ENERGIES RENOUVELABLES
08/07/2011 à 15:15
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Plutôt à acheter quand le pétrole voisine les 90$ ou moins si possible…
CE 07.07.11 Essor des énergies renouvelables de plus en plus compétitives
Depuis la catastrophe japonaise, les titres liés aux énergies renouvelables ont grimpé en Bourse. Pour Marie de Mestier et Dominique Pouliquen, gérants du fonds luxembourgeois IT Funds Clean World, il ne s’agit pas d’un rebond passager mais bien d’un renouveau de la filière: «Sans conteste, la remise en question de la sûreté du nucléaire va avoir des répercussions sur les sources d’énergies renouvelables.»
Le nucléaire intrinsèquement de plus en plus coûteux
Si le nucléaire a longtemps été considéré et présenté comme l’une des sources de production d’électricité les moins chères (4-10 centimes de dollar/kWh), la prise en compte des coûts de démantèlement, de traitement des déchets, des intérêts, ainsi que des coûts de révision (plus de 400 millions d’euros par réacteur en France), le rend moins compétitif que l’éolien (5-10 centimes de dollar/kWh). C’était déjà le cas depuis quelques temps dans beaucoup de pays et régions comme par exemple la Turquie où le secteur n‘a à ce titre disposé d‘aucune aide.
Si l’on s’intéresse au solaire, dont les technologies deviennent matures et dont les coûts de production diminuent de façon constante, le Gigawatt produit sera bientôt inférieur à celui issu du nucléaire. La parité réseau se rapproche d’ailleurs à grands pas au plan mondial et l’est déjà dans plusieurs pays et régions.
Les derniers rapports des universités Duke et Stanford, entre autres, confirment avec détails et sont mêmes plus optimistes, tenant compte des derniers développements technologiques, y compris des coûts et évolutions du stockage, thème qui avance également rapidement avec des rendements souvent très élevés (jusqu’à 95% actuellement), offrant une tout autre conception de la distribution et de l’exploitation d’électricité, adaptable à la plupart des pays et situations.
En Californie, parmi d’autres, le coût de l’électricité conventionnelle est équivalent à celui du solaire. Les grands bénéficiaires sont donc les acteurs de la filière renouvelable qui profitent non seulement d’un regain d’intérêt de l’opinion publique mais aussi des gouvernements qui revoient leur programme de financement. Par exemple l’Allemagne a pour ambition de débloquer près d’un milliard d’euros contre 300 millions l’an dernier.
L’Allemagne s’est préparée avant même 1990
En plus de l’Allemagne qui a abandonné le nucléaire (dont la part renouvelable est passée de 6% en 2000 à 18% en 2010, est prévue à 39% en 2020 et 80% en 2050, en moyenne sans importation nette d’énergie française, l’Allemagne exportant à l‘heure actuelle plus vers la France que le contraire et grâce à l’accroissement rapide du réseaux ENTSO-E ), la Suisse a jugé que l’énergie nucléaire perdait ses avantages concurrentiels par rapport aux énergies renouvelables. C’est ainsi que le gouvernement fédéral a justifié en mai dernier sa décision d’arrêter le programme nucléaire du pays, les centrales seront en conséquence toutes fermées d’ici à 2034. La Suisse pourrait alors devenir sans peine l’un des premiers pays d’Europe à avoir une production d’électricité 100 % renouvelable, comme ce vers quoi s’orientent plusieurs autres pays, régions et de plus en plus souvent villes.
L’Italie qui avait abandonnée le nucléaire dès 1987 a reconfirmé sa position par référendum récemment. En Asie le Japon, où la population est désormais très majoritairement hostile au nucléaire, a mis un terme à ses projets et se tourne également largement vers les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Plusieurs pays ont choisi ou sont sur le point de choisir cette voie.
La crise a jeté une lumière crue sur les coûts réels de l’électricité produite par l’énergie nucléaire dont la compétitivité est remise en cause. Ce ne sont plus cette fois seulement les écologistes qui l’affirment depuis longtemps tout comme les financiers, mais également les industriels de la filière nucléaire eux-mêmes.
Aux États-Unis par exemple où l’intérêt économique du nucléaire et le problème des déchets font l’objet de vives critiques, Thomas O’Malley, pdg d’Energy Group, l’un des principaux opérateurs d’électricité américain, estime que l’industrie nucléaire est devenue trop chère et en conséquence son groupe renonce à un important projet de centrale nucléaire.
Les chercheurs du géant américain General Electric ajoutent que la seule énergie solaire photovoltaïque, parmi d’autres énergies renouvelables, « va être plus compétitive que l’énergie fossile et nucléaire d’ici 3 à 5 ans seulement » comme le rapporte Mark M. Little, directeur général de la recherche de GE. De nombreuses études depuis plusieurs années prévoyaient déjà cette situation.
En Europe, Gaetan Masson, économiste à l’European Photovoltaic Industry Association (EPIA), prévoit que l’électricité solaire sera compétitive en Allemagne, dont le parc est le plus développé d’Europe, en 2017. Et au plus tard en 2020 en France comme dans la majorité des pays européens où il est déjà très concurrentiel dans plusieurs grandes régions.
Ainsi, dans les régions fortement ensoleillées comme la Californie, le Maghreb, en Turquie ou encore dans le sud de l’Italie et de l’Espagne, l’électricité solaire est devenue compétitive. Cette tendance s’accroît et s’étend, pas seulement pour les grandes installations, mais également pour celles des particuliers sans aucune aide ni subvention.
Hans-Jörg Bullinger, président de l’Institut Fraunhofer (englobant plus de 2.000 scientifiques répartis dans 16 divisions thématiques sur les énergies renouvelables), l’un des plus importants centres de recherche appliquée d’Europe qui fait partie, avec la société Max-Planck et la communauté des centres Helmholtz, des principaux acteurs de la recherche extra-universitaire allemande, confirme « que les énergies renouvelables sont désormais économiquement viables et leur potentiel technique est au-dessus de la demande » Les chercheurs travaillent à l’heure actuelle au sein de l’organisation sur des concepts et des technologies qui permettront largement leur essor au cours des décennies à venir.
L’allemand Siemens, qui avait rompu son alliance avec Areva il y a deux ans pour nouer un accord pourtant très ambitieux avec le russe Rosatom, a annoncé son intention de délaisser la filière nucléaire au profit des énergies renouvelables. Le patron du groupe allemand avait d’ailleurs été l’un des rares à ne pas signer l’an dernier une lettre ouverte du patronat allemand en faveur de l’énergie nucléaire, ce qui pouvait déjà laisser supposer que ce n’était plus là un axe prioritaire de la multinationale.
La Banque suisse Sarasin dans sa dernière étude prévoit une croissance mondiale moyenne de 33% par an pour le solaire en même temps qu’une baisse des prix de 10 à 20% par an. Cette tendance est confirmée par le recul des valorisations boursières au niveau du cours des actions des industries matures comme les semi-conducteurs ou l’électronique, souligne-t-elle.
Pour les spécialistes de la banque suisse, l’énergie nucléaire n’est tout simplement plus concurrentielle face à des énergies renouvelables dont les coûts ne cessent de baisser. Suivant les pays, certains opérateurs très impliqués tentent de préserver un monopole ou une industrie en investissant par ailleurs dans les énergies renouvelables, d’autres comme aux Etats-Unis sont plus pragmatiques face aux réalités. En France la situation est difficile pour des groupes comme EDF et Areva, attestés entre autres par les remaniements récents.
L’ensemble de la gamme solaire ne fait pas exception, du photovoltaïque à concentration (CPV) aux grandes centrales thermiques (CST). En 2015, le coût moyen actualisé de l’électricité CPV serait de 8 c$/ kWh seulement selon PV-Insider et les CST attirent désormais un nombre croissant de grandes entreprises comme Chevron, Alstom, Areva, Siemens etc.
Dans le même temps, « le coût d’investissement et/ou de production de l’énergie nucléaire ne cesse d’augmenter avec le temps. C’est même l’une des caractéristiques de l’industrie nucléaire que l’on ne retrouve nulle part ailleurs : tous les bénéfices de la courbe d’expérience sont neutralisés par la complexification croissante des projets. » souligne le chercheur Arnulf Grubler, démontrant sur l’exemple français une évolution quasiment linéaire des coûts au kilowatt depuis 1977.
Entre 1977 et 1998 en effet, les coûts d’investissements ont été ainsi multipliés par 2,6. Celui de la centrale de Flamanville, qui utilise les nouveaux réacteurs EPR (3.500 euros/kW), confirme cette progression linéaire. « L’augmentation des coûts est intrinsèque à ce type de technologie qui se caractérise par une complexité croissante, très difficilement gérable et qui vient contrarier les effets a priori positifs de la standardisation et de l’effet d’échelle. » précise le spécialiste. Et ce sans intégrer l’ensemble des coûts de cette filière, qui sont nombreux et parfois très supérieurs à ce qui pouvait être initialement évalué. Le coût du démantèlement indiqué par les britanniques et allemands est excessivement élevé et toujours en décalage par rapport aux chiffres initiaux. On connaît les conditions désastreuses d’extraction du minerai dans les pays en développement et leur impact négatif sur les populations et l’environnement. Le coût de la gestion des déchets durant les prochains siècles et pour certains déchets ultime une centaine de milliers d‘années, n’est évidemment pas inclus dans ce prix. Pas plus que celui des dégâts en cas d’accident majeur que les assureurs refusent systématiquement de couvrir. M. Repussard, directeur général de l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), rappelle à ce titre que le risque d’une catastrophe nucléaire est évalué par son institut et comme le confirment les études statistiques américaines, entre autres, à une tous les 22 ans dans le monde.
Le professeur d’économie François Lévêque, dans une étude publiée sur le site Energypolicyblog.com, démontre également que les évaluations de coûts progressent au fur et à mesure de la date à laquelle elles sont réalisées. Il est en effet difficile d’imaginer que ces derniers décroîtront du fait des nouvelles exigences de sécurité imposées par les États mais également par les assureurs, les agences de notation et les financiers, comme l’admettait déjà Anne Lauvergeon ex-dirigeante d’Areva. Chacun réclame en effet de plus en plus de garanties : le préjudice estimé de Fukushima s’élève à plus de 100 milliards de dollars, une facture qui sera très largement supportée par le consommateur japonais.
Dans cette trajectoire, les énergies renouvelables gagneront entre autres mécaniquement d’autant plus en compétitivité.
Multiplication des fusions & acquisitions
Les fusions-acquisitions se multiplient et sont également favorables au secteur. Une des plus importantes opérations ces derniers mois a été la prise de contrôle par le pétrolier Total du numéro 2 du solaire américain SunPower (2,2 milliards de $ de CA en 2010, 178 M$ de bénéfices, 5000 personnes), légende de la Silicon Valley fondée en 1985. « J'en suis tombé de ma chaise ! », commente un analyste interrogé par le San Jose Mercury News, quotidien phare de la Silicon Valley. « Cela veut dire que SunPower devient la division solaire de Total. Les compagnies pétrolières s'engagent à fond dans le secteur ». Le groupe français, déjà impliqué dans le solaire depuis 1983, s’investit en effet désormais très largement dans le secteur et affiche clairement l’ambition de devenir un leader mondial de l’énergie solaire. Plusieurs analystes interrogés par Bloomberg s'attendent également à d'autres rachats de ce type par des concurrents de Total. Avec au premier rang Chevron qui évaluerait la technologie de 7 cibles potentielles.
Marie de Mestier et Dominique Pouliquen, gérants du fonds luxembourgeois IT Funds Clean World, soulignent que pour la première fois le solaire photovoltaïque est devenu en 2010 la locomotive des énergies renouvelables en Europe, avec une croissance de plus de 120%. La capacité totale installée s’élève à présent à plus de 29GW, l’équivalent de 22 réacteurs nucléaires (une tranche de centrale française délivre en moyenne une puissance de 1.3GW). Le reste du monde n’est pas en reste. Bien que l’Europe concentre 80% des panneaux solaires, l’électricité solaire connaît un engouement sur l’ensemble des continents. L’Asie se veut l’un des plus ambitieux en termes de développement : la Chine, qui réservait une grande partie de sa production à l’exportation, cherche aujourd’hui à équiper son propre territoire (+150% de croissance en 2010) et a récemment relevé son objectif 2020 à 50GW. Mis à part les marchés établis, plusieurs autres comme par exemple le Brésil, l’Indonésie, l’Afrique du Sud et du Nord, la Thaïlande, la Turquie etc. pour ne citer que ces seuls pays émergents, sont dès à présent très prometteurs pour le secteur du photovoltaïque et offrent un gigantesque potentiel de production de courant solaire.
Les fonds de pension investissent les énergies renouvelables
Les fonds de pension investissent également désormais de plus en plus dans les énergies renouvelables, précisant en attendre un rendement annuel « près de 3 fois supérieur » à celui obtenu par le HFRX Global Hedge Fund Index. C’est le cas récemment du fonds Kirsten Gosvig’s, de PKA, PGGM etc.
Torben Moger Pedersen, CEO de PensionDanmark estime que « les investissements dans les parcs éoliens sont parfaitement logiques, le risque et la sensibilité au cycle économique mondial sont nettement inférieurs aux investissements en actions ».
SAM, filiale de Robeco exclusivement dédiée à l’investissement durable dont le Sam Smart Energy Fund entre autres est réputé pour ses résultats, a quant à elle publié début juillet 2011 sa deuxième étude sur le marché mondial du private equity dans le domaine des technologies propres, intitulée «Clean Tech Private Equity : passé, présent et futur ».
Momentum à nouveau positif pour le private equity
Les conclusions indiquent que « ce marché connait une nouvelle poussée de croissance que les investisseurs peuvent exploiter par le biais d’investissements ciblés. L'industrie des énergies propres, en particulier, semble prête à continuer son développement supérieur à la moyenne. Elle profite de la plus grande compétitivité des coûts par rapport aux sources d'énergies traditionnelles, ainsi que d’une forte demande pour des solutions énergétiques propres et sûres.»
Le vieillissement des infrastructures dans le monde entier va nécessiter un travail intense. En réponse à ces importants défis, « le secteur des technologies propres propose de nouvelles technologies, moins chères, plus efficaces et moins nocives pour l'environnement » souligne cette étude.
Andrew Musters, responsable du Private Equity chez SAM, précise : « Etant un des leaders dans le monde en gestion de fonds de fonds sur les technologies propres, nous avons observé un momentum de gain en sorties de marchés car les multinationales achètent des entreprises de technologies propres afin de stimuler la croissance de leur entreprise.
