dans le groupe Vivarte, vous avez tort, ça risque de toucher vos SCPI.
C'est un holding qui coiffe 13 grosses chaînes d'habillement et de chaussures :
CHAUSSURES DE MARQUES
ANDRÉ
MINELLI
SAN MARINA
PATAUGAS
COSMOPARIS
MODE DE MARQUES
CAROLL
KOOKAÏ
CHEVIGNON
NAF NAF
MODE GRAND PUBLIC
LA HALLE
CHAUSSURE GRAND PUBLIC
LA HALLE AUX CHAUSSURES
BESSON
INTERNATIONAL
MERKAL
FOSCO
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41 réponses
- 02 novembre 2016 •18:13
Si vous avez des SCPI murs de commerce, vérifiez dans la liste du patrimoine, il y a des chances pour qu'il y ait quelques boutiques à une ou plusieurs de ces enseignes.
Certaines de ces enseignes représentent près ou plus d'un millier de locaux commerciaux, qui sont répartis dans toute la France, particulièrement en banlieue et en province.
Le problème?
Cet énorme bousin est au bord de la faillite.
Ce n'est pas nouveau, il y a déjà eu pas mal de fermetures de magasins, avec plans sociaux massifs.
Mais là, ya quelque chose de nouveau.
Ils viennent de virer le PDG, pour le remplacer par un nouveau qui a la réputation de lancer des plans sociaux dévastateurs, sans le moindre état d'âme.
C'est le 5e PDG en 4 ans. Les syndicats se préparent à la guerre, ce qui ne va pas arranger les choses. - 02 novembre 2016 •18:19
Vivarte : le « tableau de chasse » du nouveau patron inquiète les salariés
Patrick Puy devait rencontrer les syndicats du leader français de l’habillement mercredi 2 novembre.
LE MONDE ECONOMIE | 02.11.2016
Moins d’une semaine après sa nomination surprise à la tête de Vivarte (La Halle, André, Minelli, Kookaï…), Patrick Puy devait rencontrer, mercredi 2 novembre, les organisations syndicales du leader français de l’habillement, qui emploie 17 000 salariés en France.
Ces rencontres, appelées à se succéder toute la journée, s’annoncent sous haute tension. « J’attire juste votre attention sur le fait que la CFDT sait qui vous êtes et ceux que vous représentez », a prévenu Jean-Louis Alfred, le coordinateur CFDT de Vivarte dans un courriel adressé au manageur : « Sans âme, sans moralité, juste un flingue chargé pour faire le boulot. »
Le profil de M. Puy, qui se définit comme un « médecin urgentiste » des entreprises en difficulté, alarme les syndicats. La CFTC Vivarte déroule même sur son site le « tableau de chasse » de M. Puy, des 4 000 suppressions de postes chez Moulinex, en 2000, aux 400 enregistrées chez Arc International, en 2014. L’organisation y ajoute le lien d’une vidéo, tournée en 2011, où M. Puy explique que le manageur de crise doit être « une espèce de mule (…) acceptant de faire des choses pas normales, pas morales, pas justes, (…) sans penser au développement de l’entreprise ».
Quatrième dirigeant en deux ans
PATRICK PUY SUCCÈDE À STÉPHANE MAQUAIRE, DÉBARQUÉ FIN OCTOBRE MOINS DE SIX MOIS APRÈS SA PRISE DE FONCTIONS
Au-delà du pedigree du nouveau dirigeant, les partenaires sociaux dénoncent la valse des manageurs organisée par les fonds américains, qui ont pris le contrôle de Vivarte à la suite de la restructuration financière de 2014. Quatrième dirigeant en deux ans, M. Puy succède à Stéphane Maquaire, ancien patron de Monoprix, débarqué, jeudi 27 octobre, par le conseil d’administration qui l’avait adoubé en février 2016. Cette éviction a entraîné, dans la foulée, la démission du président de Vivarte, Pierre-Antoine Gailly, ex-président de la chambre de commerce et d’industrie de Paris-Ile-de-France.
« M. Maquaire a été viré, car les fonds actionnaires ne lui ont pas pardonné d’avoir obtenu, en juillet, la nomination d’un mandataire ad hoc. C’est une vengeance », tranche un bon connaisseur du dossier. M. Maquaire voulait préparer une renégociation de la dette du groupe. Avec un excédent brut d’exploitation de 55 millions d’euros seulement sur son exercice 2015-2016 clôturé en août – au lieu des 140 millions prévus dans le plan de 2014 –, Vivarte croule sous plus de 1,3 milliard d’euros d’endettement.
Oaktree, Alcentra, Babson et GLG, qui avaient accepté, en 2014, de tirer un trait sur 2 milliards d’euros de créances, en échange de leur montée au capital, veulent éviter un nouvel effacement de dette. Mais, surtout, ces fonds actionnaires – qui occupent six des neuf sièges au conseil d’administration – craignent d’être écrasés au capital en cas de nouvelle restructuration, au profit, cette fois, des fonds qui ont injecté 500 millions d’euros de nouvelle dette dans Vivarte en 2014.
Pilotage erratique
Entre le « old money », emmené par Oaktree, et le « new money » des Anchorage ou Hayfin, l’ambiance s’est tendue. Les premiers laissent d’ailleurs entendre que M. Maquaire caressait l’idée de monter une reprise de Vivarte avec le soutien des seconds.
Une certitude, du fait des modalités associées aux divers instruments financiers qu’ils détiennent, tous ces fonds de dette n’ont pas les mêmes objectifs. « Schématiquement, les fonds actionnaires ont intérêt à vendre des actifs pour se rémunérer au plus vite, tandis que le “new money” a davantage intérêt à viser le redressement de l’entreprise », poursuit ce bon connaisseur de Vivarte.
