC New Frontiers Fund crée en 2008, démarre avec un actif net de 124 millions $. Andrea Nannini, gestionnaire du fonds, utilise le « MSCI Frontier Markets Capped Index » comme benchmark et vise une croissance du capital à long terme en investissant dans des titres de sociétés situées ou opérant sur les nouveaux Frontier Markets.

A ce jour l’allocation d’actif prévoit 15% du fonds sur quatre bourses africaines (Tunisie, Nigeria, Kenya, Maurice) avec une possible extension sur le Maroc et le Ghana.


INFOS:

Reuters Reports Frontier Markets

http://frontiermarkets.thomsonreuters.com/Pages/default.aspx

24 réponses

  • 19 janvier 2012 12:39

    Est-ce que :
    TEMPLETON ASIAN GROWTH A (C) LU0128522157
    peut être considéré comme fond "marchés frontières" car il contient 86,90% d'Asie Émergente(Morningstar)

    Merci


  • 19 janvier 2012 14:03


  • 19 janvier 2012 15:28

    C'est évidemment une question de définition : Avec des investissements majoritairement en Chine, Thaïlande, Corée du Sud on ne peut pas parler de marchés frontières et j'oserais à peine parler de marchés émergents pour Templeton Asian Growth.

    En Asie du Sud Est, les marchés frontières sont le Laos, le Cambodge et la Birmanie : pas ou peu d'industrie, une agriculture prépondérante, et une relative insécurité politique qui se répercute dans les relations commerciales.

    Je note aussi que les deux premiers marchés "frontières" préférés par M. Mobius (l'Argentine et le Vietnam) connaissent une inflation supérieure à 20% même si leurs gouvernements tentent de le dissimuler.


  • 19 janvier 2012 19:51

    la Mongolie et un article en anglais dans l'Economist. Je ne sais par contre pas si un gérant d'OPVCM s'est risqué à Oulan Baator pour y faire des emplettes.


    http://www.economist.com/node/21543113?fsrc=nlw|hig|1-19-2012|editors_highli ghts


  • 19 janvier 2012 22:42

    il y a 4 ou 5 ans...

    Le Liban c'était pas mal, avec des +30% sur 1 mois et -40% le mois suivant.


  • 24 janvier 2013 05:22

    01.13 Le Maroc pourrait quitter l’indice des marchés émergents en juin 2013 et rejoindre celui des marchés frontières.

    A l’inverse le Qatar et les Emirats-Arabes-Unis pourraient rejoindre l’indice des marchés émergents.

    Parmi les 21 pays composant le MSCI EM, le Maroc est le seul menacé d’une éjection de l’indice. Cette perspective est assez probable pour la prochaine révision en juin 2013.

    Il est donc nécessaire de surveiller avec attention le comportement du marché boursier marocain suite au fort repli de la capitalisation flottante marocaine, à la tendance baissière du taux de rotation des valeurs cotées et à l’accroissement de la volatilité.

    Le marché financier marocain bénéficie d’un des rendements actions les plus élevés, en particulier d’Afrique

    Le Maroc, dont la France et l'Espagne absorbent 40 % des exportations, a vu son déficit commercial atteindre 15 milliards de dirhams (1,35 milliard d'euros) au troisième trimestre 2012. Le trou dans les comptes publics pourrait, lui, représenter 6 % du PIB.

    Reste que la stabilité politique du pays et la forte demande interne continuent d'attirer les capitaux étrangers. Par ailleurs le taux de croissance prévisionnel du Maroc pour 2013 reste confortable avec 4% (et 32,2 millions d’habitants), ce qui le situe en 4e place des pays du Maghreb et Moyen-Orient, derrière l’Irak en tête (10%, 32,8 millions d‘habitants), la Libye (10%, 6,6 millions d‘habitants), le Qatar (5%, 1,8 million d’habitants), à égalité avec l’Arabie Saoudite (4%, 28,2 millions d’habitants) et la Turquie (4%, 74,7 millions d’habitants).

    Sans se risquer à un pronostic sur l’évolution du marché, certains professionnels suggèrent de se positionner sur les valeurs à fort rendement. Cette stratégie devrait permettre aux épargnants d’atténuer une éventuelle baisse des cours. Le rendement moyen du marché en 2012 est estimé à 4,2%, c‘est l‘un des plus élevés d‘Afrique derrière le Nigéria, en tête avec 4,4% actuellement. Les télécoms (8,51%), les entreprises de BTP et matériaux de construction (6%) ou encore les distributeurs (5%) devraient offrir des rendements nettement meilleurs par rapport à 2012.

    Les analystes de BMCE Capital Bourse (BKB) estiment qu’un retournement de tendance devrait malgré tout s’opérer à partir du dernier trimestre de l’année. Ils anticipent une hausse de 13,9% du marché marocain. Les financières et les valeurs du secteur des assurances progresseront de 8,8%. Les cours des entreprises industrielles enregistreraient un gain de 16,8%…

    La baisse des cours a aujourd’hui l’avantage de rendre certaines valeurs plus attractives. Il s’agit notamment d’Addoha, Alliances, CMT, SMI, ou encore Attijariwafa bank. En même temps, une vingtaine de valeurs avec des PER très élevés pénalisent l’attractivité du marché. Avec un PER de 15,1x (nombre d’années de bénéfices exprimé dans les cours), le marché casablancais reste l’un des plus chers de la région. Il est juste devancé par Tunis.

    Possible soutien avec une remise en ordre du portefeuille des entreprises d’Etat

    Pour les professionnels de marché, l’amélioration de l’environnement économique permettrait de ramener un peu plus de confiance sur le marché. Surtout l’activation de nouveaux produits financiers, censée améliorer la physionomie de la place. Dans les conditions actuelles, beaucoup s’attendent à une année blanche en matière d’introduction en Bourse. Mais le déclic pourrait venir de l’Etat. Celui-ci entend mettre de l’ordre dans son portefeuille de participations. Si la mesure est censée réduire en partie les charges de l’Etat, elle peut être également une aubaine pour augmenter le nombre d’entreprises cotées en Bourse. En tout cas, elle donnerait plus de souplesse en matière d’ouverture de capital à travers la Bourse. En attendant les nouvelles IPO, la concrétisation des idées soulevées lors des séries de réunions entre les acteurs du marché, les régulateurs et le Trésor seraient un premier pas vers le changement de tendance. Il s’agit de la généralisation du split à toutes les valeurs de la cote ou encore le maintien d’un certain niveau de flottant sur le marché. L’illiquidité des actions marocaines actuellement pourrait en effet significativement nuire à l’attractivité du marché boursier auprès des investisseurs étrangers notamment.