Nous avons également remarqué que les conseillers des principaux fonds de pension amènent de plus en plus leurs clients à investir dans des secteurs sensibles au climat, comme couverture à long terme contre les risques liés.»
« Le subventionnement du secteur des énergies propres est progressivement abandonné et la plupart des autres industries de technologies propres ne reçoit aucune subvention. Ces secteurs profitent des nouveaux modes de consommation, des nouvelles politiques énergétiques et des stratégies d'entreprise prévoyantes. »
Par ailleurs, les flux de capitaux vont continuer à être très importants sur les technologies propres au cours des années et décennies à venir « la demande en énergies renouvelables est particulièrement élevée dans les économies émergentes à croissance rapide.»
Dans le passé, les énergies renouvelables avaient tendance à être financées au niveau régional ou national, mais les évolutions décrites ci-dessus ont incité les investisseurs mondiaux à devenir eux aussi plus actifs. L'industrie des technologies propres sera elle-même soumise à un processus de consolidation dans lequel les grandes entreprises internationales joueront un rôle clé. Les sociétés de gestion de fonds apporteront également leur contribution en développant des solutions d'investissement pour satisfaire la demande. De nouveaux marchés et produits d'investissement émergeront, en particulier dans les pays en voie de développement où les impulsions seront données par les petites et moyennes entreprises innovantes.
Depuis 2005, plus de 50 milliards $ ont été investis dans 293 introductions en bourse, dont les deux tiers se déroulent sur les places boursières asiatiques. Entre 2005 et 2010, d'importants investissements ont été effectués dans 900 projets de fusions et acquisitions pour un volume total de plus de 175 milliards $. Les fonds Clean Tech ont investi plus de 44 milliards $ depuis 1994. Plus de 290 fonds ont été clos avec succès depuis lors. Cela génère des opportunités d'investissement attrayantes et diversifiées pour les investisseurs institutionnels et privés.
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31.08.08 Les 10 start-ups américaines qui seront peut-être les "success stories" de demain :
Le magazine américain Inc a recensé les jeunes pousses dont le chiffre d'affaires a le plus grimpé au cours des trois dernières années.
2e du podium, Solazyme, un producteur de biocarburants à base de micro-algues de San Francisco. En trois ans, son chiffre d'affaires a grimpé de 20424 % à 38 millions de dollars.
Le Top 10 des start-up les plus performantes
1- ideeli : 77,7 M$ (+40.882%)
2- Solazyme : 38 M$ (+20.424%)
3- C2C Outdoor : 20,9 M$ (+17.744%)
4- Big Night Entertainment Group : 17.1 M$ (+16.093%)
5- Crystal Clear Technologies : 16,4 M$ (+16,048%)
6- Show Media : 14,2 M$ (+11.749%)
7- Contour : 15,1 M$ (+11.663%)
8- Gold & Silver Buyers : 15,2 M$ (+11.430%)
9- One Source Networks : 14,9 M$ (+10.305%)
10- Connected Logistics : 12,4 M$ (+10.112%)
Avec un rendement surfacique bien supérieur aux cultures traditionnelles et un carburant liquide à haute densité énergétique facilement substituable aux carburants pétroliers, les biocarburants algaux offrent de sérieux atouts. Depuis près de cinq ans, ils connaissent une croissance fulgurante. Plusieurs indicateurs en attestent : le nombre d’entreprises impliquées dans leur développement a été multiplié par plus de trois depuis 2005, les rapprochements entre sociétés sont nombreux et les dépôts de brevets foisonnent. Pourtant, tous les pays ne sont pas engagés dans la course avec le même dynamisme.
Solazyme Inc, actuellement leader mondial en production et développement de biotechnologies algales (carburants et produits dérivés mais aussi ingrédients alimentaires et produits de santé avec notamment le français Roquette) a annoncé dans le New York Times un nouveau financement de 52 millions de dollars à la suite de son 4e tour de table. Ce dernier est plus particulièrement destiné à lui permettre de continuer à développer la production du carburant algal renouvelable qui doit être utilisé comme carburant alternatif.
La Marine américaine a aidé à ses débuts la société avec une commande pour ses bateaux de guerre de 20.000 gallons de biocarburant (évalué à 8, 5 millions dollars). Le récent financement de 52 millions de dollars a été levé par l'intermédiaire de Braemar Energy Ventures et réunit des investisseurs dits stratégiques comme la multinationale pétrolière Chevron Technology Ventures LLC et San-Ei Gen, un très important fabricant et distributeur japonais d'ingrédients alimentaires (à base d'algues). A peine deux semaines après cette annonce, Biofuels Digest souligne qu'un nouvel accord a été passé cette fois avec la multinationale brésilienne sucrière BUNGE.
Il apparaît que dans ce domaine des biocarburants qui intéresse particulièrement les armées et compagnies d‘aviations entre autres, les américains ont des atouts pour concurrencer les chinois et il est donc probable qu’à l’avenir on trouve en tête du classement plusieurs entreprises américaines de ce secteur.
Genomatica qui va très prochainement faire une IPO en bourse et qui est spécialisée dans la production de butadiène, en particulier à partir de déchets, important réactif utilisé dans la synthèse de nombreux polymères, en est l’une possible et attire actuellement l’attention des investisseurs. La revue spécialisée Biofuels Digest faisait d’ailleurs récemment un sondage à la suite d’un article « Solazyme vs Genomatic who’s the best » où les 2 entreprises se positionnaient parmi celles ayant le plus fort potentiel.
CE 09.11 Warren Buffet accroît fortement ses investissements dans l’éolien
Le milliardaire américain Warren Buffet profite du contexte actuel pour investir massivement dans l’éolien par le biais de son entreprise Midamerican Energy qui est sur le point de devenir l’une des principales utilities en tête de ce secteur aux Etats-Unis. La part du chiffre d’affaires du groupe basé dans l’Iowa (Des Moines) passera de 20% fin 2010 à 26% fin 2011. Le prix de vente du KWh éolien est récemment passé à 6 cts, un prix désormais plus compétitif que le KWh produit à partir de gaz naturel aux Etats-Unis qui est de 6,3 cts. L’amélioration constante des turbines permet ce résultat que l’on retrouve également outre-Atlantique en Amérique latine lors des appels d’offres où l’éolien se distingue par rapport au gaz naturel qui fait pourtant partie des énergies actuellement les moins chères dans la plupart des pays. Aux turbines de 10 MW de plus en plus fréquentes succèderont avant 2020 des turbines de 15 MW encore plus compétitives. Warren Buffet a donc senti le vent tourner et fait en sorte de se positionner aux meilleurs sites et places à un moment encore opportun.
Le groupe allemand Siemens qui emploie 88.000 personnes dans le secteur de l’énergie et a récemment tourné le dos au nucléaire qu’il n’estime plus compétitif est l’un des grands bénéficiaires actuels de ce développement avec une commande de 258 éoliennes en cours d’implantation de même que Mortensen Construction(Minneapolis) en charge des infrastructures et connexions. Les 2 groupes travaillent avec Midamerican Energy respectivement depuis 2008 et 2005. La filiale éolienne Etats-Unis du groupe allemand dispose de 9 établissements dont celui de Fort Madison (Iowa), inauguré il y a 5 ans et qui est désormais le plus important employeur de la ville avec plus de 700 personnes. Siemens est par ailleurs le numéro 2 aux Etats-Unis en terme de capacité installée depuis 2005 (plus de 5 GW). Au plan mondial, si le danois Vestas reste le numéro un du marché, il perd du terrain sur l'éolien offshore face à l'allemand Siemens désormais seul leader des turbines en mer.
Perspectives mondiales favorables et retour au pic de 2008 dès 2012
2.252 GW d’énergie éolienne ont été installés aux Etats-Unis entre janvier et juin 2011, soit 90% de plus que lors de la même période de l’an passé sur un total actuel de 43 GW. Parmi les 86 pays qui s’équipent déjà dans le monde en énergie éolienne, la Chine, les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Espagne et l’Inde représentent 74% de la capacité installée. Le Venezuela, le Honduras et l’Ethiopie sont les 3 plus récents pays à entrer dans la liste.
A fin juin, la croissance mondiale du secteur a été de 22,9% et s’annonce supérieure encore pour l’année entière : 18,4 GW de capacité ont été installés à la mi-2011 et 43,9 GW devraient l’être au total d’ici à la fin de l’année.
Le Japon est attendu comme l’un des principaux contributeurs à venir, devant rejoindre également les pays ayant la plus forte capacité installée. Ses objectifs en énergies renouvelables sont de 20% en 2020 contre 9% actuellement. Le secteur se développe également dans plusieurs pays d’Afrique et au Moyen-Orient.
La Chine représente à elle seule 43% du marché 2011 (8 GW installés au premier semestre) soit un peu moins que pour 2010 (50%), pour une capacité actuelle totale de 53 GW.
La croissance du secteur est plus forte en Europe en 2011 qu’en 2010, hormis en France et au Danemark. En puissance totale installée, l’Allemagne est toujours en tête, suivie par l’Espagne, l’Italie, la France, le Royaume-Uni qui devrait faire prochainement un bond en avant et le Portugal.
En Europe de l’Est les taux de croissance de l’éolien à fin juin sont notoires : 32% en Estonie, 28% en Croatie, 22% en Pologne, 10% en Roumanie où ce pourcentage est prochainement amené à augmenter.
La puissance mondiale installée devrait passer de 188 GW en 2010 et 215 GW en 2011 à 940 GW en 2025 selon les données d'IHS Emerging Energy Research. Malgré la crise économique actuelle et même si les investissements réalisés en 2011 seront inférieurs au niveau historique de 2008, le secteur est engagé dans une tendance long terme qui va voir le marché doubler entre 2010 et 2025, passant de 30 milliards à 68 milliards de dollars (21 Mds à 47 Mds d'euros).
Le marché avait atteint un pic à 34 milliards de dollars en 2008, selon IHS qui prévoit un retour à ce niveau en 2012. Une visibilité de long terme qui arrive compte tenu notamment d’avancées technologiques après le trou d'air actuel du secteur, touché depuis 2010 par un retournement de cycle, au lendemain d'un boom impressionnant.
La compétition entre les fabricants européens et leurs homologues asiatiques devrait s'intensifier sous la pression de ces derniers. "L'équation tarifaire sur le marché mondial de l'éolien a subi une transformation rapide ces deux dernières années. La récession qui a frappé le marché en 2009 a bouleversé les rapports de forces dans l'industrie du vendeur vers l'acheteur et cela restera ainsi", estime Marc Mühlenbach, analyste chez IHS.
Statistiques à mi-2011
:
http://www.wwindea.org/home/images/stories/publications/half_year_report_20 11_wwea.pdf
Slate.fr 18.11.11
Desertec : entrée en production dès 2015
Avec la fin annoncée du nucléaire en Europe, l'Afrique du Nord rayonne. Le projet européen Desertec, ce groupe de centrales solaires et éoliennes installées dans les déserts, lance la course africaine à l'énergie renouvelable.
La Banque mondiale a annoncé le 17 novembre avoir approuvé un total de 297 millions de dollars de prêts au Maroc pour aider à financer la construction d'un complexe de production d'électricité solaire à Ouarzazate, dans le Sud du pays.
La dramatique catastrophe de Fukushima au Japon aura au moins fait des «heureux». Le Maroc et l'Algérie sont en première ligne du projet Desertec, une entreprise européenne, dont l'Allemagne est le principal porteur et fondateur.
L'Allemagne, justement, qui vient d'annoncer l'arrêt définitif du nucléaire à l'horizon 2020, suivie par l'Autriche, l’Italie, la Suisse, la Belgique et le Danemark. La France - mis à part le fournisseur français Saint-Gobain qui rejoint l'initiative - rechigne encore à se débarrasser de l'atome, cette énergie devenue du coup archaïque.
Quel est le futur ? Des centrales solaires alignées dans le Sahara, groupées à des éoliennes sur la façade atlantique marocaine pour fournir de l'énergie à toute l'Europe. L'idée allemande tient en un calcul très simple:
«le désert reçoit en six heures l'équivalent énergétique de la consommation mondiale d'une année entière», selon les propos de la fondation Desertec.
L'atome peut aller se rhabiller, même si pour l'instant, les jeux ne sont pas encore faits, la production ne devant démarrer que vers l'année 2015, ou 2016, dans le meilleur des cas.
Les premières centrales solaires seront marocaines et algériennes mais d'autres stations seront implantées en Tunisie, au Mali, au Tchad, en Libye, au Soudan et en Egypte (voir la carte d'implantation).
Si la fondation Desertec est à but non lucratif, le projet est piloté par un consortium qui réunit sous le label Dii (Desertec industrial initiative) des industriels comme Siemens et des banques comme la Deutsche Bank, soutenu par le parti des Verts allemands et Greenpeace et appuyé par l'Union européenne.
Si l'énergie solaire n'est pas quelque chose de nouveau, l'idée d'une exploitation à grande échelle l'est et la méthode de Desertec, l'interconnection des projets locaux, est loin d'être une idée bureaucratique qui aurait germé à Bruxelles. En 2012, les premiers éléments doivent être prêts, notamment au plan juridique mais aussi sur l'emplacement des installations, leur financement et la juste répartition entre le solaire et l'éolien. Avec la mise en cause du nucléaire en Europe, le solaire saharien devrait aller plus vite. Signe des temps futurs, une première rencontre bilan devrait avoir lieu en novembre au Caire en Egypte, sous le nouveau soleil de la Révolution.
Algérie et Maroc, dans la course énergétique
Le destin et les recherches de source d'énergie l'auront ainsi voulu. Le Maroc et l'Algérie, frères ennemis historiques, sont une fois de plus liés par un projet: créer de l'énergie pour eux et pour les autres. Mais il ne s'agit pas que d'énergie:
«Desertec, selon ses initiateurs, représente aussi le développement de nouvelles industries en Afrique du Nord, la création d'emplois et d'opportunités économiques et un transfert de technologies et de connaissances.»