Des intérêts d’autant plus complexes à analyser que ces acteurs financiers ont diversifié leurs risques : Oaktree par exemple, le leader des fonds actionnaires, est également le plus gros contributeur de nouvelle dette.
Le pilotage erratique du groupe commence à embarrasser l’exécutif, à six mois de l’élection présidentielle, même si le sort des vendeuses du commerce suscite rarement autant d’émoi que celui des ouvriers d’Alstom ou de ArcelorMittal. « Nous suivons avec attention la situation du groupe et nous dialoguons régulièrement avec les dirigeants », indique une source proche du gouvernement. - 02 novembre 2016 •18:42
C'est pas la seule grande chaîne de vêtements chaussures à fermer.
Bata, par ex, est pratiquement liquidé, et beaucoup d'autres sont en difficulté.
Quand les grosses chaînes se cassent la figure, vous pensez bien que les petits commerçants indépendants sont encore plus touchés.
Mais il n'y a pas que la fringue.
Les banques ont toutes programmé des fermetures massives d'agence d'ici 2020 (400 fermetures rien que pour la société générale).
Une pharmacie ferme tous les 2 jours en France.
Le groupe Casino, qui n'est plus dans une forme éblouissante, a trouvé un bon moyen de faire des économies : fermer les magasins non rentables, ou les céder à des franchisés.
Autant dire que quand vous regardez vos bulletins trimestriels, la 1ère rubrique à regarder, c'est le taux de vacance et le taux d'encaissement des loyers... - 02 novembre 2016 •18:49
C'est bien pire dans les pays voisins.
Selon CODATA, les pays les plus touchés par la vacance commerciale en centre ville sont, dans l'ordre :
1er) Portugal
2e ex aequo Belgique et Espagne
4e Italie
5e Hollande
6e ex aequo, assez loin derrière : France et Allemagne.
Donc, il y a peu de chance pour que les investissements ailleurs en Europe arrangent les choses. - 02 novembre 2016 •19:58
Pour en revenir au plan de l'ancien PDG qui a été viré, parce que le truc n'était pas assez dur selon les actionnaires.
Le voici, présenté le 29 septembre dernier :
Vivarte va céder une centaine de magasins La Halle en France
JEAN-NOËL CAUSSIL. | MAGASINS & ENSEIGNES, STÉPHANE MAQUAIRE, VIVARTE
PUBLIÉ LE 28/09/2016
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Stéphane Maquaire, en poste depuis le printemps dernier, présentait la semaine dernière son plan stratégique à cinq ans destiné à redonner au groupe d’habillement et de chaussures sa place de numéro un.
Pour « redevenir le leader du commerce de l’habillement et de la chaussure », comme il s’en fixe l’ambition, Vivarte va commencer par fermer une centaine de magasins La Halle de plus. « De plus », car le parc a déjà été largement nettoyé depuis deux ans. Pas moins de 40 % des boutiques La Halle Mode & Accessoires fermées, pour passer de 600 magasins à, aujourd’hui, 370, quand il reste encore 680 La Halle aux Chaussures.
L’une des rumeurs qui circulaient évoquait d’ailleurs une fusion de ces deux enseignes pour former un ensemble de plus de 1 000 boutiques. Il n’en sera finalement rien, même si, avec ce plan stratégique à cinq ans qui vient d’être présenté, les deux marques vont être appelées à se rapprocher de plus en plus.
Ainsi, l’idée va être de « s’appuyer sur l’atout majeur que représente le nom La Halle, connu de tous, et qui signifie tout autant un lieu populaire, familial, où on se rencontre, qu’un lieu de commerce où le client vient trouver la mode qui lui plaît et à un prix accessible », comme l’indique la direction du groupe. Plus concrètement, il est donc prévu de créer une plate-forme commune pour le vêtement et la chaussure, avec un élargissement de l’offre, « pour mieux répondre aux aspirations nouvelles des clients ». L’« amont », comme on dit, va de toute évidence fonctionner désormais de concert. D’où, en « aval » cette fois, cette décision de « revoir le parc de magasins », zone de chalandise par zone de chalandise, en fonction des habitudes de consommation observées « et des rentabilités des points de vente ».
Réduction de l’endettement
Les autres enseignes de Vivarte, et notamment celles de centres-villes, comme Minelli ou San Marina par exemple, vont, elles aussi, voir toute leur organisation remise à plat, tant sur leur offre que sur leur positionnement prix ou leur concept. Avis de gros œuvre en perspective donc… Pour accompagner ce travail colossal, le groupe annonce mettre 500 millions d’euros sur la table, sur cinq ans.
Et comment faire pour dégager autant d’argent quand on est, comme c’est le cas historiquement pour Vivarte, aussi endetté ? Deux manières pour cela. D’abord, négocier une nouvelle restructuration financière. C’est chose faite, et cela va « aboutir à une nette réduction de [notre] endettement d’ici au début 2017 », comme s’en réjouit le groupe. Mais aussi, deuxième solution, en se délestant de quelques marques. Ainsi, après avoir déjà mis en vente Kookaï, Chevignon et Pataugas, en juillet dernier, le groupe annonce vouloir faire de même avec sa chaîne de magasins de chaussures Merkal, en Espagne.