    Les incitations fiscales censées dynamiser le marché actions ne font pas l’unanimité auprès des professionnels. Ils les jugent insuffisantes et inefficaces. Beaucoup estiment que le développement du marché des capitaux ne semble pas une priorité du gouvernement à l‘heure actuelle. La loi de Finances 2013 a prorogé jusqu’au 31 décembre 2016 les avantages en matière d’impôt sur les sociétés au profit des sociétés qui s’introduisent en Bourse par ouverture ou augmentation de capital. La réduction d’impôt est de 25% pour les sociétés qui accèdent à la cote par cession de titres. Elle est portée à 50% pendant les 3 premières années pour les introductions par augmentation d’au moins 20% du capital avec abandon du droit préférentiel de souscription. Même à ces conditions, peu d’entreprises oseront franchir le pas de la Bourse compte tenu de la dégradation de la place.

    Les obligations marocaines actuellement favorisées

    Aujourd’hui, «il convient d’abord de rétablir la confiance des investisseurs», relève un analyste. Cela dit, l’augmentation de 10 à 15% du taux de l’impôt retenu à la source sur les produits des actions, parts sociales et revenus assimilés pourrait freiner les investissements en actions. «Cette mesure tend plus à augmenter les recettes fiscales que d’inciter les investisseurs à faire des placements puisque le relèvement de cet impôt baisse mécaniquement le rendement des investissements en actions». L’attractivité du marché en termes de rendement pourrait donc être impacté. La morosité de la Bourse a déjà poussé les particuliers à renforcer leur présence sur le marché de la dette privée. Ils ont investi 5,4 milliards de DH en certificats de dépôts en 2012 contre 1,3 milliard de DH l’année précédente.

    Depuis le déclenchement de la crise financière mondiale et malgré les fortes résistances du Maroc face à son environnement extérieur, le marché boursier s’est montré fragile. Le recul des volumes transitant par le marché local devient de plus en plus atone et absorbe difficilement les titres disponibles à l’achat ou à la vente.

    Un manque de liquidité se traduit par une décote des valeurs car le risque pris par l’investisseur est plus important. Il reflète aussi le cycle de récession dans lequel les investisseurs adoptent une politique d’attentisme émanant de leur crainte de ne pouvoir liquider leurs titres en cas d’une vente massive. Par conséquent, les titres relativement liquides sont les plus pénalisés car ils sont les premiers à subir le choc de volume. C’est la situation que vit le marché boursier marocain actuellement, avec l’attentisme des institutionnels.

    La mise sous surveillance du Maroc est tout d’abord la conséquence de la dégradation continue et structurelle du niveau de liquidité du marché. Le volume moyen quotidien sur la période 2008-2012 a été divisé par 3, passant de 300 millions de DH à moins de 100 millions de DH. Ce niveau d’activité demeure très faible en comparaison à d’autres pays de la région. Le poids du Maroc dans l’indice MSCI EM, pénalisé par la faible représentativité de la place casablancaise dans l’indice, constitue un autre handicap au niveau international. Après le reclassement de BMCE et CGI en 2009, la radiation de l’ONA de la cote en 2010 et la révision à la baisse de la pondération de Maroc Telecom, le MSCI EM Maroc s’est limité à trois valeurs, ADDOHA, Maroc Telecom et Attijariwafa Bank. Résultat : cela a limité en 4 ans le poids du Maroc dans l’indice à 0,1% au lieu de 0,4% en 2008.

    Déclassement en perspective

    Selon les règles du MSCI EM, au moins 3 valeurs doivent valider les critères minimaux de liquidité et de capitalisations. Aujourd’hui, Attijariwafa bank ne répond plus aux critères de liquidité. La banque affiche un ratio de liquidité de 11,8% contre un niveau de 15% fixé par MSCI EM. La valeur Maroc Telecom s’approche dangereusement du seuil de non appartenance, elle remplit tout juste les conditions avec un ratio de liquidité de 15,1%. Ce qui pointera la liquidité comme cause principale d’une éventuelle reclassification vers le MSCI Frontier Markets (FM). Un indice regroupant des valeurs moins liquides et connaît ainsi un très faible niveau de volumes devant le niveau du MSCI EM. En testant l’éligibilité du top 10 des valeurs les plus liquides sur le marché, Management, Alliances et Samir répondent à ce critère. Ils ne satisfont pas pour autant les conditions sur la capitalisation globale et la capitalisation flottante. En revanche, la BCP, qui répond à l’ensemble des critères, mais ne figure pas encore dans l’indice, peut faire l’objet d’une éventuelle intégration, que l’on juge méritée. Néanmoins, le nombre très limité de valeurs marocaines dans l’indice est un véritable handicap. En l’espace de 10 ans, elles sont passées de 12 à 3 valeurs.

    Qatar et Emirats 2 candidats bien placés pour rentrer au MSCI EM en juin prochain

    Aujourd’hui, le Qatar, ou les Emirats arabes unis, actuellement classés en MSCI FM, représentent de très bon candidats pour le MSCI EM pour la révision de juin 2013. Toutefois, les pétromonarchies vont devoir encore alourdir leur dépense publique pour acheter la paix sociale. Pour cela, une seule solution : faire rentrer des pétrodollars. Les Emirats arabes unis (3% de croissance prévue en 2013, 5,4 millions d’habitants) ont aujourd'hui besoin d'un cours du baril de 80 dollars pour équilibrer leur budget, contre seulement 30 dollars en 2007.

    Dans le cas de l’ajournement du classement éventuel, le Maroc deviendra moins visible si les deux candidats potentiels viennent à intégrer l’indice avec respectivement 13 et 9 valeurs. Le Maroc pèse 0,1% de l’indice actuellement contre 0,3% pour l’Egypte, 1,6% pour la Turquie et 7,3% pour l’Afrique du Sud.

    Risque de fuite de capitaux étrangers

    Un déclassement pourrait avoir des retombées néfastes sur les plans quantitatif et qualitatif. D’une part, il engendrerait un désengagement automatique d’un nombre important d’investisseurs étrangers. Actuellement, les participations des fonds d’investissement dans les valeurs du MSCI EM sont estimées à plus de 253 milliards de dollars contre 71 millions de dollars dans le MSCI FM, d’après une note d’une banque d’affaires de la place. D’autre part, faire partie du club des pays émergents permet à un marché boursier de gagner énormément en crédibilité et en visibilité sur la scène internationale. Un éventuel déclassement du Maroc en un « pays frontière » aurait un impact défavorable sur l’image de la Bourse de Casablanca. De leurs côté, les investisseurs marocains restent très influencés par le comportement des intervenants étrangers, ce qui enfoncerait la liquidité de la place et entraverait les projets d’investissement dont notamment celui de Casablanca Finance City.

    Taux de croissance moyen 2013 de la zone Moyen-Orient / Afrique du Nord : 3,1%

    Détail par pays
    :

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/maghreb-moyen-orient-la-prime-au-bru t_366011.html#xtor=AL-241


  • 24 janvier 2013 10:05

    Ils sont pas donnés... y en a t' ils des plus abordables...
    merci d' avance
    Souscription min. initiale : 5 000 EUR
    frais d' entré 6.5% e-c-t...