Pour les deux pays voisins, dont la frontière est toujours fermée, il s'agit de créer dans leurs déserts, qui souffrent d'une profonde disparité avec les zones côtières, de l'énergie pas forcément solaire mais qui peut pousser au développement local. Dans cette compétition sous le soleil, c'est le Maroc qui a raflé le premier projet pilote: une centrale solaire de 500 mégawatts à Tamezghitene (situé à 10 kilomètres du nord de Ouarzazate) dont la majeure partie sera exportée vers l'Europe, pour un investissement de deux milliards d'euros. Tout comme c'est au Maroc, en avance sur ce coup, que s'est tenue la première réunion du groupe Dii, le 12 mai 2011. Une semaine plus tard, le 19 mai, le ministre de l’Energie et des Mines algérien, Youcef Yousfi, recevait le président de Desertec Industrial Initiative, Paul Van Son.
Hésitante depuis des mois sur son adhésion au projet, l'Algérie signe, habilement poussée par son président, Abdelaziz Bouteflika, qui avait déjà rencontré en novembre 2010 Angela Merkel, la chancelière allemande, et parlé de cette idée lumineuse. D'autant qu'un projet local de fabrication de panneaux photovoltaïques près d'Alger pourra être intégré à l'ensemble. La compétition est ouverte, ce qui forcément, sera au bénéfice de tous, malgré l'inimitié historique entre l'Algérie et le Maroc.
Reste la polémique, ce projet est-il trop grandiose pour ne pas résister à l'échec? Est-ce simplement une nouvelle entreprise coloniale comme l'affirment ses détracteurs? A In Salah, où il fait actuellement dans les 50 degrés, un habitant du Sahara algérien l'a ainsi résumé:
«Ici, il n'y a rien, tout est bon à prendre. Et s'il y a quelqu'un pour nous prendre du soleil, nous sommes d'accord, on en a vraiment trop»
Le projet Desertec peut être intéressant s'il parvient à un échange dont les termes seront les emplois en Afrique du Nord contre l'électricité en Europe.
Pourtant j'aimerais bien que l'Europe continentale soit plus sérieusement préoccupée par son autonomie, voire son indépendance énergétique, que ce soit par les renouvelables ou le nucléaire.
Desertec, c'est la réponse allemande à l'Union pour la Méditerranée de Sarkozy !
Hello Véro et merci pour vos contributions. C'est possible de penser à nous indiquer vos sources SVP?
une déclinaison du système françafrique de pillage et vol de l'afrique par l'europe (union des ésc.ros pour la méditerannée).
Les africains ne sont pas idiots, ils cesseront la collaboration avec l'europe des voleurs pilleurs assassins.
La chine et émergents sont les véritables partenaires de l'afrique car ils proposent une vraie relation de développement mutuel.
Conviction pero: ce projet sera un échec (je le souhaite en tous les cas).
Bill Gates travaille avec la Chine sur l'énergie nucléaire
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Que fait récemment Bill Gates, qui s'est déjà retiré des affaires quotidiennes de Microsoft ? « Il travaille déjà profondément sur l'énergie nucléaire » a révélé le week-end dernier Sun Qin, directeur général de la CNNC (China National Nuclear Corporation), lors de la conférence annuelle de gestion de la Chine 2011. Actuellement, la CNNC coopère avec Bill Gates sur l'exploitation des énergies nucléaire. « Bill Gates a étudié avec nous de nouveaux réacteurs et a créé une entreprise pour coopérer avec nous » a révélé Sun Qin. L'entreprise s'appelle Terra Power, a-t-on appris.
En réalité, la coopération entre Bill Gates et la CNNC a commencé en 2009. Selon une information, « le 5 novembre 2009, le PGD de Microsoft s'est rendu à l'institut de recherche sur l'énergie atomique de la CNNC pour connaître la situation des expérimentations des réacteurs menées par la Chine et faire des échanges techniques avec la CNNC. »
En février dernier, la crise nucléaire de Fukushima provoquée par le grand séisme et le raz de marée au Japon a inquiété nombre de pays, dont l'attitude sur l'énergie nucléaire est devenue de plus en plus sensible. Cependant, Bill Gates reste toujours calme. Ce dernier parle non seulement en public des avantages de l'énergie nucléaire, mais adopte aussi une attitude optimiste sur l'énergie nucléaire de la nouvelle génération, déclarant que cette dernière est plus sûre que le charbon.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne
Jupiter AM 01.12 - 2012, l'année de la refonte de l'investissement environnemental
" Les inquiétudes portant sur la surcapacité, la chute des prix, l’augmentation de la concurrence ou encore la diminution des subventions, particulièrement dans le secteur des énergies renouvelables, ont contribué aux difficultés de l’investissement environnemental en 2010 et 2011. Cependant, nous pensons que 2012 pourrait apporter des changements considérables sous la forme d’une restructuration significative de l’industrie. Les facteurs d’une telle évolution seront l’augmentation du niveau de compétitivité des énergies alternatives comparé à celui des énergies traditionnelles à travers le monde, et la demande grandissante émanant des marchés émergents en faveur de solutions environnementales. Ceci devrait présenter l’opportunité d’une approche plus constructive dans la génération de gains pour les investisseurs, comparé à ces dernières années.
Il y a d’autres facteurs potentiellement influents à considérer pour les perspectives de l’investissement « vert » en 2012. Les conclusions de la conférence de Durban sur les changements climatiques font état de points notables, même si ces derniers sont en ligne avec les faibles attentes des investisseurs. L’accord selon lequel tous les pays devront participer davantage à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’amélioration des relations entre les pays du Nord et ceux du Sud, et l’information selon laquelle la Chine est de plus en plus proactive dans la gestion de son impact environnemental sont tous des signes positifs, si on les rapporte aux objectifs de long terme de la gestion du changement climatique.
L’impact des prochaines élections américaines est aussi à prendre en considération. Bien que le degré d’importance accordé aux problèmes environnementaux ne soit pas encore clairement établi, le déroulement de la campagne électorale réserve des surprises. En fait, un certain nombre d’entreprises américaines détenues dans nos portefeuilles ont connu une bonne année en termes de performance et elles se situent toutes dans le secteur des biens de consommation – un des thèmes clés du fonds en 2011. United Natural Foods, Wholefood Markets, Green Mountain Coffe ont tous dégagé des marges positives en 2011.
Au cours de 2011, le fonds a bénéficié de la recrudescence des fusions-acquisitions, avec des valeurs telles que Hamworthy (un constructeur américain), Baldor Electric (entreprise spécialisée dans l’efficacité énergétique), ou encore Iberdrola Renovables (entreprise espagnole spécialisée sur les énergies renouvelables), qui ont été rachetées avec succès malgré un environnement macro-économique volatil. C’est une tendance que nous voyons se poursuivre, et qui pourra peut-être s’accélérer si l’environnement économique s’améliore, tant que les grandes entreprises chercheront à acheter des sociétés à fort potentiel de croissance et qui sont manifestement sous-évaluées.
Nous continuons également à regarder attentivement les opportunités portant sur les énergies solaires, ayant eu une très faible exposition sur ce secteur au cours des trois dernières années. En effet nous pensons que le rapport risque/performance de ce secteur dynamique pourrait pencher en notre faveur, alors que ce secteur en crise traverse une période de rationalisation considérable. Les entreprises impliquées dans la fabrication des équipements solaires, telles que les entreprises allemandes Centrotherm, Manz et Meyer Burger, sont suffisamment intéressantes pour que nous gardions un œil sur elles.
Cette année a été essentiellement dédiée à éviter le plus possible les secteurs volatils et à suivre les tendances avec lesquelles nous nous sentons le plus à l’aise, à savoir, en particulier, l’agriculture, la consommation, l’augmentation de la population, la demande croissante pour le recyclage, l’efficience énergétique et les services environnementaux. Cependant, l’année qui commence pourrait être une année intéressante et potentiellement gratifiante pour les investisseurs « verts » étant donné la progression des opportunités d’investissements environnementaux au sein des principales activités économiques et du développement social. Ceci est particulièrement important au niveau mondial, où l’influence du développement des marchés émergents est ressentie depuis un certain temps déjà et continuera de gagner en importance. Même si l’environnement macro-économique influencera une grande partie de ces thèmes et que nous pourrions continuer à subir de la volatilité, nous pensons que le potentiel de retour sur investissement est plus important à mesure que le secteur mûrit.
Panorama des Cleantech en France en 2012
Les grands groupes français se sont montrés particulièrement offensifs dans les cleantech en 2011 : parmi ceux déjà actifs, beaucoup se sont renforcés via des acquisitions à l’international, comme Total (solaire, biocarburants), Schneider Electric (efficacité énergétique, smart grid), Saint-Gobain (bâtiment vert), Alstom (énergies marines)… D’autres affichent désormais des ambitions fortes, tels Mersen (solaire) et Technip (énergies marines). En 2012, ils devraient continuer à se développer sur ces secteurs, mais avec, sans doute, plus de prudence dans leurs investissements.
De son côté, l’Etat et les collectivités, dans une période de restrictions budgétaires, soutiennent toujours les cleantech mais recentrent leurs aides sur les secteurs les plus prometteurs pour la croissance et les emplois. Le solaire en a fait les frais, alors que le smart grid et la mobilité durable bénéficient d’aides importantes. Et en 2012, l’Ademe, qui pilote le programme des Investissements d’avenir pour les cleantech, va accélérer : elle devrait engager plus de 800 millions d’euros sur une soixantaine de projets au premier semestre.
Les secteurs les plus prometteurs
Smart grid
Le gouvernement a confirmé, en 2011, la généralisation du compteur communicant Linky. Une première étape qui permet à la France de bien se positionner en Europe, d’autant plus qu’elle finance, en parallèle, des démonstrateurs visant à mieux gérer son réseau et qu’elle dispose de champions mondiaux (Alstom Grid, Schneider Electric…). Pour installer les 35 millions de compteurs Linky, ERDF (filiale d’EDF) est en première ligne avec un engagement de 4,3 milliards d’euros. Mais pour que ce marché prenne son envol, des ajustements restent nécessaires, notamment au plan réglementaire. Au-delà de Linky, les investissements devraient monter en puissance dans les prochains mois pour développer les smart grids, du pilotage des lignes haute tension jusqu’aux compteurs chez les particuliers : 15 milliards d’euros d’investissement seront nécessaires sur les réseaux électriques d’ici à 2030, selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE).
Bâtiment & efficacité énergétique
Malgré les nombreux dispositifs en place, le gouvernement a reconnu en 2011 que la France était en retard sur les objectifs du Grenelle : elle devrait atteindre 17 % d’augmentation d’efficacité énergétique en 2020, par rapport à 2005, et non les 20 % visés. De nouvelles mesures ont été adoptées pour accélérer le mouvement. Par ailleurs, la réglementation thermique, RT 2012, se met en place : elle prévoit de diviser par trois la consommation d’énergie, par rapport à 2005, pour les bâtiments neufs. La rénovation devrait aussi accélérer, avec un objectif de 400 000 logements rénovés par an à partir de 2013. Grâce à ce cadre et malgré la refonte de certaines aides (diminution du crédit d’impôt développement durable, hausse de la TVA sur les travaux de rénovation…), le secteur est prometteur. Sur ce marché très vaste de l’efficacité énergétique, le segment de l’éclairage, avec notamment les LED (diodes électroluminescentes) est particulièrement bien orienté. Plusieurs start-up françaises l’ont investi (Lucibel, HomeLights, Neolux).
Véhicules électriques et écomobilité
La mobilité électrique lutte encore pour s’imposer. En France, les véhicules électriques immatriculés en 2011 se limitent à 2 630 unités, selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), un score modeste qui figure pourtant parmi les plus élevés du monde. Le pays se positionnait au deuxième rang en Europe, derrière l’Allemagne, au premier semestre 2011. Les objectifs du gouvernement – 400 000 véhicules électriques ou véhicules électriques rechargeables à l’horizon 2015 – seront, sans doute, difficiles à tenir et le secteur a encore besoin d’une nette baisse de ses coûts. Mais les commandes des collectivités et des entreprises ainsi que la mise en place de dispositifs d’autopartage dans les villes, comme Autolib’ à Paris, tirent le marché. Le déploiement progressif d’infrastructures de charge en voirie et sur des parkings publics devrait aussi favoriser le déploiement des véhicules électriques. D’autres formes de mobilité durable gagnent du terrain, comme le covoiturage
Les étoiles montantes
Eolien offshore
La France a enfin lancé un premier appel d’offres pour l’installation de 3 GW au large de ses côtes, clos le 11 janvier. Les lauréats devraient être connus en avril 2012 et les premières éoliennes seront posées à partir de 2014-2015. Un deuxième appel d’offres pour une puissance installée de 3 GW doit être lancé au printemps. Même si ses objectifs sont beaucoup plus modestes que ceux de ces grands voisins britannique (42 GW à terme) et allemand (31 GW), la France est en passe de franchir un cap décisif. Derrière ce premier appel d’offres, qui représente un investissement de 10 milliards d’euros, le pays ambitionne de construire une filière industrielle capable de se positionner dans le peloton de tête mondial. Les plus grands énergéticiens (EDF EN, GDF Suez…) se sont associés aux industriels (Alstom, Vinci, Areva Wind..) au sein de consortiums et tout un tissu de sous-traitants espère profiter de ces marchés.
Energies marines
La France veut devenir l’un des leaders mondiaux des énergies marines (énergie des marées et des vagues, hydrolien, énergie thermique des mers). Son ambition affichée est de créer une filière industrielle, avec au moins 11 000 emplois à la clé. En incluant l’éolien flottant, les projets en cours représentent plus de 10 GW. Entre 600 millions et 1 milliard d’euros devraient être investis dans la R&D des énergies marines renouvelables en 2012. L’énergie hydrolienne est la plus avancée avec un objectif d’une centaine d’hydroliennes installées d’ici à 2018. Plusieurs expérimentations sont en cours, impliquant des grands groupes (EDF, DCNS…) et quelques start-up, comme Sabella.
Chimie verte
Représentant moins de 8 % de la chimie en France, la chimie du végétal, qui utilise des matières premières renouvelables à la place du pétrole, est encore émergente. Mais l’objectif est d’intégrer 15 % de biomasse dans les approvisionnements en 2017, puis 20 % en 2020. Le secteur commence à se structurer sous l’impulsion des pouvoirs publics. Les deux premiers instituts d’excellence pour les énergies décarbonées (IEED), véritables plateformes technologiques thématiques, sont dédiés à la chimie verte : Pivert à Compiègne (Oise) et Indeed à Lyon (Rhône). Les grands chimistes (Rhodia, Arkema…) investissent aussi le secteur de même que les agro-industriels (Roquette, Sofiprotéol…). Ils travaillent souvent avec des PME innovantes qui ont levé des fonds (Global Bionergies, Eviagenics…) pour financer leur développement.