Et voilà donc, in fine, de quoi faire un « plan stratégique à cinq ans ». Vous trouvez que cela sonne davantage comme du « nettoyage » que comme du renouveau enthousiasmant ? Vous avez sans doute raison, mais l’état du groupe exige d’en passer par là. Et puis, même si c’est noyé parmi des annonces plus « socialement difficiles » à entendre, il faut aussi avoir en tête cette volonté, affichée par le groupe, de faire de Cosmoparis – une petite vingtaine de boutiques aujourd’hui –, son laboratoire d’idées pour demain. « La vocation de cette enseigne est de montrer la capacité du groupe à créer de nouvelles activités », assure Vivarte.
02 novembre 2016 •20:13après si des locaux sont libérés tout va dépendre de leur emplacement .
02 novembre 2016 •20:20et on en revient à l'emplacement , toujours l'emplacement
- 02 novembre 2016 •21:26
Hélas, la financiarisation de l'immobilier est passée par là depuis longtemps.
Les gérants de SCPI ne parlent plus que de rendement : la boutique rapporte du 6%. Donc on achète.
A Paris où on trouve des emplacements sécurisés à 4,5%, c'est pas assez rentable.
Donc on achète du 6% qui durera peut être quelques mois, avant qu'on nous rende le local vide, et qu'on s'aperçoive qu'on n'a pratiquement aucune chance de le relouer sans un abattement de 40% mini sur le loyer.
Et encore, 2 ans après, il est à nouveau vide, et rebelote, -40% après 3 ans de vacance. - 02 novembre 2016 •21:51
Source : nouvel obs
L'arrivée d'un nouveau PDG à la tête du groupe textile et chausseur ravive les craintes d'un démantèlement, après l'annonce d'un plan social au printemps 2015. Coup de gueuIIe de Jean-Louis Alfred, coordinateur CFDT du groupe.
Salle week-end de la Toussaint pour les 17.500 salariés de Vivarte. Le jeudi 27 octobre, le conseil d’administration de Novartex (groupe Vivarte) a débarqué Stéphane Maquaire, PDG du groupe depuis le 19 avril, et installé dans son fauteuil Patrick Puy. "Au regard de son expérience significative en matière de redressement rapide d’entreprise", disent les actionnaires. En clair, pour les syndicats qui le rencontraient ce mercredi, il s’agit d’un cost killer qui vient pour achever le démantèlement de l’entreprise.
C’est peu dire que les salariés de Vivarte sont inquiets. Depuis deux ans, ils assistent impuissants à la vente ou à la restructuration de leurs enseignes et ont l’impression de servir uniquement les intérêts de fonds vautours désireux de récupérer leur mise. De fait, en août 2014, douze fonds d’investissements, dont quatre actionnaires de référence - Oaktree, Alcentra, Babson et Golden Tree -, rentrent au capital de Vivarte en rachetant la dette (décotée) des 116 créanciers du groupe qui renoncent dans le même temps à 2 milliards d’euros de dette (sur 2,8 milliards d’euros).
Les nouveaux fonds acceptent de mettre au pot 500 millions d’euros pour relancer le groupe d’habillement et en prennent le contrôle. Marc Lelandais, PDG depuis 2012, qui avait pourtant mené à bien l’opération de restructuration, est évincé dans la foulée. Richard Simonin, un ancien de la Redoute et de Givenchy, est alors nommé directeur général et commence à licencier (environ 1.500 salariés) tout en fermant un certain nombre de magasins. Une restructuration qui ne satisfait apparemment pas les actionnaires. A la surprise générale, en avril dernier, Stéphane Maquaire, président de Monoprix depuis 2010, prend sa place. Avant d’être limogé à son tour… Entretien avec Jean-Louis Alfred, le coordinateur CFDT du groupe.
Comment avez-vous appris le départ de Stéphane Maquaire ?
Stéphane Maquaire a été débarqué du jour au lendemain ! On a appris son éviction alors qu’il était déjà dehors. Il venait de nous présenter un plan sur trois à cinq ans qui nous semblait plutôt bien. On était même montés au créneau en disant qu’on le validait. Lui, il nous avait dit qu’il allait "faire avec nos moyens". Il pensait trouver du cash en vendant les enseignes en Espagne et mettait en place une stratégie qui misait sur les centres-villes. Son plan avait été proposé trois fois aux actionnaires. Mais il avait été refusé trois fois. La dernière, au moment où il représentait son plan, il avait choisi de mettre la société sous mandat ad hoc.
Comment expliquez-vous cette éviction ?
Le mandat ad hoc est tombé hier. Et la tête de Maquaire en même temps. Je ne comprends pas pourquoi ils sont allés le chercher, si ce n’est pas pour suivre ses recommandations. Lors de la présentation du premier plan, en août, les fonds ont dit qu’il n’allait pas assez loin. Faut-il penser qu’il s’agit d’une erreur de casting ? Qu’il n’allait pas assez loin dans le dépeçage ? Richard Simonin non plus ne voulait pas aller plus loin…
Les salariés ont déjà beaucoup payé cette restructuration...
Oui, Richard Simonin avait déjà fait le gros du boulot. Il y a eu quatre PSE [plan de sauvegarde de l'emploi, NDLR] depuis l’arrivée des fonds. Il y a eu 1.400 suppressions de postes sur La Halle aux vêtements ; Défi Mode vient d’être vendu ; Kookaï cherche un repreneur ; La Vosgienne de la Chaussure - notre dernière usine - est tombée dans l’escarcelle d’un groupe allemand. Chevignon et Pataugas sont en vente aussi. Globalement, nous avons perdu six entités. Et on nous dit qu’il faut aller plus loin encore. Il reste Caroll, Naf Naf, les deux Halles, San Marina, Minelli…
Vous venez de rencontrer Patrick Puy. Quelle impression vous a-t-il fait ?