  • 24 janvier 2013 11:08

    @ Bellisle : il faudrait demander à Bourso si le HSBC GIF Frontier Markets A Acc LU0666199749 n'est pas 0% car pas indiqué (souscription initiale 1000 $)

    Sinon en Bourso O% :

    HSBC GIF CIVETS A USD et autres versions Eur etc

    LU0625433882

    Le compartiment vise des rendements à long terme de la croissance du capital et du revenu en investissant avant tout dans un portefeuille diversifié d'investissements en actions et titres équivalents à des actions de sociétés qui possèdent leur siège social dans et officiellement inscrites à la cote sur un grand marché boursier ou autre Marché régulé de Colombie, d'Indonésie, du Vietnam, d'Egypte, de Turquie et d'Afrique du Sud ("CIVETS"), ainsi que de sociétés possédant des activités importantes ou réalisant une part prépondérante de leurs activités commerciales dans ces pays.

    Souscription min. initiale : 1 000 USD

    Ultérieure : 11.367 USD ou 8.53 EUR

    Voir aussi DWS Africa et autres fonds type Mena ou Balkans (East Capital) avec une part de marchés frontières

    Ou encore mais en en plus faible % de marchés frontières Carmignac Emerging Discovery etc.


  • 25 janvier 2013 15:14

    Merci pour votre réponse.
    Pas de CIVETS et FRONTIER à 0% bourso
    ou à 5000 $ mini...!


  • 26 janvier 2013 00:08

    HSBC GIF CIVETS A
    USD

    LU0625433882

    http://www.boursorama.com/bourse/opcvm/opcvm.phtml?symbol e=0P0000TGSC


  • 26 janvier 2013 12:46

    Imposible en ligne, voilà le résulta:

    Une erreur est survenue lors de la vérification de l'ordre. Le minimum de souscription sur cette valeur est de 5000.0

    Merci je vais donc leurs demander...,
    et je vous tiens informé.


  • 29 janvier 2013 07:11

    À ce prix là l'Europe estbien moins risquée pour 2013...


  • 30 janvier 2013 14:26

    Sur mon 0% HSBC GIF CIVETS A Inc l' ordre est passé...

    LU0625433965 - HSBC Investment Funds
    Ajouter à ma liste de valeursAjouter à mon portefeuilleSuivre Ne plus suivre
    Fiche valeurPerformancesRisqueCompositionGraphiqueActualitésPassage d'ordreForumLe compartiment vise des rendements à long terme de la croissance du capital et du revenu en investissant avant tout dans un portefeuille diversifié d'investissements en actions et titres équivalents à des actions de sociétés qui possèdent leur siège social dans et officiellement inscrites à la cote sur un grand marché boursier ou autre Marché régulé de Colombie, d'Indonésie, du Vietnam, d'Egypte, de Turquie et d'Afrique du Sud ("CIVETS"), ainsi que de sociétés possédant des activités importantes ou réalisant une part prépondérante de leurs activités commerciales dans ces pays.


  • 31 janvier 2013 01:02


  • 31 janvier 2013 03:50

    Bien évidemment mais

    1/ on n'a malheureusement que la performance passée et son extrapolation pour essayer d'évaluer la performance future
    2/ le track record sur longue période de cette catégorie de fonds est très moyen et quand je regarde la catégorie sur morningstar sur le long terme sa volatilité est très importante
    3/ il est faux de dire que la croissance économique et la performance boursière sont corrélées car la bourse génère des phénomènes de bulles qui anticipent les valorisations de plusieurs années et se gonflent et dégonflent (cf biotechs, tech en général, ou valorisation de la Chine par exemple)

    Donc ma reco - lapidaire certes - est dans un contexte de sous valorisation des actifs européens et pour 2013 de préférer une espérance de gain dans des marchés moins volatils européens où à mon sens le couple risque/return me paraît exceptionnellement favorable. Et si tu veux un peu plus de volatilité pourquoi ne pas acheter des fonds italiens ou South Europe en général.


  • 01 février 2013 06:48

    Bonjour, merci de tes conseils/points de vue qui sont précieux et étayés. Je voulais savoir ta frêquence d'arbitrage de tes fonds: en effet, certains de tes commentaires sont au trimestre ou presque, est-ce que tu arbitres à cette fréquence ? Pour ma part j' au un peu de difficultés sur ces horizons courts. Je suis les fonds en performance hebdo systématiquement, mais je procède aux arbitrages par petites touches sur des satellites et je ne change pas rapidement les grandes options. Ça je le fais sur les actions.

    Merci de ton éclairage.


  • 07 février 2013 12:35

    Sous le titre évocateur de Quelle Crise ? un tableau dans l'Economist nous rappelle les récentes performances des marchés émergents ou plus avancés :

    Le marché thaïlandais (parmi d'autres) a grimpé de 200% depuis 2007 et approche les 50% depuis le 1er janvier 2011.


    http://www.economist.com/blogs/graphicdetail/2013/02/daily-chart-0?fsrc=nlw| newe|2-4-2013|4874177|36412996|


  • 07 février 2013 13:59

    Avec l'ISX ou Iraq Stock Exchange, et la cotation de l'opérateur Asiacell qui y a été un
    succès.

    http://www.economist.com/blogs/schumpeter/2013/02/going-public-iraq?f src=nlw|newe|2-4-2013|4874177|36412996|


  • 17 juin 2013 02:06

    12.06.13 LONDRES (Reuters) - Le fournisseur d'indices MSCI a sévèrement déclassé la Grèce en lui redonnant un statut de pays émergent, avec une pondération bien plus faible que lorsqu'elle avait quitté cette catégorie il y a 12 ans pour intégrer l'indice des pays développés.

    La décision de MSCI, mardi soir au terme de son examen annuel de reclassement des indices boursiers, contribue à faire reculer la Bourse d'Athènes de 1,5% mercredi à mi-séance tandis la courbe des rendements a accentué son inversion, avec des rendements à court terme plus élevés que pour la dette à long terme - signe d'un manque de confiance dans la capacité de la Grèce à rembourser.

    En commentant mercredi ses décisions, MSCI a également suscité un mouvement de défiance envers l'Egypte en disant avoir appris que des investisseurs avaient du mal à rapatrier leur argent hors du pays et en n'excluant pas d'enquêter sur ce point. La Bourse égyptienne reculait de 2,5% dans la foulée.

    Le changement de catégorie pour la Grèce signifie que beaucoup de fonds de pension et, de manière générale, les investisseurs plus prudents cesseront d'investir dans le marché local.

    De plus, la Grèce n'aura qu'une pondération minuscule de 0,3% dans l'indice MSCI des pays émergents, moins que celle de 0,4% attribuée au Qatar et aux Emirats arabes unis, promus dans cette catégorie alors qu'ils avaient jusque-là un statut de marchés frontières.