Biocarburants
Environ 2 milliards d’euros ont été investis en France sur les vingt dernières années pour construire des installations de production de biocarburants de première génération, qui resteront largement dominantes à l’horizon 2020. Le pays souhaite produire du biocarburant de deuxième génération à horizon 2015 pour le bioéthanol et 2017 pour le biodiesel. Un premier démonstrateur de bioéthanol G2 est en service depuis octobre 2011 et le lancement d’une première unité pilote de biodiesel est prévu en 2013. D’ici à 2020, la France projette une production de 200 ktep de biocarburant G2. Reste des barrières à surmonter : la réglementation ainsi que l’exploitation et la collecte de la biomasse. Parmi les acteurs-clés, Total investit uniquement dans les nouvelles générations de biocarburants. Les grands groupes agricoles (Tereos, Champagne Céréales…) se sont aussi lancés sur ce créneau et l’année 2011 a vu la montée en puissance de start-up dynamiques (Fermentalg, Biométhodes, Deinove…).
Stockage d’énergie
Ce marché très prometteur est encore embryonnaire et les entreprises françaises sont engagées, dans leur grande majorité, dans des projets pilotes. Le stockage doit avant tout lever les freins au développement de masse des énergies intermittentes, solaire et éolien en tête. Dans l’Hexagone, les principaux développements portent, depuis 2011, sur le stockage stationnaire, notamment dans les îles. Plusieurs jeunes sociétés sont dans les starting-blocks, dont McPhy Energy, avec une solution passant par l’hydrogène solide.
Les secteurs délaissés
Solaire
2011 restera une année noire pour le solaire français. En mars, après trois mois de gel des subventions, le gouvernement a mis en place un nouveau système où seuls les petits toits (<100 kW) bénéficient encore de tarifs d’achat, mais réduits. Quant aux installations plus grandes, elles doivent passer par un système d’appel d’offres complexe et plafonné. L’objectif de 5,4 GW de puissance installée en 2020 est dix fois plus faible qu’en Allemagne. Paradoxalement, jamais la France n’aura connu autant d’installations photovoltaïques qu’en 2011 : environ 1,5 GW supplémentaire, soit un total cumulé de 2,5 GW fin 2011. Mais il s’agissait surtout de projets décidés avant la réforme et 2012 devrait être beaucoup plus faible. Ce nouvel environnement a provoqué des faillites en série, dont celle de Photowatt. Note plus positive, des champions français du solaire émergent au niveau mondial : Total a racheté le numéro 2 américain SunPower, et Soitec s’impose dans le photovoltaïque à concentration.
Eolien terrestre
Sur les neuf premiers mois de 2011, 606 MW (soit 79 parcs) ont été raccordés, en baisse de 30 % par rapport à la même période de 2010. Le parc éolien français comptait 6 576 MW à la fin du troisième trimestre 2011, sur près de 600 parcs, en hausse de seulement 10 % par rapport à fin 2010. La part de l’éolien dans la consommation électrique nationale a atteint 2,2 %, une proportion très modeste par rapport à l’Allemagne, l’Espagne ou le Danemark. Selon le Commissariat général au développement durable, le marché éolien français devrait repartir en 2012, 391 projets étant en file d’attente à fin septembre 2011 pour une puissance totale de 6,4 GW. Mais le Syndicat des énergies renouvelables estime, lui, que le rythme pourrait chuter au deuxième semestre 2012, en raison de la nette diminution du nombre de permis de construire depuis la mi-2011. Ce qui, selon lui, hypothèque l’atteinte de l’objectif du Grenelle de l’environnement (19 GW pour 2020).
Secteurs en rythme de croisière
Eau
Le secteur reste la première éco-industrie française en termes d’activité et d’emplois (112 000 salariés) avec deux champions, Veolia Environnement et Suez Environnement, qui dominent aussi le marché mondial. Ce secteur connaît un regain d’intérêt avec des tests de gestion plus intelligente de l’eau, venant des deux leaders mais aussi d’un vivier de start-up, qui intéressent les investisseurs (Sources…). De nouvelles alliances font aussi leur apparition, comme celle de Veolia et Orange, à l’origine de m2o city (télérelève des compteurs d’eau).
Déchets & recyclage
Malgré un arsenal législatif contraignant, la France peine à rattraper les champions européens de la valorisation des déchets. Les incitations publiques ont cependant dynamisé le marché du recyclage, – les Investissements d’avenir y consacreront 250 millions d’euros. 2011 aura été une année record, avec un chiffre d’affaires estimé à plus de 13 milliards d’euros, grâce à la hausse du prix des matières premières. Mais la crise risque de rattraper la filière en 2012, un ralentissement qui affecte déjà les géants du secteur, Veolia Environnement et Suez Environnement. La consolidation, qui s’est accélérée en 2011, devrait marquer une pause en 2012. Enfin, la France est ambitieuse en matière de biogaz: elle compte doubler la valorisation de ces déchets, d’ici à 2015. Autre secteur prometteur, les déchets électriques et électroniques, un terrain privilégié pour les start-up (Magic Recycle…).
Biomasse
Première source d’énergie renouvelable en France, la biomasse représente plus du tiers du potentiel de développement des énergies renouvelables à l’horizon 2020 avec, en locomotive, la filière bois-énergie. Le tarif d’achat a baissé en 2011, mais le Fonds chaleur de l’Ademe a contribué, entre 2009 et 2011, au lancement de 1 638 installations, dont 357 en biomasse. 25 nouveaux projets ont été retenus en 2011. Pour 2012, l’appel à projets de l’Ademe vise une production de 125 000 tep/an et la Commission de régulation de l’énergie doit lancer un nouvel appel d’offres pour des centrales à biomasse. Aux cotés des poids lourds GDF Suez et Dalkia, Areva s’est lancé dans la course avec une première centrale en France. La production de pellets devrait être tirée par la mise en service de grandes installations. Les producteurs se financent pour se développer : Moulinvest et Cogra se sont introduits en Bourse avec succès en 2011.
Philippe Martin, directeur de la recherche et de l’innovation du groupe Veolia Environnement :
Quels sont les secteurs des cleantech les plus prometteurs pour l’économie française ?
Nous pourrions capitaliser sur des axes forts historiques, sur des technologies et services autour de la gestion du cycle de l’eau (efficacité énergétique, valorisation matière, réseaux d’eau intelligents…), l’efficacité énergétique (dans les bâtiments, dans les procédés industriels, dans la gestion de la ressource au sens large) et le recyclage matières (valorisation des éléments de valeur, seconde vie des produits…).
Quelles devront être les priorités du futur gouvernement après l’élection présidentielle ?
J’en vois cinq : organiser un débat rigoureux sur les filières énergétiques ; procéder à un exercice détaillé de cartographie des technologies-clés ; encourager les coopérations grands groupes/PME-TPE pour permettre à ces dernières de peut-être démultiplier leurs possibilités ; encourager les échanges au sein des industries de pointe et, enfin, favoriser l’investissement dans les TPE/PME, en particulier celles à contenu technologique.
Dans quels domaines attendez-vous le plus de ruptures technologiques ?
Le croisement des biotechnologies et des sciences de l’environnement, la capacité à collecter, transmettre et analyser les données environnementales pour les utiliser dans toute leur richesse, la modélisation des systèmes complexes appliqués à l’environnement et le stockage de l’énergie.
Olivier Dupont, président du directoire du fonds d’investissement Demeter Partner :
Quels sont les deux ou trois secteurs des cleantech les plus prometteurs pour l’économie française ?
Les véhicules électriques (et infrastructure de charges) et la biomasse (bois et méthanisation).
Quelles devront être les priorités du futur gouvernement après l’élection présidentielle ?
Redonner un cadre plus favorable aux EnR, tant sur le plan réglementaire (imbroglio juridique pour l’éolien) que tarifaire et organiser une préférence pour les produits made in France.
Dans quels domaines attendez-vous le plus de ruptures technologiques ?
Le stockage (fixe ou mobile), l’éclairage (LED) et les biocarburants de 2ème et 3ème générations.
Virginie Schwarz, directrice exécutive des programmes de l’Ademe :
Quels sont les deux ou trois secteurs des cleantech les plus prometteurs pour l’économie française ?
D’abord la voiture électrique, puis les énergies renouvelables, en particulier l’éolien offshore et certaines technologies solaires où la France est bien placée : le photovoltaïque à concentration et le solaire thermodynamique. En troisième lieu, le smart grid, enjeu central de demain, où les entreprises françaises sont également en bonne position. Les différents secteurs résistent plutôt mieux que la moyenne de l’économie dans le contexte actuel de crise. Dans le photovoltaïque, il y a eu un choc lié au moratoire avec un impact important sur les entreprises, surtout les petites. Malgré tout, on constate que le niveau des nouvelles demandes de raccordement reste élevé. L’économie verte offre des possibilités d’évolution aux entreprises existantes, comme dans le domaine de la rénovation des bâtiments.
Dans quels domaines attendez-vous le plus de ruptures technologiques ?
Côté innovations, dans certains secteurs, nous avons des espoirs, dans d’autres, des attentes. Nous espérons des percées technologiques dans les batteries et le stockage et plus largement dans les smart grids, qui seront un enjeu crucial des années à venir. Dans la mobilité, qu’il faut penser autrement, nous espérons aussi des ruptures organisationnelles. Enfin dans le bâtiment, il faut des ruptures au moins autant dans la conception et la mise en oeuvre que dans les technologies elles-mêmes. Dans le solaire nous nous plaçons davantage sur une évolution que sur des ruptures. Les rendements vont continuer à augmenter et les coûts à diminuer.
Patricia Crifo Professeur à l’Ecole polytechnique, auteur du rapport L’industrie française face à l’économie verte : l’exemple de sept filières, avec Manuel Flam et Matthieu Glachant, pour le Cercle de l’industrie (juin 2011).
«Les Etats doivent limiter l’instabilité des politiques publiques»
La crise actuelle peut-elle remettre en cause la transition vers l’économie verte et les objectifs des 3X20 de l’Union européenne ?
L’économie verte est déterminée, avant tout, par les politiques environnementales et le prix des ressources énergétiques et des matières premières. La crise représente un défi, mais elle peut être également une occasion de verdir la croissance. D’ailleurs, les plans de relance de 2009 comportaient une dimension environnementale. L’exemple de la Chine et la Corée du Sud sont très éclairants : ces deux pays n’ont pas reculé malgré la crise, et visent le leadership de la croissance verte. De fait, un rapport de Bloomberg New Energy Finance pour le PNUE met en avant une augmentation de presque un tiers des investissements mondiaux dans les énergies renouvelables : en 2010, les investisseurs ont engagé un montant record de 211 milliards de dollars dans les énergies renouvelables, dont 72 milliards de dollars dans les pays en développement, soit une augmentation d’environ un tiers par rapport à 2009 (160 milliards de dollars) et de 540 % depuis 2004 (UNEP, 2009).
Quelles sont les priorités pour accélérer la transition vers une économie verte ?
Les Etats ont un rôle majeur à jouer pour le développement de l’économie verte, à travers des outils variés et complémentaires au cadre fiscal et réglementaire : prix du carbone, politique d’innovation, investissements publics pour développer les activités sobres en carbone et en matières premières, réforme et réduction des subventions préjudiciables à l’environnement (comme celles aux prix et à la production de combustibles fossiles qui représentaient en 2008 des subventions d’un montant collectif supérieur à 650 milliards de dollars d’après le programme des Nations Unies pour l’environnement, PNUE 2011), prise en compte de l’environnement dans les marchés publics et les marchés financiers (développement de l’investissement socialement responsable), amélioration des règlements et des réglementations environnementaux et renforcement de leur application, promotion de la consommation durable…
En outre, dans un contexte d’incertitude sur le potentiel (technologique ou sociétal, par exemple) de l’économie verte, les Etats se doivent de limiter l’instabilité des politiques publiques et l’incertitude sur la réglementation, sur le plan national comme international. Par exemple, pour de nombreuses filières comme les biocarburants, la chimie verte, le captage et le stockage du carbone, et l’efficacité énergétique des bâtiments, le niveau du futur prix du carbone est décisif.
Quels sont, à votre avis, les deux ou trois secteurs des cleantech les plus prometteurs pour l’économie française ?
Partout dans le monde, un certain nombre de filières vertes se développent : les biocarburants, le captage et le stockage du carbone, l’efficacité énergétique des bâtiments, les smart grids, la chimie verte, le stockage de l’énergie et les services d’économie de la fonctionnalité et bien d’autres encore.
Il s’agit de filières dont les perspectives de croissance sont fortes dans les années à venir. Mais, aujourd’hui, toutes ces filières ne se trouvent pas au même stade de maturité, la plupart sont encore au stade de l’expérimentation ou de la R&D (captage et le stockage du carbone) quand d’autres sont déjà un peu plus matures (efficacité énergétique des bâtiments, biocarburants ou chimie verte). Mais comme le montre notre étude de 2011, L’industrie française face à l’économie verte : l’exemple de sept filières pour le Cercle de l’industrie, ces filières se développent dans un contexte de concurrence internationale vive. La chimie verte, par exemple, fait face à une compétition très forte en Chine et en Inde, notamment. Dans le domaine des biocarburants également, le Brésil est un producteur majeur, même si les marchés restent encore très régionaux
Pascal Mauberger,président du directoire de McPhy Energy
«Il est urgent que les modèles économiques se mettent en place»
Quelles sont les priorités pour accélérer la transition vers une économie verte ?
Il est urgent que les modèles économiques et l’écosystème se mettent en place : normes, réglementation, régulation, tarifs et acteurs. C’est l’un des principaux freins actuels au développement massif de ces filières.
Quels sont les secteurs des cleantech les plus prometteurs pour l’économie française ?
Il y a encore énormément à faire dans la mobilité. Le moteur thermique à combustible fossile est si mature qu’il a mis la barre très haut pour les technologies alternatives. Il me semble que les véhicules électriques vont se développer et seront massifs, en termes de créations d’emplois et de business. Ils pourront être à batteries ou hybrides, rechargeables ou pas, ou à hydrogène, comme certains pays (Allemagne, Japon) en accélèrent actuellement le développement. Je fais le pari que cette technologie ne restera pas ignorée en France.
Frédéric Abbal, président de Schneider Electric France
«Un fort potentiel pour la maîtrise de la demande»
Quelles sont les priorités pour accélérer la transition vers une économie verte ?