Il dit qu’il veut poursuivre le plan initié par Stéphane Maquaire. Que son éviction est juste une histoire de personne. Mais regardez son CV. C’est un tueur. Pour nous, il va dépecer le groupe et faire le salle boulot pour des fonds que nous, nous n’avons jamais rencontrés. Ces fonds veulent surtout récupérer leur mise de départ, les 500 millions d’euros qu’ils se sont prêtés mutuellement et qui leur rapportent beaucoup d’intérêts.
Vous avez l’impression d’avoir été abandonnés par les pouvoirs publics ?
Les plans sociaux ont été très durs. Il y a eu 3.000 licenciements en deux ans sans que personne ne lève le petit doigt ! Et je pense que bientôt, il ne restera plus personne. On hallucine ! Aucun politique n’a bougé, pas même le plus petit maire de la plus petite commune de France ! Il reste 17.500 salariés. Des personnes qui sont déjà en situation de grande précarité : 51% de temps partiel et 80% de femmes. Des gens qui sont souvent sous le seuil de pauvreté.
Comment réagissent les salariés ?
Ils se disent qu’ils sont considérés comme des sous-citoyens. Nous sommes prêts à bloquer les deux dépôts des Halles. On mettra le feu s’il le faut. On n’a plus rien à perdre. Personne ne nous entend depuis deux ans et demi.
03 novembre 2016 •00:57Cela me conforte dans ma stratégie. On dit souvent qu'il faut privilégier l'emplacement, mais la qualité du locataire l'est aussi. Je préfere donc investir dans les SCPI qui ont parmi leurs plus gros clients le pole emploi, c'est une garantie de loyers pérennes et qui vont tomber régulierement.
03 novembre 2016 •01:03Pour me rattraper:
Immorente, Vivarte (André, Beryl, La Halle, ...), 40 unités représentant 2,44% du patrimoine. 4eme locataire.- 03 novembre 2016 •07:46
22 000 salariés dans les mains de vautours de la finance
Vivarte est le premier groupe d'habillement français : André, San Marina, Caroll, Kookai, Naf Naf, La Halle aux chaussures etc... tout le monde connaît. Depuis 15 ans, l'entreprise est aux mains des financiers : investisseurs au départ, fonds vautours aujourd'hui. Dans l'indifférence générale.
Vivarte est le plus gros groupe d'habillement en France. Sauf rare exception, vous ne trouverez rien de Made In France dans ses enseignes, mais c'est un groupe bien français à l'origine. Plus de centenaire.
Tout a commencé à Nancy par une usine de chaussure en 1896, puis un premier magasin à Paris en 1903. Magasin André. Pendant 100 ans, ce fut d'ailleurs le nom de l'entreprise... puis au début des années 2000, tout a changé.
Fini l'actionnariat familial, fini le nom André. L'entreprise alors florissante et qui a bien grandie est rachetée par des investisseurs, rebaptisée VIVARTE, puis revendue, puis rachetée, puis encore revendue.
A chaque fois les acquéreurs auront un profil de plus en plus financier.
Depuis 2014, rien ne va plus, les PDG valsent, il y en a eu quatre en 2 ans. Le dernier, Stéphane Macquaire a été limogé par les actionnaires jeudi dernier, six mois après avoir été nommé, trois semaines après avoir présenté sa stratégie sur 5 ans.
Le nouveau PDG (photo dans le tweet ci-dessous), nommé dans la foulée, doit rencontrer les syndicats de salariés ce mercredi 2 novembre.
PDG mercenaire selon la CFDT...
Le syndicat a posté sur son site Facebook un article qui explique d'où vient cet homme. Il s'appelle Patrick Puy. Il fait partie de ces quelques managers spécialisés dans les entreprises en crise. Passé par Moulinex, TDF, ARC international, Patrick Puy cité dans des articles de presse dit lui même:
Le premier jour, les syndicats affichent mon portrait et ils tirent des fléchettes dessus. Mais une fois données les règles du jeu, les choses s'améliorent.
NB: Ce billet est une version longue et "augmentée" du billet radio. Plus de détail, des liens et de quoi approfondir ce dossier à tiroir très compliqué.
Patrick Puy a été nommé par le conseil d'administration, qui s'est d'ailleurs divisé. Le président de ce conseil, Pierre-Antoine Gailly a même démissionné après le limogeage du précédent PDG. Il s'en est expliqué à l'agence Reuters en ces termes.
"A la suite de la décision prise par la majorité du conseil d'administration de mettre fin aux fonctions de Stéphane Maquaire, j'ai immédiatement démissionné de mon double mandat d'administrateur indépendant et de président du conseil d'administration du groupe Vivarte, marquant ainsi mon désaccord avec cette décision"
Vivarte est un cas emblématique du capitalisme financier poussé à son paroxysme: les administrateurs de l'entreprise sont aussi ses actionnaires....
Généralement, il y a une séparation des rôles. Les actionnaires apportent l'argent et espèrent un retour sur investissement. Ils sont représentés au conseil d'administration mais le conseil est censé voir à plus long terme dans l'intérêt du projet de l'entreprise.