    L'annonce de la promotion du Qatar et des Emirats arabes unis dans l'indice des pays émergents a fait bondir la Bourse de Doha de 1,75%, à son plus haut depuis septembre 2008.

    En Bourse Dubai et Abu Dhabi sont en tête des hausses avec respectivement +48% et +39% depuis début 2013

    Avant sa promotion en 2001 dans l'indice des pays développés, la Grèce avait une pondération de 5% dans l'indice des émergents. Elle en sera à présent l'une des composantes les plus faibles.

    Athènes n'avait qu'un poids symbolique de 0,01% dans l'indice des pays développés mais l'appartenance à cette catégorie, qui pèse un total de 29.000 milliards de dollars, était importante pour son image auprès des investisseurs internationaux.

    LE MAROC DÉCLASSÉ

    MSCI a également abaissé la classification du Maroc en faisant passer son indice dans la catégorie des marchés frontières au lieu des marchés émergents. Il est probable que çà n’ait toutefois plus d’impact important sur le marché marocain qui a largement corrigé en attente de cette nouvelle, d’autant que le gouvernement prend des mesures de fluidité du marché.

    La reclassification de la Grèce et du Maroc prendra effet lors des révisions semi-annuelles de novembre 2013 et celle du Qatar et des Emirats en mai 2014, a ajouté MSCI.

    MSCI, qui couvre en tout 79 marchés, modifie sa classification en fonction de critères d'accessibilité portant par exemple sur la liquidité.

    Le fournisseur d'outils d'aide à la décision d'investissement va par ailleurs examiner le marché des actions-A chinoises en vue d'une possible inclusion dans l'indice MSCI des marchés émergents.

    La Corée du Sud et Taiwan, actuellement dans la catégorie des marchés émergents, restent sous surveillance en vue d'une reclassification dans les marchés développés.


  • 17 juin 2013 03:28

    JF 12.06.13

    Faute d'une liquidité suffisante, la Bourse de Casablanca ne sera plus réprésentée dans l'indice phare des marchés émergents à partit de novembre prochain. Un coup dur pour Maroc Telecom mais pas forcèment pour les autres valeurs cotées marocaines.

    Le fournisseur d'indices MSCI a annoncé le 11 juin dans la soirée sa décision de sortir le Maroc de son indice "marchés émergents" (MSCI Emerging Markets) pour le reclasser dans un autre indice, consacré aux marchés frontières (MSCI Frontier Markets). Ce reclassement prendra effet en novembre 2013. La nouvelle n'a pris personne par surprise : MSCI avait annoncé dès 2012 étudier une requalification de la Bourse de Casablanca. "L'indice MSCI Maroc n'a pas réussi les critères de liquidité des marchés émergents depuis plusieurs années et cette tendance à la baisse de la liquidité n'a montré aucun signe de retournement", explique MSCI. "La liquidité à Casablanca a chuté de 60 à 70% au cours des trois derniers mois, soulignait récemment Youssef Lahlou, analyste pour Silk Invest.

    MSCI ajoute que "les réactions des investisseurs institutionnels internationaux soulignent que l'indice MSCI Maroc est actuellement plus en ligne avec la taille et les besoins de liquidité des marchés frontières et que le reclassement entraînerait un indice plus représentatif." Avec l'Afrique du Sud et l'Egypte, le Maroc était jusqu'à aujourd'hui le seul pays africain inclus dans l'indice MSCI des marchés émergents (MSCI Emerging Markets) mais avec un poids très faible et seulement trois valeurs, dont Maroc Telecom.

    10 valeurs au lieu de trois

    C'est d'ailleurs pour ce titre ainsi que pour Attijariwafa Bank et Addoha que la sanction risque d'être la plus sévère. Les indices boursiers servent de référence aux grands investisseurs internationaux et selon le Wall Street Journal, 1400 milliards de dollars seraient indexés sur le MSCI Emerging Markets. L'indice des marchés frontières est moins suivi.

    Mais la nouvelle n'est pas forcèment mauvaise pour l'ensemble de la place boursière marocaine. Les marchés frontières (parmi lesquels les Bourses du Qatar, du Koweit, d’Arabie Saoudite, du Nigeria, des Emirats Arabes Unis ou encore du Kenya) sont en effet de plus en plus à la mode. La visibilité de la Place marocaine pourrait en être accentuée.

    Le reclassement du Maroc dans cet indice devait également provoquer un élargissement des titres marocains inclus dans MSCI Maroc. Selon une note d'analyse de la division boursière du Groupe Banque Populaire (Maroc), l'indice pourrait inclure désormais dix valeurs cotées au lieu de trois. Les nouveaux entrants seraient la Banque centrale populaire, BMCE, le Crédit immobilier et hôtelier, Alliances, la Compagnie générale immobilière et Managem, selon la même source.


  • 21 juin 2013 06:33

    CE 06.13

    Birmanie (Myanmar) : ouverture de la bourse en 2015 et très forte croissance attendue

    2 marchés financiers prévus à Yangon et Mandalay

    L’intérêt pour le Myanmar est devenu intense. En mai Thein Sein a été le premier président du pays à se rendre à la Maison-Blanche depuis plus de 50 ans. Plusieurs leaders comme le premier ministre britannique David Cameron, l’indien Manmohan Singh, le japonais Shinzo Abe ont par ailleurs visité Yangon. François Hollande, premier président de la République française à se rendre au Laos depuis l'indépendance de cette ancienne colonie en 1953, à l’occasion du sommet Asie-Europe (ASEM) fin 2012, a pu s’exprimer auprès de dirigeants de 49 pays représentant au total plus de 50% du PIB mondial, 58% de la population de la planète et 60% des échanges internationaux. Cette visite a été l’occasion de rencontrer de hauts responsables de pays asiatiques dits "nouveaux émergents", dont plusieurs comme le Myanmar font l'objet d'une attention particulière de la diplomatie française qui détecte une demande de partenariats sur fond de compétition stratégique sino-américaine dans la région.

    Un rapport de McKinsey Global Institute (MGI) souligne que le Mynamar est resté en dehors de la spectaculaire croissance du 20e siècle. Pendant que le pib mondial a été multiplié par 4, celui du Myanmar a quasiment stagné.

    Le Pib de ce pays voisin de la Chine, qui compte environ 60 millions d’habitants, correspond actuellement à seulement 0,2% de celui de l'Asie. Il équivaut à celui de villes comme Bristol, Delhi ou Séville !

    La croissance du Pib du Myanmar pourrait toutefois être explosive les premiers temps, certains économistes parlent de plus de 25% par an, soit un taux supérieur à celui récent de certains pays du Moyen-Orient. A horizon 2030 une croissance annuelle du Pib de 8% est possible. Cela pourrait quadrupler la taille de l'économie qui passerait de 45 milliards de dollars en 2010 à plus de 200 milliards de dollars en 2030. Cela ne peut cependant se faire sans importants investissements et transferts étrangers, estimés à 170 milliards de dollars.