En France, un des grands impératifs de ces prochaines années dans la transition vers une économie verte consiste à intégrer de nouvelles approches dans la gestion du mix énergétique. Il nous faut, dès maintenant, considérer la maîtrise de la demande comme partie intégrante de l’équilibrage entre production et demande d’énergie. Le potentiel de développement technologique et commercial est considérable.
Il s’agira d’abord d’équilibrer la consommation par l’efficacité énergétique. Le bâtiment tertiaire constitue à ce titre l’un des gisements les plus importants d’économies accessibles économiquement. Au-delà de l’isolation thermique « classique », de nouvelles solutions se développent pour maîtriser les usages et gaspillages des bâtiments. Ces technologies simples, efficaces et économes, sur lesquelles Schneider Electric est leader incontesté, vont rapidement se généraliser. L’autre grande nouveauté concernera l’effacement des pointes en demandant aux industriels de moduler leurs besoins et de les rémunérer pour cela. Dès 2012, on peut envisager de mobiliser 1 000 MW pendant 75 heures par an.
Une intelligence accrue du réseau, à tous les niveaux, pour une meilleure efficacité dans la gestion de nos ressources, c’est ainsi que nous relèverons ensemble le défi énergétique auquel nous faisons face.
Pétrole : Le scénario résolument pessimiste
Le cours du pétrole suit décidément une courbe ascendante à long terme. Le prix du Brent atteignait plus de 117 dollars le baril en fin de semaine dernière, en hausse régulière depuis le plancher d’octobre dernier et se rapproche du pic de début 2011. Difficile pour les investisseurs de se positionner sur ce marché d’une importante considérable mais difficile à comprendre. Partie de cette observation, la société de gestion La Française AM a demandé à deux spécialistes, Luca Baccarini et Olivier Rech, co-fondateurs de Energy Funds Advisors, société financière de conseil en investissements, de les conseiller dans la gestion active de l’impact du pétrole sur une gamme d’actifs centrés autour de sa production et de sa distribution. C’est ainsi que le fonds UCITS IV LFP ENFA Vision Pétrole a été lancé en novembre dernier. Luca Baccarini nous explique les objectifs et la stratégie du fonds.
L’usage du pétrole n’est-il pas en baisse?
La demande de pétrole reste forte et en croissance, essentiellement tirée par le développement des transports. Pétrole et transports restent inséparables. Le transport de passagers absorbe 25% du pétrole dans le monde et la demande de mobilité individuelle explose sous l’effet conjugué de la démographie et de la hausse des revenus.
Le nombre de voitures pour 1000 habitants est d’environ 50 en Chine et 20 en Inde contre 500 à 800 dans les pays de l’OCDE.
Le transport routier de marchandises, pour sa part, couvre environ un quart du transport total et représente 15% de la demande pétrolière.
Le transport maritime en absorbe 6% et augmente en proportion du commerce international qui croît beaucoup plus rapidement que les revenus. Le volume des marchandises a été multiplié par 32 depuis 1959 alors que le PIB mondial n’a été multiplié que par 8.
Enfin, le transport aérien qui en consomme 6% lui aussi est en forte croissance et il n’existe strictement aucune alternative énergétique aux hydrocarbures liquides. Les transports maritimes et aériens croissent de 3 à 5% par an. Hors transport, le pétrole conserve des parts importantes du marché de l’énergie en dépit des substituts existants. Sans compter les usages non combustibles comme bitume, lubrifiants, solvants, paraffines et cires.
Qu’en est-il en termes d’offre?
Le pic de production devrait être atteint au cours des 10 prochaines années.
Plus de 50% de la production conventionnelle provient de gisements géants découverts et mis en exploitation dans les années 1950-1960. Or, on estime que leur capacité de production décroit de 4% par an. Quant aux nouveaux champs pétroliers, leur taille moyenne est en forte baisse (moins de 10% des gisements découverts au milieu du 20e siècle). Les estimations les plus optimistes prévoient un pic de la production conventionnelle en 2020 au plus tard. Notre scénario de base chez Energy Funds Advisors est plus pessimiste et nous anticipons un pic de la production totale d’hydrocarbures liquides entre 2015 et 2020 à moins de 95 millions de barils/jour, suivi d’un déclin.
Sans compter les risques géopolitiques.
Effectivement. Les réserves exploitables sont principalement localisées dans des pays fermés aux investissements internationaux (Moyen-Orient, Afrique du Nord, Venezuela) ou conservant un contrôle étroit sur les ressources comme au Brésil. Inutile de rappeler que plusieurs pays producteurs présentent un profil de risque politique et social élevé (Iran, Irak, Nigeria, Venezuela, Algérie, Egypte) et que l’énergie est de plus en plus utilisée comme arme de diplomatie internationale. Les relations entre les pays de l’OCDE et de l’OPEP sont de plus en plus tendues.
Pouvez-vous résumer les conclusions de votre analyse fondamentale?
L’évolution des cours est inéluctable. L’Agence Internationale de l’Energie annonce que «l’ère du pétrole bon marché est révolue».
Notre scénario prévoit 3 phases, chacune ayant un impact spécifique sur les marchés.
La première phase, dite de «Statu quo», couvre 2011-2013. Elle se caractérise par une offre toujours abondante mais une volatilité importante des cours impactée par les anticipations des facteurs géopolitiques. Le prix du baril devrait se situer en moyenne entre 60 et 120 dollars.
La seconde phase qui s’étend sur la période 2012-2017, sera définie par une tendance haussière alimentée par les tensions sur l’offre physique et la prise de conscience grandissante de la réalité du pic à venir. Le cours devrait se situer entre 90 et 170 dollars le baril.
Enfin, la troisième que nous situons au-delà de 2017 reflètera de fortes tensions physiques, la destruction de la demande et une volatilité extrême. C’est la phase de confirmation du pic de production et le prix du baril se situera, selon nos estimations, dans une fourchette de 140 à 300 dollars.
Blog Lupus / Agefi 02.12
peu (voire beaucoup) sur sa faim quant à l'économie de ces alternatives énergétiques : le document d'EdF explore une idée technique prometteuse mais sans préoccupation du coût. Par ailleurs les mesures et "facteurs" annoncés sont assez théoriques à ce stade des projets.
Il y a plus de dix ans le site
(allemand)
http://www.solarserver.de/solarmagazin/anlagejuni_2001.html
évoquai t déjà les promesses du stockage thermochimique. Si la technique est si peu développée c'est sans doute à cause de son coût. Toute information contraire est la bienvenue.
Le stockage thermochimique est assez complexe, non dans le principe mais dans ses exploitations compte tenu notamment des différentes plages de températures, du nombre de cycles et de la durabilité à prévoir etc. de même les composants auparavant utilisés étaient souvent toxiques (par exemple l’ammoniac très largement utilisé depuis longtemps par les industriels n’est pas approprié pour les particuliers). En plus les combinaisons sont nombreuses parmi les composants et types de composants et différents procédés sont possibles, voir le choix opéré par le MIT par exemple qui vaut le détour. Donc il fallait un peu de temps pour son développement plus optimal.
Hormis les installations déjà en fonction et ponctuelles le stade de la R&D est en phase très avancée.
Les programmes sur ce sujet ont surtout démarré il y a seulement quelques années (par exemple 2008 pour le projet Essi en phase désormais finale).
Il y a dix ans la préoccupation principale n’était pas tellement au stockage d’énergie pour l’habitat mais dans un premier temps plutôt au développement des énergies renouvelables dont il fallait faire baisser les coûts en développant les marchés.
L’intérêt pour cette technologie n’a vraiment démarré qu’il y a quelques années et on constate que beaucoup travaillent depuis sur le sujet (la plupart des pays européens, les Etats-Unis, l’Asie, la Turquie, même un plus petit pays comme la Jordanie).
Si le prix était le seul paramètre qui bloquait son développement je ne pense pas qu’il y aurait autant de programmes et projets en développement maintenus dans de nombreux pays. Mais le facteur prix joue forcément de même que la concurrence avec d’autres techniques et réseaux commerciaux qui amortissent des produits plus classiques qui leurs sont parfois plus profitables.
Le prix estimatif est la plupart du temps évoqué dans les rapports des équipes qui travaillent sur le sujet et il est chaque fois inférieur et très compétitif à une pompe à chaleur. Il est même prévu beaucoup plus bas encore pour certains procédés et pour une couverture de 100% des besoins.
Il faut toutefois considérer le prix global et celui-ci n’est intéressant que s’il on exploite tous les avantages des capteurs thermiques pour leur rendement associés au photovoltaïque (capteurs PV-T) et la grande fiabilité et durabilité du stockage thermochimique (pas de consommation d’énergie mais production, quasiment pas d’entretien, pas de bruit ni pollution, durabilité de 30 ans voire plus prévue etc.). Le fait que ce soit en neuf ou en rénovation peut également avoir un impact.
Au contraire d’une pompe à chaleur la technique de base n’est pas la plus coûteuse (et devrait sensiblement baisser avec le marché et les évolutions) mais la main d’œuvre d’installation. Par contre avantages certains sur l’absence de consommation d’énergie, voire la production, l’entretien bien inférieur, la durabilité bien supérieure, surtout quand une pompe à chaleur travaille seule et en puissance disproportionnée en période printemps-été et + pour une faible part d‘ECS. L’amortissement est par contre plus rapide à Aix en Provence qu’à Malmö ;-)
A propos d’un point évoqué plus haut sur l’autonomie ou l’indépendance énergétique d’un pays ou d‘une région, si c’était le but ultime poursuivi entre autres par les producteurs d’énergie çà irait nettement plus vite ! Les « intérêts supérieurs » des Etats et de certaines entreprises ne coïncident pas toujours avec ceux d’un pays et de ses citoyens… ;-)
En ce qui concerne Desertec et auparavant à ce projet il faut relever que plus de 8 pays d’Afrique du Nord/Mena ont demandé à se connecter au réseaux européen Entsoe-E et sont demandeurs d’énergie avec des forts taux de croissance durablement bien supérieurs à ceux de l‘Europe. Face aux alternatives fossiles ou nucléaires polluantes ou risquées et alors que ces ressources fossiles ont de bien meilleures applications que la combustion en plus non optimale, exploiter le solaire principalement et secondairement l’éolien paraissait le plus approprié. Les créations d’emplois comme les transferts de technologies sont incontournables de même que la baisse des prix des technologies et grâce à cela leur développement dans des pays africains plus au sud qui utilisent majoritairement des moteurs diesel avec pour conséquence un coût de l’électricité (par exemple pour des hôpitaux) désormais supérieur au seul photovoltaïque. Desertec semble donc sauf cas particuliers globalement assez intéressant pour tous. Parmi les problèmes on peut toutefois citer le coût qui mériterait d’être plus bas car on pouvait aussi faire d’autres choses avec ce montant, qui espérons-le ne sera pas dépassé !
Désolé d’avoir fait très long !
c'est bien celui-là en est encore au stade de la recherche fondamentale : en étant très optimiste on peut espérer un développement commercial grand public dans 10 ans au minimum, et plus vraisemblablement plus de 15 ans.
Je suis convaincu depuis de nombreuses années que le stockage devrait être la recherche prioritaire des énergies renouvelables, et je regrette aussi qu'on n'y ait pas prêté plus d'attention. Je ne connais pas de monographie consacrée au stockage, même en langue anglaise. Pour les énergies fossiles, le stockage n'est évidemment pas un problème mais au contraire leur principal atout.
Sur la question du prix je n'accorde aucun crédit aux estimations de projets de recherche, le seul moment où l'on peut vraiment être sûr d'un prix c'est quand un produit arrive sur le marché -sans subventions-.
Enfin, au risque d'être un peu long aussi mais pour terminer sur Desertec, c'est évidemment un projet politique, de même que pourrait l'être la recherche d'une autonomie énergétique européenne. Mais il est vrai que les politiques ont du mal à penser l'avenir au-delà de leur mandat électoral ...
bien qu'elle n'en soit pas une, l'énergie nucléaire en un tableau mondial interactif par l'Economist:
http://www.economist.com/content/power-ranges
Tout de même 68000 tonnes d'uranium qui seront consommées en 2012. Les 7 premiers des 30 pays producteurs généreront plus de 2000 TWh.
MEILLEURS FONDS SECTEUR ECOLOGIE sur 3 ans par ordre décroissant :
(Pour mémoire Carmignac Investissement A sur 3 ans +60%, Carmignac Latitude +45%, Carmignac Patrimoine +25%)
1) KBC Eco World (C) (+73%)
BE0133741752 - KBC Asset Management N.V.
Les actifs sont investis au moins à hauteur de 75% dans des actions d'entreprises internationales de tous les secteurs et qui maîtrisent mieux que leurs concurrents les répercussions environnementales de leurs processus de production et de leurs produits finis. Ces entreprises doivent en outre recueillir une appréciation favorable du département Investissements durables de KBC Asset Management et du Comité consultatif environnemental indépendant.
2) Vontobel Global Trend Clean Technology B (+60%)
LU0384405600 - Vontobel Management S.A.
3) F&C Global Climate Opportunities I EUR (+58%)
LU0318449328 - F&C Management Limited
Le Compartiment F&C Global Climate Opportunities s'adresse aux investisseurs qui voient dans les changements climatiques un défi mondial majeur à long terme et qui souhaitent s'exposer à des sociétés qui développent des technologies et des stratégies visant à répondre à cette tendance et/ou à s'y adapter. Le Compartiment F&C Global Climate Opportunities vise une croissance du capital sur le long terme en investissant au moins deux tiers de sa fortune dans des actions et titres apparentés aux actions (à l'exception des obligations convertibles et de celles assorties de warrants) émis par des sociétés du monde entier essentiellement actives dans des domaines tels que les énergies alternatives, l'efficacité énergétique, la mobilité durable, la gestion des déchets, les matériaux avancés, l'industrie forestière et agricole, le traitement de l'eau, l'acclimatation et les services logistiques.
4) Parvest Global Environment C (+56%)
LU0347711466 - BNP Paribas Investment Partners Lux
Ce compartiment vise à investir en actions émises par des sociétés de tous pays liées aux marchés de l'environnement ou aux secteurs des énergies alternatives, des économies d'énergie, du traitement et assainissement de l'eau, du contrôle de la pollution, de la gestion ou recyclage des déchets.