Pas chez Vivarte. Le conseil d'administration est dominé par des fonds que l'on peut appeler fonds de private equity, hedge funds ou encore fonds vautours. Des fonds américains essentiellement dont les principaux impliqués dans Vivarte sont :
Alcentra
Oaktree
Babson, un fonds appartenant à Barings
GLG Partners
Si vous parlez anglais rendez vous sur les sites des ces quatre principaux actionnaires, vous ferez une incursion dans le monde de ce qu'on appelle les "fund managers", les gestionnaires de fond. Il en existe toute une variété. Ils sont un des leviers de financement des entreprises. Ce n'est pas nécessairement mauvais, c'est même un moyen de financer, notamment les entreprises de taille intermédiaire.
Les fonds qui ont investi dans Vivarte pratiquent à grande échelle le rachat de dette d'entreprise en difficulté. On les nomme vautours, car ils ont ensuite pour objectif d'en prendre le contrôle en transformant cette dette en capital, de rétablir la situation de l'entreprise, ou la liquider, récupérer leur mise (s'ils peuvent) et partir. C'est un business à part entière, on appelle ça le marché de la "distressed debt", la dette décotée.
La stratégie des fonds vautours
OakTree explique clairement sur son site cette stratégie (désolée en anglais pour le moment).
The market inefficiencies we seek as a firm are exemplified in distressed debt. The Oaktree team has a long history of investing in the debt of financially distressed companies. Our approach seeks to combine protection against loss, which generally comes from buying claims on assets at bargain prices, with the substantial gains to be achieved by returning companies to financial viability through restructuring.
Première étape : identifier une entreprise très endettée, mais rentable ou potentiellement rentable. C'était le cas de Vivarte quand elle est passée au main de ces fonds vautours en 2014.
Avant, l'entreprise appartenait à un groupe financier anglais Chartered House, qui l'avait acheté au prix fort via un LBO, un Leverage Buy Out, technique financière qui permet de faire payer par l'entreprise elle même le coût de son achat.
Quand elle a été acheté par Chartered House en 2007, Vivarte allait bien et surtout on était dans la période où les prix s'envolaient et les niveaux d'endettement concédés par les banques étaient au plus haut. Elle a donc été payé au prix fort. 3 milliards 200 millions d'euros.
3 milliards 200 millions dont l'essentiel s'est retrouvé au passif de l'entreprise, dans sa dette (c'est ça le principe du LBO). Une somme colossale, bien supérieure au chiffre d'affaire. En 2008, la crise plombe les ventes, des erreurs de stratégie et la concurrence féroce dans ce domaine n'arrangent rien. Et puis, il y a cette dette à rembourser chaque mois sur les cash-flows de l'entreprise (c'est à dire ce qu'elle peut dégager comme revenu).
En 2014, quasi faillite, la dette est décotée, et c'est là, deuxième étape, que les fonds vautours arrivent, rachètent la dette pour 800 millions d'euros, trois fois moins que ce qu'elle valait avant, s’immiscent dans le conseil d'administration, et commencent à dicter la stratégie à l'entreprise.
Dans le cas de Vivarte, loin d'aider l'entreprise, leur arrivée va encore plus la plomber. D'abord parce que les 800 millions qu'ils ont apporté ont eux aussi été intégrés au passif de l'entreprise, donc se sont rajoutés à la dette que Vivarte doit rembourser. Ensuite parce que ces "racheteurs de dette" ont injecté 500 millions dans l'entreprise, 500 millions qu'ils font aussi payer par l'entreprise à un taux d'intérêt de 11%! 11%. Un taux énorme. Du coup, en deux ans, la dette de l'entreprise est passée de 800 millions à 1,5 milliards d'euros. Spirale infernale... et pourtant Vivarte continue à être rentable sur certaines marques selon des documents que j'ai pu consulter.
NB: Aucun chiffre n'est disponible publiquement car l'entreprise n'est pas cotée. De plus le service de presse de l'entreprise était "en weekend prolongé" entre vendredi et ce mercredi et n'a pu que me renvoyer vers son agence de presse, qui devait me contacter et ne l'a pas fait. Last but not least, "l'espace presse" sur le site du groupe est malencontreusement "planté" en ce moment. Aucune information officielle n'était donc disponible à la diffusion de ce billet.
Sauver l'entreprise ou la revendre par petits lots?
Le précédent PDG, Stéphane Macquaire avait encore l'espoir de remettre Vivarte sur les rails, via des ventes de magasin et un plan social supprimant 1600 emplois. Mais cela aurait pris un certain temps.
L'actionnaire fond vautour spécialiste de la dette décotée lui à un objectif de rendement... et Vivarte est une pépite. Ses marques sont fortes, encore rentables pour certaines, on peut donc les vendre par petits lots. Cette mise en vente a d'ailleurs commencé selon Capital.
Est-ce pour cela que le précédent PDG a été limogé? Est-ce parce qu'il a placé l'entreprise sous mandat ad hoc du tribunal de commerce de Paris (étape préliminaire à la faillite) cet été?
On le saura quand on connaîtra le projet du nouveau PDG Patrick Puy.
L'histoire de Vivarte, c'est l'histoire d'une entreprise entre les mains de ce que la finance peut faire de pire quand tout va mal. Tous les LBO et tous les rachats de dette décotée ne se passent pas aussi mal, et Vivarte a aussi ses propres problèmes de positionnement et de stratégie. N’empêche, dans son cas, le rachat par LBO puis l'intervention de ces financiers adeptes des entreprises proches de la faillite peut lui être fatal. 22 000 salariés sont concernés, 17 000 en France, et le silence des politiques est total.
Pourtant tous ont vilipendé ce capitalisme financier outrancier. Souvenez vous des discours de Nicolas Sarkozy, lors de la crise de 2008 sur le bon capitalisme entrepreneurial, et le mauvais capitalisme financier. Souvenez-vous du "Mon ennemi c'est la finance" de François Hollande.