    L'énergie, les mines, l'agriculture, l‘industrie manufacturière, le tourisme et les infrastructures pourraient représenter plus de 90% de la croissance totale du Myanmar et des activités porteuses d’emplois. Alors que le secteur agricole est actuellement le plus grand pourvoyeur de ces derniers, celui de l’industrie manufacturière pourrait lui être 3 fois supérieur d’ici à 2030 estime MGI.

    La classe moyenne pourrait passer de 2,5 millions à 19 millions de personnes d’ici à 2030, triplant les dépenses de consommation en les portant à 100 milliards de dollars. 300 milliards de dollars d’investissements sont attendus dans l’immobilier et les infrastructures dont la moitié dans les grandes villes, qui comptent actuellement 13% de la population, laquelle devrait représenter une part de 25% d‘ici à 2030.

    Alstom, Total... nombreuses sont les entreprises françaises à jouer des coudes pour profiter du fort potentiel de développement de ce marché frontière. Des infrastructures aux réseaux de télécommunications, en passant par le secteur bancaire, tout reste à construire. Le pays jouit de ressources naturelles abondantes (minerais et gaz naturel) comme d'un fort potentiel touristique.

    Les exportations américaines notamment y croissent rapidement avec l’arrivée de groupes comme General Electric, Procter & Gamble, Colgate-Palmolive, Yum! Brands, Chevron, DuPont, Caterpillar, entre autres. Coca-Cola y a lancé le 4 juin la mise en bouteille de sa boisson, revenant après plus de 60 ans et a annoncé un investissement de plus de 200 millions de dollars sur cinq ans, la création directe de 2.500 emplois, estimant à plus de 20.000 le nombre d'emplois indirects créés tout au long de la chaîne d'approvisionnement. Il est ainsi devenu l'un des premiers groupes américains à recevoir la licence d'investissement au Myanmar selon la nouvelle loi sur l'investissement de ce pays. Ford va y vendre ses premiers véhicules là où 40% du parc auto date de plus de 20 ans.

    C’est également un eldorado pour les compagnies de téléphonie, les chinois et sud-africains en particulier sont sur les rangs (50 milliards de dollars d’investissements dans les infrastructures de télécommunications sont attendus d’ici à 2030). C’est le 2e pays où la pénétration d’internet est la plus faible au monde et le 1er où la téléphonie mobile a la plus faible part. Seulement 13% des foyers disposent par ailleurs de l’électricité.

    22 sociétés du pays ont déjà été approchées pour leur venue en bourse. Ce marché frontière devrait être rapidement de taille moyenne

    En avril l'UE a levé ses sanctions contre le Myanmar à l'exception de l'embargo sur les armes, un geste qui a contribué à promouvoir la coopération bilatérale entre le Myanmar et les pays membres de l'UE.

    En février 2013, les investissements de l'UE au Myanmar s'élevaient à près de 3,8 milliards de dollars. Les échanges commerciaux ont été d'environ 226,37 millions de dollars en 2012, dont 43,54 millions de dollars d'exportations birmanes.

    Le marché financier convoité

    Deux des opérateurs boursiers majeurs en Asie se battent pour la suprématie sur le marché prometteur que constitue la Birmanie, dont l’ouverture économique suscite désormais toutes les convoitises.

    La Bourse de Tokyo a annoncé un accord avec la Banque centrale birmane pour ouvrir une place financière avec l’aide du courtier Daiwa Securities.

    Mais celle de Séoul est aussi sur les rangs. Le tout sous le regard très intéressé des experts du continent asiatique.

    « Les Japonais en ont plus besoin et ils seront très, très compétitifs », estime Tony Nash, d’IHS Consulting à Singapour. Selon lui, la Bourse de Tokyo regrette d’avoir peu profité des récentes consolidations des Bourses mondiales et cherche ainsi à «être un peu plus attractive » en profitant de la croissance birmane.

    De fait les Nippons ont clairement pris une longueur d’avance dans le petit bâtiment du centre de Rangoon, l’ancienne capitale, où ont lieu des échanges de titres sur le marché hors cote. Dans l’indifférence générale ou presque, mais depuis 16 ans.

    Le Myanmar Securities Exchange Centre, une société mixte constituée par Daiwa et la Myanmar Economic Bank, une institution publique, n’a que dix employés, deux entreprises listées et une poignée de clients chaque jour.

    Mais la petite taille n’exclut pas l’ambition : la société s’imagine en place boursière opérationnelle dès 2015 sur la base des équipements technologiques de sa grande soeur de Tokyo.

    « Il y a beaucoup d’acheteurs, mais peu de vendeurs », explique à le patron, le Japonais Shigeto Inami.

    Certes, la Birmanie, emmurée pendant un demi-siècle de dictature militaire, s’ouvre à une vitesse spectaculaire depuis un an. Et sauf revirement radical, les sanctions internationales vivent probablement leurs derniers mois. Mais cela ne suffira pas pour transformer ce pays en eldorado, pourvoyeur d’argent facile.

    « La Birmanie est le Saint-Graal des investisseurs conquérants, mais elle ne fait qu’entamer son processus de réformes », assure Douglas Clayton, fondateur du fonds Leopard Capital, installé au Cambodge et spécialisé dans les pays émergents.

    « Il y a d’importantes contraintes en ressources humaines et en infrastructures. La Birmanie n’est pas prête à absorber la vague de projets que les investisseurs imaginent lancer ».

    La majeure partie de l’industrie est encore aux mains du gouvernement, de l’armée ou de leurs proches, même si les réformes en cours vont ouvrir de nouveaux espaces. Et la véritable mine d’or que constituent les hydrocarbures et autres ressources naturelles – à l’exception notable du bois – est dominée par les compagnies étrangères, donc devrait rester inaccessible à la Bourse locale.

    Les sociétés birmanes ne semblent en outre pas pressées de vendre leurs parts aux étrangers. Car cela supposerait qu’elles s’enregistrent au préalable avec le statut de compagnies étrangères, perdant ainsi aussitôt l’accès à la propriété foncière.

    Shigeto Inami recommande donc, ne plaisantant qu’à peine, aux investisseurs désireux de prendre des participations « d’épouser une Birmane pour acheter en son nom » !

    Une autre solution est d’attendre que le régime de Naypyidaw se débarrasse de son corpus de lois d’un autre âge. Une loi sur les investissements, très attendue, est en cours de rédaction et doit être adoptée avant la fin de l’année fiscale.

    « Il y a beaucoup de bonnes entreprises en Birmanie mais elles attendent les lois sur les créations de sociétés et sur le marché financier ».

    La seule question, finalement, est de savoir combien de temps durera cette attente.

    « La Birmanie est une opportunité à long terme incroyable, mais la patience et le travail seront indispensables. On ne modernise pas un pays du jour au lendemain », prévient Douglas Clayton.