5) BNPP L1 Green Tigers C C (FONDS 0% BOURSORAMA)(+55%) LU0374654613 - BNP Paribas Investment Partners Lux
Ce compartiment investit au moins 2/3 de ses actifs en actions ou parts représentatives du capital social d'entreprises dont les technologies, produits et services apportent des solutions de développement durable aux problèmes environnementaux en Asie. Il peut également investir pour 1/3 de ses actifs au maximum en toutes autres valeurs mobilières, instruments du marché monétaire, instruments financiers dérivés ou liquidités, sans que les investissements en créances de toute nature ne dépassent 15% des actifs et ceux en d'autres OPCVM ou OPC 5% des actifs.
6) Schroder ISF Global Climt Chg Eq AEUR (FONDS 0% BOURSORAMA) (+54%) LU0302446645 - Schroder Investment Management Lux S.A
Réaliser une croissance du capital en investissant principalement dans des actions d'entreprises situées dans le monde entier, qui bénéficieront de leurs efforts dans la lutte contre les effets du changement climatique mondial ou de leur limitation.
MEILLEUR FONDS ECOLOGIE DE PERFORMANCE ABSOLUE
DNB ECO ABSOLUTE RETURN (+17,4% sur 1 an en 2011/2e sur 80 fonds de performance absolue)
LU0547714286 DNB Asset Management (Norvège) International Team Luxembourg : DNB Asset Management - Luxembourg
MEILLEURS FONDS ENERGIES ALTERNATIVES sur 3 ans par ordre décroissant :
1) SAM Smart Energy B EUR (+73%)
LU0175571735 - SAM Sustainable Asset Management AG
L'objectif du fonds est de générer le meilleur rendement possible à long terme. Il s'adresse aux investisseurs en actions axés sur le long terme convaincus par le potentiel durable du secteur de l'énergie et convient en tant que complément d'un portefeuil Le fonds investit à travers le monde dans des sociétés proposant des technologies, produits et services dans le domaine des énergies d'avenir telles que les énergies renouvelables, la distribution énergétique décentralisée et l'efficience énergétique.
2) JB EF Energy Transition-EUR B (58%)
LU0363641738 - Swiss & Global Asset Management AG
3) Pictet-Clean Energy-P USD (C) (+23%)
LU0280430660 - Pictet Funds (Europe) S.A.
Ce Compartiment applique une stratégie de croissance du capital en investissant au moins deux tiers de ses actifs totaux / de sa fortune totale dans des actions émises par des sociétés contribuant à la réduction des émissions de carbone (en encourageant la production et la consommation d'énergie propre, par exemple). L'univers d'investissement n'est pas limité à une zone géographique précise. Les sociétés ciblées seront surtout, mais pas exclusivement, des sociétés actives dans les domaines suivants: ressources et infrastructures plus propres, équipements et technologies réduisant les émissions de carbone, génération, transmission et distribution d'énergie plus propre, transports et carburants plus propres et efficacité énergétique.
4) Vontobel Global Trend New Power B (+20%)
LU0138259048 - Vontobel Management S.A.
Les entreprises dans lesquelles le compartiment investit développent et utilisent de nouvelles techniques et de nouveaux processus qui permettent de produire de l'énergie en ménageant davantage l'environnement et les ressources ainsi que de consommer de l'énergie de manière plus écologique. Ce compartiment vise à réaliser d'excellents rendements en EUR en investissant dans des titres représentatifs des domaines précités. Les actifs du compartiment sont investis dans le monde entier - selon le principe de la répartition des risques - en actions, en d'autres valeurs mobilières analogues transférables, en bons de participation, etc.
5) DWS Invest Clean Tech LC (FONDS 0% BOURSORAMA) (+9%) LU0298649426 - DWS Investment S.A.
La politique de placement du compartiment a pour objectif de réaliser une plus-value aussi importante que possible sur les actifs en euros. Après déduction des liquidités, au moins 70 % de la valeur de l'actif du compartiment sont investis en actions et d'autres titres participatifs et instruments de participation titrisés des entreprises nationales et étrangères, dont l'activité se concentre sur la limitation ou l'atténuation des changements climatiques et de leurs effets : technologies visant à réduire les émissions de CO2, à l'optimisation des rendements énergétiques, énergies renouvelables ou alternatives, protection contre le risque climatique, protection et gestion des catastrophes et mobilité à rendement énergétique optimal.
6) BGF New Energy A2 USD (FONDS 0% BOURSORAMA) (+6%)
LU0124384867 - Blackrock (Luxembourg) S.A.
Le Compartiment New Energy Fund vise à une valorisation optimale du rendement global. Le Compartiment investit à l´échelle mondiale au moins 70 % du total de son actif dans des actions de sociétés spécialisées dans les énergies nouvelles. Les sociétés spécialisées dans les énergies nouvelles sont les sociétés spécialisées dans les énergies alternatives et les technologies de l´énergie, notamment les énergies renouvelables, les combustibles de substitution, l´industrie automobile et la production d´énergie sur site, la technologie des matériaux, le stockage et le développement de l'énergie.
Les trois fonds que vous citez sont effectivement TOP dans mon mode de calcul comparatif des fonds et dans ce secteur.
Cependant, pour moi, ils ont l'inconvénient de ne pas être à 0% chez Bourso mais à 5% (ce qui pourrait être compensé assez rapidement. Mais il y a surtout, notamment pour F&C et Vontobel un ticket d'entrée trop élevé pour moi et ma technique de réduction du coût moyen qui implique des achats répétitifs.
D'où mon premier choix se porte sur BNPP L1 Green Tigers C C LU0374654613
Schroder ISF Global Climt Chg Eq AEUR LU0302446645 serait bien aussi, mais le ticket d'entrée et le renouvellement sont trop hauts.
Toujours pour moi, s'entend.
Meilleurs fonds « Ecologie » Boursorama 0% à montants d’investissements accessibles
1) Pioneer Fds Global Ecology A EUR ND
LU0271656133 - Pioneer Asset Management S.A.
Notation Morningstar : 5 étoiles
Ce Compartiment vise l'appréciation du capital sur le moyen et long terme en investissant principalement dans un portefeuille diversifié d'actions et d'instruments apparentés à des actions émis par des sociétés du monde entier, offrant des produits ou des technologies respectueux de l’environnement, ou qui contribuent à l’amélioration de la qualité de l’environnement. Ces sociétés sont notamment celles oeuvrant dans les domaines de la lutte contre la pollution de l'air, les énergies alternatives, le recyclage, l'incinération des déchets, le traitement des eaux usées, la purification de l'eau et la biotechnologie.
Répartition géographique % :
Etats-Unis 41,9
Royaume-Uni 13,8
Autres 12,8
Allemagne 11,6
Japon 5,4
Brésil 4,6
Suisse 3,7
Corée 2,7
Hong Kong 2,4
Liquidités 1,1
Reporting
:
http://www.pioneerinvestments.fr/pdfs/factsheets/pioneer_funds_global_ecolo gy_class_a_eur.pdf
Commentaire de gestion trimestriel 30.06.12 en anglais
:
http://worldwide.pioneerinvestments.com/pdfs/portfolio_commentaries/pioneer _funds_global_ecology.pdf
2) BNPP L1 Green Tigers C C
LU0374654613
Notation Morningstar : 3 étoiles
Ce compartiment investit au moins deux tiers de son portefeuille dans des actions ou des parts d’entreprises dont les technologies, les produits et les services apportent des solutions de développement durable aux problèmes environnementaux de l’Asie. Il peut également investir pour 1/3 de ses actifs au maximum en toutes autres valeurs mobilières, instruments du marché monétaire, instruments financiers dérivés ou liquidités, sans que les investissements en créances de toute nature ne dépassent 15% des actifs et ceux en d’autres OPCVM ou OPC, 5% des actifs.
Le gérant privilégiera les sociétés développant des technologies visant à préserver l’eau, l’air, les sols et la biodiversité (énergie solaire, énergie éolienne, technologies de décontamination et de filtrage de l’eau, de biomasse, etc.) Lors de la sélection de ces sociétés, le gérant optera pour les valeurs offrant le meilleur équilibre en termes de développement durable et de risque pour l’investisseur. Le processus et la méthode de recherche sont validés par un comité indépendant composé d’experts en ISR (Sustainable and Responsible Investment (SRI) Advisory Committee). Ce comité établira au moins une fois par an un rapport sur la solidité, la pertinence et l’intégrité du processus ISR.
Répartition géographique % :
22,65 Chine
17,97 Hong-Kong
16,11 Taiwan
15,98 Singapour
15,73 Corée
4,57 Malaisie
3,58 Suisse
3,42 Autres
Reporting
http://www.banqueprivee-ip.bnpparibas.fr/doc/fact/FACTSHEET05FRFR11080612FO1 2556502.pdf
Commentaire de gestion trimestriel 30.06.12 :
Au deuxième trimestre, le marché a pâti des difficultés macro-économiques, notamment la dérive des comptes des provinces chinoises et la crise de la dette souveraine européenne. Dans ce contexte, le portefeuille a sous-performé son indice de référence. La performance a largement pâti de nos positions sur Sino Forest (sylviculture), China Glass Holdings (verre à haute efficacité énergétique) et Gcl-Poly Energy (énergie verte). En revanche, nos positions sur Taiwan Glass (verre à haute efficacité énergétique), Anhui Conch Cement (ciment) et I/M Mongolia Steel (terres rares) ont généré de solides performances. Au troisième trimestre, nous prévoyons que le marché continuera de souffrir de problèmes d'ordre macro-économique, notamment la fragilité des finances des provinces chinoises et la crise de la dette souveraine en Europe.
Moi de reamrquer que dans les listes mentionnées aucun fonds n'est noté 5* par Morningstar. Meme pionneer global ecology est 4*.
personnellement je me suis fait ma "rėgle d'or": ne jamais acheter autre chose que des fonds 5*. Je passe probablement à côté d'opportunités mais je souhaite avant tout préserver mon capital avec des fonds qui surperforment leurs catégories.
fonds qui "eurent" surperformé sur les 3 dernières années avec veux qui surperformeront au cours des 3 prochaines. C'est ce que j'appelle souscrire aves un "perfo-rétroviseur" car vous croyez que le passé est un gage pour l'avenir.
.
Chose, c'est toujours le problème en bourse ! :-)
Ce qui est interessant avec la notation mornigstar c'est qu'elle est sur la durée. Comme je le disais, je passe peut-être à coté d'opportunités....
Dans ma stratégie patrimoniale les fonds apportent le deuxième niveau de sécurité, après les liquidités et mon troisième niveau plus risqué est celui des actions en situation spéciale. J'ai acheté du Air France, Peugeot, Lafarge, BNP ces derniers mois ou années.
Ayant une bonne expérience en high-tech, je sais aussi que les valorisations des marchés anticipent souvent de plusieurs années les résultats économiques sectoriels, et souvent les valorisations déçoivent par la suite, en particulier sur les marchés européens.
Mais comme je disais je trouve votre approche interessante.
13 septembre 2012 - AFP -
DEINOVE (Alternext Paris : ALDEI) annonce, dans le cadre du programme DEINOL, que ses équipes de R&D et ses partenaires sont parvenus à isoler et optimiser une souche de bactérie déinocoque capable de produire de l’éthanol à partir d’une biomasse végétale industrielle.
L’intérêt industriel majeur de la solution DEINOL réside dans la capacité des bactéries déinocoques à dégrader les déchets verts complexes en sucres simples, puis à les convertir en éthanol, le tout en une seule opération et sans additif (de type enzymes, levures, antibiotiques ou antiseptiques). Avec en plus une importante économie notamment énergétique par rapport aux procédés existants.
Alors que la production de bioéthanol est aujourd’hui limitée à la biomasse alimentaire et utilise des procédés anciens impliquant des étapes multiples et la fermentation à l’aide de levures, le procédé « tout en un » d’usine bactérienne fondée sur le déinocoque ouvre la voie à l’exploitation de la biomasse non-alimentaire (déchets de la filière agricole, biomasse végétale…) et à des procédés plus efficaces, plus propres et moins couteux.
La bactérie déinocoque optimisée s’est révélée non seulement capable de dégrader 80% de la biomasse végétale industrielle mais aussi de produire des quantités de bioéthanol conformes aux objectifs fixés dans le but d‘une industrialisation à terme.
Ce procédé novateur pourrait offrir demain à la France l’opportunité de renforcer sa position sur ce marché crucial pour l’avenir.
Les partenaires de DEINOL
DEINOVE est le chef de file du projet auquel participent le groupe sucrier TEREOS et sa filiale BENP Lillebonne (leader français et 2ème fabricant européen de bioéthanol) ainsi que deux laboratoires académiques, le CPBS (CNRS-Université de Montpellier 1) et le LISBP (INSA Toulouse/CNRS/INRA).
Rupture technologique
En améliorant considérablement les performances économiques et écologiques de leurs installations, la solution DEINOL devrait offrir aux industriels de la filière du bioéthanol cellulosique de nombreux avantages compétitifs :
Un procédé stable et reproductible : une fois dans le fermenteur, les bactéries conservent leurs propriétés car leur génome reste stable du fait de leur propriété intrinsèques mais aussi grâce à l’approche qui vise à guider la nature plutôt que la modifier. Dotées d’une grande robustesse, elles tolèrent également les stress physique et chimique qu’elles pourront rencontrer au cours du process industriel.
Un procédé haute température : la souche bactérienne est capable de transformer la biomasse entre 40 et 60°C, des températures inaccessibles aux procédés actuels (qui travaillent à 35°C et imposent de refroidir, à coût élevé, les réacteurs et de prévenir les contaminations microbiennes qui surviennent à ces températures à l’aide d’antibiotiques).
Une solution tout-en-un : la souche de déinocoque optimisée est multi-fonctionnelle, assurant successivement 1/ la dégradation des différents composants riches en sucres et en carbone de la biomasse végétale puis 2/ la fermentation alcoolique, sans l’aide d’additifs.
Une solution ouverte : au delà de l’amidon, les bactéries déinocoques sont actuellement capables de digérer la cellulose et l’hémicellulose, ouvrant la voie à l’utilisation massive de biomasses végétales non alimentaires.
Une mise en oeuvre simple et rationnelle : le procédé peut être mis en place sur des installations industrielles existantes, sans nouvel investissement majeur.
Le programme « Innovation Stratégique Industrielle » (ISI) favorise l’émergence de champions européens. Il soutient des projets ambitieux d’innovation collaborative à finalité industrielle, portés par des entreprises de taille intermédiaire et des PME, toutes innovantes.