Pourquoi ce silence sur Vivarte alors que 17 000 emplois sont potentiellement menacés en France? Ont-ils des solutions à proposer? La suite demain, si j'arrive à obtenir des réponses. - 03 novembre 2016 •08:45
@ Olivimmo
Si tu peux écrire "Pour me rattraper:
Immorente, Vivarte (André, Beryl, La Halle, ...), 40 unités représentant 2,44% du patrimoine. 4eme locataire."
C'est parce que celle là publie ses chiffres.
On voit bien qu'il n'y a pas un risque énorme. 2,41%, c'est d'autant plus gérable, qu'une bonne partie des magasins restera ouvert.
Par contre, trouve moi la proportion dans d'autres SCPI murs de commerce.
Rien n'est indiqué dans un bon paquets d'entre elles. Quand on ne met rien, c'est parce qu'on sait qu'on a fait des kaunneries. Ce sont ces SCPI qui n'indiquent rien qui sont les plus dangereuses.
Cherche combien il y en a dans le rapport annuel de buroboutic, par ex, si tu trouves, t'aura un carambar.
Je conserve mes immorente, j'ai vendu mes buroboutic.
TOF immorente : 94% /TOF buroboutic 87%.
Quand je te dis qu'il faut surtout se méfier de ceux qui cachent tout...
03 novembre 2016 •08:56Oui surtout qu'il serait facile de saucissonner Vivarte en autant d'enseignes qu'elle détient. La le 2,4% se transformerait en une dizaine de diziemes de pourcents insignifiants et n'apparaitraient plus comme parmi les plus gros locataire. Je ferai une recherche sur dauboutic.
03 novembre 2016 •09:49Au hasard de son RA je tombe la-dessus:
"Investissements:
Au cours de l’exercice 2015, votre SCPI a réalisé au Havre un investissement portant sur un actif d’un montant de 1 297 600 € acte en mains. L’actif acquis en 2015 ayant été décrit dans le bulletin trimestriel d’information du 4ème trimestre 2015, vous trouverez ci-après un tableau reprenant ses caractéristiques essentielles.
Après paiement des frais d’actes et honoraires de transaction, le rendement moyen de cet investissement s’élève à 8,11 % acte en mains.
Pour mémoire, les biens d’un montant unitaire supérieur à 5 M€ hors droits doivent être présentés à votre Conseil de Surveillance pour recueillir son avis avant tout engagement définitif. "
Dès qu'ils ont de l'argent à investir, ils le font dans une ville où la vacance commerciale est supérieure à 10% et sur une enseigne au devenir incertain. Seul le 8,11 % de rendement compte...
Ca tient de la perle ! Je poursuis... (j'ai ptet déjà mérité un Carambar là non?)
03 novembre 2016 •09:53Ah oui j'oublie mais vous aviez deviné l'enseigne: La Halle aux Chaussures
Le Havre Commerce 1 195 m² achat le 25/11/2015
La Halle aux Chaussures
Loyer 105 000 €
Prix 1 297 600 €- 03 novembre 2016 •18:17
Nan, pas de carambar.
Un carambar, ça se mérite.
Il me faut TOUTE LA LISTE des locaux de Vivarte chez Buroboutic.
Pas un local que je connaissais déjà.
Donc, t'as pu constater qu'on ne trouve pas grand chose dans le rapport annuel de buroboutic.
Yen a d'autres dans ce cas.
Surtout parmi les daubasses. Que fait l'AMF? on se demande.
04 novembre 2016 •02:39Je ne suis la sotte de personne. Je suis libre et indépendante.
Bon je rechercherai a des heures perdues, voici un carambar qui coutera cher. Je serais capable d'acheter daubouticlésoulaporte rien que pour ca !
04 novembre 2016 •03:14Dans le RA 2015 de Selectirente, page 57, dernier paragraphe on parle de Buroboutic:
"V - Engagements hors bilan au 31 décembre 2015
Garanties et hypothèques
Selon les termes des contrats de prêt conclus avec la BECM (Groupe Crédit Mutuel), BNP Paribas, le Crédit
Agricole Ile de France, le Crédit du Nord, le Crédit Foncier de France, la Société Générale, BPI France, et
HSBC, il a été consenti des sûretés réelles (hypothèque ou privilège de prêteur de deniers) sur les biens financés.
Au 31 décembre 2015, seuls les biens immobiliers suivants ne sont grevés d’aucune hypothèque ou privilège
prêteur de deniers : 11-13 avenue de Paris à Caen (14), 244 avenue Denis Cordonnier à Douai (59), une moyenne
surface de périphérie à Villabé (91).
Selon les termes d’un contrat conclu avec la banque Palatine, 738 parts de la SCPI EFIMMO1, 1 294 parts de
la SCPI SOFIPIERRE, 3 773 parts de SCPI IMMORENTE, 1 465 parts de la SCPI BUROBOUTIC, 1 200 parts
de la SCPI FONCIA PIERRE RENDEMENT et 2 530 parts de la SCPI NOVAPIERRE ont été nantis."
=> Selectirente met en gage des parts de Buroboutic qu'elle detient? Marnil une explication ? (je crains que M ne soit pas impartial...) Voir aussi pages 72 et 113- 04 novembre 2016 •09:05
Perso, je ne pense pas que selectirente ait fait une affaire sur ce coup là, meu, bon, on va encore me dire que je ne suis pas impartial, alors je préfère me taire.