    Frost & Sullivan optimiste sur la croissance future de ce nouveau marché frontière

    Frost & Sullivan is optimistic on the future growth for Myanmar as the country is an untapped new frontier at the crossroads of India, China and South East Asia offering abundant opportunities.

    Myanmar, the only neighbor for both China and India is likely to assume great geo-political-business importance in years to come.

    It has a large untapped potential and is truly going through transition with a population of more than 60 million.

    Myanmar's GDP at purchasing power parity (PPP) has been growing at a very solid rate and is expected to continue to do so over the next few years in the range of 5-6 per cent. Country's GDP (PPP) has increased by 20 per cent since 2007.

    Myanmar has a very young population spread that will help to drive it economically. The low unemployment rate of about 5 per cent was due to the growth of the agriculture sector, which remains the key driving force of the Myanmar's economy both in terms of GDP and employment.

    There is a large labor force to be tapped into in Myanmar but two-third of this is involved in agriculture, representing about 43 per cent of GDP.

    Most imports into Myanmar are basic commodities not yet manufactured in wide scale in the country and thus show growth potential. The top ten import industries/items for Myanmar in 2011 are petroleum and related products, machinery/spares, steel construction materials, plastic raw materials, palm oil, vehicles and spare parts, pharmaceutical products, ships & boats, cement and fertilizers.

    China has been the leading investor in Myanmar in the last few years, but this is likely to change. With the market opening up, South East Asian companies are rushing to invest in the country. US/International companies are also doing so, but on a more selective and wait and see nature to get clarity on director and laws of the country.

    All industry sectors and sub-sectors are of interest, but for the economy to take off and to benefit from Myanmar's location, large infrastructure project covering power, water, ports and roads are needed.

    Oil, gas, power, infrastructure, telecommunications and consumer businesses could top the list in terms of being the most attractive and easier to do investments in the country. Property prices are already very high.

    Special economic zones will be required to continue to stimulate both imports and exports, along with ports and roads. Around 300,000 TEUs and 16.7 million tonnes, accounting for close to 100 per cent of Myanmar's cargo, pass through the ports of Yangon and Thilawa. Myanmar will act as a Southern Economic Corridor and Gateway to India, and the three special economic zones being developed are Kyaukphyu, Thilawa and Dawei.

    Myanmar needs to address its chronic shortage of electricity to ensure continued economic growth. Country's power generation is currently made up of 70 % hydro, 24 % gas, 4 % coal and 2 % diesel. Current production levels are at 1,350 MW which can drop in summer due to less hydro production against a demand of 1,850 MW. Demand is about 3,000 MW in 2016.

    Oil and gas sector offers major opportunities but most likely under Production Sharing Contracts (PSC). State-run MOGE is active in the oil & gas sector, and Myanmar has large reserves of oil and gas both onshore and offshore.

    Other than companies coming into to work with current block licence holders, Myanmar is looking at offering up as many as 10 off-shore and 10 on-shore blocks. Altogether 62 of the country's 101 exploration blocks remain open for bidding, including 34 onshore, eight in shallow water, and 20 in deep water.

    Myanmar's telecommunications sector shows huge potential with only 3 million mobile subscribers out of 60 million people. Wireless penetration stands at 4 per cent and fixed at 3 percent, so massive upside for growth but hurdles exist.

    50 per cent of wireless penetration is targeted by 2015 but handset prices are high and registering SIM cards is expensive at about US$150-200.

    There are abundant opportunities within a wide range of industries in Myanmar but one will need to be patient and get timing and model of entry right in order to be successful in the country.

    Read more here:
    http://www.heraldonline.com/2012/12/04/4458119/frost-sullivan-future-is-bright.h tml#storylink=cpy

    Complément :

    Birmanie : prochaine star
    asiatique

    http://www.dvb.no/news/burma-could-be-asia’s-next-rising-star-imf/2 4952


    Meilleures destinations ethiques
    2013

    http://www.ethicaltraveler.org/explore/the-worlds-ten-best-ethical-desti nations-2013/

    L'association américaine à but non lucratif Ethical Traveler a identifié les destinations les plus éthiques à visiter cette année.

    Par ordre alphabétique, la liste 2013 d'Ethical Traveler comprend la Barbade, le Cap Vert, le Costa Rica, le Ghana, la Lettonie, la Lituanie, l'Ile Maurice, les Palaos, les Samoa, et l'Uruguay.

    L'association dont le siège se situe à Berkeley (Californie) publie une liste chaque année prenant en compte les pratiques les plus éthiques de centaines de pays en voie de développement. Les choix d'Ethical Traveler se basent sur les pays étant à la pointe de "la promotion des droits humains, de la sauvegarde de l'environnement et du soutien à la société civile, tout en créant une industrie touristique durable basée sur la communauté."

    L'association a aussi concocté une liste des "Destinations d'intérêt" pour 2013 qui comprend la Birmanie ou Myanmar, Cuba et la Namibie.


  • 23 juin 2013 17:50

    21.06.13

    Le dernier rapport « Frontier markets » de Bank of America Merrill Lynch rappelle que depuis 1 an le marché financier des Emirats Arabes Unis est en tête des hausses avec +51,3%, suivi par celui de la Bulgarie (+51,4%) et du Kenya (+45%).

    Dans un environnement de croissante lente, il estime que « les marchés du Qatar et du Kenya sont parmi les plus favorisés par les tendances positives de leurs économies domestiques et des perspectives de résultats en hausse pour de nombreuses sociétés » (+22% en moyenne prévus au Kenya contre 15,6 attendus au début de l’année avec un P/E du marché de 11,4).

    Les marchés frontières se sont globalement nettement mieux comportés depuis plus d’un an que les marchés émergents qui sont en baisse de plus de 13% depuis le début de l’année. En particulier récemment où l’on a assisté en 3 semaines à un retrait de 19 milliards de dollars sur l’ensemble des actifs des marchés émergents, principalement les actifs obligataires, ce qui ne s’était pas produit depuis 2011. Retrait qui a suivi les déclarations de diminution progressive des soutiens de la Fed à l’économie américaine, envisageable vers la fin de l’année et accentuées par les manifestations populaires en Turquie et au Brésil où 5,6 milliards de dollars se sont retirés des actions du pays, tout comme par des signes de reprises d’inflation et par la volatilité des devises dans plusieurs cas.

    JP Morgan a conseillé à ses clients la semaine dernière de rester sous pondérés sur tous les actifs des marchés émergents, citant les sorties de capitaux et un momentum négatif de prévisions de croissance.

    Malgré les baisses récentes sur les marchés émergents, l'indice MSCI EM a progressé de 222 % depuis la fin 2002, comparé à une hausse de 85% pour le S&P500.