Ces projets sont très prometteurs en cas de succès : ils visent à commercialiser les produits de ruptures technologiques et ne pourraient se réaliser sans incitation publique. L’aide est d’un montant de 3 à 10 M€, sous la forme de subventions et d’avances remboursables.
À propos de DEINOVE
DEINOVE (Alternext Paris : ALDEI) est une société de biotechnologie verte qui conçoit et développe des systèmes de production inédits fondés sur des bactéries aux potentiels encore inexploités : les déinocoques. En s’appuyant sur leurs propriétés génétiques singulières et leur robustesse hors du commun, DEINOVE optimise les capacités métaboliques de ces « micro-usines » naturelles pour produire une palette « quasi illimitée » de composés : biocarburants de 2ème génération, produits chimiques écologiques, nouveaux antibiotiques…
À l’heure où l’après pétrole se profile et où la production industrielle de maïs alimentaire est en péril, DEINOVE a mis la priorité sur le bioéthanol cellulosique, un marché d’avenir où son procédé de production tout-en-un pourrait rapidement s’imposer en standard technologique.
Pour garantir l’accès du plus grand nombre à ses innovations, la Société a choisi de valoriser ses procédés en accordant des licences non exclusives à des partenaires industriels.
Pour son projet le plus avancé, DEINOL, la Société a déjà conclu un partenariat avec le groupe sucrier TEREOS, leader français et 2nd fabricant européen de bioéthanol.
Dès 2014, TEREOS sera chargé à son tour de l’ultime validation en vraie grandeur dans l’une des usines du groupe.
Cotée sur Alternext depuis avril 2010, DEINOVE a été fondée par le Dr Philippe Pouletty de Truffle Capital et le Pr. Miroslav Radman, Professeur à la Faculté de Médecine de l’Université René Descartes. Elle compte aujourd’hui un effectif de 30 personnes et mène ses programmes de R&D en partenariat avec le CNRS (Marseille et Montpellier), l’INSA (Toulouse) et le VTT (Finlande). Le siège de la société est à Paris et ses laboratoires sont situés sur le technoparc Cap Alpha, à Montpellier.
www.deinove.com
May The 5 merci de la remarque.
- J’ai uniquement cité les fonds « Bourso 0% » donc sans frais E/S et a montants d’investissements « accessibles » à la majorité pour répondre à ce qu’indiquait à juste titre précédemment M1217405. Par ailleurs dans ce que propose Bourso dans leur classement dit « écologie » il n’y a pas de 5 étoiles actuellement.
- Comme l’indique à raison NmwJ2603 il y plusieurs motifs de ne pas trop se focaliser en particulier ici sur les étoiles :
- elles font non seulement état d’une situation toujours passée mais prennent un certain temps à être totalement mises ou enlevées alors que l’on est ici dans un secteur généralement récent, assez volatil où les technologies comme la situation mondiale évoluent assez vite. Exemple le fonds Performance Environnement a eu 5 étoiles mais son ex-gérant n’a sans doute pas pris pleinement conscience des conséquences des changements qui s’opéraient rapidement comme le déplacement à un moment donné du centre de gravité vers l’Asie avec une concurrence accrue et la chute de valeurs européennes et a été lentement dégradé vers une étoile. A l’inverse si le fonds remontait rapidement il mettrait du temps à retrouver ses 5 étoiles.
Dans les secteurs notamment à composantes technologiques et lorsque les situations sont susceptibles d’évoluer assez vite je ne suis pas certain que le nombre d’étoiles soit un paramètre prioritaire mais plutôt l’accès aux connaissances technologiques des équipes qui gèrent, leur positionnement dans les pays en pointe etc. et le fait de suivre soi-même des secteurs innovants donc évolutifs comme en bonne part cycliques pour lesquels il faut parfois revenir et parfois se retirer. Les suisses comme Sam (Sam Smart Energy Fund), Vontobel, J. Baer entres autres sont plutôt bien placés. La situation est assez similaire dans les biotechnologies par exemple même si ce secteur est désormais plus mâture.
- les fonds classés « écologie » sont « sectoriels » et leur indice de référence est la plupart du temps le MSCI World (MSCI AC Asia ex-Japan pour l‘Asian Green Tigers) nettement plus général :
ces fonds comportent par exemple souvent environ 1/3 du secteur énergies renouvelables. Ce secteur après une période de nette surévaluation a connu une chute, il est en phase rapide de consolidation et il est à présent généralement sous valorisé. Il est donc logique que beaucoup de fonds aient sous-performé dans ces conditions leur indice qui n’est pas représentatif d’un secteur et d’une situation particulière temporaire. Idem pour le secteur recyclage qui amplifie à la hausse ou à la baisse le secteur des matières premières selon que l’on est en phase de reprise ou de ralentissement.
Il est par contre probable que beaucoup de fonds peu étoilés dans ce domaine fassent souvent mieux que les actuels étoilés et que leur indice peu approprié dans les années à venir, du fait d’être par exemple positionnés sur des valeurs qui pour le moment se réorganisent mais dont les technologies évoluent favorablement et qui s‘adossent souvent à des groupes avec en perspective généralement un apport mutuel important.
A titre d’exemple il y a un fonds qui compte une majorité de valeurs solaires LSF Active Solar LU0377291322 qui a fait des scores très valables dans le passé, a plongé ensuite et n’avait plus aucune étoile encore il y a peu et qui en a regagné 1 en seulement un mois dépassant largement à la hausse tous les autres.
Ca va encore demander un peu de temps avant que le solaire se reprennent franchement mais vues les technologies qui arrivent et que j’aurais pu évoquer ici si un a.bruti ;-) n’effaçait pas tous mes posts, comme de prix globalement devant encore beaucoup baisser, il n'y a pas trop de soucis à se faire pour l’avenir du solaire, entre beaucoup d’autres.
En faisant un petit scanning des fonds disponibles sur linxea Vie ( et parmi les 5 * ;-)) on remarquera un tracker Nasdaq Lyxor Eft NASDAQ 100 A, qui fait 90% depuis 3ans et 24 depuis le début de l'année....
Comme quoi des fois on se donne du mal, mais...
En plus evidemment en termes de frais c'est hyper compétitif !
L'Eolien poursuit son ascension aux Etats-Unis
L'industrie éolienne américaine a connu la meilleure année de son histoire avec une capacité installée qui a augmenté de manière significative au troisième trimestre 2012 : + 40% par rapport à 2011.
Ainsi, une capacité éolienne de 1.833 MW a été ajoutée à travers 15 Etats US durant cette période, portant le total des intallations à 4.728 MW.
Globalement, la puissance éolienne cumulée aux Etats-Unis atteignait 51.630 MW à fin septembre 2012.
Au niveau des Etats, c'est le Texas qui mène la danse avec l'ajout de 1.291 MW de nouvelles capacités éoliennes. On trouve également dans le classement, en deuxième position la Californie (1,022 MW), suivi par le Kansas (836 MW), puis l'Oklahoma (734 MW) et l'Iowa (597 MW). Les États-Unis confortent ainsi leur position dans le giron industriel mondial qui représentent désormais plus de 20% de la puissance éolienne installée dans le monde.
Par ailleurs, il y aurait actuellement plus de 8.430 MW de projets éoliens en cours de construction à travers 29 Etats d'amérique et Puerto Rico.
D'après l'AWEA, les crédits d'impôts fédéraux mis en place depuis 2005 en faveur des énergies renouvelables - Production Tax Credit (PTC) - auraient aidé à financer chaque année plus de 15 milliards de dollars d'investissements privés dans les parcs éoliens, aux États-Unis.
Gazéification Europe : 650 unités d’ici 2030
650 nouvelles installations de gazéification de déchets et biomasse seront à installer d’ici à 2030 en Europe(1) pour atteindre les objectifs européens de production d’énergie renouvelable. En France, marché le plus attractif, cela concernera 126 unités.
La biomasse, du déchet en mélange aux granulés et plaquettes de bois, est la source d’énergie primaire la plus importante dans le mix des énergies renouvelables. La croissance de ce marché ces dernières années a été limitée par le manque de technologies adaptées.
Grâce à l’utilisation de technologies de gazéification efficaces, la part d’électricité produite à partir de déchets et de biomasse va croître de manière importante dans les années à venir. L’étude(2) montre qu’en Europe, cette capacité additionnelle d’électricité d’origine renouvelable à installer entre 2015 et 2030 est estimée à 19 649MWe; desquels 6 501 MWe(3) seront produits par des technologies de gazéification avancée comme CHO Power, l’un des spécialistes du secteur de la production d’énergie à partir de déchets et de biomasse.
La France représentera à elle seule presque 20% de ce marché avec 1 273 Mwe à installer d’ici à 2030, produits par gazéification, représentant plus de 120 centrales électriques de taille raisonnable dont la capacité est adaptée à un bassin de 100-150.000 habitants environ et distribuées sur tout le territoire afin de répondre à la demande. Ceci positionne la France parmi l’un des pays les plus attractifs sur le marché européen, soutenu par le tarif de rachat de l’électricité et l’augmentation des coûts de mise en décharge (TGAP).
(1) Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Italie, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède, Pologne.
(2) Source : Eurostat – EU Trends to 2030 – Update 2009 – Baseline scenario – European Commission
(3) La pénétration de la gazéification avancée a été calculée pour des installations de taille raisonnable (capacité de 5-30 MWe) représentant le marché adressable (Serviceable Adressable Market : SAM) auquel y a été appliqué un modèle de courbe en S représentant le taux de pénétration de la gazéification avancée dans le SAM. CHO Power conçoit, construit et opère des usines de production d’électricité utilisant le déchet et la biomasse comme combustible, s’appuyant sur le principe bien établi de la gazéification améliorée par la technologie des torches à plasma de sa compagnie mère Europlasma.
Desertec développe aussi son concept en Asie Orientale
Depuis l'accident nucléaire de la centrale de Fukushima en mars 2011, le Japon a mis en place un cadre juridique favorable qui a pour objectif d'accélérer la transition énergétique avec comme scénario plausible, l'utilisation des énergies renouvelables comme alternative à l'énergie nucléaire.
La Fondation Desertec et la Fondation japonaise pour les énergies renouvelables (JREF) ont confirmé fin octobre vouloir travailler ensemble sur cette transition pour que le Japon puisse s'approvisionner en sources d'énergies "propres", "abordables" et "fiables".
Cela passera obligatoirement par la création d'un super réseau électrique à haute tension capable d'alimenter l'ensemble de l'Asie avec des énergies renouvelables. Le japonais Softbank, dirigé par le milliardaire et fondateur de la JREF Masayoshi Son, vient de faire ses premiers pas dans la mise en œuvre du "Super Grid" asiatique.
Ainsi, d'ici la fin de l'année, SB Energy, la division énergie renouvelable de Softbank, identifiera le site d'un parc éolien dans le désert de Gobi en Mongolie, en coopération avec la compagnie mongolienne Newcom LLC.
Ce premier parc éolien de 300 MW pourrait devenir opérationnel à partir de 2014 - des études de faisabilité pour trois autres sites basés dans le désert de Gobi ayant également été lancées. Au final, l'ensemble de ces parcs éoliens dans le désert de Mongolie pourrait fournir une capacité totale installée de 7.000 mégawatts (MW).
Les ressources en renouvelable dans les zones reculées de l'Asie, comme le désert de Gobi s'avèrent en effet très abondantes. Le "Super Grid" asiatique permettrait de transporter cette énergie aux populations de la région centre en reliant les réseaux électriques nationaux du Japon, de la Corée, de la Chine, de la Mongolie et de la Russie, à travers des lignes de transport de courant continu haute tension. Cette technologie permet de transporter des puissances électriques très importantes sur de longues distances avec une faible déperdition de puissance.
La Fondation Desertec a déjà réalisé une première étude de faisabilité sur de possibles couloirs concernant les lignes de transmission qui permettront d'exploiter le potentiel énergétique du désert de Gobi. Le Directeur de la Fondation Desertec, Dr. Thiemo Gropp, voit dans un tel réseau, une "étape importante vers la mise en œuvre du concept Desertec en Asie orientale".
Desertec en Afrique :
Desertec mène des discussions avec le gestionnaire du réseau électrique chinois SGCC. First Solar pourrait aussi devenir actionnaire de ce projet de 400 milliards d'euros.
En pleine guerre commerciale entre l'Europe et la Chine sur le solaire, Desertec mène des discussions pour accueillir à son capital le gestionnaire de réseau électrique chinois State Grid Corporation of China (SGCC). « Des discussions ont lieu sur le fait que cette entreprise chinoise et l'américain First Solar deviennent actionnaires », confirme une porte-parole de Desertec, ce projet de 400 milliards d'euros qui vise à couvrir 15 % des besoins européens en électricité depuis le désert africain. First Solar, qui dispose d'une usine de panneaux solaires en Allemagne, est déjà membre associé du projet d'origine allemande, mais pas encore actionnaire.
Les négociations avec SGCC devraient faire l'objet de discussions lors de l'assemblée annuelle de Desertec. Malgré ses 1,5 million d'employés et son entrée récente au capital du portugais REN, le gestionnaire du réseau électrique chinois est méconnu en Europe.
Son entrée au capital est controversée auprès de certains membres de Desertec, qui souffrent déjà de la concurrence chinoise dans la fabrication de panneaux solaires et redoutent que l'organisation fasse appel à des fournisseurs chinois pour ses projets solaires en Afrique du Nord.
L'arrivée de SGCC au capital permettrait toutefois de compenser le retrait annoncé le mois dernier par Siemens, un membre historique. Parmi ses avantages, SGCC a déjà une expérience dans le transport d'électricité en courant continu, qui serait nécessaire pour transporter le courant depuis le désert. Par ailleurs, la Chine représente un poids géostratégique de plus en plus important en Afrique. Enfin, deux mois après l'ouverture d'une enquête antidumping de la Commission européenne contre les fabricants chinois de panneaux solaires, une telle collaboration pourrait peut-être contribuer à une solution politique du conflit commercial, comme le souhaite la chancelière Angela Merkel.
Inde : 15% d’Enr en 2020
Tata Power s’oriente fortement vers les énergies renouvelables
L’Inde a décidé de faire passer sa part d’énergies renouvelables de 6% actuellement à 15% en 2020. Elle produit encore aujourd’hui plus de la moitié de son électricité par combustion du charbon.
Affrontant une pénurie de charbon, la plus grande entreprise privée indienne de distribution d’électricité, Tata Power, a annoncé qu’elle augmente ses investissements dans les énergies renouvelables, devenues souvent plus compétitives que le charbon importé.