Donc, vous n'avez, logiquement, pas pu lire ce qui est écrit au paragraphe précédent (vu que j'ai préféré me taire), et c'est tant mieux. - 04 novembre 2016 •09:08
Acheter du buroboutic à crédit? Remarquez qu'il doit être mieux informé que nous sur l'identité et la profondeur des poches du mécène.
- 09 novembre 2016 •16:48
Le groupe britannique ferme sept magasins français
employant 517 salariés. Il r este présent en France
uniquement en franchise dans l’alimentaire.
Pour la deuxième fois en quinze ans, Marks & Spencer dit « bye
bye » à la France . Le distributeur britannique avait quitté
l'Hexagone en 2001
, puis opéré un retour en force en 2011.
Mardi, le nouveau patron du groupe, St eve Rowe, a sonné un
départ qui s'annonce définitif. Marks & Spencer v a fermer les
sept magasins qu'il détient en propre en IledeFrance, dont
l'emblématique établissement des ChampsElysées,
inauguré
en fanfare par le précédent directeur général il y a moins de
cinq an s
. Les magasins de Beaugrenelle (Paris), Aeroville
(Roissy), So Ouest (Levallois ) et VilleneuvelaGarenne vont
aussi fermer leurs portes d'ici à la fin 2 017.
La filiale française de M&S a dégagé une perte de 26 millions
d' euros l'an dernier. Ces magasins commercialisent l'ensemble
de la gam me de Marks & Spencer, à la fois dans l'alimentaire,
l'habillemen t et l'équipement de la maison. Deux autres
établissements parisiens, plus petits et concentrés sur
l'alimentaire, sont concernés. Le groupe a démar ré mardi les
consultations avec les représentants des 517 salariés français
do nt les emplois sont menacés. Le SeciUnsa, syndicat
majoritaire, a appelé à la « recherche active » d'un repreneur.
L'enseigne ne va pas pour autant disparaître de l'Hexagone.
Cinq ans après son retour en France, Marks &Spencer a annoncé mardi la fermeture de ses sept magasins non franchisés en
France. Vincent Wartner/20
MINUTE/SIPA
Marks & Spencer renonce à ses
ambitions internationales
VINCE NT COLLEN Le 08/11 à 09:59
14 10 11
au groupe, sont maintenus. Ils sont gérés en franchise
par
Lagardère Travel Retail et SFH Invest, qui prévoient quatre
nouveaux empla cements d'ici au printemps prochain, dont un
premier en dehors de la régio n parisienne, à Lille.
Recentrage sur le RoyaumeUni et sur l'alimentaire
Arrivé à la tête de Marks & Spencer en avril dernier, Steve Rowe
a dévoilé mardi un plan de restructuration qui se traduit par un
recentrage sur le Royau meUni et sur l'alimentaire. Outre la
France, le groupe se retire de Chine , de Belgique, des PaysBas
et de plusieurs pays d'Europe centrale et orie ntale, où il est
déficitaire. Bien que le distributeur reste présent en Irlande , en
République tchèque et à Hong Kong, Steve Rowe signe la fin
des ambitions de son prédécesseur à l'international, qui compte
aujourd'hui pour 11 % du chiffre d'affaires.
Au RoyaumeUni, la restructuration est également drastique. Le
nouveau directeur général a décidé de frapper fort pour contrer le
déclin régulier de Marks & Spencer dans l'habillement et
l'éq uipement de la maison, qui représentent moins de la moitié
de l'activité a ujourd'hui. Soixante magasins seront fermés au
cours des cinq prochaines a nnées. La moitié d'entre eux seront
reconvertis dans l'alimentaire un iquement. M&S vise ainsi une
réduction de sa surface consacrée à l'hab illement de 10 %, soit
100.000 mètres carrés de moins. Le groupe continuera
pa rallèlement l'expansion de son réseau de petites surfaces
alimentaires, pl us rentables. Le nombre de points de vente sera
plus élevé à l'issue des c inq ans outreManche (même si leur
surface sera moins importante) et l'eff ectif total devrait rester
stable, a expliqué Steve Rowe. Cette restructuration , en GrandeBretagne
et à l'étranger, coûtera 350 millions de livres, en
p articulier en indemnités de licenciement et en frais de résiliation
anticipée d es baux commerciaux.
Vers un redressement difficile
Elle a été accueillie avec prudence par la communauté
financière.
« Le redressement sera difficile et coûteux », notent
les analystes de Jefferie s. Le plan de Stewe Rowe
« souligne
l'énorme travail que M&S doit opérer pour améliorer sa
pro fitabilité ». La réduction des surfaces de vente ne suffira pas
pour redresser la division habillement.
« M&S doit apprendre à
être plus concurrentiel sur un marché moyen de gamme
structurellement en déclin », commente Liberum. Marks &
Spencer ne cesse de perdre du terrain dans l'habillement. Il est
toujours numéro un outreM anche, mais sa part de marché est
tombée en dessous de 6 %. - 09 novembre 2016 •16:59
Au tour de Marks and Spencer
Le groupe britannique ferme sept magasins français employant 517 salariés. Il r este présent en France uniquement en franchise dans l’alimentaire.
Pour la deuxième fois en quinze ans, Marks & Spencer dit « bye bye » à la France . Le distributeur britannique avait quitté l'Hexagone en 2001, puis opéré un retour en force en 2011.
Mardi, le nouveau patron du groupe, St eve Rowe, a sonné un départ qui s'annonce définitif. Marks & Spencer v a fermer les sept magasins qu'il détient en propre en IledeFrance, dont
l'emblématique établissement des ChampsElysées, inauguré en fanfare par le précédent directeur général il y a moins de cinq an s
. Les magasins de Beaugrenelle (Paris), Aeroville (Roissy), So Ouest (Levallois ) et Villeneuve la Garenne vont
aussi fermer leurs portes d'ici à la fin 2 017.