    Aberdeen Investment Management Ltd estime par contre que la vente massive rend beaucoup de devises des marchés émergents attractives, de même que de nombreux rendements obligataires qui ont augmenté à un niveau compensant le risque et quant aux actions les valorisations deviennent intéressantes avec un P/E moyen de 9,2 sur les marchés émergents contre 12,6 sur les marchés développés. Il n’est pas exclu que cet écart avec les marchés développés qui était de 70% au plus bas dans les années 90 s’accroisse encore, mais les périodes de fortes volatilités deviennent de plus en plus des opportunités d’achats progressifs ciblés pour le moyen-long terme.

    Carmignac Emerging Discovery est actuellement positionné à 40% sur les marchés frontières et envisage de plafonner ses actifs (actuellement de 325 millions d’euros) à 1 Md d’euros

    Le fonds, géré avec la double approche bottom-up et top-down dans une approche globale et un environnement non benchmarké, très majoritairement sur les moyennes (75%) et small-caps (22%), comparativement à Carmignac Emergents qui est majoritairement consacré aux grandes capitalisations, détient actuellement 40% de ses actifs sur les marchés frontières malgré que ce ne soit pas un fonds typiquement marchés frontières. C’est sa plus forte pondération sur ces marchés depuis la création du fonds.

    L'équipe marchés émergents est dirigée par Simon Pickard, il est assisté par Xavier Hovasse et David Young Park gestionnaires de Carmignac Emerging Discovery. Parmi les analystes, Haiyan Li-Labbé est spécialisé Grande Chine et Edward Cole région EMEA. Sandra Crowl du comité d’investissement précise que « toute l’équipe a visité plus de 50 pays au cours des 2 dernières années et tient une réunion quotidienne d’informations et de décisions, ce qui n'est pas fréquent dans la gestion de fonds ».

    Carmignac Emergents a été au cours des 3 dernières années moins volatil que l’IMA Global Emerging Markets et le MSCI Emerging Markets index avec une volatilité annuelle de 11,51 % et celle de Carmignac Emerging Discovery de 11,84%.

    Il a par ailleurs battu les performances de ces 2 indices 7 années sur 10 et obtenu un résultat cumulé de 302,7% sur 10 ans, contre 283,3 % pour le secteur et 296,34% pour son indice de référence.

    Carmignac Emergents dispose actuellement de 2,2 Md € d'actifs sous gestion, parfaitement gérables selon le groupe compte tenu de la grande variété et l’importante liquidité de la majorité des titres détenus.

    Carmignac Emerging Discovery, axé sur les moyennes et small-caps, sera par contre très probablement plafonné à 1 Md € d’actifs sous gestion, qui sont à l’heure actuelle de 325 M €.

    Au cours du premier trimestre 2013, les marchés émergents ont sous-performé les marchés développés dans un contexte de ralentissement économique mondial.

    Carmignac Emerging Discovery s’est toutefois bien comporté, enregistrant une progression de +6,89%, contre +4,09% pour son indicateur de référence. Cette surperformance s’explique en grande partie par
    l’étendue des opportunités d’investissement présentes sur les marchés dits « frontières ». Du fait de la moindre sophistication de leurs systèmes financiers, les marchés « frontières » disposent de moteurs de croissance supplémentaires, soutenus par des crédits aux entreprises et aux ménages en progression. L’exposition à certains pays frontières tels que la Colombie, le Sri Lanka, l’Arabie Saoudite ou bien encore le Kenya, a été récemment profitable au fonds.

    En Asie (52,79 % des actifs), les principaux marchés exportateurs, tels que la Corée du Sud et Taïwan, continuent d’être pénalisés par la dépréciation
    accélérée du yen. L’Inde et la Chine souffrent toujours quant à elles des incertitudes portant sur la vigueur de leur croissance économique. Carmignac Emerging Discovery privilégie les pays d’Asie du Sud-Est, à l’instar de l’Indonésie (6,9% du Fonds) et de la Thaïlande (5,5%), ainsi que les marchés «frontières » comme les Philippines (7,6%) et le Sri Lanka (1,7%). Les indices boursiers de ces pays se négocient aujourd’hui à des niveaux proches de leurs plus hauts historiques, portés par une croissance saine et une situation politique qui inspire confiance aux investisseurs.

    Comptant pour près de 70% des volumes échangés dans la région, le Brésil demeure le principal marché d’Amérique latine (27,56 % des actifs). Son économie semble cependant enlisée dans une stagflation
    chronique qui fragilise son marché actions depuis maintenant près de trois ans. Au sein de son allocation, Carmignac Emerging Discovery continue donc de privilégier des marchés dont les fondamentaux économiques paraissent plus sains. Ainsi, le Fonds dispose d’une exposition significative à des pays tels que le Chili (5,4% du Fonds), la Colombie (6,4%) et le Pérou (6,2%), dont le niveau de croissance, proche de 6%, se conjugue à une inflation et à des déficits publics maîtrisés.

    Principal marché d’Europe de l’Est (1,65 % des actifs) et du Moyen-Orient (9,06 %) la Russie se révèle également peu attrayante en termes d’investissement, son économie s’avérant excessivement cyclique et dépendante de l’évolution des cours du pétrole. De plus, la gouvernance
    d’entreprise y est souvent très insuffisante et les fuites de capitaux chroniques empêchent, à terme, toute appréciation du rouble. Aussi, Carmignac Emerging Discovery a choisi de n’avoir aucune exposition à la Russie. Au sein de cette région, le fonds continue à privilégier des pays tels que la Turquie (2,8%), la Slovénie (0,9%) et quelques marchés « frontières » comme l’Arabie Saoudite (2,7%) et le Qatar (1,7%).

    L’Afrique du Sud concentre à elle seule plus de 90% des volumes échangés sur le continent africain (qui dans son ensemble représente 8,94 % des actifs du fonds). Depuis les émeutes meurtrières de l’été dernier qui ont impliqué des ouvriers des mines de platine de Marikana la devise sud-africaine ne
    cesse de se déprécier. Les anticipations de croissance sont continuellement revues à la baisse tandis que l’inquiétude gagne le marché des taux d’intérêt. L’exposition du fonds à l’Afrique
    du Sud reste faible (1,7% contre 10,1% pour son indicateur de référence). Sont privilégiés des marchés « frontières » tels que le Nigeria (2,8%), le Kenya (2,7%) et l’île Maurice (0,6%).

    Les biens de consommation de base représentent environ 25% du fonds, les finances 15%, la consommation discrétionnaire 15%, l’industrie 14%, les matériaux 9%, les technologies de l’information 8%, l’énergie 5%, les télécommunications 3%, les services aux collectivités 3% et la santé 2%.

    Perspectives

    Au regard des incertitudes pesant sur les économies
    développées, en particulier au sein de la zone euro, le fonds maintient une allocation géographique prudente et conserve un biais défensif, privilégiant les économies émergentes dotées de fondamentaux macro-économiques de qualité et qui bénéficient d’une liquidité satisfaisante.