Le Wall Street Journal rapporte que la compagnie prévoit de produire 6.000 mégawatts issus d’ENR en 2020. Actuellement, elle produit plus de 6.000 MW (sur une production totale de 6.899 MW) à partir du charbon, le reste provenant d’énergies renouvelables.
Pour accélérer cet ajout de capacité, Tata Power est en pourparlers avec de nombreuses entreprises dont le cœur d’activité n’est pas la production d’électricité, afin d’acheter leur production issue du solaire et de l’éolien. M. Rahul Shah, directeur du développement d’India Business & Renewables chez Tata Power souligne que Tata Power vise la constitution d’un portefeuille pour attirer les investisseurs, ses projets de croissance dans les renouvelables nécessitant des fonds.
Chine : 375 M$ dans l’efficacité énergétique
Au fil de ses plans quinquennaux, la Chine définit des priorités destinées à servir sa volonté de puissance. Autant dire que le rouleau compresseur ne néglige aucun secteur.
A force d'acquérir de la technologie étrangère, la Chine a construit son industrie automobile en un temps record ; elle développe sa filière énergétique et nourrit de grandes ambitions dans les énergies renouvelables, les bio et les nanotechnologies.
Pour chacun de ces secteurs jugés stratégiques, Pékin a un plan d'investissement extrêmement précis. Et pour lesquels ses visées sont mondiales.
La Chine va ainsi investir 2 370 milliards de yuans (375,6 milliards de dollars) dans les grands projets d'efficacité énergétique au cours de la période du 12e Plan quinquennal (2011-2015).
Ces projets devraient permettre d'économiser l'équivalent de 300 millions de tonnes de charbon sur les cinq ans.
Dans un projet de programmes d'efficacité énergétique dévoilé précédemment, les autorités chinoises avaient fixé comme objectif de réduire la consommation d'énergie par tranche de 10 000 yuans du PIB de 16% d'ici 2015 contre celui de 2010, qui prévoyait des économies de 670 millions de tonnes métriques d'équivalant charbon.
Pour réaliser cet objectif, le Conseil des Affaires d'Etat a demandé aux autorités locales d'appliquer strictement les politiques précisées, dont l'amélioration des structures industrielles, la limitation de la croissance des secteurs gourmands en énergie et l'intensification des évaluations environnementales pour les nouveaux projets.
Afin d'assurer leur application, le Conseil des Affaires d'Etat a annoncé qu'il allait organiser des évaluations annuelles de niveau provincial et sanctionner ceux qui ne répondront pas aux normes.
La Chine va de plus subventionner les appareils ménagers économes en énergies
La Chine va subventionner l'utilisation d'ordinateurs de bureau, de climatiseurs et d’autres équipements ménagers économes en énergie afin d’améliorer son efficacité énergétique, économiser l'énergie et stimuler la demande intérieure.
Le pays va consacrer 14 milliards de yuans (2,22 milliards de dollars) de subventions pour encourager l'achat de six types de produits économiseurs d'énergie, y compris les ordinateurs de bureau, les climatiseurs, les ventilateurs, les pompes à eau, les compresseurs et transformateurs.
Le programme de subvention fonctionnera pendant une année et aidera à augmenter la part de marché des produits à économie d'énergie de plus de 40%.
La Chine réduit ses émissions de CO2 grâce à des projets de développement propre
Grâce à plus de 4.500 projets de développement propre, la Chine devrait réduire ses émissions de dioxyde de carbone (CO2) de près de 730 millions de tonnes par an.
Elle a approuvé 4.540 projets dans le cadre du mécanisme de développement propre (MDP) entre 2004 et 2012 et les réductions d'émissions certifiées (REC) devraient atteindre 730 millions de tonnes d'équivalent CO2, selon le rapport intitulé "Les Politiques et actions de la Chine pour faire face au changement climatique (2012)".
Ces projets concernent essentiellement les énergies nouvelles et renouvelables, la conservation de l'énergie, l'efficacité énergétique et le recyclage du méthane.
Parmi ces projets, 2.364 ont été inscrits auprès du Conseil exécutif du Mécanisme de développement propre des Nations unies, soit 50,41% du total des projets inscrits dans le monde.
Les REC des projets inscrits sont estimées à 420 millions de tonnes d'équivalent CO2 par an, ce qui représente 54,54% du total mondial.
La Chine se classe ainsi à la première place en termes de nombre de projets enregistrés et de REC annuelles.
Enr : 1/3 de l’électricité mondiale en 2035
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) vient de publier son atlas mondial de l'énergie 2012, un document de référence qui fournit des projections sur l'évolution des tendances énergétiques jusqu'en 2035, ainsi qu'un aperçu de leurs répercussions en termes de sécurité énergétique, de durabilité environnementale et de développement économique.
Une croissance continue de la production hydro-électrique ainsi que le développement rapide des énergies éolienne et solaire ont consolidé la position des énergies renouvelables comme part indispensable du mix énergétique mondial.
D'ici à 2035, les énergies renouvelables représenteront près d'un tiers de la production totale d'électricité. De toutes les technologies renouvelables, c'est l'énergie solaire qui connaît la croissance la plus forte.
En 2015, les énergies renouvelables seront la deuxième source de production d'électricité mondiale, représentant en gros la moitié de la part du charbon, et, en 2035, elles ne seront pas loin de détrôner ce dernier comme première source mondiale d'électricité.
La consommation de biomasse pour la production d'électricité et de biocarburants quadruple, avec des volumes échangés à l'international de plus en plus importants.
Les ressources bioénergétiques mondiales sont plus que suffisantes pour satisfaire la fourniture de biomasse et de biodiesel prévue sans concurrencer la production alimentaire, même s'il reste certain que les implications en matière d'utilisation des terres doivent faire l'objet d'une gestion attentive.
La croissance rapide des énergies renouvelables est soutenue par la baisse des coûts technologiques, par l'augmentation des prix des combustibles fossiles et du prix du carbone.
Merci pour vos interventions sur ce forum et une question : pourriez-vous citer les sources des textes que vous nous proposez ? Non seulement parce que le droit d'auteur nous y oblige mais aussi parce que cela permet de creuser les sujets si on le souhaite.
Voici je crois l'un des documents que vous évoquez :
World Energy Outlook 2012
http://www.iea.org/w/bookshop/b.aspx?new=10
qu'on peut acquérir pour 120 euros.
Bloomberg 10.05.13 Les énergies alternatives surperforment de nouveau l’indice S&P 500
Les titres d'énergies alternatives surperforment de nouveau l'indice S&P 500 pour la première fois depuis 6 ans et les indicateurs de momentum signalent plus de gains à venir sur ce thème, signale Sanford C. Bernstein & Co.
Le S&P Global Clean Energy Index, qui comprend des entreprises comme First Solar (Tempe, Arizona), Electric Power Devpt Co (Tokyo), GCL-Poly Energy Holdings Ltd (Chine) le plus important fabricant de silicium polycristallin du monde, Enel Green Power SpA (EGPW) le plus grand opérateur d’énergies alternatives d’Italie, a grimpé de 20% en 2013 comparé à 14% pour le S&P 500.
Les indicateurs de vitesse suggèrent que la hausse n’est pas terminée.
L’indice de force relative sur 14 semaines a atteint 59,8 le 3 mai après un pic à 60, le plus élevé depuis mai 2008 selon les données compilées par Bloomberg. La moyenne mobile hebdomadaire de convergence / divergence (différence des moyennes mobiles de 12 et 26 semaines exponentielles est repassée au dessus de zéro pour la première fois depuis juillet 2009.
« Après des années de sous-performance des marchés, les stocks d'énergies alternatives ont finalement touché le fond » a déclaré Ayush Nagaraj, trader de SC Bernstein & Co à Hong Kong. Ceci est corroboré par le MACD et le RSI qui affichent des signes haussiers.
Le fait que l'indice des énergies alternatives surperforme après 5 ans et un écart extrême de 88% ramène à lui les gestionnaires de fonds dont l’objectif est de battre le benchmark.
Nagaraj avait entre autres correctement prédit récemment l’évolution du titre d’une des principales capitalisations japonaises et importante dans l‘évolution des indices, la firme de courtage Nomura Holdings.
« Le marché solaire mondial a doublé de taille entre 2010 et 2012 alors que le sentiment des investisseurs est resté indifférent », souligne Michael Parker, analyste chez Bernstein dans un rapport daté du 2 mai. La croissance sera tirée à la fois par des marchés à faibles subventions de plus en plus fréquents tout comme sans subventions, en même temps qu’une baisse continue des coûts des installations, mentionne le rapport.
Des firmes comme Solar City qui installent gratuitement du solaire et se financent sur une part de l’énergie produite profitent pleinement de la baisse des technologies solaires en améliorant leurs marges. Sur un an First Solar a ainsi grimpé de plus de 130%.
Bloomberg 10.05.13 Clean Energy Stock Momentum Beating S&P 500
Fonds spécifique solaire Boursorama :
LSF Active Solar USD LU0377291322
UBS Third Party Management S.A.
(attention d’acheter sur repli car il monte trop vite ces derniers temps !)
Extrait rapport NPD Solarbuzz 06.05.13
Les 20 premiers fabricants de solaire photovoltaïques (PV) ont bénéficié de la consolidation en cours dans le secteur au niveau mondial en prenant quasiment 70% du marché au 1er trimestre 2013, contre 58% au 4e trimestre 2012.
Les plus importants groupes chinois tels Yingli Green Energy, Trina Solar, Jinko Solar et Renesola ainsi que le Sino-canadien Canadian Solar arrivant en tête. Sur d'autres marchés comme les États-Unis ou le Japon, le marché croissant bénéficie toutefois plutôt aux sociétés locales. Pour 2013, IHS s'attend pour sa part à une hausse de 18% du marché mondial à 37 GW.
IHS avait déjà couronné le Chinois Yingli Green Energy comme principal fournisseur en 2012 sur la base de 2300 MW de PV livrés, en hausse annuelle de 43%, alors que Suntech Power, leader jusque-là, reculait à la 4e place. Depuis, bien que couvert de dettes et à la recherche d'une bouée de sauvetage pour son usine de Wuxi (en cessation de paiements), Suntech a toutefois annoncé que ses livraisons ont atteint 1,8 GW l'an passé ce qui le ferait remonter en 3e position.
Les fabricants japonais Solar Frontier et Kyocera ont bénéficié quant à eux de l'explosion de leur marché local et développé leurs capacités d'assemblage l'an passé. Selon IHS, les deux firmes étaient respectivement aux 11e et 12e places en 2012. Sharp et Panasonic auraient eux aussi été plus performants sur leur marché national que leurs concurrents chinois.
Aux États-Unis, First Solar et SunPower (filiale du français Total et 9e mondial en 2012) seraient restés les plus grands fournisseurs, tandis que des sociétés européennes comme Conergy et SolarWorld, focalisées sur le haut de gamme tiraient leur épingle du jeu en terme de reconnaissance de leurs marques mais perdaient en parts de marché (de 10% au 1er trimestre 2012 à 7,5% au 1er trimestre 2013).
Néanmoins, sur les douze derniers mois, seulement 40 à 41% des livraisons mondiales de PV provenaient des 10 plus grands fabricants chinois, contre 46% en 2011. Le Chinois JA Solar et le sous-traitant singapourien Flextronics auraient affiché la plus grande croissance en volume de production l'an passé. Une hausse de 96% pour le premier, à 950 MW, lui a fait faire un bond de la 14e à la 6e place du classement, tandis que le second a augmenté sa production de 60%, à 900 MW, et arrive bon 7e.
« Si vous investissez en bourse aujourd'hui dans le secteur des énergies renouvelables, le premier thème que vous devez regarder est le secteur solaire » estime Jenkyn-Jones managing director of listed equities d’Impax Asset Management Group Plc. « On recommence à tourner autour et il existe des poches de nouvelles opportunités pour les investisseurs à moyen-long terme ».
Les fabricants ont été confrontés à une surabondance de la production chinoise et à une chute des subventions. Cela a permis une réduction de plus de 55% du prix du solaire PV en moins de 2 ans, mais à contrario la réduction des marges et conduit plus de 30 sociétés, dont Q-Cells et une unité de Suntech Power Holdings Co. en faillite. « Alors que l'offre excédentaire demeure encore un problème dans l‘immédiat, l'énergie solaire reste une opportunité d'investissement à moyen-long terme dans la mesure où il y a nécessité de réduire la dépendance aux combustibles fossiles et alors que la baisse des coûts du solaire comme l’amélioration du rendement se poursuivent et que les procédés de stockage commencent à se répandre. Ce dernier est même volontairement aidé désormais en Allemagne pour les particuliers. De plus la situation s'améliore entre autres en Inde et au Brésil qui sont d’importants marchés du solaire, se développe globalement dans tous les pays émergents, se poursuit en Asie et en particulier au Japon. Par ailleurs dans le monde les entreprises comme l’américain Solar City qui investissent au bénéfice des particuliers qui n’ont rien à verser mais perçoivent un loyer grâce à leur toiture sur généralement 20 ans se multiplient, le modèle ayant confirmé son succès avec notamment une hausse de 60% de particuliers intéressés depuis un an aux Etats-Unis » résume Jenkyn-Jones.
Rappel production 2012 en MW
Yingli 1950
First Solar 1900
Trina Solar 1700
Suntech 1500
Canadian Solar 1500
JA Solar 950
Flextronics 900
Jinko Solar 900
SunPower 850
Hanwha SolarOne 850
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- 15:07 - dan.ubal a ajouté la valeur
TOTAL à sa liste "Liste 1" - 15:06 - jeanet66 a répondu sur le forum changement d'interprétation stats US ??
- 15:06 - abc33 a répondu sur le forum Je présente mes excuses au forum
- 15:06 - ASKBID a répondu sur le forum CAC 40 - UT 15 JEUDI 23/05
- 15:06 - gentil66 a écrit sur le forum QUI se souvient de Geotrou ?
- 15:06 - MrHumble a répondu sur le forum STATS DU JOUR (23/05/2013)
- 15:06 - Abayade a répondu sur le forum des milliards pour Tapie
- 15:06 - frenchto a écrit un commentaire sur Chômage: Michel Sapin prévoit une hausse, puis une baisse
- 15:06 - MrHumble a répondu sur le forum STATS DU JOUR (23/05/2013)
- 15:06 - M31trad a écrit sur le forum mourad31 avait prevenu sous 3980