La filiale française de M&S a dégagé une perte de 26 millions d' euros l'an dernier. Ces magasins commercialisent l'ensemble de la gamme de Marks & Spencer, à la fois dans l'alimentaire, l'habillement et l'équipement de la maison. Deux autres établissements parisiens, plus petits et concentrés sur l'alimentaire, sont concernés. Le groupe a démarré mardi les consultations avec les représentants des 517 salariés français dont les emplois sont menacés. Le SeciUnsa, syndicat majoritaire, a appelé à la « recherche active » d'un repreneur.
L'enseigne ne va pas pour autant disparaître de l'Hexagone.
Cinq ans après son retour en France, Marks &Spencer a annoncé mardi la fermeture de ses sept magasins non franchisés en France.
Arrivé à la tête de Marks & Spencer en avril dernier, Steve Rowe a dévoilé mardi un plan de restructuration qui se traduit par un recentrage sur le Royaume Uni et sur l'alimentaire. Outre la France, le groupe se retire de Chine , de Belgique, des PaysBas et de plusieurs pays d'Europe centrale et orientale, où il est déficitaire. Bien que le distributeur reste présent en Irlande , en République tchèque et à Hong Kong, Steve Rowe signe la fin des ambitions de son prédécesseur à l'international, qui compte aujourd'hui pour 11 % du chiffre d'affaires. - 10 novembre 2016 •06:59
D'un autre côté, Primark Mango Zara Superdry et bien d'autres cherchent de nouveaux emplacements.
Pensez vous qu'un changement d'enseigne commerciale aura systématiquement un impact défavorable sur les loyers ?
10 novembre 2016 •07:40On en revient toujours a la meme chose, l'emplacement.
Les adresses de M&S sont autrement meilleures que la Halle et donc plus facile a relouer.- 10 novembre 2016 •11:47
"D'un autre côté, Primark Mango Zara Superdry et bien d'autres cherchent de nouveaux emplacements." (M2757369 )
Oui, on est d'accord, ils cherchent des emplacements.
Mais pas n'importe quels emplacements.
Du N°1, voire du N°1 prime.
Prenons Zara, par ex.
Il est installé à Paris : rue de Rivoli, rue de Rennes, rue de Sèvres, rue des Capucines, rue de Passy etc...
ça m'étonnerait qu'ils louent à des SCPI, ou alors ce sont des locaux achetés au début des années 1980, quand Mitterrand est arrivé au pouvoir, ou pendant la crise, dans les années 1993 à 2000.
Parce qu'il suffit de jeter un coup d'oeuil à la liste des locaux, dans un rapport annuel de SCPI, pour avoir confirmation que les SCPI évitent soigneusement ce genre de localisation, pour se ruer sur des bleds tellement improbables, que même le facteur du coin ne sait pas où c'est. - 10 novembre 2016 •11:57
"Les adresses de M&S sont autrement meilleures que la Halle et donc plus facile a relouer." (Olivimmo)
Ben ça, c'est sûr.
Quand on a un emplacement à relouer sur les Champs Elysées, on peut se permettre de lancer des enchères à l'international, pour louer au plus offrant.
Quand on a une boutique vide à Vierzon, on verse 500 euros à un marchand de frites, pour qu'il occupe l'emplacement pendant un mois, histoire d'éviter de raquer la taxe sur les locaux commerciaux vacants. - 10 novembre 2016 •17:15
Les emplacement de M&S se retrouvent plutot a mon avis dans des foncières et autres gros véhicules que dans des SCPI, eu égard à la valeur des investissements (Aeroville, Beaugrenelle, So Ouest c'est en centaine de millions d'euros que cela se vends)
Mais bon pas mal de repreneur potentiel des emplacements a mon sens. Je vois bien des Burgers King, qui poussent partout en ce moment.
Et comme les propriétaires de ces méga mall sont souvent les mêmes, il n'est pas exclu que si Zara veut un bel emplacement dans Beaugrenelle, il faudrait aussi signer un bail à So Ouest... - 10 novembre 2016 •17:44
Les immeubles des Champs Elysées appartiennent surtout à des fonds Qatari ou du proche orient.
Et les grands centres commerciaux, essentiellement à Unibail, Klepierre, Hammerson, etc...
Je crois que Zara est déjà installé partout, aussi bien à Beaugrenelle qu'à So Ouest, par contre les propriétaire des 2 centres sont différents (Apsys, il me semble pour Beaugrenelle, et Unibail pour l'autre, sans en être absolument certain, ça change souvent : au départ, à Beaugrenelle, c'était Gécina).
11 novembre 2016 •02:02Quand je vois qu'une SCPI lambda gérée par un excellent gestionnaire - "si ce n'est le meilleur" - peut acheter des parts de Buroboutic en y rajoutant sa propre commission de 4%, plus rien ne peut nous étonner.
Il y a quelque part des individus qui font tout pour que les avis dénigrants de marnil trouvent écho.
12 novembre 2016 •21:29Excellent, olivimmo.
Je ne saurais mieux le tourner.
05 janvier 2017 •15:08Il faut donc acheter les SCPI qui ont pour locataires principaux le Pole Emploi. J'en vois 2: Immorente et PFO.
Ca reste quelques pourcents.- 06 janvier 2017 •18:48
Le locataire Pole Emploi n'est même plus une sécurité. Avec le bol qu'ont certaines SCPI....
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