  • 31 juillet 2013 00:57

    07.13

    Maroc : après la chute liée à la sortie de l'indice MSCI émergents, le marché semble stabilisé et offre des rendements attrayants

    Fonds concerné : Atlas Maroc

    Depuis le 11 juin 2013 le marché marocain a été reclassifié dans l'indice MSCI Frontier Market faute de liquidité suffisante.

    Les actifs des fonds adossés à l'indice MSCI Frontier Markets disposent d'actifs estimés à près de 3 milliards de dollars. Le poids du Maroc est évalué à 6%, niveau supérieur à celui qu’il avait dans l’indice MSCI Emergents et qui devrait générer un placement immédiat d'environ 200 millions de dollars, de même que constituer un référentiel plus adéquat et une meilleure visibilité pour les investisseurs et gestionnaires de portefeuilles souhaitant s'exposer en Afrique et/ou dans la région MENA.

    Le département de la recherche économique de Natixis a publié une note dans laquelle il détaille la situation de l’économie marocaine ainsi qu’il analyse les politiques publiques :

    En plus de devoir faire face à une demande extérieure déprimée et à l’augmentation des prix des matières premières, l’économie marocaine doit lutter depuis quelques années contre ses propres fragilités (dépendance au secteur agricole, offre à faible valeur ajoutée peu compétitive). La solution adoptée par les autorités a consisté à soutenir la consommation des ménages. Cette politique, qui a contribué à accentuer les déséquilibres macroéconomiques (finances publiques et solde courant), n’est aujourd’hui plus viable. Elle n’a par ailleurs pas permis de réduire un chômage persistant de 9%, qui touche surtout les jeunes (32% de chômage chez les jeunes urbains de 15-24 ans) et les diplômés du supérieur (19%). A court-moyen terme, le gouvernement devra oeuvrer à rétablir la compétitivité de son offre et à en améliorer la qualité par un investissement accru et mieux orienté, tout en préservant ses finances. Du respect de ces engagements, inscrits dans le PLF 2013, dépendra la stabilité économique du Maroc.

    Note complète (attention aux éventuels espaces
    parasites)

    http://www.agenceecofin.com/images/Finance/504_Analyse_leconomie_d u_Maroc_par_Natixis_juin_2013.pdf


  • 31 juillet 2013 01:29

    07.13

    Au cours des six premiers mois de l'année, l'indice MSCI Emerging Markets a chuté de 4,4 % tandis que l'indice MSCI Frontier Markets a augmenté de 14,3 %.

    La surperformance est en partie attribuable à une « faible corrélation entre les marchés frontières, l'indice MSCI World et le S&P500. Les marchés frontières n'ont pas réagi aux commentaires de Bernanke. Une partie des investisseurs a en outre des objectifs d’investissements plus locaux et long terme », explique Emily Fletcher, co-gestionnaire du Frontier Markets Investment Trust de BlackRock qui investit dans 21 marchés frontières.

    Ces marchés bénéficient encore pour un certain temps d’une situation favorable et particulièrement accueillante pour les investisseurs internationaux, du fait de la faible valorisation de beaucoup de valeurs et de leurs perspectives élevées. Les titres cotés sont de plus souvent des banques, distribuant des dividende élevés pour attirer les capitaux nécessaires au développement des pays concernés.

    Les marchés frontières ont ainsi montré leurs capacités de résistance plus élevées actuellement que les autres marchés, en particulier émergents. C’est une situation qui devrait durer tant que ces pays n’ont pas atteint un certain seuil de développement.

    Avis de Mark Mobius, président exécutif de la division des marchés émergents de Franklin Templeton

    Que feriez-vous avec plusieurs milliers de dollars à investir ?

    Je placerais probablement 50 % de la somme dans les marchés en développement (Frontier Markets) comme par exemple le Nigeria, le Kenya, le Kazakhstan, le Ghana la Roumanie, le Vietman, le Pakistan et la Birmanie. Et dans cette portion de 50 %, j'en investirais le tiers en Afrique seulement. L'autre 50 % de la somme à placer irait dans des fonds de marchés émergents. C'est d'ailleurs ce que je ferais si c'était mon argent personnel.

    Qu'est-ce que les marchés sous-estiment le plus?

    Je dirais que c'est la vitesse à laquelle les marchés émergents enregistrent leur croissance. Je trouve que les gens ne comprennent pas suffisamment et n'apprécient pas suffisamment à quel point ça se déroule. Ces pays ont une ambition incroyablement élevée en raison notamment de l'accessibilité à l'internet et la prolifération des téléphones mobiles. Une des raisons pour lesquelles vous voyez des manifestations au Brésil, en Turquie et ailleurs est que les gens ont accès à des informations auparavant inaccessibles. Cette situation provoque des changements importants.

    L’EasyETF BNP Paribas Next 11 Emerging double ses encours en un an, témoignant de l’intérêt des investisseurs pour cette approche de diversification. Il s’agit d’un fonds indiciel coté qui offre un accès privilégié aux marchés frontières «Next 11» : Mexique, Corée du Sud, Philippines, Turquie, Indonésie, Egypte, Vietnam, Pakistan, Bangladesh, Nigeria et Iran

    Afin de préserver au mieux les intérêts des investisseurs, le fonds présente la particularité de ne pas être positionné sur l’ensemble des « Next 11 » car la sélection des valeurs pour la construction de son indice de référence, le BNP Paribas Next 11 Core 8, repose sur plusieurs critères : ces valeurs doivent être cotées en continu sur une bourse réglementée, présenter une liquidité suffisante, ne pas faire l’objet de restriction monétaire et être facilement accessibles par les investisseurs étrangers. Ce qui exclut le Bangladesh, l’Iran, le Nigeria, le Pakistan et le Vietnam.

    Ne sont retenus que la Corée, le Mexique, la Turquie, l’Indonésie, les Philippines et l’Egypte qui composent actuellement l’univers d’investissement du fonds.

    Pour profiter du potentiel des pays les plus prometteurs, le cœur de portefeuille, à savoir 84% de l’actif, est exposé sur le Mexique, l'Indonésie, la Turquie et la Corée, quatre pays qui devraient faire partie d’ici 2050, des 20 principales puissances économiques selon le FMI. Le fonds est d’ailleurs positionné sur des entreprises désormais leaders mondiaux, ou en passe de le devenir, puisque Samsung, Hyundai, LG ou encore Cemex font partie des principales pondérations. Plus généralement, les critères très rigoureux de sélection de valeurs conduisent à la construction d'un portefeuille centré sur de grandes entreprises locales, implantées aussi bien sur leur marché domestique qu'à l'international, et qui bénéficient donc d'une bonne dynamique de croissance.

    L'indice BNP Paribas Next 11 Core 8 TR USD affiche au 28 juin 2013 une progression de 11.91%% sur un an contre 2.87% pour l'indice MSCI Emerging Markets TR USD et de 24.53 % sur trois ans, contre 10.49% pour le MSCI Emerging Markets TR USD.


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